Twin Mirror – spoilers

Bonjour/Bonsoir ! Dontnod a créé la saga de ma vie : Life is Strange. Je vous donc un amour incommensurable pour ce studio, et pourtant.. J’ai été déçue comme jaja par Twin Mirror que j’attendais avec impatience. Déjà car le jeu est très court : environ 5heures et aussi car il ne m’a laissé aucun souvenir fort. L’histoire est cousue de fil blanc, seule la présence du double est intéressante mais sous-exploitée. Je pense que le jeu aurait gagné à s’étendre dans le temps pour développer les relations.

 

  • C’est joli et il y a une variété dans les corps Quand on regarde le travail des textures dans le premier opus de Life is strange ce n’est pas très beau, ainsi dans Twin Mirors il y a eu un véritable travail de lumière et dans la création du Mind palace qui vaut le coup d’œil. Jusque là les corps de Dontnod étaient assez sociétal : minces et beaux (sauf pour Alicia dans LIS mais c’est une seule PNJ), ici on retrouve une variété dans les carnations avec une femme noire en personnage secondaire important, une petite fille non genrée par ses vêtements et des corps aux formes variées.

 

  • Le principe du palais mental est intéressant – Le palais mental est une forme d’organisation de ses pensées et souvenirs. Chaque personne en a une représentation différente, si je prends l’exemple de l’excellente série Sherlock – ce dernier visualise les mots comme une recherche internet, une de ses ennemis lui vois une salle des archives etc.. Ici Sam visualise un chemin qui part dans le ciel avec un souvenir représenté à chaque nuage. Lors de ses réflexions, des hypothèses se matérialisent, ces projections sont en forme de prisme bleu polaire. Mais ce palais peut aussi se transformer en labyrinthe avec ses craintes – qui n’est pas sans rappeler la scène des dortoirs quand Max cauchemarde.

 

  • Les personnages peu attachants – Nous incarnons donc Sam qui est un peu un le cliché du mâle cis blanc hétéro. Peu d’empathie (aucune réaction ou presque quand il retrouve son ancien collègue mort), peu de considération pour les personnes qui l’entourent, très concentré sur lui. C’est une personne qui n’a rien d’extraordinaire dans sa personnalité, son double a bien plus de caractère. Globalement les autres personnages ne sont pas assez développés pour qu’on s’y attache, et j’ai presque envie de dire que leur physique réaliste ne les distinguent pas des autres PNJ des jeux sur le marché, du coup ils passent à la trappe.
    Nobody cares about you Sam !
  • Un gameplay foireux – Je suis une noob ok, mais une noob qui a fait les 2 The last of us. Donc courir et esquiver je connais un peu les bails (t’as vu ? pardon je n’ai plus 15 ans). Alors quand on me dis de courir je cours mais quand les joysticks ne répondent pas forcément on se plante. Vraiment Dontnod ne faites pas de jeux d’action, vous ne savez pas faire. De plus, il faut parfois chercher des indices, c’est extrêmement mal fait ! Pas d’indication sur le nombre d’indices à trouver, ou de répertoire pour observer ceux récoltés. Le fait de devoir être dans un certain angle pour interagir avec les indices c’est si pénible..
    Regarder la vidéo liée à l’image à partir de 3:18 pour comprendre
  • Des conséquences peu visibles – Trop souvent, peu importe la réponse choisie lors d’un dialogue, la personne en face va quasiment répondre la même chose. Ou bien si vous avez été désagréable ou agréable avec un PNJ cela ne changera rien à son comportement quand vous lea reverrez. Les conséquences visibles sont surtout celles au moment de la scène finale et un peu avant lors du choix par rapport à votre double. C’est dommage. 

Tops cinéma – 2020

Bonjour/Bonsoir ! Cette année le monde de la culture a été mis à mal, cela dit j’ai pu prendre le temps de passer une bonne partie de mon temps libre dans les salles noires. Et des pépites j’en ai vu ! Des bonnes et des moins bonnes.

Ainsi dans cet article se trouve mon, traditionnel, top cinématographique de l’année (et oh boy ce fut difficile) et mon flop de cette année juste ici.

Donnez moi vos tops en commentaires ! (Il n’est pas dans le top et pourtant j’ai adoré Judy où l’on retrouve mon coup de cœur de ces dernières années : Jessie Buckley – si vous voulez comprendre  je vous invite à voir mes articles de 2018 et 2019)

 

1- Antigone
(Ou l’envie de faire la révolution)


Réalisation : Sophie Deraspe
Nationalité : Québécquois
Durée : 1h49

Cette première place n’est une surprise pour personne de mon entourage. Adaptation moderne de la pièce de Jean Anouilh, Antigone est une révélation à tout point de vue. A commencer par la réécriture de l’histoire en ajoutant un frère, une dimension plus politisée et la modernisation via les grafitis et les réseaux sociaux comme outil de révolution.

Ensuite visuellement, au moment du procès d’Antigone, un magnifique montage est fait en utilisant justement l’image d’Antigone comme nouvelle Marianne est beau et touchant. Sans jouer des violons à tours de bras au moment de la mort d’Etéocle ou de l’issue du procès, la caméra capte les émotions au point de faire monter les larmes.

Enfin. L’interprétation incroyable de la jeune Nahéma Ricci. Juste, forte, touchante, belle et si courageuse. Cette première apparition au cinéma lui annonce un bel avenir.

 

 

2- La communion
(Ou l’envie d’aller à la messe)


Réalisation : Jan Komasa
Nationalité : Polonais, Français
Durée : 1h49 – Interdit aux moins de 12 ans

Si les prêtres avaient l’énergie, l’humour et le bon sens de Daniel, je serais tous les dimanches à l’église !

Cette histoire de quiproquo, avec de l’humour, de l’amour et de la foi est aussi touchante que glaçante.

La Communion nous parle d’acceptation, d’amour et de voir au-delà des apparences. Le tout sans glorifier la religion. Enfin, l’interprétation de Bartosz Bielenia est magistrale, un jeune acteur à suivre de très près !

 

3- 1917
(C’était pas ma guerre et j’en suis ravie)


Réalisation : Sam Mendes
Nationalité : Britannique, Américain
Durée : 1h59 – Avertissement

Sam Mendes n’a plus ses preuves à faire en matière de film qui en met plein les mirettes. La mise en scène de l’action et la direction d’acteur.ice.s. Ici il réalise un chef-d’œuvre avec un film de presque 2h en plan séquence, l’image est splendide et le casting parfait. Un seul défaut : la scène avec la française, tout simplement inutile, dommage !

 

4- La voie de la justice
(Je n’étais pas prête pour la suite de La Ligne Verte)


Réalisation : Destin Daniel Cretton
Nationalité : Américain
Durée : 2h17

C’est la grande surprise de ce top, même pour moi ! Avant de voir La voie de la justice, je m’attendais à une production hollywoodienne surfaite à trop grand spectacle. Et pourtant, on est loin des violons, on n’en a pas besoin surtout quand on sait que le film est basé sur des personnes réelles. L’histoire est poignante, le casting joue à merveille, les larmes arrivent sans qu’on les aient senties monter.

Et non, on ne voit pas passer les 2h17 de film.

 

5- Light of my life
(Papa viens faire un câlin !)


Réalisation : Casey Affleck
Nationalité : Américain
Durée : 1h59

L’apocalypse, un monde sans femmes ? Un monde où nous serions réduites à l’esclavage ? Margarett Atwood l’avait prédit dans The Handmaid’s Tale (La servante écarlate), Casey Affleck en a écrit une variante qui fait aussi froid dans le dos qu’elle nous rappelle que le statut de la femme est  toujours autant en danger.

Light of my life n’est pas un blockbuster bourré de courses-poursuites et de bagarres. C’est au contraire un film intimiste, touchant sur une relation père-fille. Réussir à filmer une dystopie avec autant de poésie est rare et précieux.

 

6- Queen & Slim
(Bonnie and Clyde
sont de retour)


Réalisation : Melina Matsoukas
Nationalité : Américain
Durée : 2h12

Rarement un film a été aussi d’actualité. La situation des personnes noires aux USA est pire que jamais, Queen & Slim nous le rappelle sans prendre de pincettes.

Ce Bonnie and Clyde moderne m’a donné des frissons, m’a fait pleurer. L’histoire d’amour est, pour une fois, justifiée, la fin parfaite. Je veux voir plus de films avec un casting aussi talentueux et mettant en avant ces acteur.trice.s que l’on ne voit pas assez à cause de leur couleur de peau.

 

7- Swallow
(Penser à ne pas laisser des petits objets près de la bouche des adultes c’est aussi important)


Réalisation : Carlo Mirabella-Davis
Nationalité : Américain, Français
Durée : 1h34 – Avertissement

Ce film est très étrange. L’histoire est dérangeante par l’obsession d’Hunter, la protagoniste principale, d’avaler des objets, par sa relation malsaine avec son mari et en même temps c’est fascinant.

Le réalisateur instaure une ambiance très colorée, douce qui permet un certain équilibre. Je pense avoir particulièrement aimé ce film pour son esthétisme si particulier et la performance d’Haley Bennett.

 

8- A perfect family
(Aucune famille n’est parfaite, peu importe le genre des parents)


Réalisation : Malou Leth Reymann
Nationalité : Danois
Durée : 1h41

La famille parfaite n’existe pas, elle peut essayer de s’accepter au maximum et se s’aimer très fort. A perfect family nous raconte la transition d’un père en une mère depuis les yeux de la plus jeune fille. Les personnages sont touchants, la scène de la nouvelle mère est très bien faite.

Le film ne veut pas nous montrer des parents parfaits ou une transition idéale mais plus réaliste. Avec ses défauts comme l’hyper féminisation de la mère, qu’elle impose à ses filles – peut-être pour correspondre au plus à l’image de la femme sociétale et s’intégrer. Il n’en reste pas moins touchant et important.

 

9- Never, rarely, sometimes, always
(Le discours sur l’avortement n’a pas changé)


Réalisation : Eliza Hittman
Nationalité : Américain, Britannique
Durée : 1h42

Quand le film a commencé je pensais qu’on se situait dans les années 70, pas de technologie, des habits très colorés etc. Et plus le film avance, plus je réalise qu’il se déroule de nos jours.

Le film se veut très minimaliste avec peu de dialogues, beaucoup de plans fixes, des regards, pas d’action. Tout a évolué en 50 ans : les mœurs, les vêtements, les habitudes, la technologie,…  la seule chose qui ne semble pas avoir changé c’est le discours sur l’avortement, la peur du jugement et le non-sentiment de liberté de faire ce que l’on veut de son corps lorsqu’on est une femme.

Ce n’est pas un grand film, c’est un juste rappel des choses.

 

10- The climb
(Quand les américains se prennent pour des anglais et ça marche plutôt bien)


Réalisation : Michael Angelo Covino
Nationalité : Américain
Durée : 1h38

The Climb n’est pas un film anglais mais il en a toutes les caractéristiques : humour satirique, situation absurdes (et parfois gênantes), un casting qui n’a pas un physique idéal, une BO extra.

C’est intelligemment filmé avec des plans séquences impressionnants, beaucoup d’humanité, on rit beaucoup, on pleure un tout petit peu mais on sort avec le sourire aux lèvres en sortant le cœur plein !

 

Bonus VOD- Emma
(Ou une autre belle adaptation de Jane Austin pour les soirées d’hiver)


Réalisation : Autumn de Wilde
Nationalité : Britannique
Durée : 2h05

Beaucoup de films sont sortis en VOD et je n’ai pas pu résister à vous présenter la petite pépite qu’est Emma, premier film de la réalisatrice Autumn de Wilde.

Adaptation du livre éponyme de Jane Austin (Orgueils et préjugés), on retrouve une histoire mêlant amour, quiproquo et bons sentiments. La réalisation est étonnante et rappelle certains plans de La Favorite de Yórgos Lánthimos – le tout est très coloré, le sens du détail présent. Le film se déguste comme un bonbon, avec en bonus un casting d’exception aux accents anglais.

Un énorme coup de cœur !

 

PS : Merci à Palpatine pour les corrections 🙂

Flops cinéma – 2020

Bonjour/Bonsoir ! Cette année le monde de la culture a été mis à mal, cela dit j’ai pu prendre le temps de passer une bonne partie de mon temps libre dans les salles noires. Et des pépites j’en ai vu ! Des bonnes et des moins bonnes.

Ainsi dans cet article se trouve mon top 10 des flops cinématographiques de l’année (nouvelle tradition) et mon top de cette année juste ici.

Donnez-moi vos flops en commentaires !

 

1- Tenet
(ou la plus grande déception)


Réalisation : Christopher Nolan
Nationalité : Américain
Durée : 2h30

Oh Christopher.. J’attendais ce film comme le vaccin contre la covid avant même de connaître la pandémie. Lors de la projection (en Imax) j’étais choquée ET déçue (#Choquée&Déçue).

Les images sont évidemment belles ; les scènes d’intro et de l’autoroute sont extraordinaires, le casting joue bien (coucou Robert !). Et c’est tout. Le rythme est beaucoup trop rapide. Bien qu’il fasse 2h30, il aurait fallu 20 minutes de plus pour laisser au cerveau le temps de digérer toutes les informations.

L’histoire est au final bien trop banale derrière le principe, surprenant, du retour dans le temps, le méchant est stupide et le personnage féminin encore une sombre princesse à sauver. Christopher, ça ira pour cette fois mais c’est un avertissement pour la prochaine fois !

P S :  Cela reste un bon film sur l’échelle normale, juste mauvais par rapport au reste de la filmographie de Nolan.

 

2- Peninsula
(ou la suite de trop)


Réalisation : Sang-Ho Yeon
Nationalité : Sud-coréen
Durée : 1h56 – Interdit aux moins de 12 ans

J’ai vu Dernier train pour Busan cette année, un peu par hasard. Habituée aux films de zombis je m’attendais à un film World War Z -esque avec des zombies rapides mais rien de transcendant. J’avais été agréablement surprise par ce road movie réaliste, avec un très bon casting et beaucoup de rebondissements.

A l’annonce de sa suite : Peninsula j’étais dubitative. J’avais raison ! C’était la suite inutile, malgré une bonne idée de base – retrouver la ville 4 ans plus tard avec des survivant.e.s. Sauf que le scénario est extrêmement prévisible, les personnages peu attachants et surtout, surtout et SURTOUT : c’est moche. Moche, genre les effets spéciaux semblent dater du début des années 2000. Une autre déception, parfois il vaut mieux savoir s’arrêter à temps !

 

3- Les nouveaux mutants
(ou les nouveaux cauchemars)


Réalisation : Josh Boone
Nationalité : Américain
Durée : 1h33 – Interdit aux moins de 12 ans (LMAO)

On me l’avait dit : C’est un film de merde. Je suis curieuse, j’ai dit : je vais quand même aller voir, j’aime bien le casting.

Où se trouve le formulaire pour me rendre les 1h33 de ma vie ? C’était une TORTURE. Que ce soit le jeu des acteur.trice.s, qui ont été très mal dirigé.e.s pour les avoir vu.e.s ailleurs ce n’est pas possible, les effets spéciaux si laids, l’histoire qui n’a aucun sens ou intérêt (choisissez, plusieurs choix possibles).

Et l’écriture la plus clichée possible : la méchante qui agit comme telle car traumatisée, la lesbienne refoulée qui s’habille comme un garçon, le beau gosse qui ne sait pas de quoi il parle etc.

Bref, j’ai pas passé un bon moment.

 

4- Eleonore
(ou comment faire un film de cliché bobo)


Réalisation : Amro Hamzawi
Nationalité : Français
Durée : 1h25

J’ai un petit frère, il adore le cinéma et, bien que je ne sois pas comédienne, s’il me demandait de prendre le premier rôle dans un film qu’il écrit et réalise je prendrais le temps de bien lire le scénario. Même si je l’adore. Je répète : PRENDRE. LE. TEMPS. DE. LIRE. LE. SCÉNARIO.

Bon sang, Nora Hamzawi est une humoriste que j’aime beaucoup et je ne remets pas en jeu son jeu (vous l’avez ?). Par contre ce film est un ama de clichés peu drôles, à tendance homophobe, misogyne sur une parisienne en dépression. Ca aurait pu être très drôle si on sortait de tout ce qui a déjà été fait. C’est un best-off raté.

 

5- La voix du succès
(ou le guide des clichés)


Réalisation : Nisha Ganatra
Nationalité : Américain
Durée : 1h54

Une amie qui m’est chère voulait aller voir un film divertissant (oui le suivant c’est moi qui l’y ai trainé et c’était pas la meilleure séance de ma vie vous verrez). Alors ça sentait à plein nez la comédie feel-good américaine avec de la chanson, pourquoi pas après tout.

Si ce n’est que c’est bourré de clichés, de situations illogiques, de personnages creux, d’un scénario prévisible. Je ne parlerai même pas de la fin qui dépasse tout ce que j’ai pu voir en matière de guimauve très sucrée.

 

6- Benni
(ou le film le plus traumatisant de ma vie)


Réalisation : Nora Fingscheidt
Nationalité : Allemand
Durée : 1h58 – Avertissement

Fin du premier confinement, réouverture des cinémas, je suis aux anges. Je propose à une très chère amie de m’accompagner au cinéma. Benni m’intrigue, ce film allemand sur cet enfant qui semble difficile et qui trouverait la paix en forêt paraissait être touchant.

Benni m’intrigue. Ce film allemand sur cet enfant qui semble difficile et qui trouverait la paix en forêt paraissait être touchant.

Paraissait TOUCHANT. Paraissait. Parce que c’était pas TOUCHANT c’était DOULOUREUX à regarder. Le personnage de Benni crie pendant 98% du film, ce qui est juste épuisant. Alors oui le film traite des comportements difficiles mais voir une enfant aussi violente envers elle-même et les autres (public averti) nous donne un sentiment de stress pendant 1h50 du film. Il y a même une scène presque pédophile où on la voit se déshabiller et se rhabiller : je n’ai pas compris l’intérêt.

Je ne soulignerai que la performance de l’actrice, Helena Zengel, qui est glaçante.

 

7- Ema
(ou la manipulation amoureuse qui met mal à l’aise)


Réalisation : Pablo Larraín
Nationalité : Chilien
Durée : 1h47 – Interdit aux moins de 12 ans

Pablo Larraín est un bon réalisateur et je ne remets pas en cause la réalisation d’Ema. Les scènes de danse sont splendides, la musique colle parfaitement et les images sont belles.

Ce que je remets en cause c’est le scénario qui nous présente une femme manipulatrice à tendance pédophile qui est glorifiée.

Ema est en couple avec son chorégraphe, plus âgé qu’elle, avec qui elle partage une relation tumultueuse. Ensemble ils décident d’adopter un enfant mais il est rapidement envoyé à une autre famille. On ne saura pas exactement pourquoi mais il est clairement dit qu’Ema laissait cet enfant (de 7/8 ans) la toucher et l’embrasser où il voulait ce qui est vraiment gênant. Son personnage va manipuler tout le monde pour avoir ce qu’elle désire sans se soucier du bonheur, malheur, souffrance des autres. A aucun moment elle ne se remet en question, sa morale est infâme. Si c’était le but alors c’est réussi !

 

8- Birds of prey
(ou la non surprise)


Réalisation : Cathy Yan
Nationalité : Américain
Durée : 1h49 – Interdit aux moins de 12 ans (LMAO bis)

Suicide Squad était terriblement mauvais. Le personnage d’Harley Quinn sentait le pognon à fond les ballons, le féminisme est à la mode, n’en dites pas plus, on va faire un film avec des femmes même si il n’y a pas de scénario. Surprise ? Déçue ? #Surprise&Déçue ? Non, j’ai eu ce que je m’attendais à voir : une grosse production hollywoodienne.

 

9- La Daronne
(ou la plus mauvaise adaptation)


Réalisation : Jean-Paul Salomé
Nationalité : Français
Durée : 1h46

Un peu plus tôt dans l’année j’ai lu le livre de Hannelore Cayre qui était intelligent, prenant. Son personnage était humble et intelligent. Je suis toujours curieuse de voir une adaptation, j’ai bravé les avis négatifs pour m’enfermer dans une salle noire.

Sans surprise, j’ai été déçue (#PasSurprise&Déçue), Isabelle Hupert joue mal – son interprétation donne au personnage un air très hautain (je préfère perso mais c’est pareil)qui est inutile. Le rythme est comme ralenti, on passe du thriller au feuilleton sur France 2. Toute l’histoire autour de la photo est passée à la trappe alors qu’elle était simple mais très jolie. Même la poursuite à Barbès perd de son intérêt, tout est rendu prévisible par je ne sais quel moyen cinématographique. Ah et les tentatives d’humour tombent comme les épines d’un sapin placé trop près du radiateur (vérifiez chez vous, on ne sait jamais).

10- The hunt
(où le casting servait d’appât)


Réalisation : Craig Zobel
Nationalité : Américain
Durée : 1h31 – Interdit aux moins de 12 ans

Si j’avais envie de voir The Hunt c’était à cause de son casting : plein de stars de la tv sur grand écran, j’étais curieuse et j’ai un attrait pour les chasses à l’humain (#BattleRoyaleLeLivrePasLeFilm). Et puis il s’avère que le casting disparaît au bout de 3 minutes 46 de film pour nous laisser avec une histoire de justiciers civils qui ne tient pas vraiment la route. Ca aurait pu être glaçant mais au final ce ne l’était pas. Trop grand public, trop de mensonges sur l’affiche. Dommage (même si l’idée était stylée).

 

PS : Merci à Palpatine pour les corrections et les touches d’humour 🙂

Sea of solitude


 

Bonjour/Bonsoir ! Sea of solitude (La mer de solitude) est un jeu indépendant sorti l’année dernière et imaginée par une conceptrice : Cornelia Geppert (qui travaille d’ailleurs  sur un autre jeu en ce moment même !) ! Je me plaignais du manque de femmes dans le milieu du Jeu Vidéo dans cet article. Quelle n’a pas été ma surprise au lancement du jeu de voir qui l’avait développé !
Sea of solitude est un petit jeu (environ 3/4 heures) avec un visuel aussi fort que les thèmes abordés. Accessible à tous les niveaux (publics avertis sur les thèmes abordés).

 

  • Des thèmes forts abordés Vous l’aurez compris dans son titre, Sea of Solitude parle de solitude, de dépression. D’une jeune femme qui, perdue dans l’océan de la vie, va affronter ses démons pour remonter à la surface.
  • Dialogues, compréhension, diversion, analyse, écoute de soi, sont des éléments nécessaires pour s’en sortir. Attention, les conseils donnés ne sont pas forcément à vous appliquer si vous êtes sujet à la dépression, comme le souligne la créatrice au début du jeu.
  • Cependant ce ne sont pas les seuls thèmes abordés. Le harcèlement scolaire, la bipolarité, l’aveuglement amoureux, le manque d’écoute, le syndrome de l’infirmière, le besoin de temps pour soit, la question des enfants… Ces différents éléments sont abordés, non pas par notre protagoniste, mais par son entourage : ses parents, son petit frère, son amoureux.
  • C’est un voyage parfois heureux, parfois douloureux, qui est mis en scène à travers des souvenirs, des prises de consciences.

 

  • Tout est dans la couleur et son absence Au premier abord, Sea of solitude est un jeu très coloré. Ne nous y trompons pas la couleur est présente et a toute son importance.
  • Les visuels sont simples, efficaces la palette de couleurs utilisées étant dans les tons d’une île paradisiaque. Ils représentent l’objectif à atteindre, le soleil, la bonne humeur,… Pour contraster avec ceux de la dépression : noir, gris, des yeux rouges (dus aux pleurs) et la pluie. Un code couleur simple, efficace sans être trop sombre pour que la personne derrière la manette ne tombe pas elle-même en dépression.

  • Un  gameplay qui manque un peu d’explications  Certains jeux se passent d’explications, tout est assez instinctif (What reminds of Edith Finch). Sea of solitude donne quelques indications sous forme de tutoriels simples mais parfois une aide aurait été la bienvenue. Dans le chapitre sur le harcèlement c’est le tâtonnement total pour vaincre ses adversaires. On notera aussi la caméra parfois maladroite avec des angles inattendus empêchant de se déplacer correctement. Cela étant, le jeu est très bien développé et je titille.

PS : vous remarquerez que les initiales du jeu font SOS ? Coïncidence ? Je ne crois pas…

 

The Sinner

Bonjour/Bonsoir ! The Sinner, le pêcheur (pas la pêche à la ligne hein, plutôt le pécheur biblique, l’enfer toussa), est incarné par différentes personnes tout au long des 3 saisons. Où est-ce l’enquêteur Harry Ambrose ? Une saison, une histoire, une histoire sordide et toujours avec le même bon vieux Colombo Harry.

Saison 1

Cora Tannetti tue un inconnu lors d’une sortie à la plage en famille, sans raison apparente.

Cette première saison est aussi étonnante que glauque. Elle met en scène l’actrice, tristement, oubliée Jessica Biel qui reprend de sa splendeur le temps de quelques heures. Cette descente aux enfers est parfaitement maitrisée avec des flash-backs qui alternent vérité et souvenirs. On s’y perd, on échafaude des théories, qui s’effondrent pour laisser place à un dénouement incroyable.

Le casting délivre une superbe performance avec, comme dans Luther, tout n’est pas montré – certaines choses sont suggérées ce qui laisse la série accessible et en même temps au spectateur.rice son imagination faire le reste.

 

Saison 2

Un jeune garçon est responsable d’un double homicide. Tout ne tourne pas rond dans la tête de Jullian… ainsi que son entourage.

Impossible de ne pas penser à la secte de The leftovers quand on retrouve Carrie Coon où son personnage vit avec Jullian. Cette saison est à nouveau très bien interprétée.

Cependant elle se concentre trop sur le personnage d’Harry et ses soucis personnels. L’intrigue principale est confuse, malsaine avec un dénouement sans grand intérêt.

 

Saison 3

Un accident de voiture avec 2 hommes à l’intérieur. Un mort. Un vivant. Une étrange relation.

J’avais TELLEMENT d’espoir pour cette saison. La raison est simple (et encore une histoire de casting, je sais) : Matt Bomer. Acteur sous estimé car classé dans la catégorie « beau gosse qui sait pas faire grand chose » j’avais hâte de le retrouver. Et il est le seul intérêt de cette saison.

Pourtant elle s’annonçait mystérieuse, complexe, très intrigante. Pour finalement être d’en ennui total, avec encore Harry au premier plan qui n’a aucun intérêt pour l’enquête. La fin est très décevante, la tension retombe comme un soufflé. Il y a quelques scènes vraiment stressantes, angoissantes qui valent le coup mais trop peu pour tenir toute la saison.

 

En conclusion – Un principe qui a fait ses preuves avec des histoires plus alambiquées les unes que les autres, un casting extraordinaire. Cependant le personnage d’Harry n’est pas du tout attachant, sa décadence n’est pas intéressante et c’est un personnage bourré de cliché de l’homme prenant de l’âge, devenant un ours anti-social marié à son travail.
Concernant les saisons, le classement s’est fait de lui-même. La saison 1 étant la plus complexe, glauque et intéressante.

Les personnages féminins dans le jeu vidéo

Bonjour/Bonsoir ! Ces dernières années j’ai découvert plus en détail le monde du jeu vidéo et en particulier la représentation du genre féminin dans ce média. Ce genre est très problématique, car représenté sous un aspect très sexualisé.

Princesse Peach, Amy Rose – les clichés de la fille transposés

Dans les jeux de notre enfance, Mario et Sonic sont les grands classiques.

Parmi leurs acolytes : l’éternelle Princesse Peach à sauver et l’amoureuse qui voulait un petit ami héroïque Amy Rose.

Princess Peach, le cliché de la femme/princesse en détresse est dans ses beaux jours puisque le principe du jeu est de la sauver. D’ailleurs sa fonction est dans son nom, ou son absence : Princesse Pêche. Elle n’a pas de véritable nom, juste une fonction : être une princesse à l’inverse de Mario qui a un vrai prénom. Pêche faisant référence à la douceur du fruit, donc une femme, donc une princesse.

Amy Rose, son objectif dans la vie ? Se trouver un amoureux, si possible un héros ! Une femme avec un objectif de vie moderne, dont le nom rappelle sa sexualité. Au cas où..
Rose, la couleur encore la douceur et le rose toujours associé à la gente féminine.

Que ce soit Princess Peach ou Amy Rose, on retrouve 2 problèmes principaux : l’omniprésence du rose et une tenue explicitement féminine sociétale.

Elles portent toutes deux une tenue peu appropriée pour l’action (robe pour Peach et une jupe pour Amy). Sachant que les deux personnages seront incarnées dans la suite des franchises.
Les créateurs ne CESSENT de nous rappeler que ce sont des filles (et non des femmes) et, par définition, des personnages moins forts que leurs héros – merci l’imaginaire collectif !

Ces personnages étant ceux qui sont les moins choisis lors des jeux de course ou de combats collectifs. Une réflexion trouvée sur le site d’une personne fort peu intelligente, qui ne fait que confirmer l’image que son personnage représente, pour parler d’Amy Rose : Au moins elle a un gros marteau, le symbole phallique lui évite de n’être uniquement qu’un cliché de personnage féminin.

Dans le monde du jeu vidéo, et des animé, les marteaux sont associés aux femmes ou aux personnages ultra virils. A l’inverse, les personnages masculins auront plus souvent des épées ou des haches.

Quelle que soit la taille du marteau, la femme n’aura pas la force de tuer, assommer seulement, à l’inverse d’un homme qualifié de viril, qui pourra écraser son adversaire.

Ainsi le personnage féminin doit s’armer pour paraître légitime, jouable, avec une arme rappelant un membre masculin. *applaudissements très lents* 

Lara Croft – première femme dans les fantasmes

Lara Croft, première héroïne dans un jeu d’action badass. Intelligente, sportive, experte en arts martiaux, archéologiste, toujours prête à affronter le danger !

Et… en mini-short, débardeur moulant avec décolletée. Cela semble la tenue la plus adaptée non ? Je veux dire Indian Jones a la même tenue dans ses films ! HUM.

Au delà de sa tenue inappropriée (pour son activité professionnelle entendons-nous bien), les développeurs ont accentué le corps de Lara pour qu’il soit « parfait » socialement. En conséquence la franchise nous offre de nombreux gros plans sur ses fesses et sa poitrine. J’imagine, dans l’idée de motiver les joueurs masculins à interpréter une femme pour un jeu d’aventure.

Pourtant interpréter une figure féminine a inspiré et inspire de nombreuses femmes à se dépasser, jouer et devenir badass. Le souci étant le message : badass = sexualisée. Si tu veux pouvoir te battre il faudra que tu sois mince avec un corps disproportionné et maquillée en toute circonstance. 

D’autant que sa sexualisation a été reprise encore et encore dans les films avec Angelina Jolie. Malgré l’arrivée du pantalon (2018) dans les jeux et les films avec Alicia Vikander – la sexualisation reste présente. 

Contrairement à la saga Uncharted a volontairement évolué en mettant en scène 2 personnages féminins (presque pas sexualisés) dans son dernier opus.

A croire qu’il faut que la femme doit être “physiquement intelligente” pour qu’on lui apporte du crédit. 

Les jeux de combats – la sexualisation à son paroxysme

Toute personne ayant eu une manette de console entre ses mains a forcément joué à un jeu de combat. Taken, Street fighter, Mortal kombat, Dead or alive… et j’en passe.

Les personnages féminins sont au même nombre que les personnages masculins (en général), souvent aussi forts, chacun.e ayant ses caractéristiques. Jusque-là tout va bien, avoir des femmes fortes dans un jeu « pour garçons » part d’une bonne initiative.

Sauf qu’il y a la théorie et la pratique, enfin la théorie et le design, je veux dire les développeurs et le design. Les femmes sont ainsi représentées avec des seins et des hanches/cuisses énormes, une taille très fine… Un corps irréaliste, sorti des fantasmes et extrêmement sexualisé – ne correspondant en rien au corps d’une athlète de haut niveau.

Parlons peu, parlons « costumes ». J’utilise des guillemets car dans certains jeux les costumes se résument à un cache téton et un string. A l’inverse de leurs collègues masculins qui ont droit à une armure complète. Je ne parle même pas du jeu XX où une partie de l’armure tombe à chaque coup reçu par le personnage, la dénudant avant la fin du combat. YES.

Enfin, la sexualisation des voix. A chaque frappe le personnage féminin va crier de douleur,  le cri ressemble alors à celui d’une jouissance. Aigu, puissant et sexualisant encore un peu plus la situation. Comme si la frappe devenait un acte sexuel SM.

Le jeu DOA : Xtreme Beach Volleyball est un grand gagnant : des femmes dénudées qui jouent au volley-ball en jouissant criant quand elles frappent la balle. Et bien sûr, uniquement des équipes féminines en maillot de bain.. cache téton.

Bonus : en faisant cet article j’ai découvert que des hommes réalisaient des live avec leur copine. A chaque personnage tué dans le jeu, leur copine enlève un vêtement. Encore une belle façon d’utiliser et d’abuser du corps de la femme.

Ellie, Clementine – grandir avec des personnages féminins, la solution pour éviter la sexualisation ? 

A moins d’avoir un gros GROS problème psychologique on se sexualise pas les enfants. Il est tout à fait possible de les trouver belles et beaux mais pas attirants sexuellement.

Dans The last of Us (article ici) et la première saison de The Walkind Dead (ici également) on incarne un homme accompagné d’une jeune fille d’un dizaine d’année. Respectivement Ellie et Clementine. Pendant le jeu elle vous accompagne, vous prenez soin d’elle, vous la protégez, vous vous attachez à ce petit être qui n’était pas prévu au programme (sauf si vous avez regardé la jaquette du jeu) pour votre personnage.

Et puis, le second opus arrive et c’est elle que vous contrôlez. Cette petite que vous avez vu grandir, un peu comme une fille adoptée, une sœur ou une nièce finalement ! Elle a quelques années de plus, son corps s’est développé, vous pourriez la trouver attirante, enfin presque, parce qu’après tout elle l’est, mais non. Impossible. Blocage. Outre le fait que son corps ne soit pas celui totalement d’une femme ou que sa sexualité ne vous corresponde pas il y a un truc qui vous gêne.

Alors, le secret de la non-sexualisation serait-il là ? Faudrait-il en passer par l’infantilisation pour ne pas sexualiser une femme ? Ce serait un peu triste mais ça à l’air de fonctionner.

Le duo homme fort/petite fille qui devient badass car elle a eu un senseï la rend elle plus légitime ? Plus « acceptable » à être incarnée ? Il semblerait que la patriarcat veille jusque dans nos loisirs, là où on aurait pu nous offrir une héroïne féministe et indépendante. On nous offre ce que l’on demande sous le couvert d’une éducation gérée par un homme, donc valable.

Jodie, Aloy, Max – Des personnages féminins, non sexualisés !

 

 

 

 

 

 

 

Il existe cependant des exceptions dans le jeu vidéo, qui a évolué ces dernières années quand même. Avec Horizon : zero dawn( HZD pour le reste de l’article), Beyond Two Souls (BTS idem) et Life Is Strange (LIS idem) – les studios ont décidé de mettre en valeur des personnages féminins avec un corps et des tenues non sexualisées. Ces jeux  ont étés encensés par la critique pour leur design, leur histoire ou leur gameplay, sans (ou presque) de commentaire graveleux sur les tenues ou corps.

Chacune de leur tenues est adaptée à son activité : chasser, se battre, suivre un entraînement militaire,.. Sans décolleté ou mini-short – Elles s’adaptent selon la situation géographique du lieu. Spoiler alert : il faut mettre une grosse doudoune informe dans la neige et pas une veste à moitié ouverte.

Jodie (BTS) se retrouve à devoir prendre 2 douches (oui c’est peu mais c’est de la fiction rappelons-nous) dans le jeu. On a un plan à la Tarantino sur les pieds, le visage et le dos. Classiques mais là encore on ne devine pas son corps. 

Aloy (HZD) n’a aucun rapport amoureux et ne se déshabille pas pendant le jeu, son corps que l’on devine musclé ne se retrouve pas possiblement sexualisé par l’absence de scène dénudée. Seules certaines de ses tenues laissent apparaitrent son ventre.

Max est un peu à part, LIS n’est pas un jeu avec de l’action, enchaînement de QTE,… C’est un jeu narratif où le centre d’attention est le super-pouvoir de Max et ses déboires. A aucun cas son personnage n’est sexualisé, malgré la présence d’une possible histoire romantique. Ses tenues et angles de caméra ne la sexualise à aucun moment (ce qui n’est pas forcément le cas d’autres personnages dans le jeu, Chloé par exemple). Elle est même timide, mal à l’aise concernant la sexualité ce qui annule tout sentiment d’attirance possible.

Il est important de noter qu’aucune de ces héroïnes n’a pas de corps socialement sexy. Pas de grosse poitrine, pas de fesses injectées de silicone ou de taille tellement fine que l’on se demande comment elles respirent.

Et facialement elles n’ont pas les critères physiques que l’on retrouve dans les magazines : petit nez, yeux en amandes, bouche pulpeuse, pommettes hautes et un visage symétrique. Ce sont de jolies femmes, que l’on pourrait croiser dans la rue, auxquelles les gameuses peuvent  s’identifier contrairement à Lara Croft qui est un mannequin. Cela ne fait pas tout bien évidement mais c’est un début.

Cependant.

Dans BTS on incarne Jodie dans ses différents âges : enfant, adolescente et adulte et dans HZD le jeu débute avec la jeunesse d’Aloy. Donc malgré la non séxualisation de leurs personnages dans la suite du jeu, là encore, le fait de les avoir identifiées enfants – innocentes empêche le joueur de les sexualiser. Même si la durée d’incarnation a été courte.

Est-ce une stratégie ou une simple histoire de scénario ? Je retourne à la recherche du personnage féminin adulte non sexualisé dans un jeu d’action !

Les gameuses : le questionnement de leur légalité, le harcèlement et la pression de la communauté (masculine)

50% de la communauté des joueurs sont des femmes. Pourtant les femmes restent presque illégales dans ce milieu. Considérées comme mauvaises, comme si leur génétique les empêchaient de jouer aux jeux vidéos. Les clichés sexistes ont la belle vie…

Les streameuses sur twitch sont les plus touchées par ce sexisme ambiant. Tiraillées entre l’obligation de devoir se maquiller/porter un décolleté pour faire plus de vues… Et l’envie d’être elles-mêmes pour partager leur amour du jeu avec le risque de se prendre des critiques négatives sur leur physique.

Pour couronner le tout, ces dernières se font harceler sexuellement, recevoient des photos non désirées, insultes et messages de mort. Ironiquement les haters qui critiquent leurs vidéos, sur les réseaux sociaux leur font finalement de la pub. Sachant que pour publier des messages dégradants/insultes sur leur live ils payent, donc encouragent leur activité. La boucle de l’ironie est complète.

Le e-sport se professionnalise de plus en plus, les équipes peuvent être mixtes et pourtant. Peu importe la discipline, les équipes sont masculines. Le machisme persiste et signe… Certaines femmes sont bien meilleures que leurs collègues masculins. Alors, certaines joueuses en réseau modifient leur voix pour ne pas être identifiée comme femme ou choisissent des pseudos très masculins.

De plus en plus de femmes dans le milieu, un nouvel espoir ? 

En 2018 15% de femme sont développeuses dans les studios de jeux vidéos (source). Cela reste peu, pas assez car le milieu est sexiste, avec beaucoup de problèmes harcèlement sexuel (comme le scandale Ubisoft nous l’a rappelé récemment) et un gros manque de confiance en soi quand il s’agit d’entrer dans un milieu souvent considéré comme masculin.

Pourtant, la présence de plus en plus importante de femmes est annonciateur de changement. De nouveaux regards, avis perspectives pour le développement et l’augmentation de personnages féminins fortes et non sexualisées !

En conclusion

Le monde du jeu vidéo reste très machiste, misogyne et sexiste. Il y a des évolutions, progressives, des initiatives. Des associations qui mettent en avant les femmes actives dans les studios, les femmes créatives qui vont révolutionner le tout petit à petit. 

Ouvrons nos yeux, dénonçons, observons, soutenons pour que ce merveilleux monde évolue !

The Last of Us – Partie 2 // Les chroniques d’une Noob


 

Bonjour/Bonsoir ! Il y a quelques semaines je terminai dans la sueur The Last of Us – part 1.
Il ne m’a pas fallu longtemps pour convaincre un ami (coucou Morue !) de me prêter son exemplaire de The Last of Us – part 2..

Comme pour le précédent article, l’idée ici n’est pas de parler de l’histoire mais, de l’expérience pendant le périple de The Last of Us – part 2. Toujours en mode « facile », toujours dans la sueur et les larmes.

 

 

Un mode « facile » ou « super facile » ?

Dans le premier The Last of us, un mode facile était disponible. Ici il y a un mode « super facile ». Encore mieux : vous pouvez customiser les paramètres pour que votre coéquipier élimine le plus d’ennemis que possible. Ainsi, vous pourrez vous concentrer au maximum sur la découverte de l’univers et de l’histoire.

The Last of Us – part 2 vous permet de changer de mode avant un combat si certains vous paraissent trop difficiles. Cela dit, après le premier je peux dire que la difficulté est sensiblement la même. Il y a quelques boss très (très) stressants, et des nouvelles formes d’infectés vraiment désagréables. Vous survivrez et, vous recommencerez.

Un gameplay (un peu) différent

Ramper, esquiver, se glisser et sauter ! Voici les principaux changements de gameplay de The Last of Us – part 2. Minimes et pourtant extrêmement importants pour certaines actions et parties du jeu où il faudra enchaîner ces mouvements pour survivre.

Qu’on se rassure, le jeu est bourré de minis tutoriels. Certains arrivent un peu tardivement par contre mais, rien n’est impossible !

Le jeu apporte également beaucoup plus de minis « énigmes », moments où il faut réfléchir et pas juste foncer en ligne droite et défoncer tout le monde. Les moments où l’on peut se balader offrent le temps d’apprécier le splendide design du jeu.

Une expérience…. accessible ?

Au final, The Last of Us – part 2 reste une expérience intense, avec peu de répit et beaucoup de gestion du stress. Bien plus que dans le premier.

Je tiens également à préciser que ce jeu est bien plus violent physiquement et mentalement. Ellie a une rage en elle incroyablement forte, il est parfois difficile de regarder les décisions qu’elle prend car en tant que joueuse-eur on ne peut qu’être spectatrice-eur.

The Last of Us – Partie 1 // Les chroniques d’une Noob


 

Bonjour/Bonsoir ! Il y a 7 ans sortait un jeu révolutionnaire : The last of Us.
2013, un virus attaque les humains qui deviennent des créatures folles de chair humaine appelées « claqueur ». Un monstre dont la tête ressemble à une tête de champignon (genre Amanite tue-mouche qui a mal fini).

On incarne Joel, 20 ans plus tard, qui survit grâce au trafic d’armes dans un monde envahit par la nature, sous une politique très rude : il ne s’agit plus de vivre mais de survivre. Dans un concours de circonstances il va devoir emmener une jeune adolescente hors de la ville : Ellie.

L’idée de cet article n’est pas de vous parler du scénario ou de la beauté du jeu (vous le savez déjà), mais plus de son accessibilité pour les plus novices d’entre nous. 

Chroniques d’une Noob ?

Je joue depuis quelques années, depuis 2015 précisément. J’ai commencé avec Beyond two souls, Heavy Rain, Life is strange, Brothers, The walking dead,… Des jeux principalement à base de QTE. Donc relativement accessible quand il s’agit de prendre une manette dans ses mains la première fois (les soirées jeux de combat mises à part).

Quand j’ai découvert The last of us, j’avais très envie d’y jouer (le scénario, le graphisme, les personnages) mais, en tant que Noob, je ne me sentais pas capable. Alors j’ai regardé mon compagnon y jouer, avide, comme si j’étais Ellie avec Joel à lui dire : Attention à droite ! Tu as vu cet item là ? Bien joué ! Etc.

Et puis. 7 ans plus tard. The last of us part 2 est là. Et je me dis : Merde, j’ai envie de le faire. Impossible sans avoir fait le 1 jeune geek me dit-on ! Alors, c’est parti.

The last of us… en facile (?).

Ce qui m’a principalement motivé c’est le choix de la difficulté. Normal/Difficile/Survivant et : Facile. Ah ! Et bien voilà un mode qui semble accessible aux Noob !
Vraiment ? Alors, les rageux rageront, faire un jeu en facile c’est quand même faire le jeu et ça ne change RIEN au scénario – c’est ce qui nous intéresse dans ce cas présent.

Alors je me suis lancée en mode « The last of us : facile ». Oui je mets des guillemets. Parole de noob il faut savoir à minima jouer des joysticks sinon. C’est. La. Merde.

The last Of Us n’est vraiment pas le jeu par lequel commencer si vous n’avez jamais touché une manette de votre vie. Courir, se cacher, viser, tirer, crafter,… Cela demande un peu de technique et d’habitude.
D’autant que le jeu est stressant, vous risquez de perdre vos moyens, devoir recommencer encore et encore et encore (ce qui n’est pas un problème en soit mais cela peut décourager à la longue) les mêmes combats/passages compliqués. D’autant que la sauvegarde est automatique, certains passages doivent être fait en one shot sinon : il faut recommencer depuis le début !

Facile, facile, pas si facile ! Moins d’ennemis c’est sûr, les « boss » sont plus faciles à éliminer, les balles vous atteignent moins, il n’empêche que les mécaniques et comportements à adapter pour s’en sortir sont les mêmes ! Et bon sang, J’ÉTAIS PAS BIEN DES FOIS. Avant de dormir une petite augmentation de votre rythme cardiaque c’est pas l’idée du siècle.

                                          Coucou !

Le suspens est à son comble, tu as réussi ?

Avant toute chose je tiens à remercier mon équipe de soutien : ma cardiologue, mon alèse sur mon canapé pour retenir la sueur, mes chats pour me rassurer ou au contraire vouloir me faire peur aux pires moments, le chocolat pour me détendre et mes voisins pour n’avoir rien dit quand je hurlais.

J’ai failli faire comme dans « Qui veut gagner des millions » et appeler un ami. J’ai tenu bon. J’ai refait certaines scènes 5,6, 7 fois ? C’est la première fois que je m’acharne autant sur un jeu qui me stresse autant. L’enjeu est tellement bon, The Last of Us aura réussi à me rendre plus persévérante !

                      Moi 90% du temps.

Alors oui. J’ai réussi. Je suis passée par une palette d’émotions impressionnante : stress, tristesse, joie, peur, rires, soulagement.

Au début de The last of Us, je me suis dis : il est possible que je le refasse dans une difficulté plus importante. Je ne suis pas si sûre, enfin pas tout de suite. C’est un jeu où l’immersion est si intense qu’il sera compliqué de le recommencer dans la foulée, il faut le digérer.

Il n’est pas impossible, loin de là, il faut juste avoir du temps et gérer son stress en plus de la manette.

Quelques conseils de noob à noob

Si vraiment c’est la première fois que vous prenez une manette en main je vous conseille ces jeux pour une découverte en douceur (et sans stress).

Pour s’habituer à l’utilisation des joysticks : Journey, Flower, sont des jeux narratifs très doux, aucun stress ! Après vous pourrez essayer Unravel, toujours dans un univers très doux avec l’utilisation des gâchettes en plus !

Pour les QTE (appuyer sur rond/carre/croix/triangle au bon moment) c’est par ici : soit un jeu de Quantic Dream : Beyond two souls, Detroit, Heavy Rain – qui ont également des modes faciles, avec quelques phases d’actions et un scénario du tonnerre, soit les premiers épisodes de The Walking Dead / The Wolf among us – qui ne se base que sur des QTE.

Si vous maîtrisez les 2 pouces comme ça , alors voici de quoi vous entraîner pour devenir un as du dégaingae et du fameux head shot : la série des Uncharted (même studio que The last of Us), possède beaucoup de passages avec des vagues d’ennemis ce qui permet de découvrir différentes armes et apprendre à viser.

Enfin, pour un premier RPG/aventure : Brothers : a tale of two sons, pas de tir mais une besoin de synchronisation bien utile ! Ou Rime, un jeu indépendant assez court où il faut courir/se cacher/esquiver… pour la partie action. Et une histoire touchante en bonus !

Voilà, vous serez un peu plus paré-e pour vaincre claqueurs, infectés et autres dingos !

POSE

Bonjour/Bonsoir ! Si je vous dis Pose, vous pensez à quoi ? La chanson Vogue de Madonna ? Bien joué, c’est elle qui a fait largement connaitre le mouvement du voguing et des bals dans les années 80 à New York. Et c’est ce que nous raconte la série Pose à travers ses différents personnages ainsi que de la difficulté d’être une personne noire, métisse, homosexuelle et/ou transgenre.

 

  • Les bals/vogging – POSE s’ouvre sur un vol de vêtement afin de gagner la catégorie « Bring it like royalty » dans un.. bal ! Un bal c’est un défilé sur un thème annoncé afin de gagner un trophée et avoir la maison la plus reconnue. Le voguing c’est l’enchaînement de pose de magazine (comme Vogue) sur de la musique. Deux disciplines qui peuvent se compléter, dans lesquelles les mots d’ordre sont la liberté et l’expression d’être qui l’on veut ! Un endroit aussi beau que fort.
  • YAAAASSE QUEEEENNNNN

 

  • Le casting et sa diversité – POSE est la première série avec un casting comportant autant de personnes transgenre. Un casting principalement noir/métissé avec une vraie mise en avant des acteurs à l’origine des bals/voguing, et non une appropriation par des personnes blanches.
  • Et ce casting est si beau. Les actrices sont plus belles les unes que les autres ! Pas seulement physiquement, leur histoire, leur détermination, leur force, leur courage. C’est tellement inspirant !

 

  • La sororité – Il y a  TELLEMENT d’amour dans POSE. Se soutenir dans ses projets, l’acceptation de sa sexualité, de sa différence, retrouver de l’amour dans une nouvelle famille, survivre, aimer, vivre. C’est à nous tirer des larmes de bonheur.

 

  • Le sida – Maladie meurtrière dans le milieu LGBT, l’absence de connaissance de cette dernière, de campagne pour la protection des rapports. Ainsi que le besoin, parfois, d’avoir des relations plus ou moins consenties pour se sentir aimé-e, désiré-e… sans protection. La maladie, la mort, sa découverte. Chaque personnage y sera confronté de près ou de loin, triste réalité qui rappelle que le préservatif c’est la seule protection viable.

 

  • C’est un peu lent ? / un peu dur (mais réalité du milieu) – Tout se construit doucement, les rapports, les bals, les présentations. Bien sûr cela rajoute du réalisme et un peu d’ennui, les 60 minutes se font parfois sentir.
    Les relations entre les personnages de POSE sont parfois très violentes : jalousie, envie, violence verbale. Ce milieu est tellement compétitif, ces personnes se sentent tellement mal dans leur corps que leur rage éclate même envers leurs proches…

POSE est une série, forte, belle et nécessaire qui ouvre les yeux à un monde trop peu connu du grand public.

Défendre Jacob

Bonjour/Bonsoir ! Après avoir vu l’excellente série Servant je continue à me pencher sur les séries AppleTV.
Dans Défendre Jacob on retrouve un jeune homme de 14 ans accusé d’avoir tué un de ses camarades de classe. Ses parents sont persuadés de son innocence, si ce n’est que certains secrets remontent à la surface pour troubler leurs convictions voir leur amour pour Jacob…

  • Le casting – Captain America et Lady Mary Crawley se retrouvent… Pardon, Chris Evans et Michelle Dockery forment un couple sans paillettes, uni, amoureux, auquel on croit. Les subtils changement de regard, de posture tout au long de la série sont particulièrement bien maîtrisés. Chacun arrivant à nous faire oublier son rôle phare pour ne voir plus qu’Andie et Laurie Barber et leur évolution dans ce cauchemar.
  • Impossible de ne pas souligner la performance de Jaeden Martell, aka Jacob. Froid, timide, un ado mal dans sa peau parfaitement interprété !
  • Enfin je tiens à partager mon bonheur de retrouver en rôle secondaire l’actrice Cherry Jones qui mérite à être plus vue. Ainsi que notre enflure préférée (Orange is the new black, The wire) : Pablo Schreiber. A eux deux, ils subliment la série.

  • Le scénario – Au delà de la simple question : l’a-t-il tué ou non ? Défendre Jacob nous parle (en filigrane) du harcèlement scolaire, de la peur de parler suite à une agression et surtout. Surtout. Du droit à la remise en question de la confiance, même au sein de la famille.
  • L’histoire est très bien construite, des rebondissements plausibles arrivent tout au long, si bien que rien (ou presque) n’est prévisible.

  • La production – Défendre Jacob est une série très bien produite, minutieuse avec une ambiance dans les tons gris aussi bien dans la météo, le choix des vêtements ou la décoration de la famille Barber.
  • Loin de se concentrer uniquement sur l’acteur phare qu’est Chris Evans (père et enquêteur), le point de vue de Laurie en tant que femme et mère est tout aussi présente.
  • Enfin le générique, inspiré de l’esthétique de la mythique chaîne HBO, splendide.

  • Des personnages peu attachants – On ne connait rien de la famille Barber, le scénario reste très en surface. Laurie fait du jogging, Andie aime jouer au Go, Jacob aux jeux vidéos. C’est un peu maigre, bien que l’idée de la série soit de se concentrer sur l’affaire.
    Creeeeeepyyyyyyyy

Hannibal

Bonjour/Bonsoir ! Petit retour en arrière aujourd’hui avec la série Hannibal qui a déjà quelques années… Confinement oblige, c’est l’occasion de rattraper ces séries qui sont sur ma liste de visionnage (et puis il faut dire que j’avais un peu peur de la voir seule aussi…).
Hannibal le cannibale est au moins aussi connu que Dracula le buveur de sang. La série s’inspire du livre Dragon Rouge de Thomas Harris.

Petit disclaimer : cette série est violente, malaisante et est destinée à un public averti :-)

 

  • Le casting/Jeu – Mads Mikkelsen est un acteur incroyable, le roi des micros-expressions, avec un certain charme. Entre séduction et crainte, le pari est réussi. Son compagnon de jeu à l’écran, Will Graham, interprété par Hugh Dancy est également à la hauteur de mes espérances. Malgré son physique attractif, la série ne le met jamais en scène dans un rôle de séducteur. Au contraire tout est fait pour qu’on en ait peur : le mec arrive à rentrer dans la tête des pires psychopathes ! C’est une personne introvertie qui fait des efforts pour travailler, le ressenti est parfait.
    Will

Impossible de ne pas citer Laurence Fishburne, chef d’équipe, qui n’est pas le plus convaincant au début de la série mais qui prend de l’assurance au fur et à mesure.

Aussi, le casting est doté de quelques rôles féminins, magistralement interprétés par Caroline Dhavernas pour Alana Bloom et surtout la jeune Kacey Rohl dans le rôle de Abigail Hobbs. On trouvera aussi un peu de Gillian Anderson pour le plus grand bonheur de ses fans, bien que son jeu soit assez neutre.

Abigail

 

  • La cuisine (oui oui) – Hannibal Lecteur est un fin cuisiner, il tient un petit répertoire de recettes de cuisine et ses convives sont à chaque fois ravis de ce qui est dans leur assiette, le vin ou la bière (maison) allant parfaitement avec le mets. Alors oui, c’est de l’humain qui est cuisiné (et c’est là que je suis contente d’être végétarienne) mais de façon si belle que ça en devient appétissant. La préparation avec amour, le dressage magnifique des plats… On dirait presque que ces derniers sortent d’un tableau représentant des natures mortes.

Cela dit je vous déconseille de manger en regardant la série, ces scènes ont une odeur de viande un peu stressée…

 

  • La réalisation/le fil rouge (bien que..) – Visuellement on a de très belles images, en particulier dans la saison 2. Il y a un vrai travail de la photographie, de la mise en scène (en particulier les scènes de crime), l’image elle-même est assez contrastée pour donner plus de profondeur à l’horreur. La déconstruction des scènes de crime par Will est extrêmement bien réalisée. Ce balayage visuel permet de rentrer dans le processus avec Will pour mieux… frémir.

Le fil rouge de cette série est bien sûr Hannibal. Le suivre dans ses dégustations d’organes prélevés deci delà, l’observer ne pas se faire prendre dans ses actes… On va aussi voir sa relation avec Will évoluer tout au long de la série, et récolter les indices avec ce dernier pour le grand final : dénoncer la supercherie ! Tout cela est très réussi. La seule chose qui me chagrine c’est la résolution express des affaires à chaque épisode. On ne suit pas du tout le processus de résolution, tout semble évident, simple. Le bon suspect est trouvé du premier coup. Après autant d’efforts pour avoir mis en scène des scènes de crimes impressionnantes, j’ai eu l’impression que l’on manquait de budget et/ou de temps. On suit l’enquête par A puis Z plutôt que de la suivre de A à Z, et c’est plutôt dommage…

 

  • Le personnage de Bella – Non pas que ce personnage soit mal interprété, tout au contraire. Il est incarné par la talentueuse et magnifique Gina Torres. Il est dommage de voir son personnage aussi peu exploité.

 

  • La saison 3 – Cette saison gâche tout. Le scénario n’a ni queue ni tête, la réalisation se concentre sur des éclats de sang, d’eau, de tout liquide en très gros plan, beaucoup trop de fondus enchaînés d’images à donner le tournis. Le retour de certains personnages digne d’ Amour, gloire et beauté. D’autant plus que la fin de la saison 2 était parfaite, il y avait quelques questions sans réponses mais elles étaient très secondaires, au final.
    Quand je regarde la saison 3 dans les yeux.
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