Le Livre des sorcières, de Ebishi Maki


Le Livre des sorcières de Ebishi Maki est une nouveauté Glénat. Les deux premiers tomes de cette série courte sont sortis simultanément en librairie début mars. Le troisième tome, quant à lui, est paru le 20 avril dernier. Je n’ai pas encore eu l’occasion de me le procurer. J’avais tout de même très envie de vous partagez mon ressenti après la lecture des 2/3 de la série.

Jean Wier est un personnage historique, médecin et opposant à la chasse aux sorcières. C’est son histoire que nous suivrons dans ce très beau seinen en 3 tomes, pour explorer le Moyen Âge avec ses sorcières, ses loups-garous, la peste et le combat sans fin contre l’obscurantisme.

Récit historique et chasse aux sorcières

Inspiré de faits réels, Le Livres des sorcières est une biographie romancée de Jean Wier. Jean Wier était un médecin du XVIe siècle. Il est souvent considéré comme le père de de la psychiatrie.

Le seinen mêle habilement fantastique et psychologie, tout en restant dans le récit historique (contexte religieux et médical de l’époque vraiment bien présenté). Fascinant, inquiétant et intriguant à la fois, Ebishi Maki a réussi à créer un conte horrifique pour lequel il semble évident qu’elle s’est richement documentée.

Le trait est fin, élégant. D’ailleurs, les illustrations des couvertures ! Elles m’ont réellement donné envie de lire Le Livre des sorcières – sans même avoir lu le résumé ! Les décors mériteraient d’être plus poussés, et le tout est parfois confus dans son déroulement – pour autant, je ne suis pas déçue de cette lecture.

La lecture, noire, est immersive et passionnante. J’ai hâte de lire le troisième et dernier tome !

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Wandering Witch, Voyages d’une sorcière


Wandering Witch, Voyages d’une sorcière est une nouveauté Kurokawa écrite par Jougi Shiraishi avec Itsuki Nanao (manga) et Azure (design des personnages). Le deuxième volume il y a peu (mi octobre), l’occasion pour moi de faire un petit point sur cette série !

Jeune sorcière vagabonde, Elaina sillonne un monde vaste et bigarré rempli de créatures surprenantes et de civilisations mystérieuses. Suivez ses rencontres, son apprentissage et découvrez les liens qu’elle tissera au gré de ses voyages…

Les sorcières ont le vent en poupe ces dernières années ! Cet été, je vous parlais de L’Eden des sorcières (qui paraît chez Ki-oon), et en début d’année de La Sorcière Invincible tueuse de slime depuis 300 ans (chez Soleil). Ces parutions suivent le succès de la sortie de L’Atelier des Sorciers, chez Pika. Récemment, Akata a publié Les Sorcières de la fin du monde… qui m’attend d’ailleurs dans ma PAL* !

Encore des histoires de sorcières ?

Disons le tout de suite, l’idée n’est PAS de comparer ces titres, car ils n’ont pas grand chose à voir… à part parce qu’ils mettent tous en scène des sorcières ! Dans Wandering Witch, on suit les aventures d’Elaina, la fameuse sorcières des cendres et donc la « jeune sorcière vagabonde » mentionnée par le résumé. À peine majeure (dans notre monde en tout cas), Elaina parcoure le monde sur son balai et fait des rencontres très variées. Le premier tome reste finalement en surface, alors que le deuxième va plus loin et présente des récits plus sombres. C’est ce deuxième tome qui donne de la profondeur au titre et me donne espoir pour la suite !

Les chapitres sont le plus généralement indépendants les uns des autres, offrant une variété de récits et de rencontres, et permettant par la même occasion de nous faire voyager aux côtés d’Elaina. Si la lecture est plutôt sympa, pour le moment je ne suis pas sur un coup de cœur – la différence de tons entre les chapitres (tantôt légers, tantôt glauques) et le manque d’un vrai fil rouge me gêne un peu.

Un extrait est disponible sur ce lien. Pour plus de chroniques manga, c’est par ici !
*PAL : pile à lire

La Reine et les trois sœurs, Júlia Sardà


La Reine et les trois sœurs de Júlia Sardà est édité par L’Ecole des loisirs dans la collection Kaléidoscope. Paru mi octobre, ce roman graphique jeunesse (à partir de 6 ans) change de ce que je chronique habituellement ici.

Sans le savoir, Franca va entraîner ses sœurs cadettes, Carmela et Tomasina, dans une aventure hors du commun, à la recherche d’une reine mystérieuse, dans un monde à la fois inquiétant et fascinant. Quel sort attend l’inséparable trio ?

Pourquoi ce titre ?

Pour sa couverture colorée et son titre intriguant, de premier abord. Une histoire fantastique dont les personnages principaux sont de jeunes sœurs ; un récit de sorcières, d’initiation… Je ne connaissais pas du tout l’autrice (espagnole), j’ai donc découvert son style (autant dans le trait que dans l’écriture).

Nous suivons trois sœurs dans une aventure inquiétante, étrange, en particulier lorsque l’une d’entre elles s’aventure dans une forêt magique… Dans les grandes lignes, on retrouve un petit côté Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Créatures inattendues surdimensionnées, monde parallèle, méchante reine… Pas étonnant qu’on puisse faire le rapprochement avec les mésaventures d’Alice ! La Reine et les trois sœurs arrive a créer une ambiance particulière grâce à son univers graphique marqué, et son récit sans longueur. Pour autant, je le trouve un peu difficile d’accès pour de jeunes enfants.

Pour plus de chroniques, je vous invite à aller voir par ici !

L’Éden des sorcières, Yumeji


L’Éden des sorcières de Yumeji est une nouvelle création des éditions Ki-oon. Sorti tout début juillet, je l’attendais avec impatience : qui dit « sorcières » dit un manga fait pour moi… !

Autrefois, plantes et animaux vivaient en harmonie… jusqu’à l’arrivée de l’homme. Incapable de coexister avec les autres espèces, il les a détruites sans remords. Faune et flore ont alors décidé de fuir et de se cacher… Voilà des centaines d’années que le monde n’est plus qu’une vaste étendue désolée. Pourtant, il existe encore de rares enclos de verdure : ce sont les repaires secrets des sorcières, ces femmes d’exception sensibles à l’appel des plantes. Rendues responsables de leur disparition, elles sont la cible de la haine des humains…
Pilly a grandi dans un de ces sanctuaires. Élevée par la puissante Toura, elle tente de développer ses pouvoirs… sans succès ! Pour l’encourager, la vieille femme lui offre une graine qui doit la mener un jour vers l’Éden, un jardin verdoyant réservé à l’élite de leur communauté.

L’Éden des sorcières plante un décor sombre sur le rapport de l’homme à la nature, aux autres espèces. Pour les personnes qui s’intéressent au genre, Ki-oon le classe en seinen. Il s’agit d’un récit fantasy. Avec ses thèmes difficiles, on le voit également en « dark fantasy » (personnellement, les cases ne m’intéressent pas vraiment). En plus, si la maladie et mort font partie de ce premier tome, la naïveté de Pilly m’empêche de voir le récit comme entièrement dramatique.

Sans grosse surprise au niveau du scénario pour le moment, le coup de cœur vient sans conteste du dessin. Le style de Yumeji est fin et délicat, parfaitement adapté à l’univers qu’il met en place (la végétation, les créatures fantastiques…). Il est également très détaillé lorsqu’il s’agit des visages et expressions des personnages.

Ainsi, ce premier volume – bien que très introductif – joue bien son rôle : on découvre globalement l’univers, les personnages, les enjeux… Une lecture fluide et attrayante. L’Éden des sorcières est une jolie découverte à laquelle le trait vraiment soigné de Yumeji n’y est pas pour rien. Maintenant, il faut espérer que la suite tienne ses promesses !

Je remercie grandement les éditions Ki-oon pour cet envoi. Vous pouvez découvrir un extrait ici ; d’autres articles mangas sont disponibles sur ce lien.

La Sorcière invincible, Kisetsu Morita et Yusuke Shiba


La Sorcière invincible – tueuse de slimes depuis 300 ans est disponible depuis le 13 janvier. Édité par Soleil Manga, la sorcière sur son balai en couverture du premier tome m’a convaincu que le titre méritait mon attention.

Azusa Aizawa, femme, célibataire, bête de travail. Après avoir vécu uniquement pour son boulot, elle se réincarne en sorcière immortelle dans un autre monde. 300 ans de vie tranquille plus tard, elle a atteint le niveau 99. Ayant entendu parler de cette jeune fille incroyablement forte, beaucoup d’aventuriers et de dragons viennent à elle. Que va donc devenir son rêve d’un quotidien paisible !?

Les sorcières ont le vent en poupe !

La Sorcière invincible est adapté d’un light novel, et a également une adaptation en anime ! Dans cet isekai, on découvre un univers agréable et calme : de belles plaines, un village (Flata) aux habitants accueillants…

Pendant 300 ans, Azusa profite donc d’une vie tranquille : elle s’occupe de ses champs, prépare à manger, fait la sieste, prépare des potions pour les habitants de Flata, tue quelque slimes pour acheter ce dont elle a besoin… Les chapitres se succèdent et se lisent facilement. Je regrette la présence de fan-service (qui, à mon sens, n’est pas utile, surtout qu’Azusa est réincarnée dans le corps d’une sorcière ado immortelle).

L’univers est sympa, et je suis curieuse de savoir ce qui sera raconté dans les prochains tomes. La série est en cours au Japon et compte déjà 7 volumes. Le trait rond de Yusuke Shiba se prête parfaitement au côté kawaii de La Sorcière invincible. Les personnages sont attachants, en particulier le dragon Raika. Falfa et shalsha amèneront sans aucun doute plus de kawaii et de comique dans les prochains tomes.

Sans être la sortie de l’année, le premier tome de La Sorcière invincible est une lecture légère, drôle – sans prise de tête – avec un peu d’action.

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