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Jérome Larré

Tartofrez, un nom étrange pour un blog, n’est-ce pas ? Et si je vous dis qu’en plus ça parle de jeu de rôle ? Tartofrez, c’est le blog de Jérôme Larré, le grand patron et fondateur de la maison d’édition Lapin Marteau. Comme il le dit lui-même sur le site, c’est en fait l’endroit où il poste tout ce qui aurait dû « resté sur un bout de mon disque dur ou sur la nappe d’un restaurant ».

Coralie David
Coralie David

Au début du mois de juillet, il lançait sur son site l’édition 2017 de la Game Chef. Il s’agit d’un concours de création de JDR existant dans le monde depuis 2002, et qui a été importé en France en 2013 par ce cher M. Larré épauler par quelques compères. Toujours à la racine du projet depuis qu’il l’a fait naître dans notre beau pays, il a su s’entourer d’une année à l’autre de différents collaborateurs tels que Stéphane Gallot, Eric Nieudan ou encore Michaël Croitoriu (tous trois du GROG). Depuis l’année dernière, il organise le concours accompagné de sa collègue Coralie David ainsi que de Peggy Chassenet, de Tric Trac.

Le principe pour les participants de la compétition est de proposer en une quinzaine de jours un JDR ou une ébauche de JDR développé autour d’un thème fourni par le jury, pour qu’il soit ensuite lu, testé et jugé par les autres participants. Ils devront intégrer au moins 2 des 4 ingrédients fournis par l’organisation et fournir un texte d’au moins 4000 mots (que chacun dépasse de beaucoup).

Rien à gagner, c’est seulement une expérience qui rassemble des créateurs pour les faire échanger et évoluer. En effet, ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’avoir la garantie de quatre retours sur une conception personnelle, alors autant essayer, car, s’il n’y a rien à gagner, le plus important est sans doute qu’il n’y a surtout rien à perdre.

Cette édition 2017 nous a finalement fournis 53 jeux originaux qui explorent chacun à leurs manières les concepts « tram », « echo », « fumée » et « couper » autour du thème « Frontière ». On pourra trouver des jeux avec ou sans MJ, se déroulant dans toutes sortes d’univers, plus ou moins libres, plus ou moins élaborés… Bref, ça fait de la matière à jouer. On aimerait bien tous les lire, mais vous imaginez bien que 53 jeux de 10 à 25 pages chacun, ça fait un peu trop. Du coup, chez 404, on a fait une petite sélection semi-aléatoire, et on va vous présenter notre avis rapide sur les jeux choisis 😉

Aller sur Tartofrez découvrir les jeux…

La traversée (LINK)

La traversé est un jeu assez particulier car, là où certains présentent un scénario construit et/ou un univers plus ou moins développé sur quelques pages, lui ne propose qu’un concept adaptable à pléthore de situations à travers les époques et les mondes. Le jeu propose d’incarner des personnes forcées de passer une frontière délicate (ex : passer de Calais à l’Angleterre pendant la WWII)

Le support est assez court et succinct, ce qui est très agréable car ce n’est pas le cas de toute les jeux. Il semble très facile à prendre en main, on voit rapidement que le roleplay est grandement privilégié. En effet, même si un système de résolution est proposé, on peut très bien proposer de l’écarter pour laisser le MJ prendre les décisions afin de fluidifier le jeu. De plus, même en le conservant, le système est très léger.

Pour les personnages, la création est grandement portée sur le côté psychologique du personnage plus que sur le physique. On va se demander pourquoi le personnage doit passer la frontière, puis, de quelles compétences il dispose. Tout au long de la lecture, on sent bien que c’est sur la première caractéristique que l’on va se concentrer, la deuxième restant un simple accessoire. La vrai question sera « Jusqu’où est il prêt à aller ? » plutôt que de savoir ce qu’il est capable de faire. Pourquoi prendre une telle décision ? Tout simplement pour mettre le joueur à la place de ceux qui doivent dépasser leurs limites, leurs connaissances et leurs compétences pour passer et survivre.

Pour résumer, La traversée c’est un JDR axé roleplay, très bien écris et très clair. De plus, le format court rend le format très accessible : 10 minutes de lecture suffisent à se lancer dans une partie ! Alors qu’attendons-nous pour l’essayer ?

Armand « Reizak » BENOIT

D’autre critiques à venir…

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