Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 09/11/2019


Le froid arrive et pointe le bout de son nez sur nos vitres… Une seule solution : brisons la glace! (haha) Rien de mieux pour se réchauffer que de blast de la bonne musique à fond la caisse ! 😉 Au programme Novelists, Polaris, Holding Absence… Serait-ce un complot de Sharptone Records?

 

– CHANSONS –

Novelists – Somebody Else

Après l’avoir entendue en live samedi dernier au concert de Being As An Ocean, Novelists revient avec un nouveau son pour ce mois : Somebody Else. La chanson commence avec un petit solo à la guitare de Florestan Durand. Vous savez, un de ces solos qui se démarque par sa technicité et par lequel on reconnaîtrait le groupe instantanément. On y sent quelques airs de Plini et Wavey là-dedans, mais bien loin d’être déplaisant. (D’ailleurs, si vous ne connaissez pas encore Wavey, allez me checker ça!) La mélodieuse voix de Mattéo Gelsomino vous emporte paisiblement dans ce voyage avant d’éclater en puissants screams. L’atmosphère quant à elle, paraît moins sombre à l’oreille que le précédent titre qu’ils ont sorti, notamment grâce aux riffs presque joviaux. En bref, c’est un titre pour lequel votre addiction risque de se développer… et plus vite que prévu!

 

Polaris – Masochist

Eh oui, un deuxième titre d’un autre groupe signé chez Sharptone Records, décidément ! Et en plus ce n’est pas fini, puisque vous aurez même droit à une troisième sortie d’eux avant la fin de ce récap. Les Australiens de Polaris qui ont bien fait trembler l’Olympia aux côtés de Architects au début de cette année sont de retour. On commence très doucement avec un motif musical qui se répète en background, avant que le refrain n’arrive. Un refrain qui arrive de suite avec un peu plus de peps, puis laisse place à un couplet screamé qui semble purger toutes les émotions du chanteur sur un sujet plutôt profond. Une fois la machine lancée, impossible de faire marche arrière. Enfin… jusqu’à que la fin abrupte sonne la fin de cette course effrénée bien entendu.

Quel retour digne de ce nom! Ne manquez pas l’occasion de les voir à Paris au Gibus le 23 novembre prochain! C’est un weekend en plus, alors on vous y attend nombreux.

Bring Me The Horizon – Ludens

La nouvelle ère de Bring Me The Horizon est déjà arrivée. BMTH avait teasé il y a quelques semaines l’arrivée d’un titre à l’occasion de la sortie du dernier jeu d’Hideo Kojima, Death Stranding. Le featuring n’est pas si étrange quand on sait l’originalité et le WTF des œuvres de Kojima quand on écoute le dernier album de Bring Me The Horizon. Le rapprochement se fait donc en toute logique et donne lieu à un morceau plutôt réussi : mélange d’electro atmosphérique et de chant clair, à l’image du dernier album amo. Ici, on a cependant un mini retour de l’époque Sempiternal avec un passage scream old school auquel on ne pensait pas voir Oli Sykes revenir un jour. Mention spéciale pour la voix de l’enfant qui dit « Ok » durant les screams ! 🙂

Celldweller – Into The Void

Celldweller, c’est un projet solo à mi chemin entre l’electro et le metal. Si vous ne connaissiez pas, Celldweller sort des remix et titres vraiment très régulièrement depuis des années. Into the Void est le 4eme single de son 5ème album Satellites prévu pour 2020. On a hâte de voir cela, et on a surtout hâte de savoir quand Klayton, seul membre permanent du groupe, sera en tournée pour nous présenter ces morceaux ! En effet, Celldweller n’a jamais tourné en Europe (il a fait une date en Allemagne et une en Angleterre en 2013, et c’est tout !) et il serait vraiment temps de venir présenter tout cela en live !

Imminence – Erase (Acoustic)

Imminence, c’est un groupe metalcore que j’ai personnellement découvert (Max) il n’y a pas si longtemps que ça par rapport à leur existence. Ils ont un côté metalcore très sombre à la Architects mais a aussi un côté mélodieux prédominant grâce à la présence de violons sur la plupart des morceaux. Erase est l’un des morceaux phares de leur précédent album Turn The Light On et revient aujourd’hui en version acoustique. Le groupe sera de passage à Paris pour la deuxième fois en headliner le 21 janvier 2020 et guess what? On sera partenaire du concert pour vous faire remporter vos places!

Panic! At the Disco – Into the Unknown

Oh vous ne savez pas à quoi vous attendre ici… Je ne l’ai pas mis dans le titre volontairement… Vous vous souvenez de Libérée Délivrée ? Cette chanson qui a rendu folle tous les amateurs de Disney, les parents, les enfants… bref, à peu près tout le monde ? La Reine des Neiges 2 sort le 20 novembre, et c’est le groupe mono-membre de Brendon Urie qui nous propose le premier titre issu de la bande-son de la série ! On ne sait pas encore s’il s’agit de la chanson phare du film comme l’était Libérée Délivrée, mais ce n’est pas impossible (attendons donc de voir la version francisée pour chez nous…)

En tout cas, Brendon Urie nous montre une nouvelle fois à quel point il est bancable et capable de faire tout type de projets de qualité. Le morceau est vraiment sympa !

Switchfoot – Voices (ft.Lindsey Stirling)

Je ne saurais pas trop quoi vous dire sur Switchfoot car c’est un groupe que je ne connais pas trop en réalité, mais je suis tombé sur ce morceau en featuring avec la célèbre violoniste Lindsey Stirling. Je l’ai trouvé vraiment super cool, alors j’ai voulu l’ajouter tout de même à ce AFLC ! 🙂

– ALBUMS –

Ocean Sleeper – Don’t Leave Me This Way

On saute sur la vague histoire d’écouter l’album de Ocean Sleeper (enfin)! Une brise australienne rafraîchissante par ces temps déjà glaciaux. Mine de rien, ce petit groupe a déjà pu jouer deux fois au UNIFY festival en Australie, ce qui est déjà plutôt oufissime pour un jeune groupe. Quant à l’album, on y retrouve un mélange entre voix claire qui varie dans la gamme aiguë et des screams qui viennent alourdir le tout en beauté. On a une batterie globalement très déchaînée qui donne envie de se taper des gros headbangs dessus, en compagnie de rythmiques à la guitare qui, en quelques sortes, relâchent la pression musicale construite progressivement.

Coup de cœur – Better Days. La douceur du piano, la basse qui tapote, un refrain assez entraînant, puis le tout qui vire à la violence. C’est un oui!

Our Last Night – Overcome The Darkness

A mi chemin entre album et EP, ce 7 titres nous propose les derniers singles d’Our Last Night. Certains titres comme Outnumbered ou When Human Become Our Gods ont un petit côté Twenty One Pilots par moment (bon, pas les moments où ça scream bien sûr, hein)

En tout cas, les titres mélangent à merveille les passages soft et les passages ultra saturés où les pogos vont aller à foison. J’ai déjà hâte de voir cela en live !

Holding Absence – Holding Absence (Deluxe Edition)

Après avoir sorti leur album le 8 mars 2019, Holding Absence vient de sortir une version Deluxe de ce dernier. 6 titres acoustiques live, enregistrer au Banquet Records à Kingston le 6 mars. De quoi revivre de beaux moments si vous les avez déjà vus en live et pour d’autres, l’occasion de découvrir leur performance et le lien très fort qu’ils entretiennent avec leur public. Ils en profitent également pour sortir une nouvelle chanson Here Forever. Une bonne dose d’émotions, et un refrain entraînant qui sera certainement très efficace en concert. D’ailleurs, on compte sur vous pour venir chanter lundi 11 novembre à la Maroquinerie avant Sleeping With Sirens !

Et pour les plus chanceux qui peuvent voyager, ne manquez pas leur dernier concert de l’année, à Londres le 12 décembre. Un concert unique où le groupe jouera toute sa discographie ! (Ludivine: En tout cas moi j’y serai !)

Songs That Saved My Life  vol.2

Hopeless Records est de retour pour un deuxième album compilation Songs That Saved My Life. Comme le titre l’indique, 10 groupes sont invités à reprendre une chanson qui les a marqué et qui a vraiment eu un impact sur leur vie. Le but est de sensibiliser autour de la santé mentale et surtout de faire de la prévention sur le suicide. Tous les bénéfices seront ensuite reversés à différentes associations: Crisis Text Line, Hope For The Day, The Trevor Project et To Write Love On Her Arms. Pour cette édition on retrouve des titres comme  « Real World » (Matchbox Twenty) par State Champs, « Drops of Jupiter » (Train) par With Confidence,  « New Years Project » (Further Seems Forever) par Mayday Parade, “Given Up » (Linkin Park) par Trash Boat.

Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à contacter Suicide Ecoute :
Tél. : 01 45 39 40 00 – Site Internet : www.suicide-ecoute.fr.

As It Is – Acceptance

As It Is vient de sortir la quatrième et dernière partie de leur dernier album The Great Depression en version Reimagined. 12 chansons entièrement produites par Patty Walters (chanteur du groupe) et repensé sans genres ou limites. Le groupe profite de cette version pour s’exercer à de nouveaux styles, en passant de l’acoustique avec The Fire, The Dark, au le 8-bits avec The Truth I’ll Never Tell ou encore à un genre plus proche du metalcore avec The Question, The Answer. Cette fois-ci, ils sont prêts à faire pleurer leur fans. En pleine tournée d’adieux pour leur guitariste Ben Langford Biss qui vient d’annoncer son départ, c’est avec notamment une version de The Haunting entièrement chanté part Ben que le groupe décide de marquer le coup. 3 chansons encore très riches en émotions, aussi bien avec le titre très dansant The Hurt, The Hope ou le théâtral The End. Mais ce n’est pas encore la fin d’As It Is, ils se pourrait que le groupe soit de retour en France très prochainement !

BONUS cover :  Out Of My Eyes

Et si on se disait qu’à chaque AFLC on prenait une cover pour conclure en beauté ? J’ai pensé à cela en ré-écoutant le titre de nos amis d’Out Of My Eyes qui ont repris récemment Raining Blood de Slayer. C’est un peu différent du format des What The Covers? mais après tout, une bonne reprise à faire découvrir, reste une bonne reprise !

 

 

Rodrigo Y Gabriela @Trianon 22/10/2019 – Live Report


Après un succès fou au Bataclan en 2017, un carton à l’Olympia en avril à la veille de leur dernier album Mettavolution le duo mexicain Rodrigo y Gabriela était déjà de retour pour un tout nouveau format… Trois dates un peu plus intimistes, archi complètes ! Alors, est-ce que ça valait le coup d’y retourner une troisième fois ?

Mary Z… The Trouble Notes-

Jamais 2 sans 3… Il faut parfois que cette règle soit invalidée pour la confirmer, et c’était le cas ce soir. A notre plus grand étonnement, ce n’est pas Mary Zoo qui ouvrira une troisième fois le concert mais le trio allemand/américain/anglais The Trouble Notes. Si Mary Zoo avait eu des difficultés sur les précedents concerts, The Trouble Notes a littéralement scotché tout le monde. Petit violon (Bennet), guitare acoustique (Florian) et cajon (Oliver) seront les seuls instruments utilisés pour les 4 chansons du groupe.

Les morceaux sont assez complexes avec juste trois instruments. Le cajoniste (?) a des pansements sur chaque doigt pour les protéger face aux très nombreux mouvements et percussions rapides qu’il va faire. Le niveau est clairement présent et c’est même assez incroyable de voir toutes les sonorités que peut sortir le cajon ! Les rythmes changent tout le temps durant les chansons, tout s’affole, ralentit et redémarre. Malheureusement, je trouve que le cajon noyait un peu trop les deux autres instruments par moment. Bennet est très expressif et grimace souvent pendant qu’il joue du violon. Le tout a un côté très Lindsey Stirlingien d’ailleurs !

The Trouble Notes et Paris?

Bennet s’adressera plusieurs fois au public en les remerciant d’être venu et nous dira que c’est une énorme fierté que d’ouvrir pour Rodrigo y Gabriela ce soir puisque c’est eux qui leur ont donné envie de faire de la musique.  D’ailleurs, il nous explique que c’est encore plus bizarre de jouer au Trianon puisqu’un de leurs clips a été tourné au Métro Anvers et devant les portes de cette salle mythique. On sent que le groupe est vraiment heureux de partager ce moment avec nous, et le public lui rend bien. Excellente découverte pour un excellent trio plein d’âme !

Leur tournée européenne (sans passage par la France autre que ce court passage de 20mn) débuta d’ailleurs juste après la date avec R&G. Au plaisir de vous recroiser messieurs !

– Rodrigo y Gabriela –

Les guitares acoustiques sont munies de GoPro en haut du manche. On voit ainsi en fond de scène sur écran géant les mains habiles de nos deux guitaristes s’exercer à vive allure. Le rendu est toujours réussi. Le concert débutera sur leur nouvel album Mettavolution avec Rodrigo à la guitare electrique pour interpréter Krotona Days et Witness Tree. Gabriela restera quant à elle à la guitare acoustique durant tout le concert. Mettavolution apportait pour la première fois en quasiment 20 ans de RyG de la guitare électrique. L’effet prend directement et c’est une réussite évidente dès le début du concert !

Rodrigo prendra en premier la parole pour dédier ce concert à toutes les personnes qui aiment la musique et qui n’avaient pas les moyens de s’acheter des billets (on peut d’ailleurs saluer le prix très bas des concerts pour ce genre de salle à Paris !). Son unique but ce soir ? Faire en sorte que les personnes venues repartent plus heureuses qu’en arrivant (spoiler alert: mission réussie)

La pêche.

C’est un peu plus tard avec les classiques du groupe, et notamment Diablo Rojo, que le concert arrivera presque à son apogée.

Après Diablo Rojo, Gabriela prendra la parole en espagnol là où Rodrigo l’avait fait en anglais à l’Olympia. Toujours avec cette voix qui a l’air de manquer d’assurance, presque timide, elle nous dit qu’elle dédie ce concert à nos amis et nos familles, et nous demande de fermer les yeux et de se laisser porter par la musique spirituelle qui va suivre. On comprend donc que c’est Echoes, reprise des Pink Floyd que le duo va interpréter à nouveau. Frémissante et sensationnelle en tout point, nous voilà reparti pour une vingtaine de minutes d’extase musicale, avant d’enchaîner sans pause sur Mettavolution et Tamacun.

La banane.

C’est sur ce dernier titre du set principal que le public va s’enflammer : Tamacun. Le titre culte de Rodrigo y Gabriela est ultra communicatif et ça se ressent totalement dans le public. Il n’y avait qu’à regarder tout autour de soi, le sourire communicatif de toute la salle. C’est bien simple. Absolument tout le monde, sans AUCUNE EXCEPTION autour de moi était en train de sourire.. Toute la foule sautait, et le Trianon vibrait sous nos pieds.  S’il fallait résumer un bon concert qui met la pêche, c’est clairement ce moment là qu’il faudrait se souvenir.

Après une brève disparition de la scène, le groupe revient pour… quasiment autant de titres que le concert principal ! Le concert qui comportait 8 titres (dont Echoes qui durait bien 20 minutes, certes) proposera à nouveau un rappel de 6 titres environ, et notamment Clandestino, reprise de Manu Chao, sorti quelques jours auparavant.

Au final, si le concert de l’Olympia avait été un peu en déça de celui du Bataclan, le Trianon remonte clairement le level et fait de ce concert. Le meilleur du duo so far ! Jamais 2 sans 3, et c’est réussi. Mon seul regret ? Une setlist et des animations quasi identiques à celles d’avril… 4 mois après, c’est la même tournée, c’était plutôt évident, alors ce n’est pas une si grande déception que ça !

Concours : Gagne 2 places pour le concert complet de Sleeping With Sirens !


Le phénomène Sleeping With Sirens est de passage à Paris le 11 novembre et il sera en excellente compagnie puisqu’il viendra avec Palisades (petit cri de joie personnel après les avoir raté à maintes reprises ! 🙁 ), SHVPES et Holding Absence ! Bref, une date si lourde qu’il ne reste plus qu’une dizaine de places disponibles au moment où j’écris l’article, donc peut être plus qu’une seule au moment où vous le lirez, alors on ne traîne pas si on ne veut pas prendre le risque de rater la date !

Pour avoir une dernière chance de découvrir le renouveau de Sleeping With Sirens, ce sera le 11 novembre à la Maroquinerie. Error404, en partenariat avec VeryShow, vous a dégoté deux places !

Pour participer, c’est ici :

Fin le 08/11 à 23h59, HURRY UP!

Merci à VeryShow pour le partenariat 🙂

 

Live Report: SHAÂRGHOT @Petit bain-11/10/2019

LE SHAÂRGHOT EST DE RETOUR

 

Shaârghot @petitbain2019 @kikevist_Thierry

Enfin les retrouvailles.

Dans mon top 5 de cette édition 2019 du Hellfest après leur passage hallucinant, une seule envie: retrouver le Shaârghot sur scène!

Donc, lorsque j’ai appris leur passage au petit bain à Paris je n’ai pas eu d’hésitation: il faut absolument y retourner !! Sold out annoncé, je ne suis donc pas le seul à attendre ce retour pour le deuxième album du groupe The Advent of Shadows.

(Le) Shaârghot est sans aucun doute le groupe Français d’électro punk metal à suivre qui fait déjà parler le plus de lui à chacune de ses prestations. Ils assument tellement bien leur univers dark que l’on plonge sans retenue dans cette ambiance post apocalyptique! Pour appuyer encore plus le côté dark du Shaârghot tous les membres du groupe sont recouverts d’un parasite noir sur l’ensemble du corps. Les tenues viennent parfaitement compléter la mise en scène que recherchent Étienne (le chanteur) et sa bande.

 

Tout droit sorti des entrailles des bas fonds Parisiens!

 

Une arrivée sur scène avec un titre qui en dit long  MISS ME. Je ne sais pas qui a manqué le plus à l’autre mais le Shaârghot est heureux d’être là. La péniche du petit bain déborde d’énergie et n’attend que ça. Le rythme des premiers titres est tout simplement diabolique pour nous lancer dans l’ambiance…Black Wave – Now Die – Uman iz Jaws – Mad Party…. Nous n’avons pas le temps de reprendre notre souffle. La bête est lâchée !!

 

Les maîtres de cérémonie.

Etienne le chanteur est accompagné à merveille par l’ensemble du groupe. Il donne le tempo et se donne sans compter au public. Il laisse sa « marque charbonnée » à chaque contact avec les fans, qui en redemandent ! C’est porté par la foule qu’Etienne va traverser la péniche et laisser son empreinte sur toutes les personnes qui vont le porter de bras en bras. Nous en avions presque oublié que nous n’étions plus sur la terre ferme. Le petit bain tangue !

 

 

Brun’o se lâche de plus en plus avec son fameux masque et sa guitare qui alterne entre jeux de laser et flammes jaillissant du manche à certains moments. Clem X ne reste pas sagement dans son coin. En effet, derrière sa tuyauterie en guise de micro elle assure le show! Puis, à la batterie, caché derrière la fumée qui est de plus en plus présente sur scène, on devine l’ombre d’Olivier.

 

 

Le groupe va même jusqu’à accueillir les fans sur leur territoire. Il est bon de voir que des groupes peuvent encore le faire sans avoir une sécurité qui verrouille tout.

Shaârghot @petitbain2019 @kikevist_Thierry

Plus rien n’est réel.

Plus le concert avance, plus la scène devient un lieu de passage pour les shadows… Ils vont et viennent quand bon leur semble pour nous verser de l’eau d’un vieux jerricane sur le visage! Ca rafraîchit!!! Ils apportent aussi des bidons dans le style des tambours du Bronx pour une petite battle entre Etienne et Brun’o. Un des bidons est offert par le chanteur à la foule pour ensuite voyager dans cette salle et passer de fans en fans avant de revenir devant la scène …. et d’attérir sur ma tête !! lol.

Break Your Body pour rappel.

Shaârghot @petitbain2019 @kikevist_Thierry

Déjà 1h20 de concert et pourtant, on a l’impression que nous venons juste d’embarquer. Un pur bonheur d’être là! Le public réclame à l’unisson « break your body, break your body, break your body ». Évidemment le Shaârghot ne pouvait pas retourner dans les entrailles de la terre sans nous livrer un de ses titres majeurs. Il envoie le morceau avec une telle puissance que la salle donne tout. On se demande encore comment cette péniche a réussi à ne pas couler sous les coups de boutoir des fans qui enchaînent les pogos.

 

Voilà 1h30 de concert qui restera gravée dans la mémoire des survivants.

 

Set List:

Miss Me
Black Wave
Now Die
Uman Iz Jaws
Mad Party
Bang Bang
K.M.B
Wake Up
No Solution
Raders Must Die
Regrets
Z // B
Doom’s Day
Kill Your God
The Way
Shadows
Break Your Body
AZERTY

 

 

Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 02/11/2019


Le mois de novembre commence tout chaud, tout bouillant. Nous voilà déjà bien partis à courir dans tous les sens! On s’excuse de fait pour ce petit retard étant donné qu’hier, nous étions une grosse team 404 a être allé au concert de Being As An Ocean dont vous retrouverez le livereport d’ici peu! En attendant, on se retrouve pour un récapitulatif qui saura, on l’espère, réchauffer l’atmosphère par ces temps frais.

 

– ALBUMS –

Counterparts – Nothing Left To Love

“Will you love me then there’s nothing left to love”

Counterparts vient de sortir son 6ème album Nothing Left To Love. Un album haut en couleurs qui rassurera les fans par ce son made in Counterparts et les similitudes avec leur opus précédent You’re Not You Anymore. En effet, peu de prises de risque inutiles et pourtant on ne s’ennuie pas une seconde. Un album encore plus sombre, des lyrics bien travaillés mit en valeur par le scream et le chant clair de Brendan, et un son qui passe de bons breakdown à des passages plus mélodiques. Une composition et un équilibre réussi, qui font de cet album probablement le plus abouti, le mieux construit, et peut-être même le meilleur de Counterparts. Pour le moment, pas de date en Europe, mais le groupe prévoit de partager beaucoup de contenu à leur retour de tournée: Playthrough (guitare et batterie), une belle vidéo live avec Stray From The Path (qui on eux aussi sorti leur album le 1er novembre) qui arrive d’ici peu, mais surtout on peut espérer un EP comme Private Room avec quelques titres qui ne sont pas sur l’album.

(Ludivine: NLTL est définitivement un de mes albums préférés de l’année, et je trouve cet album vraiment excellent. Dur de choisir un titre préféré sur celui-là mais je vous recommande « Love Me, Your Own Knife, Ocean Of Another » )

Eskimo Callboy – Rehab

Les allemands coreux d’Eskimo Callboy reviennent avec Rehab, un album au visuel coloré. Les chansons sont un peu plus chantées qu’à l’habitude d’Eskimo Callboy, et la touche electro s’intensifie (ce qui se devinait avec le visuel de l’album). Rappelez-vous quand le single « Supernova » (OST du jeu Rage 2) était sorti… Cela avait choqué tout le monde ! Finalement, l’album est dans cet esprit très groovy !

Ma reco (Max): Supernova, bien sûr ! RAGE 2 y serait presque pour quelque chose !

Le groupe passera au Gibus en cette fin d’année, le 17 décembre pour être précis !

Stray From The Path – Internal Atomics

Les américains surproductifs de Stray From The Path sont encore une fois de retour. Avec un rythme de production plus qu’effréné (un album tous les ans et demi), le groupe réussit tout de même à nous surprendre, en proposant des morceaux catchy qui restent en tête. En quelques années seulement, Stray est déjà un incontournable en matière de punk hardcore. Soyez sûrs qu’avec un tel rythme, chaque concert est unique avec des setlists qui changent constamment. Arriverons-nous à les suivre ?

My personnal recommendation ? (Max) The First Will Be Last, Something In The Water. C’est très dur de les partager car les morceaux sont finalement tous assez proches en terme de composition : tout tabasse et donne envie de bouger dans tous les sens !

Le groupe sera en concert le 8 décembre à Paris et le 9 décembre à Lyon… GO !

SAVIOR – Empty Space (EP)

Un groupe de metalcore venant d’Eure-et-Loire, c’est peu commun, mais c’est pourtant le cas des sympathiques SAVIOR. Le groupe qui avait collaboré par le passé avec The Sunday Sadness ont sorti cette semaine leur EP, et notamment le single Despite The Way. Même si l’on sent un peu l’accent français sur les chants en anglais, c’est une jolie première démonstration de leurs forces et on ne demande qu’à en voir davantage !

Between You & Me – Reimagined

Quel nom d’EP original, Reimagined… cela ne nous laisse pas du tout penser que nous allons avoir affaire à des versions de chansons ré-imaginées. Non, pas le moins du monde… Si l’on peut regretter la brièveté de cet EP ne contenant à ce jour que deux chansons, on peut tout de même espérer que la longueur s’étendra un peu entre temps. Toutefois, ce certes court EP vous laissera redécouvrir les chansons des Australiens sous un nouveau jour, loin d’être non-plaisant.

Hotel Books – Equivalency II : Everything We Left Out

Quoi de mieux pour terminer cette première section dans la douceur et la profondeur? L’album Equivalency II: Everything We Left Out de Hotel Books s’écoute plus comme une narration poétique plutôt qu’un album à écouter en boucle. La voix raw du chanteur, à la fois touchante et frappante, exprime toute une panoplie d’émotions. Les chansons ne prennent pas en compte durée ou us et coutumes. Au contraire, il est composé de manière à faire ressentir des choses par le biais de sons ambiants (exemple, le son du vent, ou des sons à progression), de paroles dictées à bout de souffle -voire criées comme dans « Thinking, Pt.2 » -… et à nous en couper le souffle également! Un mélange d’honnêteté et de rimes poétiques qui ne vous laissera pas indifférent.

Coup de cœur (Vathana) : Difficile d’en avoir qu’un seul, mais je dirais quelque chose qui varie entre « A Story »« A Spotlight » et « Waves in Walls ».  Ce n’est peut-être pas un album qui fera trembler vos nuques, mais qui fera certainement secouer vos esprits et vos cœurs.

 

– CHANSONS –

Mike Shinoda – Fine

Le rappeur prodige de Linkin Park a poursuivi sa carrière solo depuis l’événement tragique ayant eu lieu autour de Linkin Park et la mort de son frontman Chester Bennington. Aujourd’hui, il nous livre un nouveau morceau tiré de son probable futur nouvel album. On est sur un morceau plus rap et electro qui fait impasse sur la partie rock historique de son groupe.  En tout cas, c’était toujours cool en live, comme vous avez pu le voir sur notre dernier report.

Carpenter Brut – Phoenix (League Of Legends remix)

Le prodige darkwave français qui nous régale toujours de jolis visuels retro, de néon et de bons sons en live  revient sur l’un des titres les plus connus des joueurs de jeux vidéo. League Of Legends continue d’exceller sur ses featurings et ses travaux de collaboration. Un groupe fictif viendra jouer lors de la finale du tournoi mondial du jeu qui se déroulera à Bercy, le groupe proposera des skins de jeu réalisés en collaboration avec Louis Vuitton (ce genre de crossover improbable)… Bref, League Of Legends bat toujours son plein et ce n’est pas prêt de s’arrêter avec l’annonce de leurs 4 nouveaux jeux : jeu de cartes, de combat, FPS tactique et eSport Manager… Le morceau est efficace et fait plaisir à entendre puisque les nouvelles chansons de Carpenter Brut ne se font pas si fréquentes ces derniers temps. Rendez vous le 10 novembre pour une finale explosive à l’AccorHotels Arena !

Trivium – Coraçao Nao Tem Idade

Collaboration improbable entre le groupe américain Trivium et l’artiste portugais Toy. Le mélange change clairement de ce qu’on entend tous les jours. Matt Heafy s’amuse beaucoup sur sa chaîne YouTube et Twitch à reprendre tous les jours de nombreux titres d’un peu tout le monde, mais il est rare de le voir faire ses reprises de façon plus officielle avec le groupe. On vous laisse écouter, on est partagé entre le génie et le WTF !

Our Last Night – Losing Sleep

Our Last Night arrive toujours à sortir des titres efficaces en toutes circonstances. En live, c’est carré, et on ne doute pas que ce nouveau titre fera un tabac lors de leurs prochains passages. Le morceau est assez particulier car les passages screamés sont quasiment « acapella ». Lorsque Trevor scream, tous les instruments s’arrêtent derrière quasi systématiquement et on alterne entre passage chantés/musicaux et des screams à 100%.

 

Ocean Sleeper – Killing Me

Quoi? Vous allez me dire que vous n’avez pas assez mosher avec ce récap de la semaine? Bon, eh bien ça tombe bien alors, ne ratez pas le prochain vol direction l’Australie. Ocean Sleeper fera renaître en vous le mouvement des vagues, l’océan étant loin d’être endormi contrairement au nom de leur groupe. On a bien hâte de voir ce que l’album donnera. Verdict la semaine prochaine!

MAYPINE – Repair / Replace

On embarque dans un rock plus ambiant du côté de nos amis britanniques. Le groupe sort sa première chanson depuis août, avec il semblerait un nouveau lineup qui n’inclut plus leur guitariste Becky. La chanson lente est dotée d’un refrain très entraînant qui saura vous en faire apprécier sa sublimité.

Airbourne – La Cigale – 20/10/19 – Live Report

– The Supersuckers –

Casquette et chapeau texan vissés sur la tête et nous sommes parti pour les USA. Comment décrire ce groupe…. . Prenez une guitare qui sature le son façon rock très gras, une chemise en jean, une bandoulière à strass et une voix aussi rocailleuse qu’une carrière de calcaire et vous obtenez un bon hard rock bien classique. Vous savez c’est ce genre de musiques où même celui qui ne comprend pas un mot d’anglais entendra très souvent les paroles « Rock n roll » chantées sur des guitares usées jusqu’à la fibre du bois.

Après ça ne révolutionne pas le genre on reste sur une bonne prestation qui « chauffe » la salle et qui fait bouger les têtes au rythme des USA.

C’est sur un accent à couper au couteau… même au tranchoir que la salle finit quand même par applaudir chaleureusement le groupe.

 

Durant l’intermède pour changer le matériel, le traditionnel testeur de micro fait crier la salle que l’on sent déjà bien prête pour Airbourne.
Puis Run To The Hill d’Iron Maiden chauffe la foule et la fait chanter à tue-tête.

– Airbourne –

Le show commence avec la musique du thème de Terminator 2, nous donnant ainsi des frissons dans le dos, en attendant avec impatience la venue du groupe sur scène. Puis c’est dans un halo de lumière que Joel O’Keeffe apparaît. Raise the Flag commence, et est immédiatement accompagné par un pogo géant de la fosse. C’est ainsi que j’ai regretté ma place aux premiers rangs, quand je sentis une pinte de bière joyeusement arroser mes cheveux et tomber dans mon dos. Au moins j’ai eu une laque naturelle pour toute la soirée !

De même .. Comment décrire ce show? Lancez la musique Too Much, Too Young, Too Fast puis prenez une foule fan de Hard-Rock, faites la boire 5 redbull d’affilé et vous aurez l’état de folie de la Cigale face à un mur d’enceintes Marshall rivalisant avec la Grande Muraille.

Harri à la guitare et Justin Street à la basse avaient un peu de mal à « exister » sur scène face à un Joel O’Keeffe branché sur du 220V, la tête virevoltant, il n’aura de cesse de bouger et de sauter partout dans une sorte d’ivresse du rock. Pourrais-je même dire une symbiose du hard rock comme on n’en fait plus ? Non ce ne serait pas lui rendre justice… Non j’ai mieux !! Ce serait le Lapin Duracell, qui sur Back in the Game se brancherait sur un réacteur nucléaire, après voir consommé toute sa nitro sur Burnout the Nitro.

Joel O’Keeffe, Fidèle à lui même, fit le tour de la fosse, porté comme un roi. Et dans un mouvement de grâce, plein de mesure et de légèreté, il s’ouvrit une canette de bière contre son crâne !

Si la folie du rock avait un nom, je pense qu’elle se nommerait Joel O’Keeffe. À tel point que pour tenir le rythme O’Keeffe devait changer de guitare aussi fréquemment qu’une pinte de bière renversée dans la salle… donc quasiment à chaque chanson .  Ryan O’Keeffe, à la batterie, dû aussi faire changer une cymbale en cours de musique ! Le staff fit le changement aussi rapidement qu’un changement de roue sur un stand de F1.

 

Le sol bougeait autant qu’un trampoline ce qui nous à fait enchaîner sur Bone shaker. Afin de continuer à bouger nos os rouillés. Puis le silence, angoissant, frustrant. Arrive un son, lequel? Celui d’une Alarme d’alarme prévenant des raids aériens. Mais le son semble plus vrai que nature. Normal, car c’est un des guitaristes qui donna de sa personne en tournant une vrai alarme aérienne à la main. À ce moment-là, vous savez que ça va être la guerre dans le pit ! C’est ainsi qu’un solo de guitare rugit comme piqué de stuka, et c’est un eargasme sur Live It Up.

S’en suit un nouveau sport qui va faire des émules. Le lancé de pinte de bière dans le public. Le concept?  Joel O’Keeffe lancé, avec un talent certain la pinte vers le ciel et cette dernière retombe parfaitement sur un public assoiffé ! Certains ont réussi à les avoir au vol jusqu’au second étage de la Cigale, ce qui leur a valu de forts applaudissent. Le succès absolut fut accompli par un brave métaleux slamant sur la foule et récupérant au passage une de ces pintes volantes !

Ready to Rock et Runnin’ Wild clôturèrent en apothéose le show. Joel O’Keeffe en a profité pour donner des torticolis à toute la salle en jouant depuis un des balcons !

 

Headbang et scream, slam et riff furent mon carburant. La messe du rock est dite! Amateur du calme et de la mélodie passez votre chemin.

Pas un siège, pas une âme ne bougeait pas en rythme.

Pas une seule chanson ne fut pas reprise par la foule en liesse.

Pas un seul pied de la fosse ne fut pas écrasé lors du pogo général de chaque chanson !

Était-ce bien? Vous vous posez réellement la question ?

Kissin’ Dynamite – Petit Bain – 17/10/19 – Live Report


En attendant le Hellfest et ses nombreuses têtes d’affiches qui sentent bon les années 80 (la plupart du temps), il est tant de replonger dans le bon vieux hard rock de papa, mais avec des groupes plus récents ! Ce soir, c’est Kissin’ Dynamite et Blackrain qui viendront nous donner notre dose de glam-metal !

– Blackrain –

Blackrain vient nous montrer ce soir que le glamrock français n’est pas mort, et que même si la scène est ultra underground et qu’il y a peu de groupes sur le créneau, ceux qui sont là sont prêts à tout casser ! Cheveux dans le vent et en arrière avec leurs bandanas, le groupe est on ne peut plus dans le cliché. Ça tombe plutôt bien, puisque nous sommes venus pour cela ce soir !
Même si le glam se veut très coloré en général, ici il y avait très peu d’éclairage ce soir. Quand il y avait de la lumière sur scène, c’était plutôt blanc/naturel que coloré et extravagant, pour le malheur de notre ami le photographe !

Le groupe a voulu se concentrer sur la musique pure et dure et notamment leur dernier album Dying Breed sorti le 13 septembre dernier.

« Est ce que ça chope ce soir? » s’exclame Swan, assez avenant et blagueur. « Est-ce qu’on arrive à chauffer ? On est là pour vous chauffer nous ce soir ! ». Le public lui rend d’ailleurs bien « OUAAAAAAAIS » « On s’en fout de Kissin’ Dynamite, vive Blackrain ! »

Nobody Can Change, chanson la plus heavy du set, viendra conclure le set des français qui auront joué tout de même près de 50mn, soit presque autant que le groupe principal au final !

– Kissin’ Dynamite –

Alors que de grandes dynamites au dessus des enceintes à gauche et à droite de la batterie prennent place, Hannes et sa bande débarquent en trombe sur leur plus gros tube dès le début I’ve Got The Fire.

Comme tout bon groupe allemand qui se respecte, Johannes tente de parler avec nous en français. Même s’il n’a pas le niveau de l’ami Attila, il se débrouille plutôt bien aussi et communiquera toute la soirée dans la langue de Molière ! Sympa de sa part !

On ne sait pas si c’est le glam qui voulait ça, mais Hannes avait des « surréactions » assez fréquemment. Pendant tout le concert, on nous a répété qu’on était meilleur que l’Allemagne d’où il venait hier, que le public français était fou, que c’était le meilleur… Il restait stupéfait devant le public pendant de longues secondes à halluciner devant la salle, bien remplie, il faut le dire !

Les tubes s’enchainent, DNASex Is War… jusqu’à l’arrivée d’une very special guest sur la date… Anna Brunner ! La chanteuse du supergroupe symphonique (composé notamment de l’ancienne chanteuse d’Avantasia et d’Epica, Amanda Somerville) Exit Eden participera aux deux titres suivant : Ecstasy et Sleaze Deluxe avant de quitter de nouveau la scène. C’est une bonne surprise pour les fans puisque Anna participe aussi sur la version studio d’Ecstasy. Le mélange des envolées lyriques d’Hannes et Anna fonctionne bien et le rendu est top. D’ailleurs, le son de la salle ce soir sera vraiment au top tout du long. GG à l’ingénieur son de la soirée qui aura fait un travail irréprochable !

L’histoire des russes.

Vous le savez, en France, on aime bien blaguer sur nos amis les russes. Il semblerait que nous ne soyons pas les seuls puisqu’Hannes nous racontera une anecdote plutôt peu banale ! Pour le prochain morceau, le groupe avait besoin d’un piano à queues. Il nous racontait donc qu’il avait eu besoin de 70 russes payé avec de la bouffe pour descendre l’escalier menant à la salle de concert (la salle étant dans la cale d’un bateau)

A la fin de cette petite pause paisible dans le concert, on entend retentir une alarme. Une voix parle au batteur alors seul sur scène et debout sur sa batterie. Le groupe revient avec un énorme drapeau noir orné du logo de Kissin’ Dynamite.

I Will Be King sera le dernier morceau de cette soirée. Hannes, de nouveau sorti de scène, revient vêtu d’une cape et d’une couronne. Un grand trône aura été installé sur scène. On aura le droit à une petite scène théâtral avec le roadie qui tient sa cape. Il lui demandera alors de se prosterner devant son roi et de quitter la scène pour aller au fond de la salle en slam. Evidemment, cela ne se produira finalement pas…. Le dernier titre est toujours joué en trombe, dans une ambiance toujours folle : tout le monde chante et danse et c’est très festif ! Le banquet du roi clôture avec beauté cette bonne heure de show.

Le rappel

On aura le droit à un petit rappel (raccourci d’un titre selon ce qui était prévu, la faute au couvre feu) sur You’re not alone et Flying Colours. Anna Bruner débarquera une ultime fois aux côtés de Kissin Dynamite pour le dernier titre !

Le groupe finit donc par quitter la scène en dansant. Hannes montera debout sur les manches des guitares des guitaristes du groupe. Le groupe repartira en dansant en promettant de revenir au plus vite chez nous !

Le glamrock était à l’honneur ce soir, et quel honneur !

Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 26/10/2019


On se retrouve déjà pour le dernier AFLC du mois d’octobre ! (Boooooh!) Mais ne vous en faites pas, on vous retrouvera le mois prochain avec de la fraîcheur pour vos oreilles! On peut également souhaiter un joyeux anniversaire à notre photographe Farah qui vieillit d’une bougie aujourd’hui 🙂

GO !

– ALBUMS –

Ice Nine Kills – The Silver Scream (Final Cut)

Cette semaine est sorti une réédition du meilleur album de 2018 pour moi (Max). Après nous avoir agréablement surpris en live mi-septembre, le groupe propose une nouvelle version de son album déjà culte qui a signé le retour du groupe sur un tout nouveau genre : le metalcore d’horreur ! Tout fonctionne, et ce n’est pas les deux nouvelles chansons, « Thriller » et « Your Number’s Up », ainsi que les trois versions acoustiques (dont une en live) qui ont été ajoutées à l’album qui nous feront dire le contraire. C’est donc sur une note terrifiante qu’on termine ce mois d’octobre!

Pour le moment, le groupe a annoncé sa présence au Slamdunk 2020 en Angleterre !

 

Beartooth – Disease (Deluxe Edition)

On dirait bien que c’est la semaine de la réédition puisque Beartooth a également sorti une version deluxe de son album Disease en l’agrémentant de deux titres live et de quelques nouveaux titres, dont notamment « Threat To Society ». Beartooth fait un petit tour en Europe en début d’année prochaine, mais pas de passage en France, sorry les amis !

Bad Wolves – N.A.T.I.O.N.

Vous connaissez forcément Bad Wolves, puisqu’ils ont fait le buzz en janvier en sortant une reprise de « Zombies » de The Cranberries en janvier 2018, peu après le départ de la regrettée Dolores O’Riordan. La chanson a fait le tour de toutes les radios et a propulsé Bad Wolves sur le devant de la scène à vive allure! Ici, on découvre la vraie musique de Bad Wolves. Du metal qui tâche et qui ne fait pas dans la dentelle ! L’album est excellent et donne envie de bouger dans tous les sens !

On retrouvera le groupe en première partie de Megadeth et Five Finger Death Punch le 28 janvier 2020.

 

Thornhill – The Dark Pool

Après leur excellent EP Butterfly sorti en 2018, les Australiens Thornhill sortent enfin leur premier album The Dark Pool. Le côté très dark de l’instrumental se mélange parfaitement avec la légèreté et la palette vocale que nous offre Jacob Charlton. L’album est très bien construit, et nous offre des titres incroyables comme “The Haze”, “Where We Go When We Die” ou encore “Lily & The Moon”.

C’est une vraie expérience à vivre, mélangeant mélodies planantes, passages énergiques et puissants avec un chant clair puis saturé…J’attendais avec impatience cet album,  j’avais très hâte d’entendre ce que Thornhill pouvait nous apporter de nouveau, et je valide à 100%. Le groupe a un son et une atmosphère vraiment atypique, et pour moi c’est le genre de groupe qu’on écoutera pendant très longtemps.

Et pour découvrir tout ça par vous même rien de mieux, que de les retrouver en première partie de Wage War le 21 janvier à Paris ! En attendant je vous laisse découvrir ma préférée de l’album, « Human ».

PVRIS – Hallucinations

PVRIS sort son EP “Hallucinations” tout prêt tout chaud pour la Spooky season, la Scorpio season, et Halloween. Alors armez-vous d’un bon verre de vin rouge, de la sauge à brûler et autres accessoires. Lorsque l’on arrive sur “Things Are Better” on comprend que pour PVRIS cet EP est une manière d’explorer de nouveaux horizons, de nouveaux terrains vastes, d’essayer de nouvelles approches. Avec ces cinq sons Lynn Gunn va vraiment plus en profondeur dans le côté pop electro dark (avec son lot de basses) de PVRIS et ce qui nous est présenté ici est le résultat de cette exploration, des sortes de cartes postales.

La chanson se détachant le plus du reste du paysage reste la chanson d’amour “Old Wounds”. On a l’impression que le groupe plonge la tête la première dans ses vieux souvenirs. Débutant sur une ambiance aérienne et fragile avec cette harpe entêtante, PVRIS nous lâche ensuite un drop qui enclenche des mouvements de bassins presque immédiat. Avec une ambiance plus envoûtante (comme le ferait The Weeknd, Florence and The Machine, ou encore Beyoncé dans Haunted) la voix perçante de la chanteuse pourrait nous faire penser à de la colère mais c’est bien une troublante douleur que l’on entend là. La chanson passe par de nombreuses ambiances avec des transitions dingues.

En espérant que, vous aussi, allez apprécier ce voyage séduisant et sombre rempli de désir, de peine, de passion, de magnétisme, de bonnes basses et d’éléments étranges. Sur ce, ne les manquez pas pour leur prochain passage à Paris le 24 février à la Machine du Moulin Rouge.

 

Locket – All Out

Généralement, on aurait tendance à enfermer dans un médaillon ce qui nous est précieux. Or, il semblerait que pour le médaillon qu’est Locket, trésor et partage riment ensemble: il faut extérioriser ce qui nous est important. C’est donc à travers des sables mouvants à la fois doux et apaisants, mélangés à un rock presque hypnotisant, que nous nous aventurons. L’album débute sur « Out of Sight », une chanson tranquille qui annonce la couleur de All Out, dont le refrain entraînant donnerait envie de s’aventurer éternellement. La voix teintée de fragilité retranscrit l’intensité des émotions tout le long de l’album. Voyez comme on n’avait pas tort de parler de sables mouvants pour le coup!

L’émotion et l’acoustique semblent liées en ce que la combinaison des deux arrive à capturer une sensation raw et sans artifice. C’est d’ailleurs le cas de « Hunnie« , qui rappellerait presque une certaine tonalité de nostalgie que l’on peut retrouver dans le soundtrack nocturne de Animal Crossing. Locket, ce n’est pas seulement de la douceur, mais aussi de l’énergie. Une énergie qui ne percera peut-être pas vos tympans, mais qui reste néanmoins aussi puissante, comme on peut le constater dans « Other People » ou « Even If It Kills Me ». En tous cas, je recommanderais fortement ce groupe aux amateurs de Bearings, Movements, Sunsleeper ou encore Rarity.  Sinon, tout simplement à vous qui souhaitiez écouter autre chose que de la musique à en casser les murs!

Coup de cœur : Lighten Up / Even If It Kills Me

Yungblud – underrated youth

Yungblud le nouveau sale gosse favori du Royaume-Uni est de retour avec « underrated youth » et on vous assure que vous n’avez pas fini d’entendre parler de lui. Ces derniers mois tout le monde veut un bout de la folie de Dominic Harrison, un morceau de sa bonne humeur, un échantillon de sa démesure.

Cet EP annonce une nouvelle ère mais ne vous inquiétez pas, le jeune homme n’est pas encore en manque de sujets à nous crier dans les oreilles. On a un petit faible pour le chaotique « braindead! » mais l’ensemble est bon. Monsieur continue de mettre un point d’honneur à mixer – efficacement- les genres (du rock alternatif, du punk, du ska ou même de la pop) pour notre plus grand plaisir.

 

Cory Wells – Broken

On termine la section des albums dans la douceur avec Cory Wells et son EP entièrement acoustique. Un EP de quatre chansons absolument poignant qui saura vous prendre par les tripes. De fait, il serait recommandé d’avoir quelques mouchoirs à disposition. (Enfin, vous faites ce que vous voulez après hein). Que ce soit en chant clair posé ou à coups de soudains screams inattendus, nous sommes globalement emporté le long d’un voyage marin. Entre la douce brise marine et un immense flot d’émotions qui nous frappe, tel des vagues, que donc demander de plus?

Si vous aimez les musiques acoustiques pleines d’émotions telles que celles de Luke Rainsford ou Hollow Coves, alors je ne pourrais cesser de vous encourager à aller écouter Cory Wells. Ce dernier ne s’arrête d’ailleurs pas de sitôt. En effet, son EP Broken à peine sorti que vous le retrouverez à nouveau le mois prochain pour un album entier à venir le 15 Novembre, intitulé The Way You Are.

Coup de cœur : Patience

 

– CHANSONS –

 

Counterparts – Paradise And Plague

Counterparts vient de lâcher son troisième single. De quoi vous mettre l’eau à la bouche, avant la sortie de leur prochain l’album Nothing Left To Love, qui sort le 1 Novembre ! “Paradise And Plague” est un titre sans grand surprise, qui résume parfaitement la sonorité de Counterparts. Peu de prise de risque par rapport aux 2 autres déjà disponibles et un son vraiment proche de l’album précédent You’re Not You Anymore, on y retrouve une sorte de mélange entre “Servant Of Mine” et “Swim Beneath My Skin”. Néanmoins le single reste bon et surtout efficace en live.

(Ludivine: Pour le moment c’est celle que j’aime le moins des 3 singles. Mais Counterparts est l’un des meilleur groupe de hardcore à l’heure actuelle. J’ai hâte d’écouter ce qui sera probablement mon aoty.)

 

Steal The Universe – Paradigm

En parlant de Counterparts, Steal The Universe sortiront eux aussi leur premier album CYCLES le 1 novembre. Et pour l’occasion, le groupe originaire de Dijon, vient de réaliser le clip de “Paradigm”. C’est sur ce featuring avec le talentueux Florent Salfati (chanteur de Landmvrks) que le groupe choisit de sortir leur dernier single. Un duo réussi qui élargit encore un peu le style du groupe.

 

Sleep Token – Say That You Will

On vous parlait déjà de Sleep Token la semaine dernière, les voilà de retour avec leur nouveau single “Say That You Will”. Titre que nous avions déjà eu le plaisir de découvrir en live. Encore un excellent titre comme sait si bien le faire Sleep Token. Des émotions sur des passages très mélodiques puis un break plus brutal, une construction très similaire au titre “Levitate”. Le seul regret est peut-être cette nouvelle technique de communication, qui consiste à sortir un nouveau titre toutes les 2 semaines jusqu’a la sortie de l’album. A la fois partagés entre le plaisir d’attendre un contenu régulier (comme on pourrait le faire pour notre série préférée) et la satisfaction d’écouter un album en entier. Peut-être que cette méthode deviendra bientôt banale dans les prochaines années, avec un public qui en veut toujours plus et qui consomme tout trop rapidement.

 

Courtesy – Sights

Anciennement connu sous le nom de Back To The Ocean, Courtesy a décidé de repartir sur de nouvelles bases depuis janvier 2019. Originaire de Genève en Suisse, ils viennent de réaliser leur premier clip “Sights” réalisé par Alexis Fontaine (bassiste du groupe) et Loïc Zybach. Pour les amoureux de melocore comme (Being As An Ocean, Casey, Acres…) gardez un oeil sur eux, la suite devrait vous plaire. Le groupe travaille actuellement sur leur prochain EP prévu pour 2020.

The 1975 – Frail State Of Mind

The 1975 ont décidé de nous faire danser avec nos anxiétés. C’est sûrement pour cela que ce titre est plus délicat et désorientant que l’agressif -mais génial- “People”. Musicalement cette chanson est un titre électro-pop efficace comme TOOTIMETOOTIMETOOTIME” ou encore “I Like America & America Likes Me”.

Ce titre est le deuxième single de Notes On a Conditional Notes le quatrième album de The 1975 qui devrait sortir en 2020.

 

Shaded – need u more

Vous souvenez-vous de l’ambiance chaotique du concert de Stand Atlantic en avril dernier? Riiight. L’ambiance pop-punk était à son summum tout le long, Shaded n’y faisant pas exception. Toutefois, le mois suivant, ils ont sorti une nouvelle chanson qui n’avait plus rien à voir : « gold ». C’est le début d’une nouvelle ère, avec un nouveau tournant plus indie et toujours plus catchy. Ces Britanniques ne cessent de nous épater par leur ingéniosité à composer des sons ainsi que leur maîtrise des harmonies. Les voilà qu’ils sortent un troisième single au début de cette semaine : « need u more ». On a ici une musique globalement plus slow que les deux précédentes, une douceur bien assaisonnée par une touche de nostalgie. La sortie de leur troisième EP est à prévoir d’ici la fin de cette année, alors, restez à l’affût !

(Vathana : c’est sans doute ma préférée parmi leurs nouvelles chansons pour le moment!)

 

Lauren Babic – Ghost

Lauren Babic, ce nom vous est peut-être familier. Oui? Non? Rhoo, faites donc un effort. Elle a notamment fait connaître son nom par le biais de ses nombreux covers au fil des années. Avec sa voix rauque par moment, on se laisse forcément bercé par ses screams. Elle fait également partie de deux groupes de metalcore qui envoient du lourd : Red Handed Denial et CrazyEightyEight. Mais voici qu’elle sort sa toute première chanson en projet solo. On sent une exploration qui va au-delà de ce qu’elle fait habituellement, ce qui est plutôt appréciable. Comme on dit, en musique, il ne faut pas se limiter qu’à ce qu’on fait, et rester très ouvert! Pour en revenir au son, ça change également de ce que j’écoute habituellement. Toutefois, c’est une musique plutôt relaxante et chill, synonyme de la fraîcheur que les mois prochains nous apporteront 😉

 

Halflives – Rockstar Everyday

Cela fait bientôt un an depuis la sortie du dernier single de Halflives, « Fugitive ». Une année intense durant laquelle ils ont pu passer plus de temps en studio pour vous cuisiner des nouveaux sons! Qu’en est-il donc, vous dites? Eh bien, ils sont de retour avec « Rockstar Everyday« . Nous plongeons dans une ambiance assez dark pop/rock alternatif et mystérieuse, teintée par des éléments de trap. Comme toujours, les Italiens arrivent merveilleusement bien à créer une atmosphère plutôt groovy qui, plus qu’une simple rockstar, vous donne envie d’être maître de la piste de danse.

 

Telltale – Breathe

Cette prochaine chanson est un peu plus énervée, tout en restant très accessible, à la manière des anthems pop-punk. Avec deux EPs à leur actif, Telltale est un groupe déjà bien prometteur. On retrouve une telle fougue à travers leurs chansons au rythme trépidant qu’il nous est impossible de résister à la force centrifuge qui va nous amener à sauter dans tous les sens! Groupe pop-punk, certes, mais leurs créations ne sont pas totalement ‘génériques’ puisqu’on y trouve des éléments qui rendent l’écoute particulièrement intéressante. Gardez bien un œil sur cette petite pépite, et n’hésitez pas à aller écouter leur dernier EP sorti en avril dernier.

Life Awaits – Everlast

Toujours dans une lancée énervée, on termine ce récapitulatif avec Life Awaits, que nous vous avons déjà mentionné le mois dernier. Les soudains drops accompagnés de montées intenses à la batterie pourraient nous rappeler des airs de nos chers Counterparts. Mais ils gardent tout de même une sonorité bien propre à eux que l’on a hâte de découvrir plus en profondeur avec la sortie de leur nouvel album Fluorescent le 29 novembre!

Dog’N’Style – Interview


Aujourd’hui on est allé à la rencontre de Yann, guitariste de Dog’N’Style, un groupe de hard-rock français plutôt atypique sur bien des points !

Max : Salut Yan, comment ça va ?

Yan (guitare) : Ca va bien et toi !

Max : Ca va ! Alors, ça existe depuis quand Dog’N’Style ?

Yan : On existe depuis 2013. En 6 ans on a beaucoup tourné, on a fait 250 dates sur 12 pays. On a beaucoup beaucoup tourné. Là, on sort notre deuxième album « No Stranger »

Max : La première chose qu’on remarque en prenant l’album dans les mains, c’est la pochette !

Yann : J’aime bien car tout le monde dit ça avec le sourire ! En fait on est tous fans des films des années 80 un peu kitsch, Schwarzenegger, Stallone, tout ce genre de trucs.

Max : C’est des visuels utilisés par la synthwave et ce genre de musique en général !

Yann : Ouais c’est vrai. Justement on a vu que ça revenait à la mode. On a vu Kung Fury, True Survivor de David Hasselhoff. On a trouvé ça mortel du coup ça nous a pas mal inspiré. On a vu plein de groupes s’y mettre donc on s’est dit « allez, nous aussi, on va se marrer! »

Max : D’ailleurs dans l’album aussi il y a plein de visuels en références au jeu vidéo, ce genre de choses.

Yann : Ouais, c’est cliché à fond des années 80, la japanimation, les clichés sur les samurais, Walker Texas Ranger, le livret se présente comme un petit comics… On a caché aussi notre premier album et premier EP dans un bac à vinyle, bref on s’est vraiment éclatés là dessus ! *rires*. On a un écran de programmation aussi qui raconte pas mal de connerie si tu sais un peu lire le langage informatique !

Max : Du coup votre musique s’imprègne de cette période ?

Yann : C’est pas du tout synthwave etc, on s’est dit que c’était cool de casser les codes justement. D’ailleurs sur scène on joue en chemise hawaïenne et tout, on essaye de casser tous les codes qui existent avec du gros hard-rock à l’américaine.

Max : Du coup ça donne quoi Dog N Style alors en live ?

Yann : On s’éclate, on boit des binouzes à donf et on fait la teuf !

Max : Sur tous vos concerts, c’était quoi ton meilleur souvenir ?

Yann : Oh il y en a tellement, toutes les premières parties qu’on a pu faire, Phil Campbell, Ultra Vomit… Je dirais les petits festivals qu’on a pu faire c’était terrible !

Max : C’était quoi la date la plus loin que vous ayez faite du coup ?

Yann : Oh, c’était au kazakhstan, à Oural peut-être… Ou alors à Tioumen en Russie si on parle en terme de kilomètres.

Max : Comment vous êtes arrivés à aller jouer là bas.

Yann : Oh c’est notre tourneur qui nous a proposé ça, on était chaud !

Max : Du coup, un concert en Russie c’était bien différent d’ici ?

Yann : Ouais complètement.

Max : Vous devez être un des seuls groupes français si ce n’est le seul à jouer à Tioumen ?

Yann : On a joué pendant 15 jours non stop ! C’était vraiment une expérience de folie. Quand on est rentrés, c’est là qu’on réalise qu’on a fait quelque chose de vraiment incroyable.

Max : Et tu as une anecdote sur cette tournée ?

Yann : On a fait une nuit assez folle dans un club de bikers. On a passé la nuit à faire la fête, on a fait des pompes dans le sable avec des russes en pleine nuit… Sinon sur la dernière tournée en Europe de l’Est on s’est retrouvé coincé dans un club de strip-tease en Hongrie… Y’a une chanson qui parle de ça dans l’album, « Come On In ». On est resté coincé 2H là dedans…

Max : Oh bah y’a pire comme endroit pour rester coincés non ? *rires*

Yann : Pas trop car ils nous ont arnaqués et on leur devait de l’argent… *rires*

Max : Comment ça s’est passé la réalisation de ce second album.

Yann : C’était bien différent du premier. L’album a été produit par Rudy Lenners, l’ancien batteur de Scorpions. Il nous a vu sur une petite date vers chez nous et après il a voulu nous aider sur toute la prod’. On avait composé 30 morceaux environ et on en a retenu 10 avec lui. Il nous a ouvert les yeux sur les arrangements, la composition… Il nous a appris plein de choses pour mettre en avant des éléments plutôt que d’autres selon les moments pour rendre les morceaux vraiment catchy !

Max : Comment vous avez choisi seulement 10 chansons parmi 30 au final ?

Yann : Brainstorming avec Rudy et tout le groupe… On s’est dit qu’il fallait mieux tabler sur la qualité que la quantité.

Max : Du coup les 20 autres c’est parti à la poubelle ou ça va ressortira sur un futur EP, album ou autre ?

Yann : Non, on va pas les sortir, c’est le jeu ! Après on était pas tous d’accord sur certains morceaux de l’album par rapport à d’autres qu’on a pas gardé, mais bon, c’est la majorité qui l’emporte quoi…

Max : Du coup c’est quoi ton morceau préféré de l’album ?

Yann : J’hésite entre « No Escape » et « Feed Your Devil »

Max : A jouer en live alors ?

Yann : J’adore « Gamble to Win » mais comme c’est la première de notre set, je suis pas encore à fond dedans. J’adore jouer « Feed Your Devil » et « Rivals » aussi !

Max : Merci pour tes réponses ! Sur Error404 on parle pas que de musique. On parle aussi de pop-culture ! Tu pourrais me donner ton film préféré ?

Yann : Terminator ! Schwarzenegger, toujours !

Max : Une série télé préférée ?

Yann : Je suis un peu moins, mais je dirai Spartacus là comme ça.

Max : Et un jeu vidéo ?

Yann : Dark Souls !

Max : Ah tu aimes tryhard comme ça ?

Yann : A fond ! Après j’ai pas encore fini le 3 car j’ai pas la PS4 mais je vais bientôt me l’acheter pour le reprendre sérieusement. Par contre le 1 et 2 je les connais super bien.

 

 

Live Report : Airways @1999 15/10/2019


Envie d’une bouffée d’air frais en concert ? Cela tombe plutôt bien puisque Airways était en France hier soir pour son premier headliner show en France. Ils étaient accompagnés de Wargasm, qui livrait aussi son tout premier show ! (il s’agissait de la première date de la tournée !)

– Wargasm –

Un duo punk bien vénère en première partie d’un groupe de rock anglais ? Pourquoi pas ? Les trois anglais de Wargasm se présentent à nous : Milkie Way, chanteuse bassiste, et Sam Matlock chanteur/scream et guitariste (avec de faux airs de Ronnie Radke, non? Aidez-moi, j’arrive pas à retrouver à qui le jeune homme ressemble mais je suis sûr qu’il a des airs de quelqu’un du milieu rock/metal ! :D). Le groupe était accompagné d’un batteur pour la tournée. Le son est au top, si ce n’est les quelques fausses notes au chant de la chanteuse, et les riffs s’enchaînent bien. Personne ne connaît le groupe dans la salle, et c’est normal puisque c’est le premier concert de leur carrière.

Le groupe enchaînera pendant une vingtaine de minutes des titres assez différents qui permettront de tous bien les identifier. Fait assez rare pour du punk, et encore plus lorsqu’on ne connait pas les chansons du tout. Des titres comme Tokyo ou LSD seront de la partie. Le groupe terminera son set par une reprise de Pharrell Williams (dont je n’ai malheureusement pas identifié le morceau original, doué que je suis !)

Le groupe a été une vraie bonne surprise avec une sacrée énergie sur scène et des morceaux très efficaces. Pour vous faire une idée, voilà le seul morceau disponible pour le moment sur l’Internet :

C’était clairement l’une des moins funky en live pourtant mais bon… Le public a été très réactif en tout cas en sautant et en remuant dans tous les sens (sans pogo cela étant dit, le public ne s’y prêtant pas particulièrement)

On entrera donc peut être un jour dans l’histoire en ayant vu le premier concert de Wargasm. En tout cas, on leur souhaite le meilleur, car c’était vraiment super sympa !

– Airways –

 

Le quatuor anglais fait fureur dès son entrée. Depuis le début du concert, une chose nous intrigue en fond de scène. Si un grand drapeau avec le logo du groupe « AIRWAYS » était présent, il y avait un autre élément original. Sous le logo du groupe se trouvait une inscription : « WORD OF THE DAY » avec en dessous des pancartes interchangeables mentionnant le fameux mot du jour.

Malheureusement, et avec une scène aussi petite que celle du 1999, le fameux mot était caché et personne ne l’évoquera durant la soirée. Ma frustration reste totale encore aujourd’hui sans savoir ce qu’était ce fameux mot. Argh.

Le groupe nous informera après leur premier morceau Alien que la BBC était parmi nous ce soir. Effectivement, un homme muni d’une caméra qui ne passait probablement même pas la porte de la petite salle dans laquelle nous nous trouvons a filmé tout le concert depuis le début. Nous nous étions posés la question de qui était-il au vu de son énorme matos que l’on voit plus souvent dans de grandes salles…

Le chanteur Jake Daniels nous parlera de façon très sobre, claire et compréhensive à plusieurs reprises. Son anglais à l’accent définitivement british (qui n’est pas sans rappeler celui de notre ami Rou Reynolds) est facilement audible et même les novices en anglais pouvaient comprendre tout ce qu’il disait. Je ne sais pas si c’était sa façon naturelle de parler ou s’il faisait un effort pour nous, pauvres français que nous sommes, mais dans tous les cas, ça fait plaisir de voir un anglais agréable à l’oreille et pas éclaté au sol comme le font certains américains à parler à toute allure en mangeant la moitié des mots au passage.

Au fur et à mesure du concert, le boys-band nous ponctuera ses titres persos par des petits extraits de classiques comme par exemple un petit passage d’Angel avant d’enchaîner sur leur dernier single Heart Of Luck. C’est à ce moment là qu’on a compris que nous n’étions pas à un concert metal. Toutes les personnes de la salle (et c’était majoritairement des jeunes filles/femmes !) connaissaient déjà le nouveau titre sur le bout des doigts et chantaient à tue tête. Malgré le son à plus de 110dB, on entendait hurler à coeur joie tout le public ! La bonne humeur était assez communicante et le concert n’en était que plus agréable cela dit.

Après une petite heure de show, le groupe nous saluera déjà sans rappel. On les verra sortir des backstages rapidement pour venir nous faire un signe qu’ils ne pouvaient pas rejouer… Dommage ! En revanche, le groupe est allé à la rencontre du public juste après le show. Que ce soit Airways ou Wargasm, les groupes squattaient la sortie de la salle pour serrer la main, saluer et même remercier chacune des personnes du public d’être venu. Un comportement plus qu’honorable qui, j’espère, ne se perdra pas au fur et à mesure de leur reconnaissance future !

En tout cas, on pourra tout de même noter une chose en France encore une fois : la différence entre la culture musicale française et d’ailleurs (disons anglosaxone ici). En regardant Spotify, Alien et Reckless Tongue ont plus de 5 millions d’écoutes Spotify chacune et de nombreuses autres chansons font des scores plus qu’honorables qui pourraient mériter des salles un peu plus grandes. Comment expliquer ce décalage entre la France VS le reste du monde ? Réponse, au prochain épisode !

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