-Mercenaries Saga 2 : Order of the Silver Eagle-

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Amateurs de RPG tactique au tour par tour, réjouissez-vous ! Mercenaries Saga 2 est sorti sur l’e-shop. Et évidemment, votre humble serviteur barbu l’a testé et vous ramène, au fil de l’épée, un test tout brillant ! 

Bon, d’abord. Mercenaries Saga 2, qu’est-ce que c’est ? MS2 (Oui on va réduire tout de suite le titre) est un RPG au tour par tour sur un plateau mettant en scène le prince Lars, le capitaine de la garde royale Claude et leur clerc Boris dans une quête pleine de secrets et de rebondissements autour d’une simple question : qui a bien pu essayer d’assassiner le prince ? Le jeu est sortit le 23/07, édité par CIRCLE Entertainment, et coûte 4.99€ sur l’e-shop de la 3DS. Alors que peut valoir un RPG Tactics à ce prix là ? On va voir.

 

D’abord, la première chose qui m’as marqué : la prise en main. Premièrement, le jeu est entièrement en anglais. C’est assez commun dans les jeux vidéos, voire sur internet tout court. Oui, seulement dans un RPG, ça peut freiner. Bon, on s’adapte. Mais si on ajoute à ça l’absence d’un tutorial dynamique en plusieurs étapes, remplacé par un énorme codex rempli de chapitres sur les mécaniques du jeu (et tout en anglais bien sûr), forcément on a du mal à s’insérer dans le jeu. Malgré tout, niveau gameplay c’est assez simple. Le rythme est le même tout le long du jeu : une scène avec dialogues, un combat, une autre scène, retour aux menus. Ici, vous pourrez changer vos équipements, évoluer vos compétences, changer de classe, bref gérer votre équipe. Ensuite vous lancez le chapitre suivant, et rebelotte. Au début ça peut paraître redondant, voire lourd. Mais au final ça s’avère un choix judicieux. L’action n’est jamais brisée dans son élan, et on est jamais surpris par la difficulté des chapitres en avançant. Bon encore une fois, le fait qu’on ne vous explique (presque) rien et que tout soit en anglais peut s’avérer piégeux si vous ne fouillez pas vous-même les menus pour voir toutes les possibilités d’évolution. Par exemple, personne ne vous dit que pour débloquer la classe ultime d’un personnage, il faut d’abord acheter un objet dans la boutique. Ceci étant dit, on ne vous parle pas vraiment de la boutique non plus.

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Mais une fois adapté au rythme du jeu et à l’optimisation des personnages dans les menus, tout devient bien plus agréable ! On a affaire à un bon RPG tactics avec au total dix personnages, 5 grandes classes qui proposent deux branches de spécialisation, qui ont chacune leurs propres compétences. On pourrait croire que la liberté de choix est donc présente, mais pas tant que ça. En effet, certains personnages deviennent très rapidement inutiles (désolé Boris et Kenneth), et à l’inverse certains sont extrêmement puissants dès leur obtention et jusqu’à la fin du jeu (coucou Beatrice et Barnaby). Aussi, les équipements les plus puissants du jeu sont récupérées sur les « boss » ou fabriqués par le forgeron en échange de morceaux de puzzle. Très bonne idée, sauf qu’à moins de s’atarder volontairement sur chaque chapitre (et donc de tripler votre temps de jeu uniquement pour farmer ces puzzle piece) vous n’en aurez pas plus d’une dizaine avant de finir le jeu, c’est à dire assez pour… Maximum deux armes et une classe ultime. Et c’est là la grande lacune du jeu. Le système de combat est très bien pensé (en dehors de ce MP (Mana Point) qui se régénère très lentement et empêche une vraie action via les sorts), l’évolution des personnages aussi, il y a quelques choix à faire mais… Très vite on se rend compte qu’on est un peu posé sur des railles.

 

Vous l’aurez donc compris, le gameplay au niveau des combats est très sympa et immersif (même s’il manque souvent de stratégie), mais plutôt brouillon et limité au niveau de l’évolution de l’équipe et du choix des joueurs. Mais que vaut le jeu visuellement ? Eh bien pour ma part, j’ai aimé. J’ai aimé le côté retro, j’ai aimé les animations simples mais claires. Bon, ok, les pistolets ont franchement l’air de briques. Mais en dehors de ça, c’est très sympa. Par contre, énorme point noir à mes yeux : 3D non supportée. Vraiment ? Passer à côté de l’occasion de caser un peu de 3D dans un univers pareil ? Non les gars vraiment, vous sortez un très beau RPG Tactics à l’ancienne sur la 3DS, et vous mettez pas de 3D ? Carton rouge. Ca m’a profondément déçu. Bon, je suis le premier à dire que la 3D n’est pas nécessaire et obligatoire, mais là il y avait vraiment moyen, ne serait-ce que sur les cinématiques, pour donner de la profondeur sur les textes, ou faire ressortir les VFX. Dommage. Bon, ça n’enlève vraiment rien au visuel du jeu. La seule reproche que je pourrais faire c’est que les personnages ont tendance à se ressembler un peu trop les uns les autres. Autre très gros point noir, souvent inhérent aux RPG : le bestiaire est très pauvre. En dehors des humains (déclinés aux bandits, pirates et autres chevaliers), on a : des loups, des gorgones, des yeux volants, des blobs, et des bousiers. Oui, bon, on a a aussi quelques dragons sur deux chapitres, la belle affaire. Au delà de la 3D pas indispensable, c’est le seul vrai point noir du jeu visuellement parlant.

 

Mais monsieur la Barbe, qu’est-ce que ça donne niveau son ? Doucement Alfred, j’y arrive. Niveau son… C’est très banal. Vraiment, vraiment banal. Autant les SFX (l’ensemble des sons liés aux animations/gameplay) sont bien, ni trop présents ni trop discrets, autant les musiques sont fades. Ok, ici CIRCLE a décidé de jouer sur le old school, mais c’est pas une raison pour nous donner un rendu sonore aussi pauvre. Je porte toujours une affection toute particulière aux musiques dans les jeux vidéos qui pour moi sont un peu les maîtres de l’ombre au niveau du rythme et de l’ambiance, et ici je n’en ai pas eu pour mon argent. Les SFX sauvent l’ambiance en combat, mais ça s’arrête là.mercenaries-saga-2

 

Au delà de la partie gameplay, j’aime aussi m’attarder sur la difficulté des jeux. J’ai tendance à me présenter moi-même comme un casual gamer. Comprenez ici un joueur occasionnel ou ne cherchant pas forcément un grand défi, l’inverse donc d’un hardcore gamer. Par conséquent j’ai tendance à attendre de la plupart des jeux qu’il soient abordables autant par un grand public de joueurs occasionnels, que par des mordus de high score et de 100%. Ici… J’ai été comblé dans mes attentes de casual mais je doute que les gamers purs et durs puissent y trouver leur compte. Le jeu a 3 niveaux de difficulté : facile, normal et difficile. Le monde difficile ne se débloque qu’après avoir fini le jeu une première fois puisqu’il est possible de conserver sa première sauvegarde et de reprendre à 0 en gardant les points de compétence et les équipements gagnés. Seulement, les différences entre le
s modes de difficulté n’apportent pas de défi mais plutôt des handicaps qui brisent le fun, en mon sens. En facile, votre personnage récupère toute sa vie s’il monte d’un niveau. La mana se régénère plus vite. Vos personnages restent K.O plus longtemps avant d’être hors jeu (vous laissant plus de temps pour les ressusciter). Les ennemis sont moins forts. De fait, monter la difficulté se traduit à : ne plus récupérer de vie en combat avec un lvl up, avoir des ennemis beaucoup plus forts mais avoir bien moins de mana et donc de sorts à lancer, et que ses personnages soient mis hors jeu plus vite. Plus dur, oui, mais aussi beaucoup moins fun. Quand il s’agit d’un combattant de corps à corps, ne pas avoir de mana se traduit par moins de dégâts ou pas de contrôle sur l’ennemi. Mais sur un mage, c’est ne pas lancer de sorts, et donc aucun dégât. Pire sur un support, c’est l’incapacité de lancer un sort de protection, de soin ou de résurrection. Et là… Plus aucun intérêt. Les combats deviennent lents et injustes, les ennemis tapant plus fort alors que vos possibilités sont grandement réduites. Un autre grand point noir pour ce jeu donc : sa difficulté mal dosée.

 

Malgré ses lacunes, c’est au niveau du scénario que le jeu a trouvé grâce à mes yeux. Autant le dire franchement : c’est bien foutu. C’est très classique, on frôle le cliché par moments, mais ça n’empêche pas de fonctionner parfaitement. Comme je le disais plus haut, votre groupe se constitue au départ du prince Lars, du capitaine de la garde Claude et de son clerc Boris. Après une attaque surprise de bandits, le prince est empoisonné par une toxine inconnue. Boris ne parvient pas à le soigner par ses pouvoirs, et ils l’emmènent donc au château avant de partir trouver un remède et trouver le préstataire de cette tentative d’assassinat. Au fur et à mesure de l’aventure, d’autres personnages se joindront à votre quête pour diverses raisons, et beaucoup de rebondissements surviendront. L’univers médiéval est plutôt agréable, les thèmes abordés aussi. J’ai apprécié les touches d’humour, et il n’y a au final aucun temps mort dans le rythme du scénario. Bon point sur cet aspect du jeu.

 

 

Plus +

  • Les graphismes façon RPG old school
  • Le scénario
  • Gameplay agréable
  • Les SFX et l’ambiance générale
  • La sensation d’évolution en avançant
  • Le rapport qualité/prix
  • Le caractère propre des personnages et leur implication dans l’histoire
Moins -

  • Tout en anglais
  • Pas de 3D
  • Pas forcément d’explications
  • Musiques fades
  • Niveaux de difficulté mal gérés
  • Personnalisation assez légère des personnages

 

 


Conclusion:

Mercenaries Saga 2 : Order of the Silver Eagle est un bon RPG tactique « à l’ancienne » avec un scénario, un gameplay et une durée de vient satisfaisante, surtout compte tenu de son tout petit prix. Malgré une liste de points négatifs qui peut paraître impressionnante voire décourageante, j’ai passé un très bon moment sur ce jeu qui mérite d’être découvert. Je le conseille, autant pour les fans de TRPG qu’aux novices, tout en gardant à l’esprit qu’il faut maîtriser un minimum l’anglais. 

 

 

 

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