Live Report : Frog Leap @Petit Bain – 28/04/2019


Alors que le Petit Bain est rempli comme jamais (la file d’attente allait plus loin que la piscine Joséphine Baker qui se trouve juste avant le Petit Bain, soit une bonne centaine de mètres après) c’est ce soir qu’aura lieu le concert de Frog Leap, groupe émanant de la chaine YouTube du même nom.

Si vous ne connaissez pas la chaîne Frog Leap, il s’agit de la chaîne Youtube de Leo Moracchioli, un ingénieur du son norvégien qui partage la vie de son studio musical. Rançon de son succès, lui et sa bande s’amuse à faire des reprises studios des plus grand hits de la pop, en version metal ! La Reine des Neiges, Adèle, Africa, The Prodigy, System Of A Down et quelques dizaines (centaines?) d’autres ! Si vous ne connaissez pas la chaîne, il est encore le temps de vous y abonner et rejoindre les quelques 3 millions d’abonnés qui suivent les reprises metal de l’artiste.

Aujourd’hui, il est temps de quitter le studio et de donner une version live à tous ces titres au Petit Bain !

– Kadinja –

Première partie non annoncée avant le concert, on se retrouve à rentrer face à deux guitaristes qui nous proposait une sorte de djent sans paroles diablement efficace. On regarde la prestation, rejointe en cours de route à cause de l’affluence, sans vraiment comprendre. C’est à la fin du concert que le groupe nous annonce qu’ils sont en réalité les deux guitaristes de Kalinda, débauché un petit peu dans la douleur et à la dernière minute, ce qui explique la disparition de la moitié du groupe. C’est donc un concert version « instrumentale » de Kalinda, groupe de djent parisien auquel nous assistons.

Le duo de guitares nous informe toutefois que le groupe sera à retrouver au complet au Gibus le 25 mai prochain !

– Frog Leap –

Alors qu’à peine 15 minutes après le départ du demi-Kadinja, les lumières s’eteignent et on entend à un fort volume Smack My Bitch Up de The Prodigy (petit hommage au passage à Keith, parti trop tôt !), le public commence à se chauffer et cela ne sera pas bien dur car il fait très chaud dans la salle et que nous sommes très serrés. Le Petit Bain n’aura jamais été si complet que ce soir !

C’est alors un lapin costumé qui entre en premier sur scène dont le seul rôle sera de… danser… On le recroisera à maintes reprises dans le public, sur scène… Bref, plus fort encore qu’un chauffeur de salle, un lapin de salle sera là pour nous ambiancer durant toute la soirée ! Pourquoi pas, après tout ?

Arrive enfin le barbu norvégien le plus attendu de la soirée, Léo monte sur scène accompagné de son groupe et prêt à nous faire danser pour l’heure et demie qui arrive.

Les reprises seront le maître mot de la soirée puisque le principe du groupe ne tourne qu’autour de celui-ci. Le show débutera par Party Rock Anthem de LMFAO histoire de s’ambiancer, avant de changer totalement de vibe musical avec un Feel Good Inc des Gorillaz suivi de la célébrissime chanson de Mark Ronson (qu’on attribue souvent à Bruno Mars pour son featuring) : Uptown Funk. 

Hannah, invité récurrente du show viendra chanter sur du Christina Aguilera, oui oui, du Christina Aguilera à un concert de metal, c’est tout à fait possible !

Peu avant d’entamer sur le prochain morceau, un faux monsieur du FBI arrive sur scène pour se plaindre du bruit… Il déclare ne pas en entendre assez, et qu’il faut en faire encore plus ! Chose promise, chose dûe, on monte les enchères et c’est sur Ghostbusters que s’enchainera le prochain titre !

Léo prendra un instant pour féliciter son batteur pour lequel c’est le premier concert puisqu’il a remplacé le batteur habituel du groupe au pied levé suite à un problème familial pour ce dernier. On espère que tout ira mieux pour le batteur de Frog Leap et qu’il sera de retour bientôt ! En attendant, son remplaçant a très bien fait le job et rien n’était à redire concernant le jeu à la batterie !

Alors que des kakémonos à l’effigie du groupe se tenaient fièrement de chaque côté de la scène, c’est au dessus de ceux-ci qu’on a pu apercevoir des petites poupées style muppet headbanger sur Killing In The Name de Rage Against The Machine. D’ailleurs, on avait également vu l’une de ses poupées ainsi qu’une caméra filmer la file d’attente avant l’ouverture du concert ! Ces poupées sont un peu le nouveau symbole du groupe, on les retrouve fréquemment dans leurs clips !

Alors qu’on avait vu dernièrement l’excellent concert de Twenty One Pilots à l’AccorHotels Arena, le groupe ne se refuse rien et fait une reprise du meilleur titre du meilleur film (euh…) de DC : Suicide Squad, en interprétant Heathens.

On finira le concert avec Africa de Toto et Zombie des Cranberries, ou Léo n’hésitera pas à inviter sur scène un enfant pour lui faire un solo dédicacé

Pour le rappel, Frog Leap nous gratifiera de deux titres, le premier de PanterA, en hommage pour le groupe qui a fait sombrer Léo dans l’univers metal dans lequel il est aujourd’hui et enfin un ultime titre qu’on avait déjà pu entendre au répertoire de Maxenss, Hello d’Adèle.

Toutes ces reprises metal, qu’on les connaisse via la chaine Youtube ou bien pas du tout ont donné envie à tout le public de danser, de bouger et de sautiller partout ! Même si le public n’était clairement pas le plus déchaîné que l’on ait pu voir car plus éclectique, la joie des gens présent ce soir là était tout à fait palpable. Rendez-vous bientôt pour un nouveau round, avec de nouvelles reprises, on l’espère !

Soupe à la grenouille


Prenez des petites grenouilles en plastique qui sautent quand on appuie dessus. Ca on connait, on a déjà essayé d’être le premier à mettre toutes ses grenouilles de sa couleur dans un seau, ou de faire des courses effrénées avec nos petits batraciens. Ajoutez une sorcière, une potion magique, des sortilèges pour grenouilles colorées et vous obtenez le jeu : soupe à la grenouille !

Un jeu jusqu’à 4 raniculteurs, à partir de 5 ans, comptez une vingtaine de minutes par partie.

Le matos

Une belle grosse boîte de jeu, qui prend un peu de place certes, mais les enchantements sont en grand format aussi pour être plus simple à atteindre. Et du coup, leur socle étant petit ils tombent très facilement et ça c’est chouette pour les petites mains qui ont du mal à viser avec leur grenouille.
Les illustrations sont magnifiques : la boîte, les ingrédients, les grenouilles en carton (celles pour se rappeler notre couleur), la sorcière, tout est esthétiquement très bien pensé et on se rend compte tout de suite que la sorcière est méchante et que c’est elle qu’il va falloir combattre.
Les petites grenouilles, quant à elles, n’ont pas changées de look, elles restent solides et pratiques pour les faire sauter autant que l’on veut.

Le principe

Le principe est simple, il faut éviter de finir dans la gamelle de la sorcière… Pour cela, il va falloir arriver à renverser les enchantements prévus par la méchante sorcière un par un et dans un ordre précis, en coopération avec les autres joueurs. Chaque joueur dispose de trois sauts à chaque tour de jeu, et il peut, s’il le désire, remettre sa grenouille dans sa maison entre deux sauts.

Si tout est renversé avant le dernier tour de jeu c’est gagné, si par contre les grenouilles ne sont pas assez habiles pour déjouer les plans de la sorcière, cette dernière composera tranquillement sa soupe en ajoutant à chaque tour de jeu un ingrédient dans son chaudron. Il y a autant d’ingrédients que de nombre de joueurs, autant de rondes de sortilèges que de joueurs. La partie dure donc plus ou moins de temps en fonction du nombre de grenouilles sauteuses.

Fastoche ou pas fastoche ?

C’est la question que je me suis posée ! Quand on voit ces grenouilles, tous autant que nous sommes, petits et grands, nous les faisons sauter. Un réflexe, on teste !

Evidemment très simple à faire sauter que ce soit pour les petites mains, les grandes mains, les grosses mains. Par contre beaucoup moins facile de doser son saut et de le diriger, que l’on soit adulte ou enfant.

Niveau stratégie, nous sommes tous ensemble pour déjouer les plans de la sorcière, de la coopération pure et dure donc, où il ne faut pas se laisser aller à insulter celui qui fait n’importe quoi avec ses gros doigts, mais plutôt l’aider à faire les meilleurs choix sur le positionnement de sa grenouille entre chaque saut.

A la fin, si on a réussi à déjouer tous les plans de la sorcière on peut même essayer de la faire tomber tous ensemble.

Invincible sorcière !

Bon après plusieurs parties avec d’adorables bambins loués pour l’occasion, la sorcière a toujours gagné. Pas facile de faire tomber tous ces sortilèges et surtout de diriger correctement ces petites bestioles, certains enfants veulent jouer trop vite, trop fort ! Bon d’accord, c’est plus simple quand on est adulte, on gère un peu mieux la puissance et la précision au bout de quelques tours… Mais autant on saute de joie sur les grenouilles pour les essayer, autant on ne saute plus de joie au bout de quelques tours… On se lasse, mais c’est normal ? Faire sauter des grenouilles c’est rigolo mais pas trop longtemps, pour les adultes en tout cas!

 

  • La coopération qui peut se révéler être à double tranchant quand un joueur a vraiment du mal à maitriser ses grenouilles !
  • Lassitude: on ne fait pas plus de trois parties de suite.
  • La difficulté avec aucune victoire avec des jeunes joueurs sur mon tableau de chasse aux sorcières
  • La boîte: un peu imposante pour ces petites grenouilles.

 

 

 

  • Les grenouilles sauteuses connaissent une nouvelle jeunesse !
  • Le visuel : les illustrations sont vraiment très alléchantes…
  • La coopération entre joueurs
  • La cohésion d’ensemble : histoire, jeux illustrations, tout se tient

 

 

En résumé

Un très joli jeu amusant à sortir de temps en temps

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