Je te love dans les plumes, de Kotetsuko Yamamoto


Il y a quelques jours, Taifu sortait le premier tome de Je te love dans les plumes, une série courte en deux volumes. J’aime beaucoup les comédies romantiques, qu’elle soit hétéro ou homo. Le pitch un peu « wtf » de ce yaoi me faisait envie, et je vous explique pourquoi la lecture ne m’a pas déçu ci-dessous !

Inusaki est un jeune homme capable de comprendre et de communiquer avec les oiseaux. Seulement, la plupart du temps, leurs échanges se résument à des insultes… Néanmoins, tout cela change le jour où il rencontre un corbeau des plus intrigants. Qui est-il, et d’où vient-il ?

Croa croa qui es-tu ?

Bon, je ne suis pas très inspirée pour cet intertitre, mais Je te love dans les plumes est fun à lire ! Bien qu’on est aucune backstory qui explique pourquoi ou comment Inusaki se retrouve avec la capacité de parler et de comprendre les oiseaux, ça ne gêne en rien la lecture. On se concentre dans ce premier tome sur la découverte des personnages : Inusaki, plutôt homme à tout faire et dogsitter que véritablement détective privé, et Mitsuru, le grand brun taciturne. Et ce fameux corbeau, « Kuro »… ! Chose inattendue, Inusaki développe des sentiments pour Kuro… ou alors, finalement, ce serait pour Mitsuru ? Et puis très rapidement, Mitsuru s’avère être plus que le fils de la tenancière du Café Kuroki où se rend très régulièrement Inusaki.

Qui dit série courte dit développement limité… mais au moins, on évite aussi les écueils des séries qui tournent en rond ! Douce et mignonne, la série Je te love dans les plumes arrivera à sa conclusion avec le 2e tome, dont la parution est sans doute prévu dans quelques mois (mais n’a pas encore été annoncé pour le moment). Il me tarde de la lire !

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A Tropical Fish yearns for snow, Makoto Hagino


A Tropical Fish yearns for snow, de Makoto Hagino est une sortie estivale de Taifu. Éditeur spécialisé en yaoi, yuri et hentai, Taifu semble toutefois apprécier de lancer des titres plus ou moins atypiques. DansA Tropical Fish yearns for snow, la romance se dessine en toile de fond, mais ce manga tranche-de-vie se concentre en premier lieu sur les deux lycéennes.

Quand Konatsu Amano, jeune tokyoïte introvertie, doit déménager dans une petite ville balnéaire, ses angoisses la rattrapent. C’est au club d’aquariophilie du lycée qu’elle fait la rencontre de son unique membre, Koyuki Honami. En apparence solitaire et sans défauts, Koyuki peine en réalité à gérer seule l’aquarium du lycée. Réunies dans une solitude dont elles se sauvent l’une l’autre, Koyuki et Konatsu se rapprochent au fil des mois d’une vie scolaire qui devra bien se terminer un jour.

Yuri or not yuri ?

C’est une question que j’ai vu passer sur les réseaux, mais de mon point de vue… ça n’a pas vraiment d’importance. Je n’aime pas m’enfermer dans des genres, mais je comprends que certaines personnes aiment s’y référer !

On nous présente Konatsu et Koyuki, leur amitié, leurs doutes. Comme beaucoup de tranche-de-vie situé au collège et lycée – période charnière où on apprend à se connaître soi-même – A Tropical Fish yearns for snow nous dépeint deux jeunes femmes et leur évolution… Mais aussi leur amitié, la difficulté de s’exprimer ou encore leur manque de confiance en soi. Et aussi, certes, le doute qui semble s’installer dans leurs sentiments amoureux.

Le récit est doux, et le trait de Makoto Hagino l’est d’ailleurs tout autant ! Le 2e tome est prévu à la fin du mois, comptez-sur moi pour continuer la lecture !

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Boy Meets Maria, de PEYO


Boy Meets Maria est une nouveautés de juin (Taifu). Oui, c’est un yaoi – c’est vrai que je ne vous ai encore pas parlé de yaoi ici ! J’en lis, peu finalement… Mais c’est à peu près ce qu’on peut dire pour tous les « genres » de mangas tant il y a de sorties. Je m’égare, revenons à nos lycéens…

Au club de théâtre, les masques tombent et les rôles se mélangent. Lorsque les personnes qui nous entourent nous accueillent avec bienveillance, il ne tient qu’à soi de se cacher ou de se dévoiler au monde tel que l’on est vraiment.

Sur le devant de la scène, retrouvez Taiga, un jeune homme vibrant d’enthousiasme et d’amour à revendre, qui rêve de devenir un héros. Puis rencontrez avec lui Maria, ou Arima, un·e acteurice hors du commun, en proie à de la dysphorie de genre. Ayant vécu chacun·e de leur côté des moments difficiles dans leur enfance, leur rencontre met en lumière et questionne la manière dont se construit notre orientation amoureuse et notre identité de genre. Alors que se croisent leurs rêves et leurs sentiments, Taiga et Arima vont se révéler plus liés que jamais par leurs doutes et leur quête de soi.

Aimer un garçon, aimer tout simplement

Tout le monde n’a pas la chance de savoir qui sommeille à l’intérieur de nous-même. Est-on une fille, ou un garçon ? Les deux ou aucun à la fois ? Arima est incapable de monter sur les planches s’il n’est pas « Maria ». Taiga veut absolument devenir le meilleur acteur possible, et tombe sous le charme de Maria… même quand il apprend que Maria est en réalité Taiga.

Boy Meets Maria arrive, en un seul tome, à aborder les questions d’identité de genre – pour apprendre à s’aimer tel·le qu’on est ; de dépasser ses traumas passés (attention, la scène de viol est horrible) d’accepter de se faire aider… ou simplement d’aider de manière bienveillante une personne qui en a besoin.

Graphiquement, j’ai beaucoup aimé les dessins. La couverture est sublime, tant dans sa composition que dans le choix des couleurs. Boy Meets Maria est une bonne histoire courte, pleine de sentiments (positifs ET négatifs, forts, beaux, difficiles… voire affreux).

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