Saturday Night Fever 333 !

Impossible d’être dès l’ouverture du festival, on ratera Skindred à mon plus grand regret (pas de soucis, ils passent le 18 décembre à Paris !), mais on arrivera à l’heure pour manger un morceau au Food Court et surtout voir le concert que j’attendais personnellement le plus du festival :  Fever 333.

Avant Fever, parlons bien, parlons bouffe. Le Food Court a été remanié en 2019 et isolé du reste du festival pour éviter que la poussière du sol ne vole. C’est un espace en forme de U avec des tonnes de restaurants en tout genre : indien, japonais, italien, français, savoyard, américain, breton, libanais, alsacien et j’en passe ! Bref, c’est l’endroit où vous pouvez vous ravitailler à tout moment du festival. Si les queues sont vite impressionnantes en termes de taille, le service se fait relativement rapidement et il n’est pas arrivé que nous attendions plus d’une demi-heure en général lorsque l’on voulait aller chercher à manger, ce qui est tout à fait raisonnable.

 

Après un succès plus que triomphant en première partie de Bring Me The Horizon, il me tardait de les revoir, même pour un set court de festival. C’est d’ailleurs dommage : le groupe sera de passage à Paris le lendemain de leur show au Hellfest… Sauf que le dimanche, on est encore au Hellfest nous ! Heureusement, Juliet et Juliette étaient sur le coup pour pouvoir vous en parler, en attendant leur retour le 9 novembre au Trabendo !

The Fever 333 | Photographe Romain Keller | Média Error404

Jason Aalon Butler débarque sur scène dans son traditionnel costume de scène : tenue de prisonnier et sac sur la tête. Immobile au centre de la scène, on entend retentir le début de l’album  avant de voir Jason arracher son masque et bondir partout pour démarrer Burn It. L’effet de surprise en moins par rapport au Zénith de Bring Me The Horizon, le groupe reste survolté. Les musiques sont d’une efficacité redoutable en live. Ce n’est pas sans rappeler l’énergie d’un Linkin Park. Les morceaux mêlent différents genres, différents rythmes, il y en a vraiment pour tous les goûts, et c’est ça qui fait la différence entre un groupe et un bon groupe pour ma part. Fever 333 fait une percée fulgurante sur la scène metal depuis sa création, et cette ascension n’est clairement pas volée ou tirée vers le haut grâce à des contacts ou que sais-je. Le groupe mérite clairement cette reconnaissance grandissante. feu-Letlive! se porte donc très bien, et Jason semble plus heureux que jamais : discours moralisateurs, scream et flow entêtant… L’homme court aux 4 coins de la scène du Hellfest. Si la proximité est moins évidente qu’au Zénith et qu’il ira moins facilement dans le public, il n’hésitera pas à tremper le sol de la Main Stage 2 pour glisser sur le dos en chantant, ou bien même faire des saltos et s’éclater littéralement sur le sol, toujours en chantant.

Il parait si incontrôlable en live que c’est ce qui rend le live si mémorable ! Jason est pourtant fervent défenseur du mouvement Straight Edge et ne fume ou ne bois pas… Comme quoi, il n’y a pas forcément besoin de substances étranges pour réussir à se surpasser et faire des folies et on peut le faire de son plein gré en restant maître de soi !

Fever 333, c’est du 300% oui en album comme en live, et on trépigne déjà d’impatience de revoir le groupe le 9 novembre.

 

Eisbrecher | Photographe Romain Keller | Média Error404

Juste après, la programmation des Main Stage s’enchainera sur Eisbrecher, un groupe d’indu allemand (décidément, est ce que le metal industriel est nécessairement lié à l’Allemagne ? Pas toujours avec des groupes comme Combichrist ou Shaarghot qui ne sont pas si loin) qui marche dans les plates-bandes d’Oomph! et Rammstein. Rarement venu en France auparavant (c’était leur second concert sur notre territoire malgré 17 ans d’existence dans le pays voisin !), le groupe propose une musique vraiment appréciable. L’amalgame et le rapprochement est évident, comme souvent pour les groupes d’industriel allemand. On espère que le groupe repassera bientôt en France, car nous serions bien curieux d’écouter le français aussi impeccable que celui d’Attila de Powerwolf

 

Mine de rien on commençait à joyeusement rôtir au soleil, même si ce n’était pas la canicule, alors Romain, notre photographe a décidé de se rafraîchir aux célèbres chutes d’eau du Hellfest. Mais il semblerait qu’il n’était pas le seul à avoir eu l’idée …

 

Place au seul groupe de metal symphonique que l’on verra sur le festival : Within Temptation ! Déjà aperçu dans nos colonnes, le groupe a donné le meilleur de soi et de ses flammes. Après quelques soucis d’écran au début du show sur l’intro, Sharon débarque avec un grand drapeau blanc sur scène en chantant évidemment Raise Your Banner, en toute logique.

C’est probablement le décor (hors tête d’affiche) le plus important qu’on aura vu sur le festival ! Le batteur est pratiquement caché par les pierres et de grandes ailes noires, prenant toute la largeur de la scène !

Alors que le logo de Within Temptation est en feu derrière le somptueux décor, Sharon s’adresse un peu à son public français et le remercie d’être toujours aussi présent !

 

Def Leppard | Photographe Romain Keller | Média Error404

Retour dans les années 80 ! Il n’est pas question de Stranger Things cette fois-ci, mais de Def Leppard, un groupe phare de la scène hard-rock de cette période ! Avec un t-shirt David Bowie des plus délirants  et une intro sur Personal Jesus (que le groupe a d’ailleurs repris lors d’une session Spotify il y a quelques mois !), on aurait d’abord cru à l’arrivée d’un groupe pop mythique de cette époque, mais il n’en était rien. Def Leppard nous a rappelé qui ils étaient et sont toujours : des grands du hard-rock/glam-rock avec des titres dont on se souvient encore comme Pour Some Sugar On Me ou Hysteria.

 

ZZ Top | Photographe Romain Keller | Média Error404

Les écrans s’éteignent ensuite quelques moments avant de revenir de plus belle sur des images d’archive de nombreux concerts, montrant deux grands barbus sur scène… Vous l’avez compris, c’est au tour des plus célèbres barbus (avec le Père Fouras) du monde ! ZZ Top, le groupe de hard-rock texan ne lésine pas sur les moyens !  Formation identique depuis 1970, Dustin et Billy ont sorti le grand jeu avec des guitares clinquantes et des tenues brillantes bling bling. En connaissant ou pas le groupe, La Grange ou Sharp Dressed Man sont des morceaux qui parlent à tout le monde tellement les refrains et rythmiques ont été reprises partout. Avec un show appréciable sans faire d’excès (peu de communication avec le public…), c’est un peu le phénomène Europe qui se reproduit : tout le monde attendait ces titres iconiques du groupe, en le délaissant un peu pendant le reste…

Place aux rois de la soirée, Kiss ! Le groupe au maquillage si singulier débarque au milieu d’écrans octogonaux, par le haut de la scène, sur une nacelle, au milieu de dragon crachant de la fumée de chaque côté de la scène. La scénographie est assez bluffante et on comprendrait presque pourquoi les t-shirts du groupe sont vendus à 60€ à la tente du merch :-)…

Des bugs techniques assez minimes, comme un écran qui bug pendant Heaven’s s on Fire viendront entâcher la prestation rodée au millimètre près, mais qui n’empêcheront clairement pas de profiter à fond du show !

Eric Singer nous propose un long solo de batterie interactif en jouant avec les caméras et le public. Le solo, faisant office de pause pour les autres membres du groupe sera franchement un peu longuet. Certes réussi, il durera au moins une bonne dizaine de minutes, ce qui finira par casser un peu le rythme du concert.

Toujours plus dans l’excès, ce sont des feux d’artifice qui sortiront du manche de la guitare de Paul… Des. Feux. DANS. LA… GUITARE ?! Il n’y a pas à dire, on a quand même des choses jamais vues auparavant et KISS vaut clairement le détour en live, au moins une fois ! D’ailleurs, après le solo d’Eric Singer, ce fut au tour de Gene de faire un solo de basse sur un fond de lumière verte, alors que quelques cL d’hémoglobine sont sortis de sa bouche pour couler sur son maquillage et son haut. Effet garanti!

L’une des grandes forces de Kiss selon moi, c’est que le groupe n’a pas de frontman, mais que des showman avec leur style qui leur est propre. Tout le monde s’adresse à tour de rôle au public (de façon très écrite et peu personnelle, certes) mais chacun apporte sa pierre à l’édifice. C’est pourtant assez rare de voir cela pour être noté ! C’est au moins aussi rare que de voir Paul Stanley s’accrocher à une tyrolienne au dessus du public pour rejoindre une scène centrale et interpréter Love Gunb et la chanson la plus attendue de tout le festival I Was Made For Lovin’ You.

Retour sur scène en tyrolienne, c’est sur l’ultime Black Diamond que le groupe nous quittera, avant de revenir bien plus tard pour un rappel avec Eric Singer au piano pour Beth, suivi de Crazy Crazy Nights et Rock And Roll All Nite !

 

* Aparté du Photographe *

Cult of Luna - Photographe Romain Keller | Média Error404

Après avoir regardé le début de Kiss de loin sur les écrans géants, car il y avait un monde de folie, surement le plus gros succès de toute cette édition ! Je suis allé me perdre un peu à la Temple. Je passais par là et j’ai entendu de la bonne musique, mais aucune lumière … pas de doute j’étais bien avec les Suédois de Cult of Luna. N’étant pas une salope… heu je voulais dire nyctalope, je suis reparti assez rapidement pour profiter de l’ambiance nocturne du Hellfest.

Je suis alors allé me réchauffer mes petits doigts fragiles de photographe auprès d’un brasier géant au plein cœur du festival. Car à la nuit tombée les festivaliers ont droit à un spectacle de danse/combat avec des têtes brûlées prêt à se rôtir le poil pour nous impressionner.

 

Continuant mon chemin j’arrive alors à la War Zone pour voir Le Bal des Enragés. Des tambours, des étincelles, de la folie, il y a de quoi s’amuser avec ces braves gens. La scène de la War Zone à même semblé petite avec tout ce monde à caser devant le public. Le début du show à d’ailleurs commencé par une arrivée au compte-goutte de chaque musicien, ce qui leur à permis de descendre un à un les marches en fond de scène. On se serait cru sur le tapis rouge du festival de canne !

Bon ce n’est pas tout ça, mais après avoir sauté, et pogoté sur Le Bal des Enragés, je suis curieux de voir le groupe Architects ( et aussi pour faire des photos pour mon fidèle rédacteur <3 ). Ni une ni deux je cours entre la War Zone et la Mainstage 2. Exalté par la journée de semi marathon de ce samedi de Hellfest, je retourne à nouveau … dans une foule déchaînée et survoltée…. damn it .. bon et bien le repos ce sera pour plus tard !

* Fin de l’aparté du Photographe *

Architects | Photographe Romain Keller | Média Error404

Difficile de passer après des légendes comme KISS, mais c’est pourtant le challenge que relèvera avec brio Sam Carter et sa bande. Vêtu d’une veste et perdu au milieu de visuels stroboscopiques noir et blanc, Architects a su emporter avec lui le public pour une dernière heure de festival. Même si l’assemblée s’était bien vidée après le concert de la tête d’affiche et l’heure affichée à notre montre, le show n’en resta pas moins de qualité. Architects est en revanche connu pour ses shows enflammés, mais nous n’avons pas eu le droit à cette partie pyrotechnique ce soir-là… Dommage !

Allez, il est grand temps de dormir (peu) pour repartir tôt (ou presque) demain matin !

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