Dofus, qu’est-ce que c’est ?

MMORPG PC

Ankama Games

 

  Ah… Dofus, rien que le nom a un petit air de nostalgie, vous ne trouvez pas ? Quel joueur français amateur de RPG ne s’est pas un jour perdu dans les limbes du monde des douze ? Qui ne connaît pas l’histoire des six œufs Dofus primordiaux ?

Quoi, vous ? Je vais vous la raconter. Un jour, dans un monde infernal et invivable rempli de bouftous diaboliques, l’un des douze dieux du monde a décidé d’aider ses petits habitants mortels. Et pour cela, il fallait des œufs de dragons. Parce que pourquoi pas ?

Alors, ce dieu fabriqua des poupées en forme de dragons afin qu’elles séduisent les dragons bien réels et que ceux-ci pondent des œufs – c’est moi ou c’est malsain ? Et six dragons furent en effet séduits et pondirent six œufs. Grâce à eux, le monde devint un endroit paradisiaque rempli de chachas. Mais un jour, les œufs furent volés et disséminés aux quatre coins d’Amakna. C’est alors qu’une vague d’aventuriers s’invita sur le continent à la recherche des dofus qui donnent des super-pouvoirs. Et c’est là que vous, joueur en quête d’aventure, intervenez.

Vous

 

  Quoi ? vous aviez joué à Dofus et vous ne le saviez pas ?

Et me voilà, niveau 200, à la tête de la guilde « tête-de-iop », avec un ornement qui fait des étincelles au-dessus de mon pseudo, sur ma dragodinde arc-en-ciel en armure. J’arrache du cadavre du BOUFTOU SUPER ROYAL mon sixième dofus et pour fêter le moment, j’utilise l’emote « manger une cawotte ».

Ça, c’est dans mes rêves. Je n’ai en vérité jamais vu la couleur d’un dofus et pourtant, j’ai saigné le jeu quand j’avais dix ans. J’ai passé des centaines d’heures à traverser les maps d’Astrub parce que mes parents ne voulaient pas me payer l’abonnement. J’ai arrêté le jeu lorsque les monstres ont eu moins de quatre fois mon niveau, car gagner 1 point d’xp par combat, ça a fini par me lasser.
Mais après qu’Ankama a offert un week-end gratuit il y a quelques semaines, m’y revoilà, avec l’abonnement.

Après avoir fait des recherches pendant une heure sur Internet pour choisir ma classe, choix existentiel, j’ai remarqué que la plupart des internautes pensaient que le crâ était la meilleure en PvE. J’ai donc choisi l’osamodas, un personnage qui envahit la zone avec des tofus et des bouftous et qui rend le combat injouable et interminable. Mais je ne pouvais pas me battre contre mon envie de posséder une armée de tofus.

Armée de tofus

 

Après l’introduction, je me lance avec exaltation vers le premier gars que je vois avec un point d’exclamation sur la tête et en suivant le déroulement des quêtes, j’ai rapidement découvert qu’elles représentent ce qui se fait de mieux en matière d’écriture et de scénario dans le jeu-vidéo. Pourtant, dans Dofus, personne ne lit les quêtes ni, en fait, ne les fait. Et il ne m’a pas fallu longtemps pour découvrir pourquoi.

Chacune d’elles t’envoient invariablement faire six aller-retours entre le crapaud situé en -15 ;26 et l’arrosoir en 156 ; -300. Alors, en suivant les quêtes, la seule chose que vous allez réussir à détenir, c’est le record du monde de nombre de traversées de la map. Vous allez la faire en long, en large, et en travers et vous remarquerez peut-être au passage que Dofus est un jeu très agréable à regarder.

 

Bref, le gars me demande d’aller faucher 50 épis de blé et de les lui rapporter. Je n’ai pas compris pourquoi il voulait du blé parce que j’ai sauté les trois pages de texte qui l’expliquaient mais j’y suis allé tout de même, parce que dans les jeux, on fait les quêtes sans poser de questions. Lorsqu’il m’est apparu qu’il fallait environ 1 minute à mon personnage pour faucher 1 épi de blé, je me suis allongé par terre, découragé.

Comment monter de niveau sans faire les quêtes ? Me suis-je demandé.

  • Je donne 10% de tes kamas.

Je me retourne. Un crâ se tenait là les mains sur les hanches à quelques mètres de moi en disant à qui voulait l’entendre qu’il donnait 10% des kamas.

Vite, ni une ni deux, je lance l’échange et place ma fortune de 5 000 kamas. Avec bonheur, je vois qu’il place lui-même 500 kamas. J’accepte sans réfléchir et me retrouve avec 500 kamas au lieu de 5 500.

« Je n’ai plus rien à perdre maintenant » me suis-je dit et alors je me suis lancé vers le donjon d’incarnam, le premier donjon de Dofus. Et je me suis rendu compte que les donjons étaient la seule façon de gagner rapidement de l’expérience… et dans la deuxième salle, que j’avais besoin d’amis. En effet, les donjons pullulent dans Dofus, il y en a pour tous les goûts et embarquent le joueur dans le meilleur de Dofus : les combats. Seul bémol, ils sont en général trop difficiles pour être faits tout seuls et quand vous venez de commencer le jeu, vous n’avez pas forcément de connaissances in-game. J’ai donc attendu 20 ans pour qu’1 bonhomme se pointe et m’aide à finir le donjon.

Je décide finalement de quitter Incarnam pour me lancer vers Astrub, une terre peut-être un peu plus clémente pour moi. C’est alors que je prends la première quête de la zone : la quête « mastrubation » dans laquelle le but est de découvrir chaque carte de la cité. Un nom bien trouvé, somme toute.

Après avoir été arroser sa plante, lui avoir rapporté une fleur de pissenlit diabolique et avoir découvert toutes les cartes d’Atrub, Erty Trapchet, le gars qui m’emploie, un bon gars écrivain, qui écrit sur les différences entre la plante des moines perdus dans la montagne  et la fleur du dragon destructeur de la mort… je disais, l’écrivain me sort « J’ai toujours rêvé d’avoir un apprenti comme toi, tu sais le genre qu’on envoie faire des commissions à l’autre bout du pays et qui revient toujours avec le sourire… »

Un peu vexé, je lui réponds que ce n’était pas vraiment mon ressenti. Il m’ignore superbement et continue :

« Enfin bref, je voudrais que tu sillonnes les alentours et que tu répertories tous les endroits dans les champs où poussent le plus souvent des fleurs, j’aimerais faire un recoupement topographique des espèces les plus courantes ! »

Après une seconde de réflexion, je lui dis que son recoupement topographique, il peut se le mettre où je pense et je ragequit.

 

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