Exclusif à la PS4, The Witch and the Hundred Knight 2 est le nouveau jeu des studios Nippon Ichi Software et est sorti le 30 Mars 2018 en France. Encore un nouveau jeu au pur style japonais, c’est assez gratifiant que de plus en plus de jeux du genre, exclusivement vendus au Japon, arrivent enfin sur le marché européen. Enfin, pour ce titre, il s’agit d’une suite déjà sorti en Europe, alors ce n’est que la logique des choses, mais quand même ! 😉

Ne connaissant pas la franchise, et n’ayant pas joué au premier opus sorti en 2014, c’est avec des yeux neufs que je me lance dans cette aventure aux milieux de sorcières et de créatures fantastiques. On peut sentir une certaine connexion avec la saga Disgaea par son design assez particulier. (les mauvaises langues diront qu’il s’agit du même développeur !)  On retrouve le trait de crayon des dessinateurs, mais également l’humour des scénaristes et le côté kawaii des personnages.

Alors verdict ?

 

  • Un scénario sympathique mais à l’univers peu approfondi

Le scénario met en scène deux sœurs Amalie et Milm ; cette dernière étant atteinte par une malédiction : la voilà dotée d’un troisième œil, à cause duquel elle se transforme en sorcière assez malicieuse et égoïste. Une fois mutée, elle anime sa poupée, afin qu’elle devienne une sorte de garde du corps plus ou moins docile, et que le joueur incarnera tout du long : le fameux Hundred Knight. Un cheminement qui nous mènera du petit village d’Ecke aux régions les plus reculées de Kevala, tout ça pour trouver un remède et vaincre une nouvelle menace grandissante.

Une histoire certes déjà vue mais qui reste accrocheuse. Racontée sous la forme de nombreuses cinématiques et encarts rappelant un peu le style « visual novel » on prend plaisir à voir animer les différents personnages aux chara-design sympathiques. Après, on ne cherche pas à faire compliqué : les personnalités sont assez stéréotypées dans la pure tradition des histoires « japonisantes », on joue énormément sur l’humour, le ridicule des situations bien que l’univers dépeint semblée plus complexe et sombre ce qui peut frustrer le spectateur qui s’attendait à un peu plus de consistance niveau scénario.  Nos héroïnes ont du mal aussi à sortir de leur registre :  coincées à jouer les filles « kawaii » à sauver ou les méchantes aux formes généreuses. Le bestiaire de créatures qui défile à l’écran est riche mais apporte peu grand-chose à l’histoire. Dommage qu’on n’est pas l’occasion aussi d’incarner un autre personnage autre que le Hundred Knight ou jouer en combat d’équipe avec l’un d’entre eux.

Encore une fois pas de traduction française pour les dialogues. L’anglais reste abordable mais vu l’ambiance dépeinte, le jeu aurait pu convenir aussi à un public plus jeune et donc aurait pu toucher plus de joueurs si les textes avaient été traduits. Fort dommage aussi pour l’immersion du joueur lambda pas trop à l’aise avec la langue de Shakespeare.

  • Un gameplay généreux

Le jeu prend le temps de poser ses bases avec le joueur avec un long tutoriel très bien expliquée dans les premières minutes. De plus, cet entraînement se glisse bien avec le déroulement de l’histoire. On contrôle donc le Hundred Knight et on frappe tout ce qui bouge en appuyant violement sur les différentes touches de la manette. On enchaine aussi certains combos spéciaux et on peut équiper notre héros avec différentes armes gagnées au cours des combats. 5 armes peuvent être portées, et elles peuvent être améliorer dans l’atelier en récupérant des matières premières laissées par les ennemis. On voit ici que le jeu amène habilement un certain goût RPG dans sa manière de gérer les compétences du personnage.

On retrouve aussi le système de Loot. Notre héros stocke dans son estomac un nombre défini d’objets selon son niveau de puissance. C’est là que le joueur doit être dans l’anticipation et risque aussi de se perdre en cours de route s’il pense qu’à taper sur tous les ennemis.

En effet, ces armes, et autres objets ne seront véritablement conservés par l’avatar uniquement quand le joueur rejoindra le quartier général, via les points de sauvegarde ou en finissant la mission en cours. Si on meurt, on perd les objets.

Le joueur doit aussi faire attention à ses Gigacalories. On débute une aventure sur le terrain, on a 99 GigaCalories. Celles-ci vont fondre, plus vite en encaissant les coups, et si elles atteignent zéro, c’est terminé ! On revient au dernier point en perdant l’intégralité du loot. Un vrai challenge à relever qui ajoute pas mal de piment à l’ensemble. La difficulté augmente progressivement en fonction des compétences acquises.

On prend aussi plaisir lancer régulièrement l’attaque spéciale Depletura. Son intérêt est de nous rendre un peu de temps d’action, du moins si l’offensive tue l’ennemi. Cela provoque un aspect un peu tactique, d’autant plus que la récompense sera plus élevée si le monstre est important.

      

 

  • Un design séduisant mais pas exceptionnel

Les scènes sont plutôt jolies, dans le style manga avec un design propre. On sent que ce style visuel est bien maîtrisé par les développeurs. La durée de vie du jeu plutôt conséquente permet d’apprécier pas mal de décors et de personnages variés : forêt verdoyante, désert chaleureux, paysages enneigés ou rocheux. La bande sonore est sympathique, bien orchestrée sans être mémorable : dans les tons celtiques, médiévaux propres au registre des œuvres héroïc-fantasy.

Mais les caméras sont capricieuses. Elles sont inconfortables pour le joueur, on passe d’un gros zoom à une vue en large sans aucune explication. On ne peut pas la régler, c’est vraiment désagréable par moment. Le côté brouillon des combats accentue le tout : on voit défiler à l’écran des coups sans vraiment savoir quel ennemi on vise ou celui qui nous frappe ! On se retrouve donc très souvent à taper dans tous les sens pour avoir de nouveau une vue d’ensemble correct.

  • Scénario sympathique dans un univers héroic fantasy. 

 

  • Un beau graphisme propre au style visual novel. 

 

  • Un gameplay généreux et facile d’accès même pour les débutants pour le genre. 

 

  • Un univers peu approfondi malgré la diversité de personnages rencontrés.

 

  • Pas de traduction du texte en français.

 

  • Problème de caméras qui rendent les phases de combat très brouillon. 

14/20

The Witch and The Hundred Knight 2 est agréable à jouer de par son ambiance, son scénario bon enfant mais prenant et ses personnages attachants. Son gameplay est riche, le joueur sera mis à rude épreuve particulièrement face aux boss en multipliant les stratégies au niveau des armes, des sorts et des compétences.   Mais,  les phases d’exploration sont assez longues et on se perd facilement avec les cartes  à disposition ne sont pas facilement compréhensible . Ce titre offre une bonne durée de vie  bien qu’on regrette qu’on puisse pas incarner d’autres personnages qu’Hundred Knight. La non-présence d’une traduction française peut freiner, fermera les envies de certains notamment les plus jeunes qui auraient pu adhérer à l’univers de part son graphisme et l’accessibilité du gameplay. 

 

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