Le Monde de Dory

Le monde de Dory 

Andrew Stanton
Studios Pixar

Tu connais la blague du poisson clown ?

 

Aaaaaahh ! Quel plaisir de revoir notre très chère Dory sur grand écran. Il faut dire que son univers datait un peu puisque le premier film, Le Monde de Nemo, est sorti il y a maintenant 13 ans, en 2003. Et dire que je n’avais que neuf ans… et non ça ne me rajeunit pas tout ça, décidément…. 

Rappelez-vous : Nous avions laissé tout ce joli petit monde, composé principalement de Dory, un poisson chirurgien bleu ayant des « troubles de la mémoire immédiate », de Marin et son fils Nemo, deux poissons clows, en compagnie de requins vegans, d’un professeur d’école raie, et d’une jolie petite morale sur l’importance de la confiance et de l’amour paternel/maternel. Parce que oui, leur happy-end était pourtant loin d’être assurée. Entre une maman dévorée par un barracuda (baracuuudaaaaaa !), les monstres marins, les mouettes harceleuses, et les humains collectionneurs de petits poissons tropicaux, Nemo avait du soucis à se faire. 

Mais tout cela bien sûr, c’est du passé ! Nous retrouvons donc nos amis aquatiques un an plus tard. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Enfin, presque…puisque Dory se rappelle soudainement de sa famille, famille qui s’occupait d’elle lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant, (enfin, vous voyez quoi, un enfant poisson…). Notre alzheimer préférée se met donc en tête de retrouver ses parents afin de connaître ses origines, et de pouvoir partager ses souvenirs avec eux.  

C’est une….beautééééé !

Si l’histoire semble totalement copiée sur la première, il n’en est rien. Du moins, pas directement, puisque même si les poissons tentent de rejoindre rapidement les côtes de la Californie, ils ne re-traversent pas tout l’océan (malin les singes-poissons… vous l’avez ?). Ainsi donc, l’action ne se concentre pas sur un voyage en tant que tel, mais bien sur un nouvel environnement encore peu présenté dans l’univers de Nemo, celui de la ménagerie aquatique. Evidemment, comme son nom l’indique, l’action se concentre davantage sur Dory et ses troubles de la mémoire (je me répète comme elle). Le film nous dévoile également de nouveaux personnages notamment Destinée le requin-baleine, Bailey le béluga, et le grandiose, l’incroyable, Hank le poulpe. Mon personnage préféré rest tout de même l’huître…Oui j’ai trop ri en la voyant…Et croyez-le non ou pour la première fois de ma vie je n’ai pas détesté Kev Adams, non si si vraiment il double parfaitement la gentille baleine blanche. 

Il n’est peut-être pas aussi bon que le premier, certes, mais le monde de Dory reste très émouvant, très touchant, bien qu’un peu trop irréaliste et bon-enfant à quelques instants. Nous continuons de découvrir l’océan à travers la naïveté de Dory. L’animation est sublime, le doublage français excellent, bien qu’une blague répétée environ 8545874 fois dans le film reste insupportable et rompt avec l’ambiance immersive. 

 

  • Quand il fait chaud, ce film rafraîchit
  • L’animation est remarquable, c’est ma-gni-fique !
  • Les personnages secondaires sont drôles, genre, vraiment drôles
  • On comprend que Frank Dubosc est meilleur dans Nemo que dans Camping
  • Le doublage français est très bon
  • Un bain de tendresse
  • Une autre belle morale sur l’handicap au quotidien
  • Une blague redondante, incompréhensible, qui coupe l’action du film
  • Des petites incompréhensions avec son prédecesseur
  • Un film un peu trop bon-enfant, et convenu

Conclusion :

 

Personne ou presque ne peut égaler Le Monde de Nemo. Mais Le Monde de Dory met tout de même la barre très haute, et s’adresse à tous les membres de la famille, en passant du bébé qui hurle au fond de la salle, du couple qui s’embrasse, de cet enfant qui ne comprend pas un mot sur deux, et du poisson rouge. Un film à ne pas manquer cet été, qui offre un grand bol de marée fraîche, doux et divertissant. 

Avant toi – le film

Avant toi

Thea Sharrock

Bonjour/Bonsoir ! Il y a quelques semaines je vous parlais du livre de Jojo Moyes : Avant toi. En résumé j’avais a-do-ré ce livre, je vous laisse mon article juste ici

Le film est sorti la semaine dernière, j’ai attendu que la foule aille au cinéma pour avoir la salle (presque) à moi. 

Je l’avais évoqué dans mon article le choix d’Emilia Clarke me laissait un peu perplexe par rapport a la description de Lou dans le livre. J’ai revu mon avis : elle est parfaite. Ses expressions avec sa bouche, ses sourcils, les émotions qui passent dans ses yeux, bref tout correspond au personnage de la petite Lou ! D’ailleurs si quelqu’un peut me dire où trouver la presque entièreté de sa garde-robe je suis preneuse ! 

Quant au reste du casting, c’est pareil, tout correspond aux personnages initiaux que ce soit physiquement que moralement. Chaque personnage est bien sûr moins exploité que dans le livre (sinon le film aurait duré 3h facile) mais on retrouve les traits principaux chez chacun. 

Concernant le scénario bien sûr il a été évincé de pas mal de choses, dont tout le background de Lou avec sa famille, ce que je trouve dommage mais s’il avait été évoqué sans approfondir cela m’aurait frustré donc je suis contente. Toute la partie avec son petit copain va vite aussi mais c’est pour laisser place au vif du sujet. D’ailleurs, dieu merci, on a évité toute américanisation du cliché amour-dramatique. Bien sûr il y a quelques chansons mielleuses mais seulement 4 baisers et pas tant de larmes que ça ! 

C’est une bonne adaptation du roman, d’ailleurs le scénario a été écrit par l’auteur.

Et oui, j’ai pleuré. 

Le Garçon et la Bête

Le garçon et la Bête

Par Mamoru Hosoda, Produit par le Studio Chizu et Nippon TV
Kazé/Gaumont, sorti en DVD/Blu-Ray le 16 mai 2016 au prix de 14,12€ et avec une édition collector bien fournie à 37,99€

 

Considéré comme le digne successeur du grand maître de l’animation japonais qu’est Miyazaki, Mr.Hosoda a su conquérir son public au-delà des frontières de l’archipel nippon. Depuis son premier grand succès avec « La Traversée du Temps » en 2006, ainsi que ceux de « Summer Wars » et  » Les Enfants Loup, Anne et Yuki », il confirme son statut d’étoile montant, avec toujours une même recette simple mais efficace : celle d’imaginer un univers fantastique d’animaux parlants ou de pouvoirs télékinésiques pour mieux nous questionner sur les problématiques de notre univers ordinaire et moderne. Encore une fois « Le garçon et la Bête » ne déroge pas à la règle et nous invite à dépoussiérer le mythe du film d’apprentissage au travers d’une relation atypique mais unique : celui d’une bête maître d’armes et un jeune humain orphelin. 

Entre bons sentiments, tension dramatique, et scènes de combats épiques, ce cocktail japonais a-t-il su nous séduire ? Découvrons-le ensemble.

 

« J’aime pas les oeufs ! »

 

– Synopsis –  Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes… C’est l’histoire d’un garçon solitaire et d’une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d’une aventure qui dépasse l’imaginaire…

 

 – L’orphelin, la bête et le sabre –

Le film a pour ambition dès le départ de nous offrir en 2h  l’évolution du personnage de Ren d’enfant à l’adolescence : la perte de l’innocence suite à la perte de ses parents à celui de l’accomplissement de soi de l’acceptation de son passé. Un but très poussé pour un simple film d’animation destiné en premier lieu à un public familial. La première qualité de ce film serait donc ce savoureux mélange entre le divertissement tout public à l’humour enfantin et des scènes d’une rare intensité émotionnelle, et aux dialogues réfléchis. 

Chez Hosoda, la dimension fantastique ( représentée ici par le peuple des bêtes, créatures vivant dans un mode de vie proche de celui de l’époque féodale japonaise) s’immisce naturellement dans la réalité du quotidien, grâce à des passages secrets au détour d’une ruelle bondée de Tokyo. Tel Alice entrant dans le pays aux merveilles en poursuivant un lapin, Ren va chercher à retrouver cette curieuse « bête-ours » anthropomorphe Kumatetsu, le premier et le seul à lui tendre la main dans la pénombre de sa solitude. Les instants euphoriques côtoient les moments plus mélancoliques, de même que les hommages aux films de samouraï comme l’illustre l’enjeu scénaristique de départ : pourvoir vaincre son rival Lozen, le guerrier sage et le plus admiré et de faire de Ren son disciple dans le but d’être le successeur du seigneur du village ; bravant ainsi la loi stipulant aucun contact entre humain et bête. 

La première partie du film est donc centré sur « l’entraînement de Ren auprès de Kumatetsu durant ses premières années. Le ton y est léger : on assiste à des scènes classiques de gags propres aux japonais mêlant de quiproquo, d’expressions exagérés et de rires hystériques. On ne peut que sourire bêtement mais avec un attachement certain pour les relations qu’entretient Ren avec les habitants du royaume des bêtes que son propre maître. Le thème de la différence est clairement posé ainsi que celui de la tolérance de l’individu étranger.

Le réalisateur s’amuse aussi des codes du genre puisque la relation maître-élève diffère du récit initiatique habituel bien qu’on reste sur le thème cher au genre : comment un homme devient-il un homme ? Kumatetsu s’avère être un mauvais professeur, grossier et égoïste tandis que Ren lui en fait voir de toutes les couleurs à la première occasion, ne montrant aucun respect à priori pour son « maître » arrivant même à la surpasser sur plusieurs techniques. Mais ces deux êtres solitaires vont finalement apprendre à s’apprivoiser, au point qu’ici la notion de famille se pose : notre vraie famille est celle du sang ? ou celle qui nous a éduqué ? apporter de l’amour sous quelle que forme que ce soit ? C’est le terrible dilemme que se posera alors notre héros aux portes de l’adolescence en retrouvant son père biologique par hasard en retour dans le monde des humains remettant en question sa propre identité. Qui sommes-nous? d’où venons-nous ? et quel est notre place ? 

– Combattre avec le coeur –

 

« J’ai cru voir un gros minet ! »

 

La seconde partie s’ouvre ainsi sur une mise en scène plus mature, émotionnellement plus dense et aux discours plus sérieux mais en n’oubliant pas un humour de l’absurde incarné encore une fois par Kumatetsu. La grand force de ce film réside donc bien dans le développement de tous les personnages sans exception. Les secondaires sont tout aussi importants pour l’intrigue et attirer spontanément la sympathie du spectateur. Contrairement à d’autres clichés tenaces dans l’animation japonaise, il n’est pas question ici d’un scénario binaire de gentils contre des méchants. Cela n’est pas qu’une simple façon habile d’éviter tout manichéisme. Le film est à lui seul une métaphore ironique d’une actualité bien présente aussi bien au Japon que dans les pays occidentaux, où Hosoda nous rappelle qu’une bête peut émerger en chacun de nous. Ce n’est pas hasard si Ren lit Moby Dick de Melville recentrant le film sur l’idée que Ren doit savoir combattre ses propres démons, à la fois littéralement et métaphoriquement apaisés par la présence paternelle de Kumatetsu, la profonde amitié de Kaede et le souvenir vif de sa mère (matérialisé sous la forme d’une boule de poil nommée Chiko, la mascotte « kawaï » du film pour faire vendre quelques goodies au film ?).

La poésie du film est surtout servie grâce à un magnifique travail sur la mise en scène et le chara-design des personnages : un travail en 2D « à l’ancienne » comme on l’aime, et avec un charme incomparable (dessins précis, couleurs bien choisies). Au point, que certaines animations en 3D dans les scènes d’actions arrivent comme un cheveu sur la soupe, et sem
ble faire assez tâche dans le tableau ( notamment celle de la baleine, reflet symbolique des pouvoirs du personnage d’Ichirôhiko bien qu’elle ne soit pas vraiment moche en soi). La bande son est aussi très agréable et rempli son job correctement, bien qu’aucun morceau ne marque vraiment le thème récurrent qu’on peut entendre dans le générique du début et souvent durant les scènes d’affrontement ( mêlant percussions et contrebasses) donne un rythme très accrocheur.

Les défauts qu’on peut pointer seraient tout d’abord certains personnages plombant l’ambiance du film sont les deux amis de Kumatetsu, Tatara et Hyakushubo, qui ne cessent de commenter tout ce qui se passe diminuant ainsi l’impact de certaines scènes : est-ce pour mieux expliciter certains sous-entendus des dialogues aux plus jeunes de peur qu’ils ne comprennent pas tout ?

Ensuite, la durée du film lui-même fait défaut tant que le réalisateur n’a pas le temps de développer les motivations de certains personnages et donc certaines pistes scénaristiques intéressantes. Bien qu’on comprend l’essentiel à la fin, cela fait retomber le rythme de façon trop brute sur certaines scènes -clés qui déroute le spectateur : notamment les révélations sur le passé de d’Ichirôhiko ou sur la réincarnation de Kumatetsu…pourquoi Kumatetsu veut-il devenir le nouveau seigneur ? Pourquoi doivent-ils absolument prendre un apprenti ? En quoi la famille d’adoption que fuit Ren est-elle si horrible ? Certaines n’auront pas de réponses laissant le spectateur se projeter sur les personnages qui lui sont offerts. 

On peut aussi noter que le film ne met en valeur qu’un seul personnage féminin en la personne de Kaede, ce qui est assez frustrant au point de penser de façon inconsciente que ses rares apparitions sont réduites à n’apporter qu’une excuse scénaristique pour Ren (sous forme d’une amourette) et à retourner dans le monde des humains pour jouer les adolescents rebelles envers Kumatetsu pour aider véritablement à faire avancer l’intrigue ( bien qu’elle illustre l’idée que l’éducation d’une personne se fait aussi au travers des rencontres en dehors du cercle familiale et au contact de la connaissance culturelle). Dommage car elle dérogeait à l’archétype de l’héroïne japonaise classique avec un potentiel certain mais dont la durée du film n’aide pas non plus à servir son propos. 

On sert trop vite le dessert j’ai envie de dire pour nous dire gentiment de nous dépêcher de sortir de table car le film durant déjà presque deux heures, il faut finir l’histoire rapidement. Dommage, car on en redemandait encore !

Virilité à l’état pur !

 

    • Le retour d’un film d’animation en 2D fait toujours plaisir aujourd’hui !
    • Des personnages aussi bien principaux que secondaires attachants et intéressants
    • Une intrigue mêlant ton léger et enjeux plus matures 
    • On passe du rire aux larmes, de la baston badass à des scènes intimistes avec bonheur
    • Parce que…. Kumatetsu c’est Baloo en mieux…! 
  • Le film ne prend pas le temps d’explorer toutes ses pistes scénaristiques ce qui est frustrant
  • Des personnages féminins inexistants ou presque
  • Des passages en animation 3D assez lourds visuellement

Conclusion : Le garçon et la bête est donc un petit bijou d’animation qui se savoure bien installé sous vos couvertures où les larmes et les sourires béats y sont autorisés. ça donne bien envie d’enfiler son kimono et de rejoindre le petit monde de Ren. On ne peut que vous conseiller de le voir et de découvrir ou redécouvrir ce nouveau maître de l’animation actuel au service des petits comme des grands enfants ! 

 

 

La 5ème Vague

 

La 5ème vague

Par Jonathan Blakeson, avec Chloë Grace Moretz, Nick Robinson, Zackary Arthur…
Columbia Pictures, Sony Pictures, sortie en DVD/BR/VOD le 1 juin 2016

Trop swaggg l’affiche !

 

 A l’occasion de la soirée organisée par le Grand Rex le 31 Mai 2016 ainsi que celle sur support DVD et Bluray, nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir avec nous le film «  La 5ème Vague », adaptation du premier tome de la trilogie littéraire de Rick Yancey.

Depuis le succès mondial d’Hunger Games, aussi bien des livres que des films : une nouvelle mode souffle sur le paysage hollywoodien : les films dystopiques. Ce phénomène décrit par de nombreux critiques cinéphiles ou littéraires, symbole de toute nouvelle génération d’adolescents séduit de plus en plus en témoigne le nombre d’adaptations du genre tel que  » Le Labyrinthe » ou le dernier volet de « Divergente – au-delà du mur » pour ne citer qu’eux. Aussi bien le jeune public que le plus âgé semble être pour ces héroïnes et héros « ordinaires » plongés dans une société en plein chaos et incarnant l’espoir, la rébellion contre une autorité archaïque, presque totalitaire.

Afin de répondre à cette soif du moment, les producteurs s’empressent donc d’acquérir les droits d’adaptations de multiples sagas dont celle de Rick Yancey. Avec plus ou moins de succès ? C’est ce qu’on va essayer de voir ensemble. La comparaison avec les films dystopiques cités plus haut ne pourrait pas être éviter dans cette critique mais c’est pour mieux discerner les bons points et les mauvais de cette adaptation. Considérant les films d’adaptations de romans comme étant une relecture du support écrit original ( et non un copier-coller), je ne ferais pas de comparaison avec le livre, je me contenterais d’écrire un avis sur le film, sa réalisateur, ses acteurs et son univers pour ce qu’il est.

 

Un petit tour dans ma caisse ça te dit ?

 

– Synopsis –

Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé presque la moitié de la population mondiale. Cassie Sullivan, adolescente de 17 ans, essaie de survivre dans ce monde de chaos suite à une invasion extraterrestre, nommés « Les Autres » qui auraient pour pour projet de s’approprier la Terre. Terrifiée et se méfiant de tout,  Cassie tente de retrouver son petit frère Sammy retranché dans un base militaire. Alors que la 5ème vague d’attaque se prépare, elle va se retrouver à faire équipe avec un jeune home Evan qui pourrait bien représenter son dernier espoir.

 

– Et si Katniss était blonde ? –

 Nous pouvons le dire en toute franchise : la première demie-heure condense le meilleur du film. Nous, spectateurs sommes directement plongées au coeur de l’action grâce au plein d’effets spéciaux bien amenés et parfaitement orchestrés.Les scènes illustrant la vie avant les attaques sont courtes, suffisantes à elle-même et permet de poser les bases nécessaires des différents personnages qui seront en jeu par la suite. Bien qu’on nous épargne pas les clichées -jeune adolescente folle amoureuse du gars le plus populaire du lycée ( capitaine de l’équipe de football), soirée étudiantes arrosées, et vie universitaire au campus utopique- l’action arrive vite et instaure un climat oppressant. L’atmosphère d’un chaos imminent est remarquablement amené et les relations entre personnages sont simples et touchantes notamment celle de l’héroïne vis-à-vis de son petit frère bien que trop convenue d’avance ( bien qu’on ne peut s’empêcher de penser tout de suite à Katniss et Prim). La présentation des différentes vagues successives peuvent aussi être vues comme un clin d’oeil aux films catastrophe tels qu’Indépendance Day ou La Guerre des Monde. L’occasion aussi de générer un sentiment de paranoïa à la The Thing, pas exploité au point de rendre le film anxiogène, mais tout de même présent grâce à la menace extraterrestre envahissant la Terre en prenant l’apparence de vrais êtres-humains.  

La 5ème vague est dispo sur Amazon pour 17.99€ en DVD et BluRay !

On aurait bien aimé que l’ensemble reste ainsi. Evidemment, ça ne le sera pas. Les scènes de disparition, d morts successives sont toutefois tellement expédiés qu’on n’a ni le temps de nous émouvoir ou de nous choquer, ni même d’apporter une influence véritable sur la psyché des personnages. Car le problème de la plupart de ces adaptation, c’est que le film s’attarde plus sur la romance que sur les véritables enjeux scénaristiques. Le scénario se laisse aller à une romance un poil naïve et absurde pas finement amenée ( Evan, jeune bûcheron benêt prenant son bain de minuit doit être un cousin caché de Jacob de Twilight en plus poilu.. tellement que notre héroïne semble plus attachée à son torse nu qu’au reste). Ainsi, le triangle amoureux entre le blond, le brun et l’ingénue se dessine encore une fois. Mais bon, le principe c’est qu’au moins l’un des héros arrive à choper à bisou à la fille c’est déjà ça pour émoustiller la galerie et nous garder en l’haleine pour le prochain volet.

Après, l’humour ne manque pas si bien qu’on pourra croire que le film s’auto-parodie sur ces moments ce qui rend le tout parfois plutôt sympathique à regarder et à prendre le prendre comme il vient : un divertissement oscillant entre le teen-movie et le film catastrophique. Les scènes du camp d’entraînement avec la petite bande de jeunes soldats rehaussent un peu le rythme, et permet aussi des ressorts scénaristiques intéressants notamment sur l’endoctrinement militaire des jeunes en contexte de guerre.

 

Je te protègerai Katniss.. enfin Tris.. oh zut Cassie !

Cependant, je salue la prestation de Chloë Grace Moretz, jeune actrice en vogue à Hollywood ( grâce aux films « Kick-Kass ») qui tient le film à elle seule bien qu’elle possède un talent qui pourrait être mieux exploiter dans d’autres films j’espère. Son jeu, ses expressions et son charisme à l’écran nous fait rendre son personnage attachant. De plus, c’est on premier film où elle
occupe un vrai rôle principal.

Et ça le film vaut le coup, pour le reste pas de grande surprise, même si l’ensemble se regarde.En effet, le rythme du film s’essouffle pas trop par moment grâce à l’alternance exode/quête de Cassie « à la Walking Dead » ( chemins parcourus sur des autoroutes désertes ou les forêts) avec les scènes des camps militaires d’offensive anti-alien avec des prises de vue sympathiques depuis la visière verte des casques des combattants. 

– Bella délaisse les vampires pour les extraterrestres –

La 5ème Vague aurait dû voir bien plus loin que la simple romance entre Cassie et ses deux soupirants surtout si on s’appuie la situation apocalyptique du départ. Mais le film casse son rythme en le laissant ronronner à base de larmes, de longs regards amoureux et de baisers langoureux en délaissant l’action et en rendant parfois les scènes plus stressantes qui suivent moins crédibles après s’être taper le torse nu en gros plan.

Le film ne fait que cumuler des choses vues et revues mais faut aussi retenir que le public visait ici est avant tout les adolescent(e)s, faut donc distiller un peu de bisous, bisous dans cette invasion d’E.T pas sympathiques. S’il y a bien quelques scènes réussies et une certaine dose de suspense, je ne suis pas sur que ce long-métrage restera dans les anales tant qu’aussi les motivations des méchants reste assez peu convaincantes aussi…( après peut-être cela cache aussi un autre mystère ?).

 

Concernant le reste du casting, Liev Schreiber est aussi bon mais pas assez mis en avant ; peut être peut-on retenir Maika Monroe qui nous joue un personnage fort intéressant mais encore une fois laissée trop de côté ( enfin une héroïne qui détient un rôle de combattante sans complexe) et Alex Roe ne marque non plus. La bande son est également oubliable, aucun morceau ne retient vraiment l’attention et bien qu’elles remplissent très bien leurs rôles d’amplificateurs d’émotions, aucune musique nous emporte vraiment.

Touché, Coulé !

 

  • Pour le jeu et le charisme de Chloé Grace Moretz.
  • De bons effets spéciaux et un esthétisme agréable comme attendu pour un blockbuster.
  • Un dénouement intéressant 
  • Des personnages féminins assez badass
  • Scènes parfois clichées et trop revues
  • Une place trop importante à la romance miéleuse au détriment d’un scénario avec du potentiel
  • Des seconds rôles oubliables

Conclusion :

La 5ème Vague, malgré ses défauts, se laisse regarder sans se prendre la tête si vous êtes fan du genre. La fin nous laisse sur… notre faim. En vue des résultats décevants au box-office, la suite ne semble pas être prononcer pour le moment.. Espérons quand même qu’on aura le droit de voir un second volet pour savoir si Cassie choisira l’humain ou l’extraterrestre… A vos Jeux !

                                                                     #TeamBen ou #TeamEvan ??

 Merci à Sony Pictures pour l’invitation presse à l’événement au Grand Rex 🙂

 

Vous êtes arrivés jusqu’ici ? Vous avez bien fait ! On vous avait réservé une surprise ! 

Rendez-vous sur notre page Facebook et jouez pour gagner un code Google Play Store pour le film « La 5ème Vague » ! 

Identify de Steven Gomez

Identify

De Steven Gomez, avec Vanessa Kirby, Thure Lindhardt
Sony Pictures Home Entertainment

– Identify the synopsis –

Identify, c’est l’histoire d’un capitaine, Bukes qui va se rendre sur une île d’entraînement militaire afin de tester les dernières technologies développées par l’État en matière d’arme militaire. Ces robots de combats se révèlent être finalement autonomes au combat et assistent le commando. Rapidement, les robots analysent et anticipent les actions du groupe commando et se retournent finalement contre eux. Bukes et ses hommes se retrouvent donc face à d’impitoyables robots, violents et incontrôlables.

Le scénario a donc beaucoup de ressemblances avec ce qui se faisait dans Predator avec Schwarzenegger dans les années 80. Le film est même plutôt mauvais en fin de compte. L’idée est loin d’être originale, le tout n’est pas particulièrement bien amené et on s’ennuie durant la plupart du film… Cependant, il n’est pas dénué de toute qualité non plus.

– Identify the qualities –

Le film profite également d’un steelbook vraiment joli !

Malgré tout, il faut reconnaître quelques atouts (pas bien nombreux mais tout de même) à Identify. Certains effets spéciaux ont été plutôt bien réalisés malgré le budget assez faible du film. On a des robots parfois plutôt classe, et même les effets spéciaux d’HUD (informations supplémentaires à l’écran comme lors des identifications ou autre) sont relativement belles. Les yeux de Vanessa Kirby remplis d’informations au début sont plutôt jolis pour la rétine, et c’est grâce au support Blu-Ray et sa bonne résolution globale sur ce film qu’on a le droit à quelques jolis plans dans le film. On parlait de Vanessa Kirby, l’actrice révélée en 2011 dans la série The Hour arrive à tirer son épingle du jeu et se démarque un peu du jeu d’acteurs relativement faible dans le film. Bien qu’elle n’arrive pas non plus à nous garder captivés tout du long, l’effort était là et on ne peut que l’applaudir.

– Identify the defaults –

Identify-cation en cours

J’ai essayé de mettre en avant les qualités qui ressortaient du film au-dessus, c’est bien parce que tout le reste n’arrive pas à se démarquer et est plutôt moyen. N’étant déjà pas fan de ce genre de film SF/Robot/Aliens tout-puissant, je partais déjà avec un désavantage… Cela étant dit j’essayais de rester objectif en regardant le film et rien n’y a fait. Scénario plutôt bancal, on n’apprend pas grand-chose sur aucun des personnages. On a plus une succession de bastons entre humains et robots possédés sans vraiment comprendre pourquoi. Cela aurait pu être un jeu vidéo en fait, un FPS ou l’on dézingue du robot sans vraiment connaître l’histoire de cela, et encore… Bref, je ne vais pas m’amuser à énumérer tout ce qui ne va pas dans ce film, mais sachez qu’il n’y a malheureusement pas grand chose à en attendre.

  • Quelques jolis effets spéciaux sur Blu-Ray qui viendront illuminer la rétine.
  • Pour le petit budget, c’est quand même propre niveau effets spéciaux
  • Vanessa Kirby qui se défend comme elle peut malgré un jeu en déca de ce qu’elle fournit
  • Jeu plutôt mauvais
  • Scénario plutôt mauvais
  • Effets spéciaux inégaux

Conclusion :

Identify est une sorte de Predator low-cost des années 2010.  Les effets spéciaux sont parfois jolis, mais souvent pas incroyables, mais compte tenu du faible budget pour le film, c’est franchement très correct à ce niveau là. Le jeu d’acteurs est plat et le s
cénario bancal, il n’est malheureusement pas l’un des films que nous pourrions chaudement vous recommander pour 2016…

Pour les personnes qui sont tout de même curieuses, vous pouvez retrouver le film ici (le steelbook est vraiment joli par contre pour votre collection !)

Merci à Sony Home Entertainment de nous avoir fourni le Blu-Ray de test support

Rock The Kasbah

Rock The Kasbah

Par Barry Levinson, avec Bill Murray, Zooey Deschannel, Bruce Willis …
Sony Pictures Entertainment, sortie en France en VOD/BR/DVD le 15 juin 2016

– Bill Satriani –

 

Qui l’aurait cru un jour ? Le fameux Bill Murray (Ghostbusters) avec la joyeuse Zooey Deschanel (Série New Girl) ou encore le célébrissime Bruce Willis (Pulp Fiction) réuni autour d’une comédie rock se déroulant au moyen-orient… Casting original pour un film original, mais que vaut-il réellement ? 

Give a hug to that man !

La musique est très présente dans ce film qui frôle la comédie musicale. En revanche, on est loin d’une comédie musicale rock. Rock the Kasbah n’a que de nom le rock qui en émane : les musiques sont pourtant souvent orientées rock/rockabilly, mais il manque l’esprit associé au rock : un grain de folie. Le film est relativement plat et manque réellement d’action. Bien que Bill Murray reste en forme pour son âge et tient son rôle du début à la fin, il manque quelques étincelles, quelques folies auxquelles le chasseur de fantômes nous avait habitués.

– This is the voice ! –

Richie (Bill Murray) , grand producteur musical part en Afghanistan pour une tournée humanitaire avec son tout dernier client avant sa retraite. Malheureusement, son voyage ne se passera pas du tout comme prévu. Entre pertes de papiers, trahisons et votes de télé-réalité, le dernier voyage de Bill Murray sera loin d’être de tout repos, c’est pour dire ! 

Durant son voyage, il va rencontrer une jeune afghane à la voix envoûtante. En bon producteur, Richie la repère et part à Kaboul pour la faire participer à Afghan Star (l’équivalent de notre Nouvelle Star locale). Les problèmes éthiques et sociaux du pays, peu habitué à ce genre de manifestations musicales, ouvrent donc le scénario sur un  domaine qui surprend. Le comique de situation et le décalage entre le rocker américain et la civilisation afghane auraient été intéressants à développer davantage. On a bien quelques références à cela mais cela reste léger. (quand les rockeurs se promènent en voiture dans les rues de Kaboul comme si de rien n’était)

– Psychedelic Rock –

Regardez à nouveau l’affiche en début d’article : elle est colorée, pétillante, et nous amènent pleins de belles images colorées pour le film. Pourtant il n’en est rien, le film reste plutôt fade et manque d’éclat. Tout reste dans des tons sombres, gris. Zooey Deschanel est peut être le seul élément à se démarquer de ce point de vue là (comme à son habitude pour ceux qui peuvent suivre la série New Girl dont elle est la protagoniste principale). C’est dommage, en voyant l’affiche du film, je m’attendais vraiment à quelque chose de fou et d’extravagant alors qu’il n’en est rien.

Après, le film reste sympathique à regarder, ne serait-ce que pour son casting varié et intéressant et sa bande son pop/rock/electro/jazzy éclectique. Vous ne passerez pas un mauvais moment en regardant ce film, c’est une chose certaine. Il y a même quelques passages plutôt comiques : Murray qui reprend Smoke On The Water en plein désert pour ne citer que ce passage…

  • Casting prometteur
  • Jeu d’acteurs correct
  • Excellente BO (qu’on peut retrouver ici)
  • Bonne idée au départ, mais juste survolée
  • « Rock » the Kasbah ? Où est l’esprit fou du rock ?

Conclusion :

 

Barry Levinson nous sort un nouveau film original du haut de ses 74 ans. « Rock the Kasbah » est loin d’être mauvais, mais sans être non plus excellent. Une bande-son irréprochable, mais un film qui n’a pas tant que ça l’esprit « rock ». Au vu de l’affiche funky et psychédélique, on espérait un petit brin de folie de la part de Murray et de la flopée d’acteurs sympathiques présents, mais le film n’arrive pourtant pas à convaincre à la hauteur que l’on pourrait l’espérer. Il n’en reste néanmoins pas un film des plus sympathiques à regarder le temps d’une soirée où l’on veut un petit peu groover sur le son de Parov Stelar. Médaille de bronze.

Gus Van Sant a la Cinémathèque

Gus Van Sant 

Cinémathèque Française (Paris)
Jusqu’au 31 juillet 2016

 

Bonjour/Bonsoir ! Il y a quelques jours je suis allée voir la nouvelle exposition de la Cinémathèque Française qui se trouve a côté du Zénith, à Paris. 

J’aime beaucoup ce lieu car leurs expositions sont complètes avec des sujets et/ou noms toujours intéressants et contrairement aux musées « classiques » l’espace est a chaque fois différente avec une scénographie unique. 

Après Scorcese, Tim Burton ou encore Kubrick c’est au tour de Gus Van Sant de se voir exposé. 

Contrairement à ses prédécesseurs la Cinémathèque ne se focalise pas sur les films et courts-métrages réalisés pour laisser place à l’artiste qu’il est. Une jolie façon de découvrir un autre aspect et de mieux comprendre sa façon de réaliser. Si vous ne connaissez pas Gus Van Sant c’est lui qui a réalisé Elephant (palme d’or à Cannes en 2003), My own private Idaho, Last Days, Will Hunting ou plus récemment Paranoid Park, Promised Land  ou Nos souvenirs. Vous retrouvez quand même quelques extraits de films, des vidéos de making off ainsi que certains courts-métrages.

Si vous avez vu certains de ses films (notamment Paranoid Park  et Elephant) vous avez remarqué qu’il y a souvent de longs plans silencieux, parfois très serrés avec un aspect photographique. Eh bien tout s’explique : Gus Van Sant est un passionné de photo ! Sa carrière a commencé avec un appareil à l’âge de 16 ans. On retrouve une série de portraits, des paysages et le clou de cette partie : des polaroïds de toutes les personnes avec qui il a travaillé : auteurs, inconnus, acteurs/actrices, réalisateurs… Il y a du beau monde ! 

Par la suite on découvre sa collection de peintures. Alors on aime ou on n’aime pas ces portraits d’anonymes mais il faut reconnaître que le garçon a du talent ! Il sait dessiner et manier les couleurs. 

Puis sa méthode de travail concernant la création d’un scénario, le placement des caméras. C’est très intéressant, ce ne sont pas de longues lignes de textes mais plutôt des bulles de couleur révélant l’ambiance dans laquelle se trouve les personnages. On retrouve aussi le choix pour le placement des caméras pour Nous Souvenirs et c’est assez étonnant ! 

Pour finir sur une présentation de clips qu’il a réalisé : Bowie, les Red Hot Hili Ppers et de chansons qu’il a écrites, composées et interprétées lui-même. Là encore : nouvelle facette, aucune fausse note.

Gus Van Sant est un artiste à part entière. 

Toutes les infos ici

 

 

Alice : De l'Autre côté du miroir à l'Arludik

Bonjour à tous !

Jeudi dernier on s’est rendus au vernissage de l’exposition d’Alice : De l’autre côté du miroir à l’Arludik (12 Rue Saint-Louis en l’Île, 75004 Paris). Il s’agit de l’exposition de deux artistes : Kei Acedera et Bobby Chiu qui ont réalisé une quarantaine d’oeuvres pour le compte du film à venir prochainement chez Disney : « Alice : De l’autre côté du miroir ». Les artistes ont toujours été habitués à travailler ensemble et regroupent déjà leurs travaux sur leur DeviantArt

 

Ce qui est étonnant avec ces artistes, c’est qu’ils ont fait à eux deux presque 40 tableaux, mais que ces tableaux regroupent de nombreux styles et techniques de dessin différentes. Les artistes ont donc de nombreuses cordes à leurs arcs, et l’exposition est très jolie, bien que très petite (deux petites salles seulement dans la galerie de l’Arludik).

Le plus ? C’est gratuit ! Alors pourquoi s’en priver ? L’exposition sera à la Galerie Arludik jusqu’au 15 juillet, et on ne peut que vous inviter à y faire un tour ! 

 

Pour les non-parisiens fans du pays des merveilles, vous pouvez vous consoler en retrouvant toutes les oeuvres numérisées sur le site d’Arludik (Partie Artistes, puis cliquez sur l’exposition d’Alice)

 

Quelques oeuvres :

 

PANDEMIC

PANDEMIC 
Sortie en DVD, Blu-ray et VOD le 25 mai 2016

John Suits
Marco Polo Production

Bonjour/Bonsoir ! Les fans de jeu vidéos l’auront reconnu à la bande-annonce : c’est un film tourné en mode FPS. Pour les non-initiés : à la première personne. Mais pas seulement ! On alterne les vues a la première personne et de face, un peu comme dans un jeu, les personnages le répètent régulièrement « Think of it as a game ». 

Le film Pandemic surfe sur cette nouvelle mode de point de vue à la première personne qui fait fureur avec Hardcore Henry ou Grimsby (par moment). Si le film vous tente, que vous vous dites qu’il a l’air génial ou que vous l’avez vu et aimé : passez votre chemin, ce n’est pas mon cas. 

Par où commencer… Bon il faut savoir que j’ai donné toutes ses chances au film : j’ai regardé Pandemic en VO. Le casting était prometteur : Missy Pyle que l’on retrouve dans Gone Girl / Mon Oncle Charlie  / Z Nation et d’autres séries, Mekhi Phifer vu dans Divergente / FBI : Duo très spécial / Torchwood / Urgences,… Et Aflie Allen (frère de Lily) qui interprète Theon Greyjoy dans Game Of Thrones (en mode beau gosse et ça c’est cool !).

Le réalisateur ? Maintenant que j’ai regardé sa filmographie j’aurai pu me méfier d’avantage : 4 films réalisés depuis 2007 dont la note ne dépasse pas 3 sur allocine, apparemment que des drames/thriller avec du gore à gogo, notez qu’ils sont TOUS sortis uniquement en DVD…

Alors, la base : il n’y a pas de scénario. Enfin, on envoie une équipe de bras cassé vérifier s’il reste des survivants dans une zone, avec comme équipement des battes de baseball en bois, EN BOIS les gars sérieux ? Le truc va se casser au bout de 3 coups sur la tête ! Ensuite ils sont 2 fusils à pompe pour une équipe entière et un couteau. Niveau items, on repassera. La docteur ne sait pas se battre évidement, le black meurt en premier (cliché !). Et parlons de leur équipement… c’est une combinaison en toile genre pas DU TOUT solide, genre une aiguille passe à travers sans soucis (ils ont une sorte de seringue qui permet de savoir si les gens sont infectés grâce à une goutte de sang), alors une morsure de pseudo zombie vous pensez bien… 
Si on parle des infectés : ce sont des personnes qui deviennent de plus en plus violentes et folles. Soit-disant, parce qu’elle sont entre bêtes et intelligentes quand même, elles se nourrissent de chair humaine mais ne s’attaquent pas entre elles et arrivent à mettre en place des pièges assez astucieuses pour des créateurs qui sont censées être folles alliées. Ah oui, l’équipe de bras cassés se baladent en bus sur lesquels les infectés tapent dessus on dirait nuit debout c’est ridicule à souhait. 

Je pourrais continuer longtemps : les clichés du silence avec la bestiole qui débarque d’un seul coup accompagné d’une musique stridente, l’incapacité à tuer correctement une créature, les dialogues à rallooooooooonge qui ne servent à rien…

Je terminerai donc sur le point qui m’intéressait à la base : la réalisation en mode FPS. Eh bien c’est plutôt raté aussi ! On passe d’un point de vue à l’autre sans trop savoir qui filme (oui il y a une caméra implantée dans leurs « casques ») comme dans les jeux on aurait pu avoir le nom de la personne qui film en bas à droite par exemple. Le principe n’est même pas respecté car on a des plans larges classiques, parfois des caméras de surveillance : bref c’est raté. 

En conclusion : c’est nul, c’est un nanar qui n’est pas assumé et c’est bien dommage, car l’idée de la vue FPS est probablement une excellente idée, mais mal exploitée.

Je vous laisse la bande-annonce quand même, histoire de vous faire votre propre opinion : 

Si vous avez envie de tenter l’aventure en vue FPS, sachez que le film sort demain au prix de 15€ en DVD/BR seulement

Merci à Sony Pictures de nous avoir proposé ce film, on espère que le prochain sera meilleur ! 😉 

Comic Con 2016 : De retour en France !

Comic Con 2016 : ça arrive !

 

La première édition de la Comic Con parisienne avait connu un franc succès l’an dernier. C’est donc tout naturellement que le festival remet le couvert pour cette année 2016 ! 

Le festival se déroulera comme l’an dernier au Hall de la Vilette, et ce sera les 21, 22 et 23 octobre 2016 ! 

Concernant les tarifs, ce sera plutôt élevé, mais quand on voit le nombre d’acteurs et de célébrités présentes (la vraie comic con de San Diego n’a qu’à bien se tenir !) c’est plutôt logique. Comptez 21.99€ par jour ou bien 59.90€ pour les trois jours. Pour les plus aventuriers d’entre vous, un pack dîner avec les invités est disponible, mais il faudra avoir un peu plus d’argent que ces sommes.

– Invités à foison –

Pourquoi est-ce que l’on voulait vous parler de cette nouvelle édition qui revient… Car les invités cette année sont de taille :

Tony Moore, co-créateur de The Walking Dead
  • Pierre Christin et Jean-Pierre Mézières : les auteurs de Valérian, agent spatio-temporel et Valerian et Laureline. La série sera d’ailleurs bientôt adaptée au cinéma par Luc Besson ! 
  • Tony Moore : LA raison de venir à cette Comic Con 2016 ! Le co-auteur de The Walking Dead sera là ! 
  • Erik Larsen : Dessinateur sur les séries Spawn, Spiderman
  • Greg Pak : Scénariste sur les séries Batman v Superman, prochainement Totally Awesome Hulk (le titre nous intrigue, on avoue)
  • Mirko Colak : Dessinateur sur les séries Punisher, Les agents du S.H.I.E.L.D.
  • Terry Moore : Créateur de la série Strangers In Paradise
  • William Simpson : Dessinateur sur la série Batman
  • Stephanie Maslansky : Costumière sur la série Netflix Daredevil
  • Chad Hardin : Dessinateur de Harley Quinn 
  • Katie Cassidy : Actrice dans Arrow
  • Dominic Purcell : Acteur dans Prison Break
  • Marcus To : Dessinateur Red Robin, Batwing
  • to be continued…

Bref, pour Moore ou Cassidy, ça s’annonce vraiment chouette déjà ! Vous y serez ? Nous… Sûrement ! 

 

 

 

Et la femme créa Hollywood

Et la femme créa Hollywood – Sélection Cannes classique 2016

Julia Kuperberg et Clara Kuperberg
Wichita Films avec la participation d’OCS
diffusions le 20 mai à 22:40 et le 22 mai à 13:00 sur OCS Géant 

Bonjour/Bonsoir ! Si vous suivez un temps soit peu l’actualité, vous devez savoir qu’Hollywood est souvent au centre de conflits femmes/hommes concernant la suprématie de ces derniers dans ce milieu. Mais saviez vous que les premières personnes a avoir réaliser des films, des scénarios, à avoir produits des films à Hollywood sont des femmes ? 

Dans le cadre de mes études j’ai, un peu, vu l’histoire du cinéma. On a parlé des femmes, quelques unes dont Alice Guy qui est considérée comme la première femme réalisatrice, productrice et a avoir son propre studio. Elle est loin d’être la seule ! Certaines ont écris plus de 400 scénarios. 400 !!!!! Vous vous rendez-compte ? C’est impressionnant, c’est beau ces femmes qui ont fait le cinéma et triste de voir comment elles se sont faites jetées du milieu à la fin de la seconde guerre pour retourner dans leurs foyer « faire leur travail de femme ». Heureusement que des femmes aujourd’hui, réalisent, écrivent, produisent mais elles restent encore trop absentes.. D’ailleurs le documentaire alterne images d’archives et témoiniages/entretiens avec les femmes du cinéma américian d’aujourd’hui.

Dans ce documentaire, on découvre de nombreuses images/photos de femmes en action dans ce milieu. Elles sont sorties d’archives bien enfouies à Hollywood. Par ces temps où la femme se bat pour être l’égal des hommes, ce documentaire fait du bien et remets à sa place tous ses machos !

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