Publié le 10 janvier 2019
Mis à jour le   janvier 2019

Bonjour/Bonsoir ! J’ai eu la chance de regarder les 3 premiers épisode de la nouvelle série Netflix : When Heroes Fly qui sort aujourd’hui et que je vous invite fortement à regarder.

When Heroes Fly c’est une série Israélienne de 10 épisodes qui prend la forme d’un thriller dramatique. Elle a remporté le prix de la Meilleure série au tout premier festival Canneseries en avril 2018.

Cette série est tiré du roman à succès d’Amir Gutfreund. Sans vouloir trop vous révéler l’intrigue il s’agit de 4 vétérans de guerre d’une unité de forces spéciales, qui, onze ans après s’être disputés, sont forcés de se réunir pour une dernière mission très personnelle. Retrouver Yaeli présumée morte depuis 10 ans.

On alterne entre le passé douloureux des personnages : la guerre, le retour au bercail, la vie de couple,.. à leur mission qui les entraînent au fin fond de la dangereuse forêt colombienne.

Pourquoi regarder When Heroes Fly ? Parce qu’on ne voit que trop peu de production étrangères autre qu’américaines/anglaises et l’on peut remercier Netflix pour proposer à chaque pays où ils se trouvent de produire une série.

Ensuite et cet argument n’est pas des moindres : c’est beau. Le réalisateur alterne des plans minimalistes qui permettent de capter l’essence de chaque personnage ; avec des mise en scène parfois difficiles sur les troubles de stress post-traumatique.
En alternance de plans sur la nature, simples et splendides.

Mais ce qui m’a le plus plu dans cette série (pour le moment) c’est la mise en scène d’hommes sensibles, anciens militaires et qui vivent dans un pays où les hommes ça doit être des « vrais » mecs. Comprenons-nous bien la masculinité est une question très d’actualité ces derniers mois : ça veut dire quoi être un homme ? Un homme peut-il pleurer et exprimer ses sentiments ? Les réponses sont : à vous de le définir et oui bien évidement. Sauf que des modèles de masculinité positive ont en a trop peu. On voit les héros qui pleurent, pètent des plombs, tombent dans leurs retranchements les plus sombres, s’expriment.

Le premier épisode dure 1h30, les 9 autres 45 minutes. Les 3 premiers posent les personnages, l’ambiance, les rapports entre eux pour ensuite partir dans leur mission à partir du 4ème épisode. La mise en place peut paraitre un peu longue mais au vu de la complexité du sujet principal (la guerre) et des relations entre les personnages ce n’est pas gênant et l’on s’attache progressivement à ces hommes au premier abord froids.

Je reviendrais vous faire un point quand j’aurai regarder l’intégralité de la série et je vous laisse en bonus des questions qui ont étés posées aux acteurs (j’ai supprimé la description des personnages qui étaient dans le fichier initial pour vous laisser plus de surprise).

 

 

QUESTIONS AUX ACTEURS

AVIV DANINO, 34 ans (Tomer Kapon)

Parlez-nous un peu de la série et de votre personnage, Aviv.

« Cette série est très israélienne. Elle est très centrée sur l’armée, mais cela va au-delà de ça. Avant tout, cette série est sur l’amitié. Ensuite, elle parle de la lutte pour s’en sortir. Et enfin, il s’agit d’une histoire d’amour tragique. À la suite des terribles événements de la deuxième guerre du Liban, la culpabilité et le traumatisme envahissent petit à petit mon personnage, Aviv. »

À quoi ressemble le tournage ?

« C’est étrange, car il ne cesse d’alterner. Je ne peux même pas y remettre de l’ordre, donc je sépare en deux histoires. J’ai deux dossiers : un pour le passé, un pour le présent. Je les considère comme deux séries différentes. On vient de finir de terminer la scène émouvante des funérailles, puis on fait volte-face et on tourne une scène de mariage. »

Et les scènes militaires ?

« Ces c*nneries, ça fait remonter des souvenirs. On a pu collaborer avec des combattants de l’unité Sayeret, des hommes de l’unité de réserve, ainsi que des soldats de la brigade Golani. On nous a aussi emmenés à la base de l’armée de défense d’Israël. »

Comment vous êtes-vous préparés pour un tournage en Colombie ?

« On a dû faire plein de vaccins. Moshe (qui incarne Benda) apprend l’espagnol, il nous rend tous fous. »

Ça fait quoi, de travailler avec les autres acteurs ?

« Les dynamiques entre nous sont très intéressantes, sur le plateau et en dehors. Nous avons une incroyable alchimie. J’embrasse Moshe toutes les cinq secondes. C’est comme avoir une nouvelle fratrie. »

Et Ninette et Omri ?

« C’est une femme impressionnante et adorable, une partenaire incroyable. On s’est tout de suite bien entendus. Omri crée quelque chose d’incroyable autour de lui. Tout le monde veut participer. C’est génial, comme don. »

 

DOTAN “HIMMLER” FRIEDMAN, 34 ans (Michael Aloni)

Parlez-nous un peu de la série et de votre personnage.

« J’incarne Dotan, aussi connu sous le nom d’Himmler. C’est le stéréotype de l’Ashkénaze froid : un mec impassible et acerbe. Je suis ravi de faire partie de la série, et après quelques jours de tournage, je pense que nous avons établi un nouveau standard pour la télévision israélienne. »

Ça fait quoi, de travailler avec les autres acteurs ?

« Ninette est tout simplement magique. Elle a adopté son rôle avec tant d’émotion et de volonté de travailler. Au sein de la série, elle est sublime. »

Ça donne quoi, de travailler avec Omri ?

« Tout d’abord, c’est un scénariste très talentueux. Il laisse aux acteurs une grande liberté et leur fait confiance. C’est un sentiment fantastique à ressentir quand on est acteur. J’aime travailler avec lui, il est drôle. Il a embarqué tout le monde. Je crois que quand il a écrit le scénario, il n’aurait jamais cru qu’il serait approuvé. »

Qu’a donné le tournage des scènes militaires et le voyage en Colombie ?

« Il faut absolument rester authentiques et crédibles, ne rien produire de trop hollywoodien. Il faut rester réel. Je rêvais d’y aller (en Colombie), mais je n’en avais jamais eu l’occasion. Donc pour moi, c’est un voyage post-armée ! »

 

YAKIR “BENDA” BEN-DAVID, 34 ans (Moshe Ashkenazi)

Parlez-nous un peu de la série et de votre personnage.

« Cette histoire se déroule sur 12 ans et suit quatre hommes qui étaient meilleurs amis dans l’armée. Ils ont combattu côte à côte au Liban, puis chacun a fait sa vie. C’est touchant, je pense que leur histoire parle à beaucoup de gens. Nous sommes tous les quatre très différents, comme dans tous les groupes d’amis. Comme les filles de Sex and the City, mais version mecs. Ouais, quelque chose du genre ! J’incarne Benda. Il agit avec ses tripes. »

Ça fait quoi, de travailler avec les autres acteurs ?

« On est tous différents. On a fait des répétitions en privé avec Omri, je pense que ça se verra à l’écran. On est devenus potes. »

Tourner des scènes militaires, c’est comment ?

« C’est chouette de les voir travailler. Les Israéliens en général ont un côté militaire, mais dès qu’on met l’uniforme de l’armée de défense d’Israël, on incarne un soldat combattant. »

 

DOV “DUBI” ASHKENAZI, 35 ans (Nadav Netz)

Parlez-nous un peu de votre personnage et de la collaboration avec Omri.

« Dubi est le frère de Yaeli et l’ami d’Aviv. Je pense que Dubi réprime ses sentiments. J’apprécie le calme qu’apporte Omri. C’est rare en Israël, d’après moi ! »

Comment vous êtes-vous préparé pour les scènes militaires ?

« Avant les répétitions, on a collaboré avec le peloton de reconnaissance Golani. Ça ne rigolait pas. »

 

 


YAELI ASHKENAZI, 33 ans (Ninette Tayeb)

Parlez-nous un peu de la série et votre personnage, Yaeli.

« À la lecture du scénario, l’histoire m’a immédiatement parlé. Je ne l’ai pas lâché du week-end ! J’ai cessé de boire et de manger. Je me disais : « Ouah ! Que va-t-il se passer maintenant ? Ouah ! »

Yaeli est un esprit libre qui a une belle relation avec Aviv. Aviv est l’un des protagonistes de l’histoire. Elle est très franche, elle ne tourne pas autour du pot. Yaeli et moi nous ressemblons, dans le sens où on ne fait pas de compromis. On ne négocie pas la vérité. Quoi qu’il arrive, quels que soient les sacrifices. »

Ça fait quoi, de travailler avec les autres acteurs ?

C’était génial. C’était une super expérience de tourner avec eux, de partager le plateau et d’en prendre de la graine. Parfois, je prends du recul pour voir comment travaille chaque acteur, ce qu’il apporte, comment il approche son personnage. C’est très intéressant. »


Après visionnage complet : attention spoilers !

C’était une belle série, très intense. Le suspens est à la fin de chaque épisode sans tomber dans le drama et la musique pleine de violons.

Les personnages se dévoilent petit à petit sans entrer dans le pathos. Les conséquences de la guerre sont là : angoisses, drogue, la perte de le foi et même la maladie ?

Certaines questions restent sans réponse : qu’a dit Dubi à Yaeli pour qu’elle ne rentre pas chez elle ? Quel est la véritable ambition du prêtre blanc ?

La série ne se précipite pas dans un sauvetage à l’américaine avec de grands moments héroïques : il y a des blessés, des échecs, des questionnements. C’est très réaliste. Tout en suivant une histoire parallèle qui n’empiète pas trop sur celles de nos compères.

La mort de Himmler était  annoncée mais n’en reste pas très émotive. Elle n’est pas celle attendue cela reste donc un peu une surprise. Le discours à son enterrement m’a tiré quelques larmes car très beau surtout dans sa langue originel.

Nous sommes habitués à écouter les séries en anglais la plupart du temps mais essayez de l’écouter en hébreu. Cette langue chantante vous plongera d’autant plus dans l’ambiance.

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