– Hangman’s chair – 19h45 –

Hangman’s Chair débarque sur scène vers 19h45 et livre un métal doom/stoner de très bonne facture. Le show est simple, puissant, dépouillé de tout blabla inutile entre les chansons et se concentre sur la livraison d’une musique sans concession mais néanmoins très abordable à un public encore un peu épars dans la Cigale. Le son est plutôt bon et les morceaux s’enchaînent sans pause dans une atmosphère assez hypnotique, bien propre à ce genre musical.

Bien que n’étant pas une grande amatrice de doom, je n’ai eu aucun mal à rentrer dans l’univers du groupe et à apprécier leur show très professionnel. Hangman’s Chair est vraiment le genre de découverte musicale qu’on aime faire en première partie d’un projet comme Zeal and Ardor et c’est typiquement comme ça que commencent les plus belles rencontres musicales.

Au plaisir de revoir la formation française une autre fois !

– Zeal & Ardor –

Zeal & Ardor @ La Cigale | Photographe © Romain Keller pour Error404

S’il y avait bien un artiste avec lequel je voulais finir une année 2018 riche en concerts et en émotions, c’est bien avec l’ovni Zeal and Ardor. J’ai eu le coup de foudre sur le projet mené par Manuel Gagneux; un black métal aux racines afro-américaines, bien loin des formations habituelles aux obédiences néo-nazies …

Le concert d’1h15 est mené sur les chapeaux de roue et s’enchaînent rapidement les titres de l’EP Devil Is Fine (une tuerie) et du premier album Stranger Fruit (une tuerie aussi) ainsi que quelques titres non enregistrés qui font mouche autant que les classiques.

Zeal and Ardor, c’est un peu le genre de projet qui prend aux tripes et devant lequel il est difficile de rester insensible, qu’on aime ou qu’on déteste. Le public est aussi métissé que la musique de Zeal and Ardor; se cotôyent amateurs de black et fans plus généralistes de musiques extrêmes.

Manuel Gagneux et ses comparses prêchaient à une audience convaincue qui a repris en choeur les refrains de nombreuses chansons et a frappé du pied sur le sol en bois de la Cigale pendant Devil is Fine, accompagnant les percussions lancinantes de cette magnifique chanson. Les pogos se sont également faits brutaux pendant les breakdowns de certaines chansons comme Come on Down ou Don’t You Dare.

Zeal & Ardor @ La Cigale | Photographe © Romain Keller pour Error404

On pourra juste reprocher à la formation un manque de nuance dans le rendu live de la musique qui se veut sans concession. Pas la moindre pédale devant les guitaristes/bassiste et des blast beats faisant complètement disparaître la basse et les contre-chants qui peuvent faire tomber le son de Zeal and Ardor dans le mauvais gimmick de métal extrême un peu cheapos. Mais pour ceux qui ont su ouvrir leur coeur au Messie démoniaque, l’expérience demeure un souvenir mémorable, tout comme leur performance au Hellfest 2018.

Sans conteste une des découvertes musicales les plus solides de l’année 2018 !

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