Oshi no ko, de Aka Akasaka et Mengo Yokoyari


Oshi no ko ou le nouvel ovni manga ! Édité par les éditions Kurokawa et parus en janvier dernier, Oshi no ko m’intriguait par son résumé très particulier (psttt, il ci-dessous). Les deux premiers volumes de la série – qui en compte pour le moment 7 au Japon – sont sortis en simultanée en librairie. Cela m’a permis de me faire un avis plus complet sur ce titre hors-norme.

Le docteur Gorô est obstétricien dans un hôpital de campagne. Il est loin du monde de paillettes dans lequel évolue Ai Hoshino, une chanteuse au succès grandissant dont il est “un fan absolu”. Ces deux-là vont peut-être se rencontrer dans des circonstances peu favorables, mais cet événement changera leur vie à jamais !

Réincarnation(s)

Sous un résumé fantasque (qui au final ne donne le ton que du tout début du premier tome) et un ton qui semble léger, Oshi no ko se révèle une série qui vaut le détour. Oubliez les paillettes, à travers ce premier tome, Aka Akasaka et Mengo Yokoyari présentent un titre intriguant. Dans Oshi no ko, nous allons rapidement découvrir les dessous peu glorieux du show business – loin d’être rose et pailleté – : hypocrisie, management douteux, salaires (très) bas et conditions de vie difficiles…

Le premier tome, comme souvent, est un peu introductif mais ça ne m’a pas du tout gêné, et ça n’a pas ralenti le rythme de l’intrigue. Les jumeaux (d’abord bébés puis enfants, et enfin jeunes adultes sur les tomes 1-2), tous deux des humains réincarnés, et leur façon d’être et de s’exprimer fonctionne à merveille et crée un décalage original dans la narration. Le personnage d’Ai est également intéressant – loin d’être creux et inutile.

Le titre ne plaira pas à tout le monde, tant la façon d’aborder le sujet des idoles est étonnant. Et si j’ai redouté ma lecture lors des premières pages, c’est passé vite et j’ai maintenant hâte de lire le troisième tome, dont la sortie est prévue mi-mai !

PS : si le nom Aka Akasaka vous dit quelque chose, c’est sans doute car il s’agit du mangaka de Kaguya-sama: Love is war (éditions Pika) dont l’anime est disponible sur Crunchyroll.

Pour plus de chroniques manga, rendez-vous par ici !

Prodigal Son, série d’enquêtes et duo terrifiant


Pour changer de mes chroniques côté lecture, je passe un peu côté série ! Michael Sheen est un acteur formidable. Il ferait presque de l’ombre au reste du cast de Prodigal Son, la dernière série d’enquêtes policières de FOX. Mais il faut avouer que le casting n’a pas à rougir face à lui. Tom Payne, qui est en tête d’affiche avec lui, complète vraiment bien ce duo improbable. Je trouve que Lou Diamond Phillips, Bellamy Young ou encore Nicholas Endicott (glaçant) collent très biens à leurs rôles.

Malcolm Bright (Tom Payne), profiler, est un ancien agent du FBI. Il devient consultant auprès du service de police de New York grâce au Lieutenant Gil Arroyo (Lou Diamond Phillips) malgré son état psychologique instable. En cause, son père, le docteur Martin Whitly, célèbre tueur en série connu sous le nom de « The Surgeon » (littéralement, « le chirurgien »). Il a été reconnu coupable du meurtre de 23 personnes et incarcéré après avoir été dénoncé par son propre fils alors que celui-ci n’était qu’un enfant. Il purge sa peine dans un hôpital psychiatrique luxueux.

Une fois rentré à Quantico, Malcolm refuse tout contact avec son père. Pourtant, après son renvoi et le début de ses missions de consultant auprès de la police de NY, les visites à la prison se font de plus en plus nombreuses… car avec l’aide (tordue) de son père (brillant mais non moins tordu), il résout plus rapidement les meurtres sur lesquels il enquête.

Une histoire de famille

Prodigal Son, c’est encore une série d’enquêtes (ou procedural en anglais) et ça se ressent. Ceci dit, les fils rouges (la relation père-fils, une victime inconnue de son père qui serait le produit de l’imagination de Malcolm) sont suffisamment présents pour que ça fonctionne. Le rythme est là, même si nous ne sommes pas sur une série d’une originalité folle. Malcolm a des problèmes à régler (terreurs nocturnes, hallucinations…), ce qui rend sa participation au sein de la police quelque peu hasardeuse. Mais passé ce fait, l’alchimie fonctionne bien – que ce soit grâce à Tom Payne, dont le personnage est attiré inlassablement vers son père, ou à Michael Sheen, en sociopathe terrifiant de lucidité.

Malcolm en fait souvent trop, mais après tout… ils sont de nature théâtrale dans la famille ! Personnellement, j’ai choisi de regarder cette série pour Michael Sheen, acteur britannique au talent indéniable (Masters of Sex, Good Omens…). J’ai eu une belle surprise concernant Tom Payne, et surtout, j’ai adoré le personnage du médecin légiste, la Dr. Edrisa Tanaka (Keiko Agena). Elle est décalée mais toujours adorable, avec son énorme crush sur Malcolm et ses réflexions WTF. Prodigal son est une série qui tient la route ; le moins qu’on puisse dire, c’est que la dynamique familiale est assez intéressante pour vouloir finir la première saison rapidement ! Finalement, c’est une série parfaite pour la période du confinement.

La saison 2, quant à elle, a déjà été commandé par la chaîne FOX (détentrice des droits aux USA). Aucune date de tournage n’a été annoncé pour le moment à cause de la pandémie. En France, la série est disponible via TF1. Vous pouvez regarder la bande-annonce en VF.

Les 20 épisodes de la première saison seront regroupées dans le coffret DVD de Warner Bros, disponible à la vente dès le 2 décembre (environ 24,5€).

MAI 2021 : Fox annonce l’annulation de la série après seulement deux saisons (annoncé un peu partout, dont ici).

Quitter la version mobile