Chapitre 23 : Fugitif

 

Edit : Exserra

 

« Allons-y ! » (Hifumi)

S’approchant de la sortie de la ville, Hifumi cria en tenant son katana et galopant sur son cheval.

« Juste un instant ! » (Kasha)

Kasha, assise à la place de conductrice, fit monter la vitesse du chariot en hâte, mais ce n’était pas une vitesse pouvant rivaliser avec celle d’Hifumi.

En un instant, ils furent séparés. Hifumi avait disparu dans les ténèbres loin devant. L’une des têtes des trois soldats devant la porte fut tranchée. A cause de la vitesse, celle-ci fut projetée dans les airs.

Tout en utilisant son élan après l’avoir tué, Hifumi se retourna, toujours sur son cheval. Brandissant son katana, une nouvelle personne fut tuée.

Il ne restait maintenant plus qu’un soldat. Tandis que le chariot arrivait, le soldat eut au moins l’idée de sortir son épée.

« Alyssa, descends. » (Hifumi)

Hifumi sauta de son cheval et pointa son katana en direction du soldat afin de le garder à portée. Sans tourner le regard, il s’adressa à Alyssa.

Alyssa descendit du véhicule.

Alors qu’elle venait à peine de se faire soigner à l’aide de potions, il n’y avait pas l’air d’y avoir de problèmes avec ses mouvements.

« Je te le prête. » (Hifumi)

S’approchant d’Alyssa, Hifumi lui donna son katana.

« Huh ? … » (Alyssa)

Tandis que le soldat chargeait dans leur direction, il fut facilement repoussé d’un coup de pied au torse, le faisant tomber à terre.

« Tue-le. » (Hifumi)

« C-C’est … » (Alyssa)

Le katana entre les mains, Alyssa hésitait après avoir entendu Hifumi lui dire de tuer le soldat.

Peut-être reconnaissait-elle son visage.

Les interrompant à nouveau, le soldat approcha. Mais une épée courte fut enfoncée dans la partie interne de son poignet tenant l’arme, lui faisant lâcher l’épée. Hifumi l’attrapa par la nuque et le plaqua au sol.

Tandis qu’il essayait de se relever, Hifumi plaça son pied sur son coude. Avec le bras ainsi cloué au sol, le soldat ne pouvait plus se relever.

« A partir d’aujourd’hui, tu tueras de nombreux ennemis. Les personnes avec qui tu discutais innocemment hier, devront peut-être être tués aujourd’hui. Commence par tuer celui-là. Tuer celui qui a essayé de te tuer, afin de te séparer complètement de cet endroit. »

Hifumi parla ces mots sans une once d’hésitation. Prenant son souffle, Alyssa plaça le katana sans perde de temps.

« Ce n’est pas grave. Jusqu’à ce matin, il était ton collègue, mais maintenant qu’il t’a trahi et essayé de te tuer, il est ton ennemi. Si tu ne le tues pas, c’est lui qui te tuera. » (Hifumi)

Même si ces mots étaient très clichés, ils étaient efficaces sur Alyssa, qui les avait expérimentés elle-même la veille.

Levant la tête, il n’y avait plus aucune trace d’hésitation dans les yeux d’Alyssa.

« Je vous l’emprunte. » (Alyssa)

Alyssa enfonça le katana dans le soldat se débattant.

La pointe acérée du katana pénétra sans problème d’un mouvement simple et concis dans le dos de sa tête, terminant ainsi simplement sa vie.

« … Je l’ai fait. »

« Tu t’en es bien sortie. Maintenant, retournons à la frontière. » (Hifumi)

Hifumi récupéra doucement le katana des mains d’Alyssa, et le remplaça par l’épée du soldat mort. Lui tournant le dos, il se dirigea vers son cheval.

« Hifumi-san, ai-je vraiment bien fait ? » (Alyssa)

« … Il n’y a pas de bien ou de mal. Je t’ai dit quoi faire, et tu as décidé par toi-même de tes actions. C’est tout, rien de plus, rien de moins. »

Affichant une expression dévoilant qu’elle ne comprenait pas très bien, Alyssa retourna au chariot, tenant fort l’épée dans sa main.

Le premier pas est un succès. Pensa Hifumi.

Seulement après avoir tué quelqu’un de Vichy pour la première fois, j’allais décider de quoi faire à l’avenir en fonction de la réaction d’Alyssa.

Si son esprit s’était brisé à cause de ça, j’aurais choisi un endroit convenable pour la laisser derrière. Cependant et au-delà de mes attentes, Alyssa considérait le soldat de Vichy avec une forte hostilité.

Même si son cœur devait être hésitant, quand cette attaque est arrivée plus tôt, elle s’était décidée et avait remis son cœur en ordre.

La preuve qu’elle n’a pas abandonné son désir de se battre, est qu’elle n’ait pas lâché l’épée volée sur le cadavre de son ennemi.

Même s’il y avait une chance qu’elle se retourne contre lui, ceci en lui-même serait amusant pour Hifumi. Tout en riant intérieurement, Hifumi remonta sur son cheval et ils quittèrent la ville, laissant derrière eux la porte sans gardes.

 

– Frontière –

 Du côté d’Orsongrande et de Vichy, les deux avaient, en quelque jours, pu mobiliser des soldats prenant en charge la frontière à un certain degré.

Maintenant, tout ce qu’il restait à faire était d’augmenter le nombre de personnel venant ici. Ils seront disséminés dans leurs unités de base une fois de retour.

Du côté d’Orsongrande, en plus des soldats, il y avait un chevalier.

Il s’agissait de Pajou.

Afin d’enquêter pleinement sur l’anormale situation, elle comptait rester ici en tant que visiteur pendant quelques jours.

Maintenant, le cadavre du criminel qui était apparu ici en premier et le corps de Gothras, tué par Hifumi, devaient être examinés, et elle était en train d’écrire son rapport.

« Vichy n’a pas encore formé d’alliance avec Horant, je me demande s’ils ne se font pas tout simplement utiliser ? Le nombre de personnel du côté de leur frontière est identique au nôtre, ne s’agissait-il que d’une expérimentation de l’outil magique ? Mais pourquoi ? Agir comme cela ferait d’eux un ennemi des deux pays en même temps … » (Pajou)

Je n’arrive pas à réfléchir avec cohérence en étant aussi fatiguée, je devrais me reposer. Pensa Pajou, mais ses pensées furent interrompues par un cri au loin.

Apparemment quelqu’un se battait de l’autre côté de la frontière.

« Ahh, pas le temps de se reposer. » (Pajou)

En jurant, Pajou s’équipa en vitesse de son armure et de son épée puis sortit de sa chambre.

 

La faible lumière de la torche n’éclairait que les endroits strictement nécessaires.

La frontière n’était pas traversée la nuit.

Il était possible de ne pas remarquer certaines choses dans les ténèbres, et le jugement en était affecté.

Rarement, il y’avait des marchands arrivant la nuit après avoir mal géré leur temps dans leur planning.  Ils passaient plutôt le temps en campant un peu plus loin, avant de traverser la frontière le lendemain matin.

Aujourd’hui, il ne s’agissait pas de marchands si idiots, mais d’un assaillant.

« Ecoutez ! Annihilez les soldats du côté de Vichy ! Ne laissez pas une seule personne en vie ! » (Hifumi)

Chevauchant sa monture, Hifumi faisait tourner le fundou de son kusarigama.

« Foncezavec le chariot dans la forteresse ! Immédiatement après être descendu, tuez le groupe aux alentours ! » (Hifumi)

« « « Compris ! » » »

Les voyant s’approcher de la forteresse, deux soldats préparèrent de larges boucliers côtes à côtes, bloquant la route.

« Arrêtez-vous ! » (Garde)

« Qui ferait ça ! » (Hifumi)

Sautant magnifiquement à cheval par-dessus les deux soldats, Hifumi enroula la chaîne autour du cou des deux gardes sans défenses et les traina sur la distance.

« Ha ha ~ ! » (Hifumi)

Après environ  10 mètres de course, ils furent relâchés. Pendant qu’ils s’étaient fait trainer derrière le cheval, les deux étaient morts après que leurs cous se soient brisés.

Les chevaux tirant le chariot passèrent les boucliers que les soldats avaient fait tomber. Les roues de la partie principale du véhicule passèrent dessus, secouant violemment le chariot.

« Kya ! » (Origa)

Origa qui avait perdu son équilibre fut rattrapée par Alyssa.

« M-Merci. » (Origa)

En exprimant sa gratitude, Origa remarqua que les mains d’Alyssa tremblaient.

« Ano … » (Alyssa)

« Tout va bien. Goshujin est là, et nous aussi, nous sommes plutôt fortes tu sais. » (Origa)

C’est pourquoi, tout allait bien. En souriant, Origa tenait fort dans ses mains son bâton en attendant le bon moment pour sauter du véhicule.

Tout à coup, le chariot ralentit.

« Tu gènes ! » (Kasha)

Apparemment, Kasha s’occupait de l’ennemi juste devant.

Entendant sa voix, Origa sauta immédiatement du chariot et, malgré une légère hésitation,  Alyssa la suivit juste après.

Descendant par derrière, la paire (Origa + Alyssa) confronta les ennemis à gauche et à droite du véhicule.

Ayant vu le véhicule s’enfoncer dans la forteresse, Hifumi laissa partir son cheval après en être descendu. Il arriva par derrière et attrapa la tête d’un soldat se battant avec Kasha, puis le projeta contre le mur de la forteresse.

Juste comme ça, le soldat mourut.

De plus, Hifumi frappa le soldat arrivant par sa droite avec la poignée de son katana, le faisant tituber, puis enfonça sa lame entre les deux yeux.

« Gi ! »

Serrant les dents, le soldat émit un simple son en agonisant, avant de mourir après de nombreuses convulsions.

« Goshujin … » (Kasha)

« Suis Alyssa. » (Hifumi)

Ignorant Kasha voulant probablement dire quelque chose, Hifumi fit augmenter le nombre de cadavres tout en se rapprochant de la frontière.

« Soldats d’Orsongrande ! Ecoutez ! » (Hifumi)

Cria-t-il.

La voix d’Hifumi, malgré la distance, fut entendue par Pajou.

« Cette voix … » (Pajou)

« Je suis un noble d’Orsongrande du nom d’Hifumi ! Certains d’entre vous me connaissent sûrement ! Le Vicomte Hagenti de notre pays a été arrêté ! Savez-vous pourquoi ?! » (Hifumi)

La voix d’Hifumi résonnait dans les deux camps.

Confirmant la situation de l’autre côté de la frontière, les soldats d’Orsongrande entendaient tout.

« Le Vicomte Hagenti est une marionnette de Vichy ! Suite au décret de la Princesse Imeraria, j’ai infiltré Vichy au péril de ma vie. La Vicomte Kano se faisait manipuler par Vichy. Des soldats manipulés par une magie inhumaine sont apparus dans notre pays, et j’ai pu obtenir des preuves de leurs agissements ! De plus, ils ont même tentés de tuer une jeune femme, ayant appris le secret de cette magie ! » (Hifumi)

En parlant, Hifumi tua deux soldats de plus.

Les soldats d’Orsongrande étant témoins de ses capacités, commencèrent à croire au fait qu’il ait reçu une mission secrète de la part de la Princesse.

« Malgré le danger, je suis parvenu à la tirer hors de danger ! Mais, en faisant ça, ma couverture a été révélée ! Même si j’ai en quelque sorte réussi à vaincre mes poursuivants, il est regrettable que je ne puisse pas passer ici ! » (Hifumi)

Tandis que les soldats tournèrent la tête, ils virent une jeune femme combattre désespérément aux côtés d’Origa et Kasha.

Il s’agissait d’Alyssa.

« Soldats d’Orsongrande ! Même si la frontière est juste devant, nous ne pouvons pas grimper cette énorme falaise de pierre ! Ne vous préoccupez pas de nous, mais au moins, aidez-nous à sauver cette jeune femme ! Sauvez-la, et montrez votre droiture ! » (Hifumi)

Tandis qu’on leur parlait, les soldats échangèrent des regards, hésitants.

… Que prépare-t-il ? … (Pajou)

Alors qu’elle arrivait presque à la forteresse, Pajou était perplexe sur le chemin.

Je ne crois pas qu’Hifumi ait besoin de la moindre aide.

Mais dans ce cas, pourquoi est-ce qu’Hifumi essaye de faire traverser la frontière aux soldats d’Orsongrande ?

Pour un garde-frontière, il s’agit là d’un lourd crime.

Ou plutôt, c’est bien plus grave s’il s’agit d’un garde plutôt que d’une personne normale.

Toutefois, Hifumi ne devrait pas être au courant de ça, considéra Pajou.

Que ferais-je dans une telle situation ?

En y pensant calmement, il serait imprudent pour un chevalier ou un soldat de traverser la frontière vers un autre pays, et ainsi l’envahir.

Encore plus si la personne qu’ils tentent de sauver est quelqu’un ayant commis un crime dans le pays en question.

Peu importe les circonstances, c’est impossible.

Cependant, si nous choisissons de ne pas les sauver dans une telle situation, non seulement nous n’aurons pas aidé une femme en détresse, mais nous n’aurons pas aidé l’un de nos propres concitoyens.

Plutôt que pour un Chevalier, cela risque d’avoir de mauvaises conséquences si les soldats perdent confiance en leur pays. Cela risque même de se faire savoir des citoyens.

Protéger les règles et ainsi décevoir, ou décider de sauver des vies en priorité, huh ? …

Arrivant finalement à la forteresse, Pajou était surprise en voyant que la jeune femme dont parlait Hifumi était Alyssa.

De plus, un grand nombre de cadavres pouvait être perçu un peu partout de l’autre côté de la frontière. Elle se rappela du discours que venait de donner Hifumi.

[Ma couverture a été révélée ! Même si j’ai en quelque sorte réussi à vaincre mes poursuivants.]

Si c’est vrai, ce serait alors ‘’Protéger un criminel en fuite qui, en se dirigeant vers Orsongrande, a tué les soldats de Vichy sur sa route.’’

A cause de ça, l’implication d’Orsongrande est déjà devenue un fait.

Même si je ne suis pas tout à fait sûr à quel point l’autre parti a conscience des faits, se retenir de traverser la frontière a déjà perdu tout son sens.

Puisque c’est comme ça, nous devons les récupérer, peu importe les conséquences. Il est aussi devenu nécessaire de fabriquer une belle histoire pour expliquer la situation.

Orsongrande a raison. Il n’y a pas d’autre choix que de dénoncer vaguement Vichy publiquement, jugea Pajou.

« Aux armes ! Aidez-les ! » (Pajou)

Tenant elle aussi une arme, Pajou commença à courir en première ligne. Le reste des soldats suivit.

La raison étant que la personne en charge avait donné son consentement.

Grâce à ça, leur hésitation disparut facilement.

A cause de l’attaque d’Orsongrande, supérieure en nombre, le nombre de soldats du côté de Vichy diminua en un clin d’œil.

Après que tous les soldats de Vichy aient été tués, Hifumi, ayant traversé la frontière, exprima ses remerciements à Pajou.

« C’était vraiment courageux de votre part. Je souhaite vous exprimer toute ma gratitude. » (Hifumi)

« Non, ce ne sera pas nécessaire. Venez avec moi, j’aimerais entendre un rapport des faits détaillé. » (Pajou)

A la demande de Pajou, le groupe d’Hifumi la suivit docilement.

Bien sûr, Hifumi n’avait même pas été blessé, de même pour les esclaves et Alyssa, et les quelques égratignures ne valaient même pas la peine d’être prises en considération.

Entrant dans une vaste salle de conférence, dans les baraques de la forteresse, les gardes montant la garde reçurent l’ordre de ne laisser entrer personne. Pajou pressa le groupe d’Hifumi de s’assoir.

Après ça, elle s’assit elle-même sur une chaise et laissa échapper un large soupir.

« Tu as l’air fatiguée. »

« Et à qui la faute à ton avis ? … Alors, normalement, je te demanderais de tout m’expliquer directement, mais … » (Pajou)

« Attrape. » (Hifumi)

Sortant un document de son Trou Noir, Hifumi le lança vers Pajou.

Après l’avoir feuilleté, Pajou baissa la tête, dépitée.

« Même s’il est impossible de lire certaines parties, apparemment le gouvernement central de Vichy a utilisé un outil magique d’Horant afin de renforcer ses soldats. Si ces deux pays parviennent à s’allier, ils seront géographiquement égaux à Orsongrande, n’est-ce pas ? » (Hifumi)

« Si c’est le cas, cela veut dire que … » (Pajou)

Tandis que Pajou ne parvenait pas à dire la fin de sa phrase, Hifumi délivra le coup final.

« Alors, le représentant de la ville d’Aroseru, qui a reçu ce document, a été arrêté. Il est toujours en vie. On l’a laissé dans le véhicule. » (Hifumi)

« C’est un enlèvement ! » (Pajou)

Pajou frappa violemment ses mains sur la table, mais Hifumi continua sans changer d’expression.

« Etais-tu obligée de hausser le ton pour que tout le monde l’entende ? Cela a été fait proprement afin de la sauver d’un cruel destin. Avec tant de preuves, nous avons même un témoin pouvant confirmer leur validité. Que comptes-tu dire avant d’entrer en action ? Vichy rejettera tout. » (Hifumi)

« Le jugement sera effectué par la royauté et les nobles de hauts rangs, pas par ceux sur place. » (Pajou)

« Non, pas du tout, tu as déjà décidé sur place il y a peu. La situation a déjà commencé à se développer. C’est trop tard maintenant. » (Hifumi)

En entendant les mots d’Hifumi, Pajou ne pouvait que regarder son visage en silence.

Le groupe d’Olga, assis aux côté d’Hifumi, était tout aussi silencieux, après s’être rendu compte que leurs actions venaient de se transformer en une affaire extrêmement sérieuse.

« … De toute façon, veuillez rester dans les baraquements aujourd’hui. Je vais soumettre mon rapport à la capitale. » (Pajou)

« Ah, oui, j’avais oublié qu’il était possible d’utiliser des oiseaux comme moyens de communication. Eh bien, tandis que vous contactez la capitale, profitez-en pour nous arranger une audience avec Imeraria. Voyons. [L’homme qui, accomplissant un décret secret, a violé la loi afin de sauver une jeune demoiselle en détresse, souhaite une audience avec Sa Majesté afin de lui faire part de ses excuses les plus sincères.]. » (Hifumi)

Une expression de doute sur son visage, Pajou fixa Hifumi.

Qu’est-ce qu’il cherche à faire ? Pajou tentait de lire les pensées d’Hifumi. Il laissa échapper un léger sourire en croisant son regard.

 

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2 pensées sur “Le Héros est un Démon – Chapitre 23

  • 31 juillet 2016 à 14 h 32 min
    Permalink

    Allez on retourne voir imeraria X)

    Répondre
    • 28 juin 2018 à 2 h 34 min
      Permalink

      Comment déclenché une guerre totale ? Simple comme bonjour avec lui….

      Répondre

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