Ce soir, et pour le premier concert de 2018 pour Error404, la joyeuse Maroquinerie s’est transformée en Pogotinerie. On a pu voir le premier concert de la tournée européenne des anglais While She Sleeps. Alors, on fait quoi pendant qu’elle dort ? On fait des slams et des pogos, sans hésitation !

 

– LANDMVRKS : 19h30 – 20h –

Les marseillais de LANDMVRKS sont venus ce soir pour revendiquer leur metalcore. Le chanteur, Florent Salfati, vêtu d’un hoodie annoté de LANDMVRKS/MARSEILLE tonne le ton dès la première minute de show et on comprend très vite pourquoi le A du nom de leur groupe a été retourné en V. Ils vont tout mettre sens dessus desssous sans attendre. Alors que la salle est déjà complète le groupe ouvre en force et le public commence déjà à jumper. Pour un tout début de soirée, la salle est d’ailleurs très remplie et semble s’être mobilisée en force pour le quintet français. Le jeu de lumière ce soir est plutôt simple, peu d’effets et peu de couleurs, mais du bon hardcore, pur et dur. Il n’y aura en revanche pas de pogos jusqu’à la demande du chanteur en vers la fin du set. Le groupe nous quittera sur leur dernier single « Fantasy ». Florent a un scream vraiment intéressant en live. Il sait allier à la fois deux types de screams : le premier assez aïgu qui n’est pas sans rappeler le bon hardcore comme on l’aime, un peu à la sauce Stray From The Path, couplé avec un scream bien plus grave et rauque rivalisant avec les grands noms du metal. La voix claire était assez peu présente mais se tenait également très bien. Autant vous dire que la demi-heure est passée bien trop vite et on aurait été prêt à voir un concert complet du groupe même sans connaître tous ses titres sur le bout des doigts. Il y a clairement de quoi s’amuser en live. Ce sera pour la prochaine fois, en tout cas le public et nous même aura été convaincu ! On apprends également plus tôt dans la journée que le groupe venait de signer chez Arising Empire, filière du célèbre label Nuclear Blast. Donc pour résumer ce début d’année du côté de LANDMVRKS : nouveau label et un premier concert acclamé par la foule ils avaient et sold out. On a vu pire comme début d’année 2018, non ?

– Rolo Tomassi : 20h20 – 20h55 –

Avec seulement 5 minutes de retard, Eva Spence, et sa bande de rockeurs anglais débarquent sur scène.  Ils commenceront leur set par un morceau extrêmement long et assez similaire du début à la fin. La voix d’Eva est très étonnante. J’avais l’impression qu’elle utilisait d’avantage le scream comme instrument rythmique à la mélodie plutôt qu’au chant. L’effet est étonnant et fonctionne bien. Le second titre se dotera de passages bien plus electro au clavier. C’était bien plus appréciable que la chanson précédente où tout se ressemblait plus ou moins. Le groupe nous déroule son set avec le même jeu de lumières assez classique déjà présent pour LANDMVRKS. Le public bondit moins dans tous les sens et on en vient à penser qu’il aurait peut être fallu commencer par ce groupe avant de vraiment se chauffer pour LANDMVRKS et Rolo Tomassi. L’ambiance retombe un petit peu, mais pas grave, on est là pour s’amuser, et il n’y a pas de quoi en faire tout un plat, car Rolo Tomassi, cela reste un set de musique maîtrisé, et surtout atypique et loin des groupes metalcore que l’on pourra voir ce soir. 

Honnêtement en écoutant le groupe post-concert, j’ai trouvé que les titres étaient assez originaux et mélangeaient de nombreuses sonorités étrange, et je n’ai pas du tout eu la sensation d’entendre tout cela en live. Eva avait une très jolie voix lorsqu’elle chantait de façon claire, mais ce n’est arrivé que trop peu et le chant « rythmique scream » était trop similaire durant tout le set. Le groupe a eu d’avantage de mal à convaincre que ces prédécesseurs même si les gens dansaient un petit peu et que la musique n’était pas non plus désagréable, loin de là ! Peut être faut-il creuser ou bien connaître les titres du groupe avant de les voir en live pour comprendre ce qu’il se passe sur scène, mais nous, on a pas été totalement emballés, désolé Rolo Tomassi !

On regrettera en revanche les quelques larsens qu’il y eut pendant le concert !

– While She Sleeps : 21h15 – 22h30 –

Les cinq minutes de retard de Rolo Tomassi se sont reportées ici sur While She Sleeps pour lequel le début était prévu à 21h10 selon le planning fourni par l’organisateur mais who gives a shit sérieusement ? While She Sleeps va débarquer sur scène, et ça va être le feu. On ne croyait pas si bien dire… Alors qu’on attendait sagement avec du Bring Me The Horizon en musique de fond (tiens tiens, quel heureux hasard !), les lumières s’éteignent et retentit une voix avec un message d’alerte… La salle est plongée dans le noir quand les premières notes de You Are We retentissent.

C’est parti, le public qui était resté plutôt calme au niveau des pogos ne perd pas une seconde et s’y donne à coeur joie !A l’allumage des projecteurs, on découvre un drap à l’effigie du logo du groupe et du nom de leur album. Les amplis guitares de part et d’autres de la scène sont quant à eux tous très décorés, dans un style comics/bande dessinée et quelques autres logos comme l’anarchie ou bien le peace & love. Un set-up qui donne un cachet très rock à la salle. On en attendait pas moins pour un concert de la sorte. Le set sera assez bien mélangé, on alternera entre anciens et nouveaux titres, avec une prédominance évidente pour leur dernier album You Are We, qui possède le même titre que le titre d’ouverture. Cet album était le signe d’un renouveau pour While She Sleeps, une libération puisqu’ils ont réussi à l’auto-financer à l’aide d’une campagne participative PledgeMusic et se libérer de label suite à de mauvaises expériences. C’est donc sur leur propre label que le groupe était revenu en très grande forme. Après un Civil Isolation, le groupe ravira directement les fans avec le trio des classiques Seven Hills, Brainwashed et enfin Death Toll. Le concert passe à une vitesse vraiment folle, et même si les jeux de lumière resteront très soft et sans trop de couleurs superficielles, While She Sleeps nous délivre un show comme on en a besoin en ce début d’année : sans artifices, simple, mais surtout diablement efficace. 

Crédits Photos : Mathilde Miossec

Lawrence Taylor  se fait plaisir en effectuant un petit salto depuis le mur d’enceintes vers le public. Le chanteur va s’amuser à surfer sur la foule à nombreuses reprises, allant même jusqu’à marcher une fois sur elle ! Je trouvais dommage que la voix claire du groupe, Mat Welsh, soit un peu plus en retrait alors que c’est clairement sa voix qui fait la particularité du groupe. Il à une voix très reconnaissable et elle est mise un peu sur le côté. Alors oui, Taylor ne joue pas d’instruments sur scène et balance les gros screams qui feront pogoter tout le monde à tue-tête, mais j’aurais beaucoup aimé voir d’avantage des passages où Welsh se met plus en avant sur le chant. 

Le combo final se fera sans rappel, le groupe quitte à moitié la scène mais revient aussitôt pour vider toute l’énergie pouvant leur rester, en l’espace de 2 titres Silence Speaks (sans Oli Sykes bien évidemment sur ce coup là, mais en featuring avec un public qui connaît tous les titres par coeur, et encore plus celui-ci) et Hurricane va faire des ravages et casser des têtes. Les personnes montant sur scène et sautant dans la fosse s’enchaînent. 

Bref, 2018 commence fort. Très fort.

Setlist : 

You Are We
Civil Isolation
Seven Hills
Brainwashed
Death Toll
Empire of Silence
Feel
Trophies
Crows
Steal the Sun
This Is the Six
Four Walls
Silence Speaks
Hurricane

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :