Prodigal Son, série d’enquêtes et duo terrifiant


Pour changer de mes chroniques côté lecture, je passe un peu côté série ! Michael Sheen est un acteur formidable. Il ferait presque de l’ombre au reste du cast de Prodigal Son, la dernière série d’enquêtes policières de FOX. Mais il faut avouer que le casting n’a pas à rougir face à lui. Tom Payne, qui est en tête d’affiche avec lui, complète vraiment bien ce duo improbable. Je trouve que Lou Diamond Phillips, Bellamy Young ou encore Nicholas Endicott (glaçant) collent très biens à leurs rôles.

Malcolm Bright (Tom Payne), profiler, est un ancien agent du FBI. Il devient consultant auprès du service de police de New York grâce au Lieutenant Gil Arroyo (Lou Diamond Phillips) malgré son état psychologique instable. En cause, son père, le docteur Martin Whitly, célèbre tueur en série connu sous le nom de « The Surgeon » (littéralement, « le chirurgien »). Il a été reconnu coupable du meurtre de 23 personnes et incarcéré après avoir été dénoncé par son propre fils alors que celui-ci n’était qu’un enfant. Il purge sa peine dans un hôpital psychiatrique luxueux.

Une fois rentré à Quantico, Malcolm refuse tout contact avec son père. Pourtant, après son renvoi et le début de ses missions de consultant auprès de la police de NY, les visites à la prison se font de plus en plus nombreuses… car avec l’aide (tordue) de son père (brillant mais non moins tordu), il résout plus rapidement les meurtres sur lesquels il enquête.

Une histoire de famille

Prodigal Son, c’est encore une série d’enquêtes (ou procedural en anglais) et ça se ressent. Ceci dit, les fils rouges (la relation père-fils, une victime inconnue de son père qui serait le produit de l’imagination de Malcolm) sont suffisamment présents pour que ça fonctionne. Le rythme est là, même si nous ne sommes pas sur une série d’une originalité folle. Malcolm a des problèmes à régler (terreurs nocturnes, hallucinations…), ce qui rend sa participation au sein de la police quelque peu hasardeuse. Mais passé ce fait, l’alchimie fonctionne bien – que ce soit grâce à Tom Payne, dont le personnage est attiré inlassablement vers son père, ou à Michael Sheen, en sociopathe terrifiant de lucidité.

Malcolm en fait souvent trop, mais après tout… ils sont de nature théâtrale dans la famille ! Personnellement, j’ai choisi de regarder cette série pour Michael Sheen, acteur britannique au talent indéniable (Masters of Sex, Good Omens…). J’ai eu une belle surprise concernant Tom Payne, et surtout, j’ai adoré le personnage du médecin légiste, la Dr. Edrisa Tanaka (Keiko Agena). Elle est décalée mais toujours adorable, avec son énorme crush sur Malcolm et ses réflexions WTF. Prodigal son est une série qui tient la route ; le moins qu’on puisse dire, c’est que la dynamique familiale est assez intéressante pour vouloir finir la première saison rapidement ! Finalement, c’est une série parfaite pour la période du confinement.

La saison 2, quant à elle, a déjà été commandé par la chaîne FOX (détentrice des droits aux USA). Aucune date de tournage n’a été annoncé pour le moment à cause de la pandémie. En France, la série est disponible via TF1. Vous pouvez regarder la bande-annonce en VF.

Les 20 épisodes de la première saison seront regroupées dans le coffret DVD de Warner Bros, disponible à la vente dès le 2 décembre (environ 24,5€).

MAI 2021 : Fox annonce l’annulation de la série après seulement deux saisons (annoncé un peu partout, dont ici).

The Sinner

Bonjour/Bonsoir ! The Sinner, le pêcheur (pas la pêche à la ligne hein, plutôt le pécheur biblique, l’enfer toussa), est incarné par différentes personnes tout au long des 3 saisons. Où est-ce l’enquêteur Harry Ambrose ? Une saison, une histoire, une histoire sordide et toujours avec le même bon vieux Colombo Harry.

Saison 1

Cora Tannetti tue un inconnu lors d’une sortie à la plage en famille, sans raison apparente.

Cette première saison est aussi étonnante que glauque. Elle met en scène l’actrice, tristement, oubliée Jessica Biel qui reprend de sa splendeur le temps de quelques heures. Cette descente aux enfers est parfaitement maitrisée avec des flash-backs qui alternent vérité et souvenirs. On s’y perd, on échafaude des théories, qui s’effondrent pour laisser place à un dénouement incroyable.

Le casting délivre une superbe performance avec, comme dans Luther, tout n’est pas montré – certaines choses sont suggérées ce qui laisse la série accessible et en même temps au spectateur.rice son imagination faire le reste.

 

Saison 2

Un jeune garçon est responsable d’un double homicide. Tout ne tourne pas rond dans la tête de Jullian… ainsi que son entourage.

Impossible de ne pas penser à la secte de The leftovers quand on retrouve Carrie Coon où son personnage vit avec Jullian. Cette saison est à nouveau très bien interprétée.

Cependant elle se concentre trop sur le personnage d’Harry et ses soucis personnels. L’intrigue principale est confuse, malsaine avec un dénouement sans grand intérêt.

 

Saison 3

Un accident de voiture avec 2 hommes à l’intérieur. Un mort. Un vivant. Une étrange relation.

J’avais TELLEMENT d’espoir pour cette saison. La raison est simple (et encore une histoire de casting, je sais) : Matt Bomer. Acteur sous estimé car classé dans la catégorie « beau gosse qui sait pas faire grand chose » j’avais hâte de le retrouver. Et il est le seul intérêt de cette saison.

Pourtant elle s’annonçait mystérieuse, complexe, très intrigante. Pour finalement être d’en ennui total, avec encore Harry au premier plan qui n’a aucun intérêt pour l’enquête. La fin est très décevante, la tension retombe comme un soufflé. Il y a quelques scènes vraiment stressantes, angoissantes qui valent le coup mais trop peu pour tenir toute la saison.

 

En conclusion – Un principe qui a fait ses preuves avec des histoires plus alambiquées les unes que les autres, un casting extraordinaire. Cependant le personnage d’Harry n’est pas du tout attachant, sa décadence n’est pas intéressante et c’est un personnage bourré de cliché de l’homme prenant de l’âge, devenant un ours anti-social marié à son travail.
Concernant les saisons, le classement s’est fait de lui-même. La saison 1 étant la plus complexe, glauque et intéressante.

Dollface

Dollface, est une série féministe, feel good, faite par une femme, pour les femmes, avec des femmes.
J’attendais une série de cette qualité depuis longtemps, avec en bonus avec une bonne dose d’humour !

Dollface, c’est l’histoire de Jules qui, après une fin de relation de 5 ans, décide de retrouver ses anciennes amies délaissées pendant sa relation avec Jeremy. Ses amies accepteront-elles ce retour opportuniste ? Comment se faire des amies femmes quand on a tout plaqué pendant 5 ans pour se consacrer à son amoureux ?

 

  • Le casting – A 99% féminin, Dollface nous offre une série où les hommes sont vraiment en arrière-plan, du moins physiquement – pour se concentrer sur les femmes entre elles.

 Avec l’incroyable Kat Dennings (2 Broke girls, Thor) une des rares femmes avec des « formes » à Hollywood, talentueuse et splendide.A ses côté j’étais ravie de retrouver Shay Mitchell (Pretty Little Liars, You), bien qu’elle ai toujours le même genre de rôle elle incarne à merveille cette femme indépendante qui joue de son physique.

Egalement Brenda Song, bien connue du petit écran, Esther Povitsky et Malin Akerman. Mais on croise aussi Margot Robbie (également productrice).

Bref un casting féminin avec des femmes aux faciès et origines différentes !

 

  • Des thématiques féminines et féministes – Après une rupture, les copines c’est ce qu’il y a de mieux.

Mais, comment on entretien une relation que l’on a laissé tomber il y a 5 ans ? Pourquoi l’amitié avec des femmes en tant que femme est-elle si importante ? Comment être une bonne féministe ? Comment être une bonne copine ? Comment demander une augmentation, se mettre en avant dans le cadre du travail ?

Autant de thèmes et de questions qui passent par la tête des femmes qui sont abordés.

Et aussi des choses plus légères sur la tenue à porter quand on aime pas s’habiller, comment faire à dîner quand on ne sait pas cuisiner, comment avoir une « conversation d’adulte » avec un copain plus âgé ?

Et beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour de bienveillance et de sororité.

 

  • Feel good, humour et une point de folie – Mis à part un épisode qui se « termine mal ». On rigole beaucoup.

Dollface a une petite pointe de Scrubs quand Jules a des hallucinations liées aux situations auxquelles elle est confrontée : la table qui s’ouvre en deux quand ses copines se disputent et qu’elle tente de les réconcilier, la femme à la tête de chat qui sert de mentor dans ses décisions les plus critiques ou encore cette émission de TV au thème : que va-t-il se passer quand Jules va tomber sur son ex avec sa nouvelle copine ?

 

  • Le physique des actrices – Seul hic de Dollface, c’est que mis à part Jules qui a un corps à peu près « classique » ses copines et les femmes qui l’entourent ont le corps de mannequins de Victoria Secret. Quitte à parler de féminisme et d’amitié entre femmes ; toutes les représenter physiquement auraient été un vrai plus.


 

The Room 104

The Room 104

Mark et Jay Duplass aka Duplass brothers
HBO

Bonjour/Bonsoir ! Je vous ai déjà parlé des séries des frères Duplass : Animals. J’avais adoré la première saison ça avait été une très bonne surprise bourrée d’humour et de situations délirantes et décalées. La seconde saison m’a au contraire déçue.

Ils reviennent avec la série The Room 104Alors, sur ce coup là, je suis mi-figue mi-raisin. La série est composée de 12 épisodes et j’ai vraiment apprécié 3 d’entre eux. Les autres étant soient mauvais, soient peu intéressants.

Le principe me rappelle beaucoup (trop ?) Black Mirror, une série que l’on ne présente plus. Tous les épisodes se déroulent dans la chambre 104 d’un motel miteux. Chaque épisode est indépendant des autres, chacun se déroulant à différentes époques et avec différents personnages avec un twist à la fin. Hum, ça sent le réchauffé non ? 

Au-delà de la ressemblance avec BM, j’aime beaucoup le principe des huis clos qui rendent la tension beaucoup plus intense et force la créativité.

Les deux premiers épisodes sont étonnants, ils m’ont aspiré jusqu’à la dernière seconde ; ce sont des mini-thriller. Avec une histoire de baby-sitting qui tourne mal en premier puis la rencontre étrange entre un couple et un livreur de pizza.
L’autre qui m’a beaucoup fait rire à l’inverse s’appelle Internet et parlera à tous ceux qui ont tenté d’expliquer à leur parent comment fonctionne un ordinateur par téléphone.

En conclusion j’étais déçue d’une telle diversité de qualité mais je vous conseille vraiment ces 3 épisodes qui vous donneront la crème de la crème des frères Duplass.

 

The Perfect Insider

The Perfect Insider

Kazé –  Sorti le 25 Janvier 2017 en Bluray/DVD dès 24.99€

Réalisé par Mamoru Kanbe

Adaptation animé du roman Subete ga F ni Naru de Mori Hiroshi paru en 1996, The Perfect Insider est un animé un peu à part. Tel un Hercule Poirot au pays des geeks, le scénario, flirtant entre l’intrigue policière et réflexions philosophiques, met en scène des personnages intrigants et où le monde informatique est sublimé à travers une animation haut en couleur. Sorti dans un beau coffret collector, je vous propose de découvrir avec moi les bonnes surprises que vous réservera ce petit ovni de l’animation japonaise. Nous retiendrons  quatre points positifs, et deux points négatifs sur cette série.

 

 

  • Un design épuré et réaliste

L’un des gros points forts de cette série c’est son esthétisme ! Mélangeant habilement les codes du dessin numérique, de l’art cubique et du dessin traditionnel on ne peut qu’être admiratif ! Collant parfaitement à l’atmosphère du roman policier par un jeu entre lumière et ombres, et par le réalisme des traits des personnages, le spectateur en prend pleins les yeux . L’univers de l’informatique et la pensée de « l’ingénieur » est ainsi sublimée par des couleurs chatoyantes, l’aspect géométrique de la mise en scène notamment dans l‘opening et l’ending. Le chara-design est simple et épuré renforçant un réalisme intéressant et permettant au spectateur une plus forte identification. J’ai jamais vu autant de jaune vif à l’écran ! Voici un petit aperçu ci-dessous. 

 

  • Une intrigue entraînante et bien menée

Bien que je n’ai n’ai pas tout compris à la série tout de suite, l’histoire est loin de laisser indifférent. Qui est cette Shiki Magata, jeune programmeuse de génie ? Pourquoi vit-elle recluse ? Est-elle vraiment coupable de ce qu’on lui reproche ? Qui est donc son assassin ? Il est compréhensible de ne pas parvenir à imbriquer toutes les pièces dès le début, cela serait nous gâcher le plaisir. The Perfect Insider va parfois sciemment perdre le spectateur mais tout en le gardant intéressé, curieux, afin de ne pas créer un fossé trop large entre les idées véhiculées et données par les différents protagonistes. Chaque épisode a la délicieuse tendance à finir sur un petit cliffhanger, ce qui pousse toujours plus loin la curiosité. Bien que l’identité de l’assassin peut vite se deviner, les explications sont assez déroutantes et certaines ficelles de la narration sont pas si simples à deviner par avance. On se laisse donc facilement porter par cette enquête qui nous pousse vraiment à l’introspection. Les indices sont ainsi mis en avant sous plusieurs formes, dont des flash-back, pas du tout envahissants, nous permettant de mieux cerner le background des personnages.

 

  • Des personnages charismatiques

Bien que les personnages sont ne pas du tout attachants (et c’est fait exprès !), ils dégagent une aura assez intéressante et possède chacun une psychologie très travaillée ! J’ai vraiment adoré le personnage de Shiki Magata, une fille mystérieuse à la mentalité psychopathe qui pousse à s’interroger sur notre condition d’existence. Certains passages peuvent faire écho à la série Evangelion par moment. Principaux comme secondaires, chaque protagoniste a son rôle-clé à jouer. Le professeur Souhei Saikawa, brillant et taciturne presque désintéressé du monde, est un anti-héros assez travaillé. Seule le personnage de Moe Nishinosono la jeune assistante capricieuse et amoureuse de Souhei, est assez décevant car elle ne sert qu’à mettre en valeur notre anti-héros bien que son background (notamment sur son passé assez ressemblant celui de Shiki) est bien exploité par moment. Les motivations des personnages sont nébuleuses et leurs méthodes défient les conventions morales. On touche ici véritablement à la psychologie puisque l’essentiel de la série consiste en réalité à entrer dans la tête d’un psychopathe pour essayer de comprendre sa logique, et qu’en échange celui-ci remet en question nos propres automatismes humains sur des points fondamentaux tels que la mort, l’amour et l’identité.

  • Un gros travail dans l’écriture des dialogues et sur le fond sonore

Je vous préviens que le premier épisode peut vous sembler intelligo-pompeux, mais il n’est pas représentatif de toute la série pour ceux qui n’aiment pas les longues scènes de réflexion et qui en auraient peur ( moi je vous l’avoue j’adore !). Néanmoins, on peut retenir l’énorme travail autour de la construction psychologique des personnages et les thèmes abordés. On aura souvent des références philosophiques aux questions soulevées au début, mais dans une optique de réflexion et d’introspection en guise de fil rouge. Pour autant, les épisodes suivants porteront beaucoup plus sur le concret et sur des événements plus terre-à-terre, évitant ainsi au spectateur d’être larguer. La série jongle donc parfaitement sur différents styles : j’ai adoré décortiquer chaque dialogue et la référence s’y accrochant pour essayer de résoudre l’énigme au fur et à mesure des épisodes. La bande son participe formidablement à cette mise en scène et mêlant un style pop et du classique avec une scène d’ouverture sur le morceau Prélude de la 1ère Suite pour violoncelle solo de J.S. Bach. Une musique qui fait toujours son petit effet !

  • Des scènes « fan-service » qui font tâche

Certains passages ne font pas vraiment avancer l’histoire et ne fait que mettre en valeur la relation assez « spéciale » de Moe avec son professeur. Des scènes qui touchent parfois le ridicule et le cliché des animés de type « shôjos » contrastant énormément avec le reste de l’intrigue. Bien que c’est parfois agréable  d’avoir des passages plus légers pour moins s’alourdir de discours philosophiques pompeux, les scènes de jalousie et les cris hystériques de Moe sont parfois insupportables. On en profite aussi pour mettre en valeur ses formes ainsi que celles « de ses rivales » par des scènes en maillot de bain qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. Hormis le personnage de Shiki, les autres personnages féminins (bien qu’ayant toutes un potentiel intéressant) ne sont malheureusement pas essentielles ce qui est fort dommage. 

  • La série est trop courte ! 

La conclusion arrive trop rapidement et les deux derniers épisodes nous donnent l’impression de vouloir expédier l’histoire rapidement. C’est bien dommage car certains aspects de l’enquête ne sont pas décrits et la psychologique de Shiki ne sera pas exploitée jusqu’au bout (comme celui de pouvoir dédoubler sa personnalité..). Les dernières scènes assez symboliques par leur esthétique ne permettent pas d’amener une véritable fin. On n’a pas vraiment non plus droit à une véritable mise en scène finale montrant tout le procédé du meurtre de A à Z. On n’est pas dans une animé gore évidemment mais au moins une scène d’exposition aurait été appréciable pour mieux ressentir les émotions qui se jouaient. Deux épisodes de plus n’auraient pas été de trop (et aussi pour prolonger cette belle expérience un peu plus longtemps bien sûr).

The Perfect Insider est un bon polar, qui se penche parfois sur des sujets existentiels (l’amour, la mort, notre raison de vivre …), mais sans perdre de vue les vrais attentes des spectateurs en termes de scénario. Cet animé nous fait découvrir une histoire sombre nous incitant par moments à jeter un autre regard sur de nombreuses situations que les normes sociales nous poussent, à tort ou à raison, à condamner. Du lourd pour un animé qui nous semble banal en apparence. Cette oeuvre nous prouve que la Japanimation a encore beaucoup de belles surprises à nous offrir, et peut casser les codes pré-établis dans son genre. Mixez un peu d’Evangelion et Monster et vous obtenez un animé vraiment original et hyptonisant avec The Perfect Insider !

La série est disponible dans un superbe format collector en Bluray et DVD comprenant des chouettes bonus : sous la forme d’un artbook (144 pages) composé d’interviews, d’illustrations des personnages et décors, un résumé pour chaque épisode, et des explications autour de la démarche artistique de la série et sur la construction identitaire des personnages. De quoi prolonger l’expérience de The Perfect Insider au maximum ! 

Merci beaucoup à Kazé de nous avoir envoyer le coffret de cette série  pour la présentation de cette critique 🙂 

Stranger Things x Error404

Bonjour à tous !

 

Aujourd’hui un petit article un peu spécial à propos d’une série qu’on aime tous énormément…

Comme vous le savez, Error404 est un média étudiant depuis ses débuts (bon, certains ont finis depuis donc cela ne sera plus le cas d’ici peu :)). De ce fait, certains d’entres nous ont beaucoup de travail universitaire/de recherche. Pour ma part j’ai la chance d’être dans un master bien sympathique (Master CMW à L’Université Paris Est Marne la Vallée)

Dans le cadre de celui-ci j’ai pu suivre un cours sur le cinéma et nous avions à faire un travail pour la fin du semestre : créer un site web sur un thème cinématographique, ou bien même sur une série TV. J’ai donc choisi… Stranger Things ! (Le titre vous aurait-il spoilé ?)

Le site web est donc hébergé ici-même, sur un sous-site d’Error404. 

Je vous laisse donc le découvrir sans plus attendre : www.strangerthings.error404.fr

Le site est donc une présentation en long et en large de la série, avec plusieurs références bibliographiques (il s’agit d’un travail universitaire tout de même, même si le sujet libre était vraiment très cool !). J’espère qu’il vous plaira et vous aidera à mieux cerner l’univers de la série. Il est encore amené à être modifié et amélioré et toutes suggestions sont bonnes à prendre !

Lapandador et Diamondblack75 qui sont devenus rédacteurs il y a peu sont également avec moi dans ce master et travaillent également sur différents sites web : Kill Bill et la Trilogie Cornetto. On pourra vous les partager si vous êtes intéressés d’ici peu ! 🙂

 

Hjørdis

Hjørdis 

Christian Torpe

Bonjour/Bonsoir ! Oubliez les séries françaises/américaines/anglaises… Aujourd’hui on parle d’une très chouette série danoise : Hjørdis !
D’un mot : la princesse du Danemark vient faire un tour dans une école, Hjørdis est chargée de monter un spectacle. Cela va s’avérer plus difficile que prévu..

Test 4O4
Quatre points positifs, et quatre (faux) points négatifs, c’est parti !

  • Les acteurs sont de tailles et de corpulences variée, ce qui change par rapport aux séries habituelles. En particulier l’héroïne Hjørdis qui est loin de ressembler à ses consoeurs de la tv américaine. 

  • C’est une mini-série (4 épisodes) qui aborde tellement de choses c’est ouf ! Elle est vraiment très belle et bien pensée (le handicap, le poids, l’amitié, la différence,…)

Y a Bene, j’étais obligée de le mettre celui-là !

  • On a souvent une image très négative des productions du nord de l’Europe suite aux grands succès télévisuels : The killing, Millénium, … (assez sombres, violentes,..) Ici leur image est redorée !

Ceci est tiré d’un film extrêmement bizarre et du nord. 

  • C’est un spinoffde la série Rita que je vais m’empresser de découvrir !

Mon regard rempli d’espoir de retrouver Hjørdis dans Rita

 

  • Le danois c’est incompréhensible.. 

  • J’aurai aimé bien plus d’épisodes ! 

  • On se rend compte à quel point nos écoles françaises sont toutes pourries (en matière de cours, de rapport entre élèves, avec les profs et l’environnement).

  • J’ai versé une petite larme d’émotion à la fin

Hjørdis est vraiment une série très agréable à regarder, touchante, drôle, qui nous fait découvrir un autre aspect du Danemark celui de l’éducation. C’est un vrai coup de coeur qui mettra du baume  à quiconque la regardera ! 

 

Les Showrunners (YT)

Les Showrunners 

Sebastien et Julia

Bonjour/Bonsoir ! Je (re)viens vous présenter une chaîne youtube : Les Showrunners. Crée et tenue par Sebastien et Julia, que j’ai rencontré à l’occasion du déjeuner presse pour la série Irresponsable

Depuis 4 ans, le duo tiens une chaîne youtube qui parle de séries. Le nom fait référence aux personnes qui travaillent sur l’univers, le scénario, la production, le casting,… de la série, leur rôle est plus important que les réalisateurs, ce métier existe principalement en Amérique du Nord. 

Donc, on parle de séries, la plupart de leur vidéos sont des Pitchs, qu’est-ce ? Vous présentez, vous résumer et donner son avis sur une série. Chaque semaine, Sebastien ou Julia tire au hasard le nom d’une série dans une tasse et improvise ce pitch. C’est fun, rapide très bien présenté, ça donne envie de regarder la série généralement (ou no si ils la déconseillent). C’est très frais comme format ! 
Vous pouvez d’ailleurs jouez à essayer de deviner le pitch chaque semaine sur le twitter ou leur page facebook via 3 indices. 

On retrouve aussi des petits extras avec des chroniques La loi des séries : les conventions, les types de sérievores, comment regarder des séries, les séries qui font peur,… Ces vidéos, plus longues sont bourrées d’humour et de références à nos shows tv préférés ! 

On trouve également des Rétros pilots qui font le point sur une série quand celle-ci est terminée, l’occasion de revenir aux origines et de débattre !

 

Je suis très rapidement addict à cette chaîne, ma liste de séries à voir s’est rallongée d’au moins 20 pages et pour ça je les aimes et les déteste en même temps 😉 

Page facebook
Twitter

Chewing gum

Chewing gum

Michaela Coel 
Disponible sur Netflix

Bonjour/Bonsoir ! Vous connaissez mon amour pour les séries, surtout les courtes qui permettent de faire un petit break/une transition entre deux reprises, ou juste souffler lors du visionnage d’une série un peu éprouvant (aka Black Mirror). 

Je vous présente donc Chewing-gum, qui raconte la vie de Tracey une jeune femme qui vit avec sa mère et sa soeur dans un HLM en banlieue de Londres. Celles-ci sont très croyantes, pas de sexe avant de mariage, de petit ami ou tout autre démonstration. Cependant Tracey a quand même un fiancé ami, Ronald, également très religieux, ils vont se marier après 6 ans de relation. Seulement Tracey a 24 ans, vierge et meure d’envie de s’en débarrasser, c’est alors qu’elle rencontre Connor, ce qui va tout changer.

Cette série crée et interprétée par Michaela Coel est hilarante. N’hésitant pas à parler à la caméra, le personnage de Tracey est haut en couleur, entouré par ses amies qui sont à l’opposé de sa famille, ses mimiques vous feront mourir de rire tout comme ses théories et la mise en pratique des conseils qu’elle reçoit. 

Adaptée de sa pièce de théâtre, elle se compose de 6 épisodes de 22 minutes, de quoi faire une petite pause et repartir de bonne humeur ! 

 

Les Découvertes du Mouton – Tea Time

La web-série sanglante à infuser sans modération

Salut à tous, et bienvenue dans cette toute nouvelle édition du Marathon du Mouton ! On a eu l’occasion de parler de jeu-vidéo,  de chronique cinéma, de bar ou encore d’agent spéciaux, alors quoi de mieux qu’un petit thé pour conclure ? On est parti pour Tea Time !

Il s’agit d’une web-série thriller et huis clos, sortie pendant le premier trimestre 2016. L’équipe semble quelque peu sortie de nulle part : aucun visage connu à l’horizon, la chaine a été créée pour l’occasion, pourtant après quelques secondes, on note qu’il ne s’agit pas d’un travail d’amateur. En effet, le générique est très travaillé et la musique est inédite. Un joli cadre, un réal au nom imprononçable, alors, qu’attendons nous ?

L’action se déroule au début du 20ème siècle. Cinq bourgeoises se réunissent une fois par semaine depuis, à priori, très longtemps pour boire le thé pendant que leurs maris parlent affaires (entre autre).  Thé noir, magnifique robes et bonnes manières, tout semble respecter les bonnes mœurs de l’époque. Mais le sujet de leurs conversations est des plus inattendu : chaque semaine, elles cherchent un fait divers morbide et débattent autour pendant l’heure qui les réunies. Et comme si cela ne suffisait pas, l’une d’elle décide un jour de commettre elle-même un meurtre. Suite à quoi un concours de meurtres se lance entre nos bourgeoises.

La construction des épisodes est assez classique pour un huis clos, bien qu’il soit parfois perturbé par des changements de rythme ou des ruptures de règles. Par exemple, alors que la série commence à devenir redondante (chaque épisode donne la parole à la meurtrière du jour qui explique comment elle a procédé), un épisode nous présente les maris qui discuteront dans le salon de thé –pourquoi, vous le saurez en regardant la série ;)-. C’est très bien amené, et surtout, la cassure de rythme que ça produit relance vraiment la série quand on pourrait commencer à s’ennuyer.

Le jeu d’acteur est un peu poussif, mais ça n’est pas vraiment dérangeant car ça accentue la dimension année 1900. Les personnages sont très intéressants car extrêmement différents. De plus, même si la série est très courte (8 épisodes de 10-15 minutes chacun), elle sait nous présenter tous les caractères, les histoires et les convictions de ceux-ci.

Bref, Tea Time, c’est une excellente série à regarder au calme, sous la couette, un thé bien chaud au creux de la main. C’est sur ces belles paroles, que le marathon du Mouton se termine. J’espère que mes articles vous auront plu et que vous avez aimez ces web-série ! On se retrouve bientôt dans les Découvertes du Mouton pour de nouveaux projets 😉

PS : On me chuchote à l’oreille que, Wenceslas Lifschutz, le réalisateur de Tea Time, sort actuellement un nouveau projet très intéressant : Les Plaidoiries de l’Absurde.

 

Site de la web-série

Les Découvertes du Mouton – Entendu dans les bars

Salut à tous, bienvenue dans cette avant dernière édition du Marathon du Mouton ! En effet, comme je l’ai dit précédemment, on commence à avoir fait le tour des web-séries et il faut savoir le voir quand on atteint la fin d’un sujet. Je vais parler ici d’une série qui me tiens à cœur car elle nous vient d’outre-Atlantique, et comme je l’ai dit plus tôt, j’adooooore les productions québécoises. Alors, Entendu dans les bars, qu’est-ce que c’est ?

    Peut-être êtes-vous déjà tombé, chez votre dentiste ou en trainant dans les rayons de votre librairie préférée, sur des ouvrages tel que Brèves de comptoir, Les murs se marrent ou encore Perle de librairies. Il s’agit de recueils des plus belles absurdités, étrangetés ou tags originaux entendus au comptoir, dans les librairies ou tagués sur les murs. Si vous ne connaissiez pas, je vous invite à les découvrir, c’est génial ! Entendu dans les bars, c’est le même concept mais transposé en série.

On vous présente quatre personnages travaillant dans une boite de nuit québécoise. Il y a Eddy le videur, Jeff, le dee-jey (comme ils disent), Frank, le serveur et Cath, la barmaid. Chaque épisode les confronte aux clients les plus stupides, niais, radins…. Et chacun a sa façon de réagir. Il faut comprendre l’accent mais c’est très rafraichissant. Les épisodes sont assez court, les scènes s’enchainent bien avec un bon rythme. Bref, c’est de la bonne came !

Là où cette web-série sort un peu du lot, c’est que derrière chaque situation, un petit background se construit autour des personnages. C’est un style très commun dans les séries formats long comme par exemple NCIS, mais dans une web-série de ce type (épisodes indépendant et format très court), ce n’est pas forcément évident car on ne dispose que de très peu de temps pour raconter une histoire.

Sur ce, je vais me reprendre un verre, si ça vous dits de m’accompagner pour rencontrer la belle Cath 😉 La prochaine fois on parlera de la dernière web-série de ce marathon !

 

Quitter la version mobile