Bonjour/Bonsoir ! Sea of solitude (La mer de solitude) est un jeu indépendant sorti l’année dernière et imaginée par une conceptrice : Cornelia Geppert (qui travaille d’ailleurs  sur un autre jeu en ce moment même !) ! Je me plaignais du manque de femmes dans le milieu du Jeu Vidéo dans cet article. Quelle n’a pas été ma surprise au lancement du jeu de voir qui l’avait développé !
Sea of solitude est un petit jeu (environ 3/4 heures) avec un visuel aussi fort que les thèmes abordés. Accessible à tous les niveaux (publics avertis sur les thèmes abordés).

 

  • Des thèmes forts abordés Vous l’aurez compris dans son titre, Sea of Solitude parle de solitude, de dépression. D’une jeune femme qui, perdue dans l’océan de la vie, va affronter ses démons pour remonter à la surface.
  • Dialogues, compréhension, diversion, analyse, écoute de soi, sont des éléments nécessaires pour s’en sortir. Attention, les conseils donnés ne sont pas forcément à vous appliquer si vous êtes sujet à la dépression, comme le souligne la créatrice au début du jeu.
  • Cependant ce ne sont pas les seuls thèmes abordés. Le harcèlement scolaire, la bipolarité, l’aveuglement amoureux, le manque d’écoute, le syndrome de l’infirmière, le besoin de temps pour soit, la question des enfants… Ces différents éléments sont abordés, non pas par notre protagoniste, mais par son entourage : ses parents, son petit frère, son amoureux.
  • C’est un voyage parfois heureux, parfois douloureux, qui est mis en scène à travers des souvenirs, des prises de consciences.

 

  • Tout est dans la couleur et son absence Au premier abord, Sea of solitude est un jeu très coloré. Ne nous y trompons pas la couleur est présente et a toute son importance.
  • Les visuels sont simples, efficaces la palette de couleurs utilisées étant dans les tons d’une île paradisiaque. Ils représentent l’objectif à atteindre, le soleil, la bonne humeur,… Pour contraster avec ceux de la dépression : noir, gris, des yeux rouges (dus aux pleurs) et la pluie. Un code couleur simple, efficace sans être trop sombre pour que la personne derrière la manette ne tombe pas elle-même en dépression.

  • Un  gameplay qui manque un peu d’explications  Certains jeux se passent d’explications, tout est assez instinctif (What reminds of Edith Finch). Sea of solitude donne quelques indications sous forme de tutoriels simples mais parfois une aide aurait été la bienvenue. Dans le chapitre sur le harcèlement c’est le tâtonnement total pour vaincre ses adversaires. On notera aussi la caméra parfois maladroite avec des angles inattendus empêchant de se déplacer correctement. Cela étant, le jeu est très bien développé et je titille.

PS : vous remarquerez que les initiales du jeu font SOS ? Coïncidence ? Je ne crois pas…

 

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