Bonjour/Bonsoir ! Cette année le monde de la culture a été mis à mal, cela dit j’ai pu prendre le temps de passer une bonne partie de mon temps libre dans les salles noires. Et des pépites j’en ai vu ! Des bonnes et des moins bonnes.

Ainsi dans cet article se trouve mon top 10 des flops cinématographiques de l’année (nouvelle tradition) et mon top de cette année juste ici.

Donnez-moi vos flops en commentaires !

 

1- Tenet
(ou la plus grande déception)


Réalisation : Christopher Nolan
Nationalité : Américain
Durée : 2h30

Oh Christopher.. J’attendais ce film comme le vaccin contre la covid avant même de connaître la pandémie. Lors de la projection (en Imax) j’étais choquée ET déçue (#Choquée&Déçue).

Les images sont évidemment belles ; les scènes d’intro et de l’autoroute sont extraordinaires, le casting joue bien (coucou Robert !). Et c’est tout. Le rythme est beaucoup trop rapide. Bien qu’il fasse 2h30, il aurait fallu 20 minutes de plus pour laisser au cerveau le temps de digérer toutes les informations.

L’histoire est au final bien trop banale derrière le principe, surprenant, du retour dans le temps, le méchant est stupide et le personnage féminin encore une sombre princesse à sauver. Christopher, ça ira pour cette fois mais c’est un avertissement pour la prochaine fois !

P S :  Cela reste un bon film sur l’échelle normale, juste mauvais par rapport au reste de la filmographie de Nolan.

 

2- Peninsula
(ou la suite de trop)


Réalisation : Sang-Ho Yeon
Nationalité : Sud-coréen
Durée : 1h56 – Interdit aux moins de 12 ans

J’ai vu Dernier train pour Busan cette année, un peu par hasard. Habituée aux films de zombis je m’attendais à un film World War Z -esque avec des zombies rapides mais rien de transcendant. J’avais été agréablement surprise par ce road movie réaliste, avec un très bon casting et beaucoup de rebondissements.

A l’annonce de sa suite : Peninsula j’étais dubitative. J’avais raison ! C’était la suite inutile, malgré une bonne idée de base – retrouver la ville 4 ans plus tard avec des survivant.e.s. Sauf que le scénario est extrêmement prévisible, les personnages peu attachants et surtout, surtout et SURTOUT : c’est moche. Moche, genre les effets spéciaux semblent dater du début des années 2000. Une autre déception, parfois il vaut mieux savoir s’arrêter à temps !

 

3- Les nouveaux mutants
(ou les nouveaux cauchemars)


Réalisation : Josh Boone
Nationalité : Américain
Durée : 1h33 – Interdit aux moins de 12 ans (LMAO)

On me l’avait dit : C’est un film de merde. Je suis curieuse, j’ai dit : je vais quand même aller voir, j’aime bien le casting.

Où se trouve le formulaire pour me rendre les 1h33 de ma vie ? C’était une TORTURE. Que ce soit le jeu des acteur.trice.s, qui ont été très mal dirigé.e.s pour les avoir vu.e.s ailleurs ce n’est pas possible, les effets spéciaux si laids, l’histoire qui n’a aucun sens ou intérêt (choisissez, plusieurs choix possibles).

Et l’écriture la plus clichée possible : la méchante qui agit comme telle car traumatisée, la lesbienne refoulée qui s’habille comme un garçon, le beau gosse qui ne sait pas de quoi il parle etc.

Bref, j’ai pas passé un bon moment.

 

4- Eleonore
(ou comment faire un film de cliché bobo)


Réalisation : Amro Hamzawi
Nationalité : Français
Durée : 1h25

J’ai un petit frère, il adore le cinéma et, bien que je ne sois pas comédienne, s’il me demandait de prendre le premier rôle dans un film qu’il écrit et réalise je prendrais le temps de bien lire le scénario. Même si je l’adore. Je répète : PRENDRE. LE. TEMPS. DE. LIRE. LE. SCÉNARIO.

Bon sang, Nora Hamzawi est une humoriste que j’aime beaucoup et je ne remets pas en jeu son jeu (vous l’avez ?). Par contre ce film est un ama de clichés peu drôles, à tendance homophobe, misogyne sur une parisienne en dépression. Ca aurait pu être très drôle si on sortait de tout ce qui a déjà été fait. C’est un best-off raté.

 

5- La voix du succès
(ou le guide des clichés)


Réalisation : Nisha Ganatra
Nationalité : Américain
Durée : 1h54

Une amie qui m’est chère voulait aller voir un film divertissant (oui le suivant c’est moi qui l’y ai trainé et c’était pas la meilleure séance de ma vie vous verrez). Alors ça sentait à plein nez la comédie feel-good américaine avec de la chanson, pourquoi pas après tout.

Si ce n’est que c’est bourré de clichés, de situations illogiques, de personnages creux, d’un scénario prévisible. Je ne parlerai même pas de la fin qui dépasse tout ce que j’ai pu voir en matière de guimauve très sucrée.

 

6- Benni
(ou le film le plus traumatisant de ma vie)


Réalisation : Nora Fingscheidt
Nationalité : Allemand
Durée : 1h58 – Avertissement

Fin du premier confinement, réouverture des cinémas, je suis aux anges. Je propose à une très chère amie de m’accompagner au cinéma. Benni m’intrigue, ce film allemand sur cet enfant qui semble difficile et qui trouverait la paix en forêt paraissait être touchant.

Benni m’intrigue. Ce film allemand sur cet enfant qui semble difficile et qui trouverait la paix en forêt paraissait être touchant.

Paraissait TOUCHANT. Paraissait. Parce que c’était pas TOUCHANT c’était DOULOUREUX à regarder. Le personnage de Benni crie pendant 98% du film, ce qui est juste épuisant. Alors oui le film traite des comportements difficiles mais voir une enfant aussi violente envers elle-même et les autres (public averti) nous donne un sentiment de stress pendant 1h50 du film. Il y a même une scène presque pédophile où on la voit se déshabiller et se rhabiller : je n’ai pas compris l’intérêt.

Je ne soulignerai que la performance de l’actrice, Helena Zengel, qui est glaçante.

 

7- Ema
(ou la manipulation amoureuse qui met mal à l’aise)


Réalisation : Pablo Larraín
Nationalité : Chilien
Durée : 1h47 – Interdit aux moins de 12 ans

Pablo Larraín est un bon réalisateur et je ne remets pas en cause la réalisation d’Ema. Les scènes de danse sont splendides, la musique colle parfaitement et les images sont belles.

Ce que je remets en cause c’est le scénario qui nous présente une femme manipulatrice à tendance pédophile qui est glorifiée.

Ema est en couple avec son chorégraphe, plus âgé qu’elle, avec qui elle partage une relation tumultueuse. Ensemble ils décident d’adopter un enfant mais il est rapidement envoyé à une autre famille. On ne saura pas exactement pourquoi mais il est clairement dit qu’Ema laissait cet enfant (de 7/8 ans) la toucher et l’embrasser où il voulait ce qui est vraiment gênant. Son personnage va manipuler tout le monde pour avoir ce qu’elle désire sans se soucier du bonheur, malheur, souffrance des autres. A aucun moment elle ne se remet en question, sa morale est infâme. Si c’était le but alors c’est réussi !

 

8- Birds of prey
(ou la non surprise)


Réalisation : Cathy Yan
Nationalité : Américain
Durée : 1h49 – Interdit aux moins de 12 ans (LMAO bis)

Suicide Squad était terriblement mauvais. Le personnage d’Harley Quinn sentait le pognon à fond les ballons, le féminisme est à la mode, n’en dites pas plus, on va faire un film avec des femmes même si il n’y a pas de scénario. Surprise ? Déçue ? #Surprise&Déçue ? Non, j’ai eu ce que je m’attendais à voir : une grosse production hollywoodienne.

 

9- La Daronne
(ou la plus mauvaise adaptation)


Réalisation : Jean-Paul Salomé
Nationalité : Français
Durée : 1h46

Un peu plus tôt dans l’année j’ai lu le livre de Hannelore Cayre qui était intelligent, prenant. Son personnage était humble et intelligent. Je suis toujours curieuse de voir une adaptation, j’ai bravé les avis négatifs pour m’enfermer dans une salle noire.

Sans surprise, j’ai été déçue (#PasSurprise&Déçue), Isabelle Hupert joue mal – son interprétation donne au personnage un air très hautain (je préfère perso mais c’est pareil)qui est inutile. Le rythme est comme ralenti, on passe du thriller au feuilleton sur France 2. Toute l’histoire autour de la photo est passée à la trappe alors qu’elle était simple mais très jolie. Même la poursuite à Barbès perd de son intérêt, tout est rendu prévisible par je ne sais quel moyen cinématographique. Ah et les tentatives d’humour tombent comme les épines d’un sapin placé trop près du radiateur (vérifiez chez vous, on ne sait jamais).

10- The hunt
(où le casting servait d’appât)


Réalisation : Craig Zobel
Nationalité : Américain
Durée : 1h31 – Interdit aux moins de 12 ans

Si j’avais envie de voir The Hunt c’était à cause de son casting : plein de stars de la tv sur grand écran, j’étais curieuse et j’ai un attrait pour les chasses à l’humain (#BattleRoyaleLeLivrePasLeFilm). Et puis il s’avère que le casting disparaît au bout de 3 minutes 46 de film pour nous laisser avec une histoire de justiciers civils qui ne tient pas vraiment la route. Ca aurait pu être glaçant mais au final ce ne l’était pas. Trop grand public, trop de mensonges sur l’affiche. Dommage (même si l’idée était stylée).

 

PS : Merci à Palpatine pour les corrections et les touches d’humour 🙂

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