Après un Papa Roach bien en forme vendredi, on ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin en voyant les petits anglais de The One Hundred débarquer pour leur premier concert en tant que headline en dehors de l’Angleterre. Alors, qu’est ce qu’ils valaient nos petits Hollywood Undead en herbe ? Réponse, maintenant !

– CLAUSTROFROG – 

Vous connaissez Shaka Ponk ? Claustrofrog est un groupe de metal qui aura su se démarquer ce soir grâce à son humour et une voix particulière et très reconnaissable. Une sorte de Shaka Ponk pour adultes, avec des vrais morceaux de metal dedans. Les Claustrofrog auront su faire danser les premières grenouilles déjà arrivées dans la mare de la Boule Noire ce soir là. Le rock balançait et le public se chauffait déjà un petit peu à coup de quelques jumps et de petits pogos sympathiques. Une vraie bonne première partie comme il en faut pour se chauffer. On vous recommande vivement d’aller jeter une oreille à ce que font les Claustrofrog, cela risque de vous plaire !

PS : Désolé pour les photos, notre photographe attitré avec tout le matos n’était pas là, et on a du se débrouiller avec le pauvre bridge qui sert habituellement de second point de vue aux interviews et qui est loin d’être fait pour… Puis je n’ai pas le talent de notre cher photographe non plus 😉 On se rattrapera promis ! Vous pouvez en revanche allez voir les belles photos de nos amis blogueurs rockeurs sur la toile, ils en ont des tops ! On vous mettra un lien dès que dispo !). Merci à Yann Charles pour nous avoir dépanné de quelques photos 🙂

– Bad Sign –

Bad Sign

Bad Sign était la deuxième ouverture de The One Hundred de la soirée. Il s’agit du groupe ouvrnat pour eux sur la tournée, tandisque Claustrofrog était invité sur la date française seulement. Leur hard-rock/metal était puissant et agréable à écouter, mais sans non plus transcender la foule ou la faire autant danser qu’auparavant. Peut être que la barrière de la langue, et surtout le côté surprise en moins de la voix particulière de Claustrofrog n’aura pas aidé. Si ça n’avait tenu qu’à moi, j’aurais sûrement placé Bad Sign en premier qui aurait chauffé la salle et ensuite Claustrofrog pour venir ouvrir le bal de la musique qui sort d’avantage de ce que l’on peut entendre (pour finir en beauté sur le rap/metal/electro de The One Hundred, bien évidemment).

Bref Bad Sign était un groupe sympathique qui se laissait écouter et qui était très bien adapté pour une première partie. Après 30 minutes de set, la tension retombe un petit peu et le public qui s’est légèrement aggrandi est déjà en transpiration pour le groupe en tête d’affiche The One Hundred.

 

– The One Hundred –

Crédit photo : Yann Charles

Après avoir reporté une tournée originalement prévue pour mai, The One Hundred débarque enfin en tête d’affiche dans la capitale. Après l’interview de Tim Hider, guitariste de The One Hundred, il était temps de découvrir ses belles paroles en live, avec notamment la première fois qu’était joué Who We Are Now en live ou bien son titre préféré en live qui servi d’introduction sur ce concert : Dreamcatcher.

Alors que Tim nous disait dans son interview que Jacob était peut être le plus marrant du groupe, ceci se confirmera un peu plus tard durant la soirée. En attendant, le groupe entre donc en scène en toute sobriété (et à l’heure!), les trois membres du groupe suivi du chanteur Jacob, qui donne déjà le ton dès les premières notes en s’adressant directement au public à coup de blagues, de petites danses, mais surtout de gros screams puissant. Le spectre vocal de Jacob est assez impressionnant, passant d’un flow rap rapide et efficace à du scream extrêmement puissant, sans oublier les quelques paroles chantées entre les deux. Une vraie performance vocale accompagnée d’une instru à retourner les morts. Fait étrange cependant : la composition live du groupe se content du classique basse/guitare/batterie, sans synthétiseur (lancé depuis un Mac avec le batteur ou joué sur des cymbales électroniques par le batteur). Peut être qu’un côté electro un peu plus prononcé avec la présence d’un claviériste aurait pu être la bienvenue, mais c’est vraiment chipoter pour pas grand chose.

Les titres s’enchainent et le groupe nous livrera son premier EP et son premier album Chaos & Bliss quasiment intégralement ! On a pu donc profiter d’un Boomtown énergique.

Crédit Photo : Yann Charles

Le morceau dont tout le monde se rappelera sera bien évidemment l’étonnant single Monster, avec un clip au style graphique zef, n’étant pas sans rappeler Ninja et Yo-Landi de chez les sud-africains de Die Antwoord. Le titre met une énorme claque en live, et c’est à ce moment précis où le public s’est déchaîné de la barrière au fond de la salle (qui n’était pas encore totalement rempli, mais pas loin !). Tout le monde a alors pris conscience que le premier concert en tant qu’headliner en Europe de The One Hundred était un concert d’une énergie et d’un niveau rare sur une si petite échelle. On aurait pu être dans un Olympia ou une salle de moyenne taille sans aucun soucis à ce niveau là tellement le show était carré et le public enflammé ! Dans de plus grandes proportions on imagine la salle complètement sens dessus-dessous (et on espère qu’on aura l’occasion de découvrir cela à l’Élysée Montmartre avec Hollywood Undead s’ils traversent la Manche pour revenir ! ;))

Après une bonne heure de set (disons 1h10/1h15), il est déjà l’heure pour le groupe de nous quitter, et nous inviter à les rejoindre du côté du merch pour leur toucher deux mots et en profiter pour repartir avec leur merch, ce que l’on aura fait de notre côté !

Setlist : 

 

The One Hundred était tout simplement la grosse (énorme) surprise de l’année pour moi. Après un Papa Roach de folie vendredi, on ne pouvait pas être préparé à s’enjailler autant un dimanche soir d’octobre, oh que non ! Moi qui ne suis pas trop pogo habituellement, la musique était telle qu’on était littéralement emporté par l’ambiance, un peu comme j’avais pu le ressentir à Crossfaith (Tiens, d’ailleurs c’était The One Hundred qui avait ouvert pour Crossfaith lors de leur dernier passage en France… Coïncidence ? Je ne pense pas.)

Il fallait le voir pour le croire et on était même assez déçus que la salle ne soit pas pleine à craquer mais juste modérémment remplie car la prestation de ce soir aurait clairement valu son public. Le groupe étant déjà chaud avec le public, on est désormais sûr que notre route croisera de nouveau celle de The One Hundred, dans des salles bien plus importantes et remplies.

D’ailleurs Hollywood Undead les a annoncés en première partie de leur tournée anglaise, et Astroid Boys pour l’Europe, en omettant la France dans la liste… Peut-être est-ce le signe du retour prématuré de The One Hundred en France en première partie d’Hollywood Undead. En tout cas, nous, on l’espère plus que tout.

Retrouvez Chaos & Bliss en vinyle et CD sur Amazon si vous voulez soutenir l’artiste et découvrir la musique dans les meilleures conditions possibles !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :