Midnight Secretary, Tomu Ohmi


En novembre dernier est sorti l’édition perfect de Midnight Secretary, le manga de Tomu Ohmi. Précédemment édité par Soleil en 2010, j’étais passée à côté à l’époque parce que… Ca ne me disait pas. Mais la belle couverture m’a convaincu de donner une chance à ce titre !

Kaya est une jeune secrétaire parmi tant d’autres. Cheveux tirés en arrière, petites lunettes et tailleur impeccable, elle a tout pour ne pas se faire remarquer. Mais voilà, elle se retrouve propulsée au poste de secrétaire particulière du grand patron, un jeune homme très séduisant et très… Vampirisant ! Elle fera son maximum pour percer les lourds secrets de son nouveau patron vampire…

Plaisir coupable (et assumé)

Eh oui, il s’agit d’une série avec des vampires ! Ce n’est pas le choix qui manque sur ce thème… Sans démontrer d’une originalité sans faille, le premier tome est fluide, agréable à lire et drôle. Kaya est (un peu trop) dévouée à son patron, mais – comme elle – on ne peut pas s’empêcher d’en vouloir toujours plus et de souffrir de la situation. Aujourd’hui, on ne doute pas qu’elle finirait en burn out avec un tel patron (sorry, not sorry). Dès ce premier volume, on voit Kaya évoluer de secrétaire renfermée à une jeune femme plus épanouie. L’évolution de Kyôhei est également présente, même s’il ne fait nul doute que de nombreux retournements de situation les empêcheront d’être ensemble.

Le dessin est marqué « années 2000 » mais il a bien vieilli dans l’ensemble, et ne nous empêche pas de profiter de la lecture. La couverture de la réédition de Soleil est vraiment sympa. J’ose donc le dire sans aucune honte : j’ai passé un très bon moment de lecture. Midnight Secretary est une découverte que j’aurai probablement adoré au moment de sa première sortie.

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Insomniaques, Makoto Ojiro


Insomniaques de Makoto Ojiro est le dernier titre de l’auteur de La fille du temps aux chats. Tous deux édités chez Soleil, le premier tome d’Insomniaques est paru le 12 mai dernier. Petit retour sur ce seinen tranche-de-vie plutôt réussi.

Ganta Nakami est insomniaque. À l’école, Il semble donc fatigué, voire associable. Un jour, dans la salle d’astronomie, il découvre Isaki Magari, endormie dans un coin. Insomniaque comme lui, mais bien plus sociable, elle lui propose de partager l’endroit pour y dormir en cachette. Leur rapprochement semble les aider à retrouver le sommeil, chacun étant sensible aux battements de cœur de l’autre…

Les troubles du sommeil,
ce mal discret

On est beaucoup à souffrir d’insomnies, et pourtant, elle n’est généralement pas vu comme un problème gênant. Dans Insomniaques, on n’est pas dans un manga dramatique mais tranche-de-vie qui dépeint la vie d’adolescents, avec douceur, réalisme… et humour, aussi. Certes, la vie des deux ado n’est pas en jeu, mais les répercussions de l’insomnie sur celle-ci sont réelles : difficultés à suivre les cours, à s’intégrer – à s’intéresser à ce qui les entoure, tout simplement, parce que la fatigue est trop présente.

Ce que j’en déduis après cette lecture, c’est qu’Insomniaques est un manga sur les sentiments : dans ce premier tome, c’est surtout pour montrer au lectorat comment Ganta et Isaki font face à leurs insomnies. Et ils le font de manière bien différentes, d’ailleurs. L’évolution des personnages semble être le chemin que va choisir Makoto Ojiro pour les prochains tomes.

J’aime le trait de Makoro Ojiro, rond et détaillé. Il apporte justement ce sentiment de douceur et de bienveillance au récit. Petit point noir : pour le moment, les personnages secondaires sont très légèrement présentés, peu développés, à voir donc si la suite change la donne de ce côté.

Dans son ensemble, le premier tome d‘Insomniaques est très sympa et offre une lecture légère. Il met en place les personnages principaux et leurs environnements de manière contrôlée. J’ai beaucoup aimé cette plongée au cœur du quotidien de Ganta et d’Isaki.

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The Elf & the Hunter, Aoi Umetaro


The Elf & the Hunter d’Aoi Umetaro est sortie le 21 avril. Editée par les éditions Soleil Manga, cette courte série en 5 tomes (terminée au Japon) est un peu passée inaperçue… Pourtant, c’est un vrai rayon de soleil !

Dans une petite cabane au fond des bois vit l’elfe artisan Magritte, ainsi que celui qui lui voue une adoration sans borne, le chasseur humain Yura. Bien qu’ils soient d’âges et d’espèces différents, ils demeurent ensemble et créent des objets fabuleux pour répondre à diverses requêtes. Et si vous jetiez un œil à leur paisible vie, tissée au quotidien dans cet atelier forestier ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’éditeur multiplie les titres fantasy dans son catalogue ces dernières années : Jeune dragon recherche appartement ou maison, La sorcière invincible tueuse de slimes depuis 300 ans ou encore Le Puissant dragon vegan et L’Imprimerie des sorcières – le choix ne manque pas !

Dans The Elf and the Hunter, Magritte l’elfe et son chasseur Yura profitent d’une vie paisible et calme (la plupart du temps) dans un monde magique. Un manga tranche-de-vie, donc, mais largement empreint de fantasy ! Entre les sentiments innavoués de nos deux protagonistes et le trait d’Aoi Umetaro, cette douceur met du baume en cœur. D’ailleurs, si le trait du mangaka vous est familié, c’est peut-être parce que vous l’avez découvert dans le tout aussi mignon Le bonheur c’est simple comme un bento de Yuzu (nobi-nobi !).

Un premier tome vraiment sympathique, tout doux avec des touches de poésie. The Elf & The Hunter est un « manga bonbon » qui contient de l’émotion, de l’aventure (pour récolter les ingrédients) et des touches d’humour. Personnellement, j’ai bien envie de me plonger dans la suite dès maintenant !

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La Sorcière invincible, Kisetsu Morita et Yusuke Shiba


La Sorcière invincible – tueuse de slimes depuis 300 ans est disponible depuis le 13 janvier. Édité par Soleil Manga, la sorcière sur son balai en couverture du premier tome m’a convaincu que le titre méritait mon attention.

Azusa Aizawa, femme, célibataire, bête de travail. Après avoir vécu uniquement pour son boulot, elle se réincarne en sorcière immortelle dans un autre monde. 300 ans de vie tranquille plus tard, elle a atteint le niveau 99. Ayant entendu parler de cette jeune fille incroyablement forte, beaucoup d’aventuriers et de dragons viennent à elle. Que va donc devenir son rêve d’un quotidien paisible !?

Les sorcières ont le vent en poupe !

La Sorcière invincible est adapté d’un light novel, et a également une adaptation en anime ! Dans cet isekai, on découvre un univers agréable et calme : de belles plaines, un village (Flata) aux habitants accueillants…

Pendant 300 ans, Azusa profite donc d’une vie tranquille : elle s’occupe de ses champs, prépare à manger, fait la sieste, prépare des potions pour les habitants de Flata, tue quelque slimes pour acheter ce dont elle a besoin… Les chapitres se succèdent et se lisent facilement. Je regrette la présence de fan-service (qui, à mon sens, n’est pas utile, surtout qu’Azusa est réincarnée dans le corps d’une sorcière ado immortelle).

L’univers est sympa, et je suis curieuse de savoir ce qui sera raconté dans les prochains tomes. La série est en cours au Japon et compte déjà 7 volumes. Le trait rond de Yusuke Shiba se prête parfaitement au côté kawaii de La Sorcière invincible. Les personnages sont attachants, en particulier le dragon Raika. Falfa et shalsha amèneront sans aucun doute plus de kawaii et de comique dans les prochains tomes.

Sans être la sortie de l’année, le premier tome de La Sorcière invincible est une lecture légère, drôle – sans prise de tête – avec un peu d’action.

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