Dans Undo, vous êtes des « agents du destin désincarnés ». À chaque scénario, vous intervenez sur la mort d’une personne, tentant de démêler les évènements en remontant le temps. Tout cela dans le but de finir par sauver la vie de la victime. Seuls vos choix pourront conditionner le funeste destin de la personne concernée. Attention cependant à ne pas empirer la situation initiale.

Un jeu sans livret de règles :

Undo se propose comme un jeu sans livret de règle. On ouvre la boîte, on sépare les deux paquets de cartes, on retourne la première grande carte et le jeu commence. Rien de plus simple.

Cette mécanique vaut pour donner la sensation de ne pas avoir à intégrer les règles avant de jouer. On veut jouer ? On joue instantanément. Il n’y a pas ce moment où l’on doit expliquer le jeu à ses amis, ni soi-même prendre connaissance du jeu.

 

Un jeu à usage unique :

Comme les casses têtes ou les escape game des gammes Exit ou Unlock, Undo est un jeu où le scénario ne se joue qu’une fois. Ensuite nous pouvons toujours le prêter à des amis ne connaissant pas cette aventure. Ce genre semble avoir fait ses preuves : un prix modeste pour un jeu sans rejouabilité. Ensuite, nous pouvons librement échanger les boîtes avec d’autres amis afin de faire circuler les scénarios ou bien tout simplement collectionner les intrigues.

Le Printemps des cerisiers

Dans le printemps des cerisiers, Taro, âgé de 65 ans, est retrouvé mort à son domicile, un verre de vin au sol et une photo de famille dans la main de la victime. Vous, agent du temps, devrez analyser la scène, revenir à des moments clés de son passé pour comprendre les faits et influencer ses choix ou ceux de ses proches afin d’éviter sa mort.

Le gameplay en soi est très simple : vous avez 13 cartes histoires qui narrent des évènements passés ou futurs et à chaque fois vous avez trois choix qui vous permettent d’influencer le destin de l’homme. Ses choix, une petite carte viendra vous indiquer s’ils étaient bénéfiques ou non pour le futur de la victime.

Mais attention : vos voyages sont limités. Ils sont au nombre de neuf. Et vous disposez de quatre cartes indice pour étudier des pistes plus précises de certaines cartes histoire.

Ainsi, vous ne pourrez pas disposer de tous les éléments nécessaires à la compréhension de l’intrigue. Il faudra reconstituer le puzzle un peu vous-même. À l’image d’une équipe d’enquêteur.

Avis

Cette gamme proposée par Gigamic a du potentiel mais est sujet à amélioration. Déjà, ne nous leurrons pas, « sans livret de règles » ne veut pas nécessairement dire « sans règles ». Les neuf premières cartes du jeu constituent des règles afin de pouvoir jouer.

Ensuite, vient la difficulté : les règles sont très simples, ça n’est pas un problème, au contraire. Simplement nous étions trois sur le scénario et c’était déjà trop. Nous avons fait tous les « choix décisifs » et nous avons gagné avec plus de points que nécessaire pour avoir le meilleur type de victoire. Et ce dès la première boîte. À l’inverse, ce qui marche bien chez Unlock, c’est la frustration de ne pas tenir les délais et terminer mes énigmes le temps écoulé. En somme, de perdre les premiers scénarios pour gagner les suivants. Ici, l’affaire est bien trop simple à comprendre. À l’avenir, les créateurs gagneraient à créer des niveaux de difficultés, comme leurs concurrents.

Enfin, vient l’immersion. Ce genre de jeu se proposant comme une histoire à découvrir, j’aurais apprécié qu’on justifie un peu plus notre rôle en tant que « agent du destin désincarné ». En plus de ne rien vouloir signifier de tangible, ce titre ne justifie pas notre droit d’intervenir sur des faits ne nous concernant pas. En somme, nous jouons avec la vie de tierce personne tout en ne sachant pas pourquoi.

Néanmoins, je vous invite quand même à vous y essayer. À ce scénario ou à un autre. Undo propose quand même de passer un petit moment sympathique où tous, nous réfléchissons à reconstituer les faits, à choisir le moment clé dans le temps afin de révéler les éléments ayant décidé du sort funeste de la victime.

 

  • La difficulté. L’aventure du Printemps des cerisiers était un peu trop facile à mon goût.
  • Les cartes règles. J’avoue que si l’on me vend un jeu qui commence immédiatement, je ne m’attends pas à faire la lecture de cartes règles remplaçant le livret.
  • Le manque d’immersion. Qu’est-ce qu’un « agent du destin désincarné » ? Un Deux ex machina ?
  • Les facilités de scénario. On nous explique que le lourd secret familial de Taro repose sur « la tradition et la culture » japonaise. Ce qui, en contexte, ne veut rien dire.

 

 

 

  • La simplicité des mécaniques. Je chipote sur les cartes règles, elles sont en réalité vraiment rapides à lire et à comprendre. Les mécaniques fonctionnent très bien.
  • Un concept ingénieux. Je pense sincèrement que la gamme Undo a un potentiel non négligeable et n’a pas à rougir à côté des autres jeux à usage unique.
  • La juste durée. Le jeu n’est ni trop court, ni trop long. Nous n’aurons ni la frustration d’un jeu rapidement terminé ni l’ennui d’un puzzle trop long à reconstituer.
  • Une formule recyclable. Une fois le scénario terminé, les cartes demeurent intactes, on peut donc faire vivre la licence en la partageant. Nous ne sommes pas contraints d’en racheter un pour faire découvrir l’histoire à ses proches si elle nous a plu.

 

 

En résumé

Une gamme certes perfectible mais prometteuse qui s’inscrit parfaitement dans la formule du jeu à usage unique ; je suis moi-même curieux des autres histoires que l’éditeur propose.

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