Chapitre 30 : Mr. Mal de Tête

 

– Hey ! Tu es réveillé ? Hehe !

Je pouvais entendre un petit rire juste à ma droite. J’étais couché quelque part. Je pouvais sentir de l’herbe caresser mon dos, et une brise familière … Quand j’ouvris mes yeux, je vis au dessus de moi une silhouette floue.

– Livi ?

Elle sourît, plaçant ses longs cheveux noirs derrière son oreille.

– Tu ne t’es pas bien pressé pour ouvrir les yeux non ?

Je ne répondis pas et me redressai pour regarder autour de moi … Comme la dernière fois, je me trouvais toujours dans une large plaine d’herbe, sans bâtiments ni montagne à l’horizon. Juste une plaine infinie.

En regardant autour de moi je découvris que je connaissais déjà cet endroit et me souvins de tout, mais lorsque je m’étais réveillé la dernière fois dans la maison de Cecilia, j’avais tout oublié, pourquoi ?

Je me tournai vers Livi, qui était assise à genoux à mes côtés. Elle avait une expression amusée sur le visage, remarquant ma réalisation. Elle savait à quoi je pensais.

– Avant que tu ne demandes quoi que ce soit, je devrais commencer par te dire pourquoi tu es ici. Nous n’avons pas tout notre temps, l’aiguille tourne.

J’acquiesçai. Peu importe de quoi il s’agissait, j’avais un pressentiment que ce qu’elle allait me raconter était très important, alors je l’écoutai.

Ses yeux violets brillèrent légèrement, et je pouvais jurer avoir vu une sorte de texte défiler à l’intérieur. Elle leva les yeux et dit :

– Leraje est le démon de la guerre et du meurtre, son titre est le Grand Marquis du Domaine Démoniaque. Il est né dans le domaine des humains, acclamé en tant qu’humain, né pour tuer et servir. Il est un assassin né. Des 72 démons, il est classé comme le 14ème avec le plus grand potentiel de meurtre contre une cible unique.

Lorsqu’elle termina de parler, ses yeux s’arrêtèrent de briller. Elle me regarda et finalement s’exclama :

– Bien, il est temps de se réveiller.

Et tout devint noir … à nouveau.

 

– Réveil de Dawn –

J’ouvrai enfin mes yeux. Ma tête me faisait horriblement mal … comme si j’avais été frappé à de multiples reprises par un rocher. J’essayai de me remémorer où j’étais : Je regardais un plafond et mon corps était recouvert d’une couverture chaude. La dernière chose dont je me souvenais était une autre de ces terribles mal de tête et … cette personne habillée en noir.

– Leraje …

Chuchotai-je.

– Je vous écoute mon seigneur !

Quoi ?! Je me tournai lentement vers la droite afin de voir qui venait de parler et … il était là ! Debout avec des yeux verts et ses longs cheveux blonds, habillé d’un manteau noir et d’un chapeau. Il était là … Leraje ?

J’arrêtai directement le temps.

Bon, quoi maintenant ? Et puis qui est-il ? Où suis-je ?

Je regardai tout autour de moi ; j’étais dans ce qui ressemblait à une chambre. Il y avait un placard avec un miroir juste sur ma gauche, le lit dans lequel je me trouvais était un lit double, avec un meuble de chevet et des lampes de chaque côté. Il y avait aussi un bureau sur ma droite, et juste à côté se tenait Leraje, debout et immobile comme une statue …. Oh mon dieu ! M’étais-je fait kidnapper ?

Bon, tout d’abord, il me fallait des informations. Il y avait une porte adjacente au placard, je décidai donc de l’ouvrir et d’explorer le bâtiment. Je pouvais m’occuper plus tard de Leraje, il me fallait … une seconde, pourquoi l’appelais-je Leraje maintenant ? Ne l’ai-je pas toujours appelé l’homme aux yeux verts ? Je me mis à réfléchir ; pourquoi est-ce que cette personne me paraissait si familière, alors que je ne la connaissais même pas ? Où peut-être qu’au contraire, je la connaissais ?

Il y avait des escaliers menant au rez-de-chaussée. Je me tenais près d’une fenêtre, et en regardant à l’extérieur, je pouvais apercevoir des voitures arrêtées nettes sur place, et des passants. J’avais dû être transporté dans ma dimension originale lorsque j’étais dans les pommes … Mais où était passé Thomas ?

Je fis demi-tour et revînt dans la chambre, dans laquelle Leraje se tenait toujours au même endroit. Je me mis à l’examiner …

Non, il ne me donnait pas de mauvais pressentiment. Je ne ressentais pas la moindre hostilité envers lui, peut-être un peu de suspicion mais je pouvais sentir qu’il s’agissait de quelqu’un m’étant proche … Je commençai par inspecter son corps : il faisait plus de 180 cm, avait un physique plutôt musclé, et pouvait être considéré comme assez beau. Il avait des yeux verts, la peau blanche et de longs cheveux blonds descendant contre son dos. Il était habillé tout de noir ; la seule chose que je pouvais voir de lui était son visage, certaines parties de sa peau et ses cheveux. Il n’avait rien d’autre sur lui que ses vêtements. Sous son manteau il portait une veste blanche normale et un jean bleu avec des baskets bleues …

Je décidai de l’attacher à une chaise et de le questionner. Je ne ressentais pas la moindre hostilité envers lui, mais qui sait.

Après l’avoir attaché, je remis le temps en marche. J’avais trouvé la corde en bas, dans la cuisine … ce que je trouvais bizarre.

– Qui es-tu ?

Leraje n’avait pas l’air d’être bien dérangé par sa situation, et se contenta de me répondre.

– Mon nom est Leraje, mon seigneur.

Franchement, j’étais confus. Mon Seigneur !?

– Pourquoi m’appelles-tu comme ça ?

Lui demandai-je.

– Parce que selon notre accord, je vous appartiens. Ainsi, vous êtes mon seigneur !

Pendant une minute, je crûs qu’il se moquait de moi, mais je pouvais voir dans ses yeux qu’il était tout à fait sincère. Qui était-il ?

– Pourquoi es-tu là ?

– Pour vous servir !

Il répondit, et il n’avait pas l’air de mentir. Et si je le menaçais ?

– Si tu mens, prépare-toi à souffrir !

Je pris sa main et attrapa son doigt. J’exerçai dessus une pression mais cela n’avait pas du tout l’air de l’affecter.

– Je comprends mon seigneur.

Il répondit comme s’il avait déjà accepté son sort. Je lâchai sa main et le regardai dans les yeux, essayant d’y trouver la moindre trace de tromperie, mais il n’avait l’air de rien cacher.

Maintenant que j’y repensais, où était Thomas ?

– Où est la personne qui était censée m’escorter jusqu’ici ?

– Il nous a amenés ici et m’a demandé de vous dire que ce lieu était vôtre, mon seigneur.

Attends ! Thomas a fait ça ? Pourquoi laisserait-il quelqu’un d’aussi suspicieux me surveiller ?

– Où est Thomas maintenant ?

– Il est parti, il n’a pas dit où.

Je soupirai. Jusqu’à maintenant, il ne m’avait pas raconté le moindre mensonge, alors je pris le couteau de cuisine et coupai ses liens. Il avait l’air digne de confiance, pour le moment.

Une fois les cordes coupées, il se leva, droit comme un i et les mains derrière le dos, tandis que je m’asseyais sur le lit. J’avais déjà exploré les lieux pendant que le temps était arrêté … tout ça était maintenant à moi huh.

– Alors, est-ce qu’on s’introduit ?

Dis-je avec un léger sourire en coin. Je venais finalement de trouver la cause de mes maux de tête.

 

Chapitre Précédent                                                                                                                                      Chapitre Suivant

Accueil

Une pensée sur “Le Rude Maître du Temps – Chapitre 30

  • 13 août 2016 à 18 h 56 min
    Permalink

    Il est finalement devenus fou ? X) il veut s’introduire ou ? X)

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :