Bonjour/Bonsoir ! Euphoria c’est la première série HBO sur l’adolescence avec l’actrice Zendaya (The greastest Showman, Spider-man) qui est une petite merveille !

Le synopsis est simple : Rue est une jeune fille qui vient de passer son été en centre de désintoxication. A son retour elle va essayer de décrocher pour de bon mais ça ne dure pas longtemps… C’est alors qu’elle rencontre une nouvelle : Jules qui va changer son univers.

WARNING : cette série possède une scène de viol violente au premier épisode qui sera rediffusée pendant la série. 

 

  • Des clichés déconstruits – Dans la plupart des séries avec des adolescent-e-s on a les personnages clichés suivant : l’outsider, la pom-pom girl, le quaterback, le geek, la coincée.
    Ici on retrouve certains de ces personnages clichés sauf qu’ils sont déconstruits ou tout simplement vont au-delà des apparences.
    A commencer par la solidarité entre jeunes femmes. Même si au début de la série toutes ne semblent pas très soudées il s’avère qu’elle s’entendent toutes bien, il y a de très belles histoires d’amitiés ou de relation fraternelles. Pas d’histoire de jalousie, de coup bas, de rivalité débile. LA SORORITÉ EST PRÉSENTE. Et ça fait un bien fou.

 

  • Ensuite, Kate. Aaaaaah Kate. Mon personnage préféré de cette série. Kate est une jeune femme qualifiée de ronde, vierge et qui ne se sent pas forcément bien dans sa peau. Au fur et à mesure des épisodes d’Euphoria Kate va changer. Elle va accepter son corps, prendre confiance en elle. Changer de vêtements, accepter le regard des autres, s’affirmer, expérimenter, s’amuser. C’est la plus belle évolution dans la série et c’est tellement agréable de voir une jeune femme accepter complètement son corps sans passer par un régime.

 

  • Et puis Rue qui n’est pas addict par opposition à ses parents mais pour reposer son cerveau. Avoir un cerveau qui fonctionne à plein régime c’est fatiguant. Difficile de le soulager plus de 30 secondes. Tout le monde n’est pas fait pour la méditation. La drogue oui ce n’est pas non plus la bonne solution mais c’est souvent la plus simple et accessible. C’est une forme de réalité liée à l’addiction que l’on ne voit pas toujours. Cette dernière n’est pas présentée dans toute la noirceur à laquelle on est habitué (pas de prostitution ou d’addiction à l’héroïne) Euphoria peut donc aussi servir de petit manuel : Savoir si votre enfant se drogue.

 

  • Et cet enfoiré de Nate qui représente tout ce qui ne va dans la masculinité toxique : le besoin de contrôle absolu, de pouvoir, une sexualité refoulée, montrer sa force, aucun laisser-aller quitte à être au plus mal et faire mal aux autres. Et qui est encore pire que ce qu’on attendait.Tout le monde se retrouvera dans une des situations présentées, de la meilleure à la pire. Euphoria ne présente pas le pire de l’adolescence mais celle d’aujourd’hui avec ses avantages et ses défauts.

 

  • De très belles surprises en thème de jeu – Mis à part Zendaya et Eric Dane (Grey’s Anatomy), Euphoria regorge de têtes que l’on a pu apercevoir dans des petits rôles mais aussi de parfait-e-s inconnu-e-s à qui on peut prédire une vraie carrière !
    En particulier l’interprète de Jules Hunter Schafer, avec des airs de Cassie dans Skins – innocente avec un lourd secret, elle est magique. Flottante, incarnation de la gentillesse elle a réussi à embrasser son rôle à la perfection.
    Impossible de ne pas dire deux mots sur le jeu de Zendaya qui est resplendissante dans ce rôle compliqué. Touchante aux larmes que ce soit dans sa relation avec Jules, son désespoir ou la relation avec sa sœur.

 

  • Une réalisation et une BO magistrale – HBO n’a plus ses preuves à faire en matière de réalisation : The Wire, Les Sopranos, The night of, Big Little Lies,… En alliant changement de lumières avec de subtiles mouvements de caméras pour transmettre au spectateur-trice les effets de la drogue. Et à l’inverse la basculer pour suivre le sentiment de chute d’un personnage.
    Tout nous permets de nous investir dans le ressenti de chaque personnage ; un épisode étant dédié aux principaux tout en ayant un œil sur l’histoire globale (comme souvent).Un mot sur la musique, principalement rap et r’n’b, qui s’insère juste quand il faut via les écouteurs des personnages. la musique ne reste pas en arrière-plan pendant toute la scène ou arrive de façon impromptue. Il y a toujours un contexte. La sélection vous rendra euphorique (Euphoria – euphorie vous l’avez ?).

 

 

  • Encore une série sur les ado ? – Alors oui ça se multiplie ces dernières années et on ne fera jamais aussi bien que Skins, My mad Fat diary ou Freaks and Geeks. Parler du harcèlement, du sexe, de la drogue, des rapports on en a déjà très bien parlé dans 13 Reasons why, Sex Education…  Alors pourquoi vouloir en produire encore une autre sur les mêmes thèmes en étant plus violente encore ?
    Parce que tout n’a pas encore été abordé.
    Quand on critique Euphoria…

 

Euphoria est une série sur l’amitié, la différence, l’acceptation de soi, le regard des autres, la drogue bien évidement. Mais aussi le mensonge, le rapport à son corps, le féminisme, la sororité, la masculinité toxique, le slutshaming, le transgenre… Très complète, forte et violente avec une touche de poésie.

 

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