Vous incarnez des pirates en soif de vengeance. Vous et votre équipage avez été capturés par l’Armada espagnole. Vous avez réussi à vous enfuir et avez pris bord au sein d’un navire abandonné, Ellen, devenue votre inséparable compagne.

Une histoire de pirates est un jeu coopératif de 2 à 4 joueurs à partir de 10 ans. Au-delà d’un jeu c’est une histoire comme son titre l’indique où des choix devront être pris et influenceront la suite des évènements. Cette aventure se déroule en dix chapitres. Une application est là pour vous mettre dans l’ambiance, vous timez et vous rajoutez des embûches.

Mise en place du récit en 3D

Tout d’abord un petit jeu de montage, si vous aimez les maquettes et les legos vous allez aimer cette étape. Si vous êtes du genre à vous énerver devant le moindre petit meuble ikea c’est mal parti !

Le bateau va être placé sur une boussole. Sur chaque cap, une ou des cartes seront placées face cachée, des potentiels rivaux !

L’application va vous permettre de savoir les parties du bateau endommagées par des canons, les points de vie qu’ils vous restent avant de tous couler et les cartes que vous allez rencontrer dans ce tour. Suivez les étapes, une fois que tout est mis en place vous pouvez cliquer sur commencer, à partir de là, le sablier s’écoule. A vous d’être réactifs !

plateau

Larguez les amarres

Premier chapitre, vous avez volé Ellen et devez fuir pour échapper à vos tortionnaires. Mais plusieurs navires sont là pour vous barrez la route et vous attaquez. Serez-vous en capacité de leur faire face sans couler ?

Pour cela chaque joueur a un sablier. Il va devoir le placer sur une partie du bateau, sachant que chaque partie permet une action : Charger un canon, tirer le boulet, réparer les dégâts, changer la vitesse du bateau, gouverner le navire et enfin surveiller vos ennemis du nid-de-pie. Une fois son sablier écoulé, le joueur réalise son action et déplace son sablier.

Certaines cartes sont des leurres comme le brouillard, d’autres sont des récifs dangereux qu’il vous faut découvrir en vigie mais il y a aussi des frégates plus ou moins importantes et donc plus ou moins difficile à faire couler.

Une fois le round terminé, vous l’entendrez par la musique assez stressante sur les dernières secondes, on résout les cartes restantes. De ce fait, si des vaisseaux sont encore en jeu, ils vous tirent dessus. Ils peuvent vous faire de gros dommages collatéraux, vous faire perdre des points de vie et pire … vous faire couler. Mais si vous êtes toujours vivant à la fin du tour, vous pouvez passer au tour suivant tout en laissant les cartes qui vous ont tiré dessus en place et en en rajoutant d’autres. Lorsque vous survivez à tous vos tours, vous avez fini le chapitre, une nouvelle île est à vous sur la carte, vous pouvez vous y diriger et commencez une nouvelle aventure.

Mon avis

En écrivant cet article, je n’ai pas encore fini l’histoire j’en suis à la moitié. Pour le moment je peux dire que l’histoire tient la route, on s’enfuit, on cherche des butins pour vivre et on se défend de mieux en mieux. Heureusement car nos ennemis sont de plus en plus sérieux et difficile à vaincre. J’espère juste que dans ces derniers chapitres l’histoire sera un peu plus trépidante car fuir et gagnez de l’argent ça commence à moins me motiver.

On ne va pas se leurrer, le jeu est répétitif. Les concurrents de plus en plus puissants, les évènements survenus par l’application de plus en plus embêtants sont tout de même les bienvenus pour nous permettre cette montée d’adrénaline nécessaire et indispensable à ce jeu. Les enfants sont à fond dedans et veulent enchainer les parties.

Une fois le premier chapitre effectué non sans mal, le temps que la mécanique se mette en route, que l’on apprenne à jouer ensemble et à se créer des automatismes, comptez ensuite 20 min par chapitre. Avec des ados et un dimanche après-midi bien pluvieux, vous pouvez terminer le livre.

L’application apporte un plus, le visuel et les animations sont sympathiques. Vous avez plusieurs niveaux de difficulté en fonction de l’âge des joueurs. Le niveau joue sur le temps de jeu et les évènements imprévisibles.

On vous explique que vous n’avez pas besoin de lire la règle du jeu, l’application fait tout, vous pouvez vous lancer directement dedans. Franchement je vous le déconseille. Au niveau du placement des cartes vous n’allez rien y comprendre, voir vous engueulez avec les autres participants car chacun va interpréter à sa façon entre ce qui est écrit et le dessin. Dans la règle il est bien précisé que l’animation de placement des cartes est la même pour tous les chapitres, basé sur 10 cartes mais que ce positionnement doit être adapté en fonction du nombre de cartes indiqué dans le chapitre au début. Puis vous allez lancer l’aventure et essayez de jouer sans savoir vraiment quoi faire. Du coup tout le monde est à fond et vous plombez l’ambiance en arrêtant l’application et en ouvrant la règle du jeu. Et là, aucun doute, certains lanceront « on fait un autre jeu ? ». LISEZ LA RÈGLE ET LANCER L’APPLICATION.

On n’a pas parlé de la boîte du jeu, mais il faut souligner un gros travail de ce côté-là. Sur deux étages, elle permet de ranger correctement tous les éléments qui vont se rajouter au fur et à mesure des chapitres. Chacun trouvera sa petite place. Un thermoformage nickel!

Le jeu en lui-même est bon, la mécanique est originale, on attend la fin de son sablier avec impatience mais on ne s’ennuie pas car c’est les seules secondes pour échanger avec les autres moussaillons des prochaines actions. Sur les dernières secondes du tour, on se voit comme les enfants à trépigner et à sauter de joie quand on arrive à détruire le dernier navire ennemi au moment du gong final. L’adrénaline est là et les chapitres étant courts et notre curiosité développée, on a qu’une envie : se lancer dans la suite de l’aventure pour savoir ce qui se passera au prochain chapitre. Un livre est bon lorsque le narrateur arrive à chaque fin de chapitre à mettre un suspens qui nous oblige presque à continuer au début du chapitre suivant si l’on veut pouvoir s’endormir. Ici, dans une histoire de pirates, c’est le cas, alors bon livre ou bon jeu ? Ou tout simplement un bon équilibre qui en fait une histoire fabuleuse…

  • L’application aurait pu être mieux traduite et plus développée afin de montrer la disposition spécifique à chaque chapitre.
  • A quand les navires ennemis en 3D et des boulets de canons miniatures à tirer via un système d’élastique ou de pichenettes ou encore de catapultes? Ca rajoute une précision et enlève le hasard du dé.
  • Les sabliers auraient pu être plus personnalisés ou en forme de personnage. Mais en moins couteux, il manque juste un petit jeton pour nous rappeler notre couleur. Avec le stress généré, on a souvent échangé nos sabliers en oubliant lequel était le nôtre.
  • Avec la rapidité du jeu, le sablier dans la vigie est souvent mis de travers et du coup s’écoule moins vite.

  • Le mode coopératif et accessible à tous
  • Une prise en main rapide, avec un jeu long mais divisé en chapitres courts qui permettent de le ressortir souvent.
  • Le bateau en 3D
  • Immersion totale grâce à l’application mobile

En résumé

Une sorte de legacy rejouable pour nos plus jeunes. Un beau challenge franchement réussi aussi bien dans l’édition que dans la mécanique. Bravo !

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