Chapitre 24 : Bienvenue à la Parade Macabre

 

Edit : Exserra

 


 

 

Au lever du soleil, Hifumi, Origa, Kasha et Alyssa quittèrent la frontière. Après avoir rapidement traversé Fukaroru, ils se dirigèrent rapidement vers la Capitale.

Après avoir rangé le chariot, ils continuèrent à cheval. Alyssa enlaçait Hifumi de dos, assise sur le même cheval.

« Goshujin, que prévoyez-vous de faire maintenant ? »

« Comme dit plus tôt, je rencontrerai Imeraria. Je résumerai toute cette affaire à ce moment-là, alors patientez encore un peu. Et même si c’est un peu tôt, j’aimerais que l’on parle de votre libération, une fois que nous serons arrivés à la capitale. »

« Mais si nous ne capturons pas Beirevura, nous ne pourrons jamais prouver notre innocence, n’est-ce pas ? »

Son cheval galopant aux côtés de celui d’Hifumi, Kasha jeta un coup d’œil en arrière, vers la route représentant ces jours heureux.

« Le nom de Beirevura apparait dans les documents récupérés à Vichy. Il y est même explicitement décrit comme un Espion du Centre. Et même si le témoignage d’Ortis, qui est escorté pendant que nous parlons, est lui aussi nécessaire, ce que nous avons et savons devrait suffire pour le moment. »

La conspiration avec Vichy du Vicomte avait entrainé la fausse accusation des deux aventurières et les avaient réduites à l’état de simples esclaves. Ces deux femmes ont accompagnées Hifumi pendant une mission secrète, et même sauvé une fille sur le point de se faire tuer par ses propres alliés.

De plus, la déclaration à délivrer au reste du pays avait déjà été décidée, et Pajou avait été chargée de délivrer le message à Imeraria.

« … Est-ce que tout ira bien ? … »

Ecoutant l’explication d’Hifumi, Alyssa commençait à avoir l’impression d’être traitée comme une héroïne tragique.

Après avoir atteint les alentours de la Capitale sans problèmes majeur, ils virent de nombreux chevaliers se tenant des deux côtés de la route.

« Yo, ça faisait longtemps. »

L’un de ces chevaliers était Midas.

Descendant de son cheval, Hifumi leva la main et le salua.

« Ca faisait longtemps, Hifumi-san. »

« …. Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi es-tu si formel ? »

« Je n’ai pas vraiment le choix. Les informations que vous avez délivrées … Elles ont causé la panique au Château. La Reine Imeraria en personne a annoncé l’incident à la population, et a décidé de vous récompenser pour tous vos efforts. »

Hifumi n’avait pas prévu, et ne souhaitait pas que les pays voisins découvrent l’absence actuelle du Roi ni les difficultés financières d’Orsongrande, et en profitent (Note Edit : pour tenter une invasion). Toutefois, la situation actuelle était bien trop bizarre pour être ignorée. C’est pourquoi, en utilisant le permis délivré par la Reine et le fait qu’il soit entré à de multiples reprises à Vichy, Hifumi avait choisi d’amener de grands résultats et de les immobiliser en dévoilant les erreurs de Vichy.

Imeraria devrait avoir eu assez de temps pour rassembler assez d’alliés. Elle manipulait le prince temporaire et tout juste couronné, et guidait la nation en tant que vrai meneuse.

« De plus, ils ont discuté de votre promotion. »

« Je vais devenir un Chevalier ? »

Hifumi, étant déjà le sujet de conversation principal à la guilde, avait été si voyant en s’occupant de Vichy, que les habitants de la ville fortifié fêtèrent spontanément son arrivée. Personne ne discutait de la probabilité d’une guerre, mais tout le monde le proclamait comme un héros apparu en temps de paix, les habitants lambda ne pouvaient être que touchés en entendant l’histoire d’un jeune homme, aidant des femmes dans leur quête de revanche, les sauvant au passage.

Alors punir Hifumi, en prenant en considération le fait que les citoyens se remettent encore de la mort de leur Roi, entrainerait une animosité entre le peuple et la couronne.

« Même si ce n’est pas encore décidé, le titre sera bien plus que simple Chevalier. Nous sommes venus escorter Hifumi-san au château et le protéger de la foule. Nous ne nous attendions pas à vous voir arriver aussi tôt. »

Et, bien sûr, ‘’puisque tu seras promu à un rang au-dessus de Chevalier – au-dessusdu mien, certains te considérerons un héros, tandis que d’autres te mépriseront ouvertement’’.

Le sourire amer de Midas fut bien reçu ; Hifumi comprit et demanda à ce qu’un véhicule soit préparé.

« Franchement, même nous avons pensé qu’Hifumi-san se déplacerait un peu plus discrètement. Même après être devenu un noble, nous pensions que vous voudriez rester libre … »

« N’espérez pas me voir agir selon le bon vouloir des nobles ou des pays. »

Après qu’un chariot ait été préparé, Hifumi sauta sur son cheval, et, regardant de haut Midas, ria.

« Je souhaitais créer une telle situation. »

« Eh ? »

« Mais, je ne pensais pas que ça marcherait aussi bien, et que je me ferais autant remarquer. Bien, cela faisait longtemps : allons voir Imeraria. »

Hifumi partit, et Midas s’empressa de le rattraper.

 

Un large groupe de personnes s’était réuni devant l’entrée principale de la ville, attendant le retour du héros.

Peut-être dû à un manque d’évènements importants ces dernières années, ou bien à cause de la rumeur selon laquelle Hifumi arrivait bientôt, les habitants s’étaient rassemblés ici afin d’apercevoir ce héros se battant pour la justice et ayant sauvé les deux ‘’beautés’’ réduites en esclavage et la ‘’charmante fille’’.

Malgré le fait que le Roi soit récemment décédé d’une ‘’soudaine maladie’’, le peuple n’avait pas vraiment réagi avec beaucoup d’intérêt : et malgré cette période de deuil,le silence dans la capitale pouvait être attribué au fait que tout le monde considérait cela comme un problème ne les concernant pas.

Ici, les habitants avaient même installés des stands de nourriture, dévoilant tout l’appétit économique de la ville.

« En quelque sorte, je suis moi aussi une traitre de Vichy, mais je ne m’attendais pas à recevoir un tel accueil … »

Alyssa, assise dans le véhicule, commença à pleurer de nervosité en voyant la ferveur dans laquelle se trouvait la Capitale.

« On dirait que cette fois-ci, Kasha et moi nous ne serons pas considéré comme simplement les subordonnés de Goshujin. »

« Sérieux, nous ne pouvons qu’en être témoin. J’ai souvent du mal à comprendre ce que pense Goshujin, mais à un tel stade, on ne peut plus rien y faire. »

D’après la conversation entre Hifumi et Midas, les trois comprirent qu’elles aussi devaient accompagner Hifumi au château. Ce qui les fit s’inquiéter.

Assise à la place conducteur, ayant juste admis avoir abandonné tenter de comprendre Hifumi, Kasha était inquiète à l’idée d’entrer au Château pour la première fois.

Et tandis qu’avançaient les roues du chariot, les portes s’ouvrirent, libérant une vague humaine, qui, ayant enfin trouvé le groupe d’Hifumi, se mit à crier.

« Kasha, arrête-toi un instant devant la porte. »

« Compris. »

Hochant la tête après les instructions d’Hifumi, Kasha réduisit la vitesse.

Et arrivant droit vers l’entrée, arrêtant son cheval, Hifumi s’adressa à la foule.

« Ouvrez le chemin ! Je dois expier mes péchés auprès de Sa Majesté Imeraria ! »

Le public, attendant le retour triomphant du héros, fut abasourdi par sa déclaration. Ils discutèrent entre eux, chuchotant.

« J’ai entendu des Chevaliers m’ayant accueilli. Que vous êtes venu me soutenir favorablement. Et vous avez ma gratitude ! Mais, j’ai traversé la frontière, et tué un homme pour sauver une frêle jeune fille. J’ai de loin dépassé mon autorité et trahis la confiance de Sa Majesté … C’est  pourquoi, je suis venu ici confesser mes fautes et accepter ma punition ! »

Le bruit de la foule ne fit que s’intensifier.

« Mais ces filles ne sont pas fautives ! Alors je suis venu dire à Sa Majesté ! Devrais-je périr demain à la potence, je vous demande d’accueillir chaleureusement ces filles à ma place ! »

Implorant la foule en faisant de grands gestes, ô comment Hifumi apparaissait-il aux yeux du peuple ! Même s’il était lui aussi un noble, pour le bien des petites gens… non, pour le bien des esclaves et d’un citoyen d’un autre pays, il était prêt à être puni, et pour les sauver, apparaitre devant la Reine.

De plus, Arisa et Origa, pressées par Hifumi, sortirent la tête du véhicule. La conductrice incluse, voici les personnes qu’il souhaitait protéger : leurs jeunes visages entrainaient chez la foule le désir de les protéger.

« Ces enfants sont des esclaves vous dites … »

« Elles ont été réduites en esclavage par ces bâtards de Vichy vous savez ! »

« Ce Chevalier-sama, même s’il est plutôt mince, quel homme incroyable. »

« Son aura est différente de celle des autres Chevaliers, vous ne croyez pas ? »

« Ils voulaient tuer cette petite fille !? »

« Ces salauds de Vichy sont de vrais démons ! »

Des murmures mêlant vérité et rumeurs traversèrent la foule, mais chaque bouche chantait les louanges d’Hifumi et exprimait de la compassion pour Origa, Kasha, et Alyssa.

Tandis que les murmures continuaient à se répandre, Hifumi fit avancer son cheval –souhaitant rencontrer la princesse – et s’inclina légèrement en avant, demandant aux personnes devant lui de bien vouloir s’écarter.

La foule s’écarta, créant ainsi un passage partant de l’entrée et allant jusqu’au Château.

Et avec une expression d’humilité sur son visage, Hifumi continua.

Quand il jeta un coup d’œil en arrière, il vit Kasha figée de stress sur le siège conducteur, et les membres de l’unité de Midas, affichant une expression amère.

Tandis qu’ils arpentaient les rues, des myriades de voix s’adressaient au groupe de Midas, les implorant de sauver Hifumi. Incapable d’accepter ou de refuser, les Chevaliers décidèrent d’éviter tout contact visuel avec quiconque dans la foule, ce qui ne fit qu’augmenter l’inquiétude ambiante : en résultat, la foule n’en devint que plus bruyante.

(Les Chevaliers aussi n’ont pas l’habitude huh. Bien, voyons ce que nous prépare la Reine.)

Quand Hifumi leva les yeux vers le Château, il aperçut une jeune fille, se tenant seule sur le balcon.

Lorsqu’il passa les portes du château, le portail en métal se ferma derrière lui.

Puisqu’il avançait lentement à travers la ville, la population le guida, confiante, jusqu’au Château. De l’autre côté du portail, certains criaient à la royauté d’avoir pitié, tandis que d’autres critiquaient la couronne bruyamment.

Hifumi descendit de son cheval, et les trois filles sortirent du véhicule.

« S’il vous plait veuillez me laisser vos chevaux. Si vous le voulez bien, Sa Majesté vous attend. »

« Très bien. »

Laissant les chevaux à Midas, ils furent menés au château par un unique Chevalier.

Les Chevaliers à l’intérieur, contrairement au moment où Hifumi avait quitté pour la première fois le Château, le regardaient maintenant avec émerveillement.

Puisque leurs regards étaient aussi dirigés vers Alyssa, Origa, et Kasha, celles-ci se sentaient mal à l’aise.

« … Veuillez attendre dans cette salle. »

Dit le Chevalier, et une servante ouvrit la porte.

Avant d’entrer, Hifumi s’exclama.

« Merci de m’accueillir, mais les trois personnes cachées dans la pièce, vous gênez : sortez. »

Hifumi sentant la présence de plusieurs personnes à l’intérieur de la pièce, la servante le regarda, douteuse, n’ayant pas idée de quoi il parlait, mais les Chevaliers, eux, commencèrent à trembler.

Pajou et Midas ne feraient jamais une telle chose, mais la première division de chevaliers ne devait pas être au courant des capacités d’Hifumi.

« Qu-Qu’est-ce que … »

« Ne jouez pas l’idiot … bon, je suppose que ce n’est pas bien grave. »

Après être entré dans la pièce, Hifumi planta sa lame dans un mur, situé derrière un vase décoratif, et un autre où était accrochée une peinture.

Il pouvait entendre des voix étouffées de l’autre côté, et du sang commença à couler sur le sol.

« On dirait que celui dans le plafond s’est enfui, huh. Toi, je ne serais pas aussi clément la prochaine fois. »

Figé suite à la performance d’Hifumi, le Chevalier regarda vers l’endroit où ses camarades gisaient, morts, et partit en panique.

La servante, incapable de comprendre la situation, se tenait juste là, abasourdie.

« Puis-je avoir un peu de thé ? Pour plusieurs personnes. »

« V-Veuillez patienter un instant ! »

S’adressant à la servante, Hifumi s’enfonça dans le canapé. Il n’avait pas vraiment l’attitude de quelqu’un venu expier ses péchés.

« … Vous n’en avez oublié aucun… »

« Oui, enfin j’ai quand même laissé partir celui-là. »

En rétorquant au commentaire de Kasha, parlant de l’homme au plafond qui avait fui, Hifumi jeta son katana dans le Trou noir.

« Vous aussi, asseyez-vous. Il nous reste encore pas mal de choses à faire. »

Peut-être se demandant pourquoi le thé prenait tant de temps à arriver, Hifumi s’étira, une expression froide sur le visage ; en voyant ça, le stress des filles ne pouvait qu’empirer.

 

« Sa Majesté Royale, La Reine Imeraria ! »

Tandis qu’Hifumi sirotait paisiblement son thé, une servante frappa à la porte et annonça.

Et après que la servante se soit écartée, Imeraria entra. Voyant les deux flaques de sang, elle grimaça.

« S’il vous plait amenez-moi plus tard le Chevalier l’ayant accompagné jusqu’ici. »

Dit-elle à la servante plaçant devant elle une tasse de thé, et ordonnant que personne n’entre dans la pièce jusqu’à nouvel ordre. Imeraria se plaça en face d’Hifumi.

Elle était toujours aussi belle et élégante qu’à leur première rencontre.

« Cela faisait longtemps, eh. J’ai entendu dire que tu t’en sortais plutôt bien. »

« Si possible, j’aurais préféré ne pas te rencontrer … mais je t’ai causé pas mal des problèmes avec tous ces incidents. De plus, les hommes ici ont agis excessivement … »

Imeraria dirigea son regard vers les planches tachées de sang.

« Ne t’inquiète pas. En plus, je donne un peu de travail à ton troisième corps de chevaliers. »

« Bien, tu as quelque chose à me dire ? »

« Ah, avant ça, tu as quelque chose à l’esprit non ? »

Laissant échapper un large soupir, les yeux de la Reine se tournèrent vers Alyssa.

« Alors tu es Alyssa, n’est-ce pas ? J’ai reçu un rapport sur toi. »

« Ou-oui ! Umm, quelle …. Quelle est votre décision ? »

Avec un doux sourire, Imeraria tenta de rendre sa voix la plus tendre possible.

« Ne t’inquiète pas. Tu seras traitée comme une citoyenne de ce pays. Si tu le désires, souhaites-tu travailler ici au château ? »

« Umm, à propos de ça … Je dois encore payer ma dette envers Hifumi-san … »

« Je vois. N’hésites pas à me rejoindre quand tu le souhaites. »

« M-Merci … »

Souriant à Alyssa une dernière fois, Imeraria retourna son attention vers Hifumi.

« J’ai vu que tu avais plutôt bien réglé les choses. »

« Ouais, en quelque sorte. »

« C’était du sarcasme. »

« Je sais. »

Buvant son thé, Imeraria continua.

« J’ai bien reçu le rapport de Pajou. Puisque ça vient d’elle, il recouvre les informations contenues dans les documents en ta possession. Et grâce à l’agitation dehors, j’ai les mains liées, alors je vais devoir te reconnaitre comme un héros, et envoyer à Vichy et Horant des messagers afin de leur faire passer des nouvelles peu plaisantes. »

Puis,

« Origa-san, Kasha-san. »

« Oui ! »

Origa répondit tandis que Kasha se tenait là, figée.

« A cause des nobles abominables de ce pays, vous vous êtes vues dégradées au rang d’esclaves ; en tant que représentante de la famille royale dirigeant les nobles, je vous fait part de mes sincères excuses. Je m’excuse d’être incapable de le dire publiquement, et espère que vous me pardonnerez.

« Majesté, tandis que nous regrettons être devenues des esclaves, nous n’avons pas été confrontés au moindre problème après avoir été achetées par Goshujin. De plus, nous avons pu, de nos propres mains, accomplir notre vengeance… »

Kasha hocha la tête en entendant Origa parler, incapable de décider si oui ou non elle avait le droit de s’adresser à la Reine en personne. Mais franchement, tout comme Alyssa, elle n’était pas très douée avec les mots.

« Cela apaise mon cœur. Puisque votre cas est spécial, je ferai en sorte que les magiciens du château retirent vos marques d’esclaves. Nous le ferons immédiatement, vous pourrez donc sous peu recouvrir votre liberté. »

« Nous vous remercions pour votre générosité. »

Origa et Kasha baissèrent largement la tête.

« J’aimerais faire d’Hifumi-sama un Vicomte, et qu’il dirige Fukaroru et les villages alentours à la place du Vicomte Hagenti. »

« Oh ? Mais pourtant je suis venu ici pour recevoir une punition ? »

« Arrête de plaisanter. Si nous te punissions, nous perdrions tout soutien du peuple. Tu pensais vraiment que je ferais quelque chose de si insensé ? »

Hifumi fut à nouveau étonné de la prestance d’Imeraria en tant que chef d’Etat. En même temps, il décida de se servir d’elle autant que possible.

« Désolé, j’accepte avec joie ce titre. Je ne pouvais pas espérer de meilleures terres. »

« De meilleures terres ? Tu prévois encore quelque chose ? »

Demanda Imeraria, concernée : Hifumi prit une gorgée de son thé et répondit.

« Je vais écraser Vichy. Si brutalement, qu’ils n’essayeront plus jamais de se mettre en travers de mon chemin. »

Et l’expression sur son visage les abasourdit …

 

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2 pensées sur “Le Héros est un Démon – Chapitre 24

  • 2 juillet 2016 à 5 h 46 min
    Permalink

    Mais donner la légion d’honneur a cet homme !

    Répondre
  • 31 juillet 2016 à 14 h 47 min
    Permalink

    Enfin la première guerre XD

    Répondre

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