The Ice Guy & The Cool Girl, Miyuki Tonogaya


Un pitch résolument mignon et une couverture qui l’est tout autant : The Ice Guy & The Cool Girl, de Miyuki Tonogaya, fait partie des sorties de l’été… qui vous feront fondre de plaisir ! Ok, ok, c’est facile, les jeux de mots ne vont pas manquer sur ce titre. En tout cas, Mangetsu nous offre un manga digne d’une rom-com hollywoodienne.

Himuro est le descendant d’une yuki-onna, une femme des neiges. Par cette filiation, il plonge inconsciemment son entourage dans un environnement proche de l’Arctique lorsqu’il se concentre.
Pire encore, il passe pour un homme qu’il n’est pas : perçu comme insensible et au tempérament glacial, il est en réalité chaleureux, aime les chats et les fleurs.
Son état finit par attirer l’attention de sa collègue Fuyutsuki, dont il est secrètement amoureux. Himuro se montre alors déterminé à capturer le cœur de la jeune femme.

Sympa mais répétitif ?

The Ice Guy & The Cool Girl est un manga tranche-de-vie avec une légère touche fantastique : Himuro n’est autre que le descendant de la femme des neiges. Ainsi, à la moindre émotion, Himuro produit… de la glace ! S’il paraît froid de prime abord, il est en réalité plutôt doux et s’émerveille régulièrement de sa collègue Fuyutsuki.

Les chapitres, courts, se concentrent sur la relation grandissante entre nos deux personnages. Et qu’ils sont mignons, tous les deux : humour, quiproquos, émotions et sentiments – tout y passe et j’adore ! On se rend rapidement compte à la lecture de la sérialisation japonaise, avec les inévitables répétitions (présentations) de débuts de chapitres, qui deviennent vite redondantes. Les situations décrites, assez classiques dans ce premier tome, pourraient vite nous faire tourner en rond. Pour autant, au Japon, la série est toujours en cours et compte 6 volumes parus !

Le trait de Miyuki Tonogaya est agréable, le découpage simple et efficace. Le deuxième tome de The Ice Guy & The Cool Girl est prévu en septembre, et nul doute que je le lirai – le rythme de publication français, s’il reste espacé de quelques mois, nous évitera sans doute de se lasser. Gageons que l’autrice saura se renouveler, afin qu’on profite au mieux d’Himuro et Fuyutsuki, auxquels je commence déjà à m’attacher.

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Chat de yakuza, de Riddle Kamimura


Avec un titre comme celui-ci, Chat de yakuza de Riddle Kamimura semblait être fait pour moi. Une comédie feel good, mignonne, avec des chats… Les chats ont le vent en poupe ces derniers temps. Est-ce que la lecture de cette nouvelle série vaut vaut le coup ? Je penche vers le oui !

Sabu, un chaton abandonné dans la rue, grelote de froid sous la pluie, quand un jeune homme qui passait par là s’arrête devant lui… Le pauvre minou se croit sauvé, avant de voir que son bienfaiteur… a une vraie dégaine de yakuza !
Et ce qu’il va découvrir par la suite ne va pas du tout, mais alors pas du tout le rassurer !
Que va-t-il advenir de cette petite boule de poils, désormais aux mains de la pègre ?

Les mangas avec des chats ne sont pas nouveau dans le paysage manga français. Ni chez Doki-Doki d’ailleurs à qui l’ont doit l’improbable Street Fighting Cats !

Mignon et drôle

Jin, ex yakuza, recueille un petit chaton abandonné qu’il trouve dans la rue. Il le nomme Sabu. Toujours en train de s’imaginer le pire, Sabu est anxieux à chaque fois que l’humain s’approche de lui. Et pour cause : le chaton, à son grand désespoir, pense que ses jours sont comptés vu la dégaine flippante de Jin. Pourtant, Jin le bichonne ! Le décalage et les quiproquos entre Jin, la « pseudo brute » et le chaton à la bouille attachante (mais franchement apeuré) fonctionnent bien.

Le premier volume prend son temps et s’attarde sur les gags, la relation Jin-Sabu qui se met en place, le gang de yakuza (dont fait plus ou moins partie Jin) mais aussi son café à chiens et chats. Certes, ce n’est pas d’une originalité folle, mais on passe un agréable moment et je suis curieuse de lire la suite des aventures de Sabu, maintenant qu’il a rencontré les autres pensionnaires du café…

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In the Land of Leadale, Ceez et Dashio Tsukimi

In the Land of Leadale est un isekai. Le premier tome – édité par Doki-doki – est sorti le 2 février et le deuxième tout début mars. L’anime quant à lui est diffusé sur Crunchyroll, et il a l’air d’avoir beaucoup de succès (j’avoue n’avoir vu que le trailer !).

Après avoir perdu la vie à la suite d’un terrible accident, Keina Kagami se réveille dans le corps d’une haute-elfe du nom de Cayna. Ce n’est autre que le personnage qu’elle s’était créé sur « Leadale », un jeu de rôle en réalité virtuelle auquel elle était souvent connectée. Mais il semblerait que 200 ans se soient écoulés depuis l’époque où elle jouait… Sa première quête consiste donc à comprendre ce qu’il s’est passé durant toutes ces années, et elle n’est pas au bout de ses surprises !

Encore un monde virtuel ?

Les isekai, ce n’est pas ce qu’il manque en France, et ça a toujours le vent en poupe.
Cayna, notre personnage principal, se retrouve réincarnée dans le monde fantasy (et virtuel) de Leadale. Si vous me connaissez un peu, vous savez que les isekai ne sont pas « mon truc » alors même que j’adore la SFFF. MAIS – parce qu’il y a beau mais – j’ai passé un bon moment avec cette lecture. Certes, In the Land of Leadale ne deviendra pas mon manga « préféré » (de toute façon, je n’en ai pas qu’un) mais il est agréable à lire. Il démarre assez lentement, en prenant le temps de poser les bases de l’univers et de l’intrigue, comme tout tome introductif et j’ai trouvé ça plaisant. Pas d’ennui de mon côté, pas de fan service à outrance…

Le graphisme du manga, sous le crayon de Dashio Tsukimi, est agréable, fluide et avec assez de rondeur pour rendre le tout mignon-mais-pas-trop.

Au Japon, la série est encore en cours de parution (4 tomes parus pour le moment). Il faudra donc voir ce que la suite nous réserve. En tout cas, la lecture de ce premier tome m’a donné envie de découvrir la suite de l’histoire, et le deuxième tome ne m’a pas déçu. Lecture du tome 1 & 2 = pari gagné !

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Wandering Witch, Voyages d’une sorcière


Wandering Witch, Voyages d’une sorcière est une nouveauté Kurokawa écrite par Jougi Shiraishi avec Itsuki Nanao (manga) et Azure (design des personnages). Le deuxième volume il y a peu (mi octobre), l’occasion pour moi de faire un petit point sur cette série !

Jeune sorcière vagabonde, Elaina sillonne un monde vaste et bigarré rempli de créatures surprenantes et de civilisations mystérieuses. Suivez ses rencontres, son apprentissage et découvrez les liens qu’elle tissera au gré de ses voyages…

Les sorcières ont le vent en poupe ces dernières années ! Cet été, je vous parlais de L’Eden des sorcières (qui paraît chez Ki-oon), et en début d’année de La Sorcière Invincible tueuse de slime depuis 300 ans (chez Soleil). Ces parutions suivent le succès de la sortie de L’Atelier des Sorciers, chez Pika. Récemment, Akata a publié Les Sorcières de la fin du monde… qui m’attend d’ailleurs dans ma PAL* !

Encore des histoires de sorcières ?

Disons le tout de suite, l’idée n’est PAS de comparer ces titres, car ils n’ont pas grand chose à voir… à part parce qu’ils mettent tous en scène des sorcières ! Dans Wandering Witch, on suit les aventures d’Elaina, la fameuse sorcières des cendres et donc la « jeune sorcière vagabonde » mentionnée par le résumé. À peine majeure (dans notre monde en tout cas), Elaina parcoure le monde sur son balai et fait des rencontres très variées. Le premier tome reste finalement en surface, alors que le deuxième va plus loin et présente des récits plus sombres. C’est ce deuxième tome qui donne de la profondeur au titre et me donne espoir pour la suite !

Les chapitres sont le plus généralement indépendants les uns des autres, offrant une variété de récits et de rencontres, et permettant par la même occasion de nous faire voyager aux côtés d’Elaina. Si la lecture est plutôt sympa, pour le moment je ne suis pas sur un coup de cœur – la différence de tons entre les chapitres (tantôt légers, tantôt glauques) et le manque d’un vrai fil rouge me gêne un peu.

Un extrait est disponible sur ce lien. Pour plus de chroniques manga, c’est par ici !
*PAL : pile à lire

Kaiju N°8, de Naoya Matsumoto


Kaiju N°8 de Naoya Matsumoto est LA sortie du moment. Edité par Kazé, le manga bénéficie d’une mise en avant commerciale de folie (oui, le monstre géant sur la BNF n’est autre que Kafka, le héros du manga) et un tirage tout aussi fou pour ces deux premiers volumes : 250 000 ex/tome.

Les kaiju sont d’effroyables monstres géants qui surgissent de nulle part pour attaquer la population. Au Japon, ces apparitions font désormais partie du quotidien.
Enfant, Kafka Hibino rêvait d’intégrer les Forces de Défense pour combattre ces terribles ennemis, mais après de nombreux échecs à l’examen d’entrée, ce trentenaire travaille à nettoyer les rues de leurs encombrants cadavres. Jusqu’au jour où une mystérieuse créature s’introduit dans son organisme et le métamorphose en une entitée surpuissante mi-humaine, mi-kaiju. Son nouveau nom de code : “Kaiju n° 8” !

Métamorphose

Vous allez me dire, « on est dans du bon gros shônen, pas étonnant que le succès soit au rendez-vous pour Kaiju N°8 ! » mais pourtant, il y a ces petites touches en plus qui pourraient, sur le long terme, faire une réelle différence. Le héros – un adulte désabusé – qui sait à la fois être sérieux et comique, un « raté » dont la vie change du jour au lendemain. Et puis surtout… les femmes sont badass et ne se font pas marcher sur les pieds (que ce soit Mina ou Kikoru des Forces de Défense) ! D’ailleurs, j’ai hâte d’en apprendre plus sur ces fameuses « Forces Japonaises de Défense Anti-Kaiju ».

Le rythme est soutenu, et saupoudré d’une bonne dose d’humour. Les dessins sont modernes et accrocheurs. Je ne suis pas fan de shônen classique (en même temps, je ne suis pas la cible). Il ne réinvente pas franchement le genre, mais Kaiju N°8 combine tous les ingrédients du futur blockbuster. Bonne pioche pour l’éditeur !

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KAIJYU 8 GO © 2020 by Naoya Matsumoto/SHUEISHA Inc.

Tetsu & Doberman, Tsutsumu Ohno


Tetsu & Doberman de Tsutsumu Ohno est sorti le 5 mai. Doki-Doki nous emmène à la chasse aux monstres au côté d’un duo atypique dans ce shônen d’action en 3 tomes seulement (la série est terminée au Japon).

Autrefois, un héros est intervenu pour sauver le monde. Son nom : Big One Kurogane. Mais lorsqu’il décède quelques années plus tard, son partenaire, Doberman, disparaît de la circulation. 13 ans plus tard… Tetsu Himukai est un adolescent qui travaille à mi-temps pour aider financièrement l’orphelinat où il a grandi. Au fil du temps, son admiration pour Big One a perdu de sa ferveur. Quand il apprend que son orphelinat doit être rasé pour faire place à un nouveau projet immobilier, il décide d’aller tirer les choses au clair avec le propriétaire du terrain, qui s’est entouré d’hommes peu recommandables. Tetsu ne tarde pas à se retrouver en mauvaise posture… C’est alors que surgit Doberman, l’ancien partenaire de Big One Kurogane !

Intriguée par le binôme jeune homme – chien anthropormorphe, je me suis laissée tenter par cette nouveauté alors même que les shônen… Ben, c’est pas trop mon truc habituellement ! Mais j’aime sortir de ma zone de confort et découvrir des titres différents.

Nekketsu power

De prime abord, Tetsu & Doberman semble avoir tous les tropes du shônen nekketsu classique : Tetsu, notre héros orphelin, découvre qu’il a des capacités particulières… mais surtout, il découvre qui il est vraiment et son lien avec Doberman. Doberman est assez mystérieux, posé, presque taciturne alors que Tetsu apparaît (certes courageux) tête brûlée. De par son passé et son ambition de prendre soin de l’orphelinat, on s’attache rapidement à Tetsu. Graphiquement, le trait de Tsutsumu Ohno est plaisant et dynamique.

Le premier tome expose bien le récit. L’intrigue avance rapideme : présentations de l’univers, de son binôme, de l’organisation pour laquelle il va travailler, de ses « collègues » et premières chasses, etc. et l’action n’est pas en reste. Bref, la lecture de Tetsu & Doberman est sympathique, et l’intrigue est justement dosée pour nous donner envie de savoir la suite.

Un extrait est disponible sur ce lien. Pour plus de chroniques manga, c’est par ici !

Mashle, Hajime Komoto


Mashle d’Hajime Komoto est la nouvelle sortie de chez Kazé. Au Japon, Mashle est édité dans le Weekly Shônen Jump*. Pour l’occasion, l’éditeur a vu les choses en grand. Les deux premiers volumes sont disponibles en librairie depuis le 7 avril.

Dans un monde où la magie fait loi, il était une fois Mash Burnedead ! Élevé au fin fond de la forêt, le jeune garçon partage ses journées entre séances de musculation et dégustation de choux à la crème. Mais un jour, un agent de police découvre son secret : il est né sans pouvoirs magiques, ce qui est puni de mort ! Pour survivre, il va devoir postuler à Easton, une prestigieuse académie de magie, et en devenir le meilleur élève… La magie n’a plus qu’à bien se tenir : avec sa musculature affûtée et sa force hors du commun, Mash compte bien pulvériser tous les sorts et briser les codes de cette société !

Pour le moment, 5 tomes sont disponibles au Japon. Ce shônen sort des sentiers battus par son humour revendiqué dès les premières pages : dans un monde magique, Mash, le héros, est incapable de la pratiquer ! C’est par ses muscles qu’il va tenter de se faire accepter par les autres.

Hajime Komoto mélange aux codes du shônen une bonne dose d’Harry Potter (univers magique, créatures et personnages très ressemblants…). D’ailleurs, il ne s’en cache pas : le manga est rempli de clins d’œil au sorcier à la cicatrice, mais également aux shônen à succès comme One-Punch Man de Kurokawa (qu’on a plus besoin de présenter).

La magie du muscle

Si on veut pousser la réflexion un peu plus loin, Mashle pose également les bases de problèmes (malheureusement) courant dans notre société : être accepté malgré sa différence, la place de chacun dans un monde difficilement tolérant, le harcèlement et la violence entre élèves dans une école… Reste à voir si cela prendra une part importante dans la suite du manga – malgré l’humour prédominant.

Le trait du mangaka est très particulier, mais sied parfaitement au côté déjanté du titre. En tout cas, la lecture de ces deux premiers tomes passe comme une lettre à La Poste** : on tourne les pages sans s’ennuyer et on se marre bien ! Mais j’ai bien peur que sur le long terme (si le schéma reste le même dans les autres tomes), je ne me lasse vraiment.

Pour lire l’extrait (le premier chapitre du premier tome) : cliquez ici.
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*Si besoin de préciser, le magazine de prépublication (hebdomadaire) de Shueisha est réputé car il a édité Dragon Ball, Naruto ou encore Hunter x Hunter – pour ne citer que quelques uns des titres de l’éditeur japonais. Actuellement, le Weekly Shônen Jump publie dans ses pages One Piece, Jujutsu Kaisen, Black Clover, Dr Stone
** Hors période de confinement total et de pandémie…

MASHLE © 2020 by Hajime Komoto/SHUEISHA Inc.

The Ride-on King, Yasushi Baba

The Ride-on King de Yasushi Baba est sorti le 11 mars en librairie. Édité par Kurokawa, ce shônen rejoint un catalogue déjà bien rempli (One-Punch Man, Mob Psycho 100, FullMetal Alchemist, Kemono Incidents… pour ne citer qu’eux !).

Alexandre Ploutinov est maître des arts martiaux et président de la République de Prussie, à vie. Son désir insatiable de chevaucher et de conquérir toutes sortes de choses – des bêtes, des machines et même une nation – l’a conduit vers le triomphe et la gloire. Mais un jour, victime d’une attaque terroriste, il est écrasé par la tête de sa propre statue. Quand il se réveille enfin, il se retrouve dans un monde magique peuplé de créatures fantastiques !

Les isekai ont le vent en poupe ces dernières années. Pourtant, The Ride-on King sort du lot dès le premier coup d’œil sur la couverture ! Il faut dire que la ressemblance avec un certain président est difficile à éviter…

Des étoiles plein les yeux ?

Le trait de Yasushi Baba, très soigné, est rempli de petits détails qui mettent en valeur les décors et l’environnement dans lequel évolue Ploutinov. Finalement, on peut dire que le mangaka nous transmet le sentiment d’émerveillement que ressent le protagoniste dans ce nouveau monde médiéval fantastique. Monde dans lequel il atterri sans comprendre comment ni pourquoi, d’ailleurs. Ça fonctionne bien sur moi, malgré quelques légers passages de fan-service (si légers que j’ai hésité à le relever ici). Ploutinov est montré stoïque ou avec des étoiles dans les yeux, il y a rarement un entre-deux.

L’homme est si fort, imbattable même – au point qu’il puisse arrêter un camion poids lourd avec un simple coup de pied. Pour autant, il a de grosses lacunes sur ce nouveau monde (logique), ce qui permet d’introduire au lectorat ce monde fantasy de manière naturelle. De plus, bien qu’amateur de bêtes à dompter, Ploutinov semble se soucier de la cause animale et respecter les autres formes de vie. D’autres thèmes plus sombres sont également abordés dans le récit, comme l’esclavage ou encore l’addiction.

Délire assuré

C’est parfois risible mais The Ride-on King ne se prend pas au sérieux… Si les retournements de situations sont parfois tirés par les cheveux, rien ne choque : on tourne les pages d’un manga délirant avec un personnage central atypique – et ces deux acolytes haut en couleur.

La qualité de la traduction se fait sentir, entre les jeux de mots, les niveaux de langage et les tics (c’est pas évident, genre)… La lecture du premier tome m’a donné envie de découvrir la suite. Pourtant, à l’annonce du titre, je pensais vraiment qu’il ne serait pas fait pour moi. Parfois, il faut savoir prendre des risques et sortir de sa « zone de confort » de lecture.

Mention spéciale aux centaures qui ont la classe dans leur armure, aux jeunes centaures trop mignons… Et aux hotchi (et à Pov’Chou qui se démène, genre), même s’ils ne seront jamais aussi mignons à mes yeux que les chocobo !

Vous pouvez lire un extrait sur ce lien. Et pour plus de chroniques manga, c’est par ici !

Le Conte des Parias, Makoto Hoshino

Le Conte des Parias de Makoto Hoshino est une nouveauté éditée par les éditions Doki-Doki. Les deux premiers volumes sont sortis simultanément en librairie début mars. Cette histoire fantastique se déroule en Angleterre.

Après avoir scellé un pacte, Marbas le diable et Wisteria se mettent en route à travers l’Angleterre de cette fin du XIXe siècle à la recherche d’un bonheur tout simple. Mais leur errance à travers le pays ne sera pas de tout repos. Parmi les chasseurs de diables lancés à leurs trousses, il en est un qui a une place toute particulière dans le cœur de la petite Wisteria…

Wisteria, notre jeune héroïne orpheline rencontre Marbas alors qu’elle fait la manche. Ces deux êtres, esseulés, établissent rapidement une connexion. Si on devait simplifier, ce serait l’envie de découvrir le monde de Wisteria (et son innocence) d’un côté, l’ennui d’un diable immortel de l’autre.

Vivre heureux, rien que tous les deux

Ce binôme atypique, on le « connaît » parce qu’il a souvent été utilisé ces dernières années. Et il a fait ses preuves. On pense à The Ancient Magus Bride ou à L’Enfant et le Maudit, pour ne citer que ces deux titres (que j’aime particulièrement !). Des histoires aux airs de contes fantastique, une jeune fille et une créature – avec un duo improbable mais attachant, en somme.

Dans Le Conte des Parias, le schéma est simple, voire assez classique, mais fonctionne bien ! On dénote même quelques pointes de noirceur ici et là… Et la découverte de L’Ordre de l’épée présage de rebondissements plus complexes dans le scénario.

Si le trait de Makoto Hoshino apparaît parfois inégal, de belles illustrations et de belles planches ponctuent l’ensemble. L’ambiance de l’Angleterre victorienne se ressent assez peu au début, mais sert correctement le cadre de l’histoire. Elle prend de l’ampleur dans le 2e volume, ce qui laisse penser que les volumes suivants pourraient nous réserver d’agréables surprises.

Le Conte des Parias est un manga tranche-de-vie souligné d’histoires fantastiques. On découvre le monde en même temps que Wisteria – qui elle, en plus, le découvre à travers le regard de Marbas depuis qu’elle a perdu la vue.

Au Japon, le manga est en cours de parution et compte six volumes. Le premier volume présente bien l’univers, les personnages et les enjeux. Le 2e approfondie la relation entre Wisteria et Marbas. On rencontre même d’autres binômes humain-diable. On a hâte de voir ce que nous réserve la suite… Et d’en apprendre plus sur le passé de Marbas !

Lecture du premier chapitre possible sur le site de l’éditeur.

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Nokemono-tachi no yoru © 2019 Makoto HOSHINO / SHOGAKUKAN

Mission : Yozakura Family, Hitsuji Gondaira


Sortie début mars, Mission : Yozakura Family de Hitsuji Gondaira nous vient du Shônen Jump et compte pour le moment 7 volumes au Japon. Pour marquer le coup, l’éditeur français – Kana – a même crée un site web.

Après la classe d’assassins, la famille d’espions ! Afin de protéger Mutsumi et de découvrir la véritable raison de la mort de ses parents, Taiyo Asano va devoir devenir membre de la famille Yozakura, une famille d’espions de haut vol ! Parviendra-t-il à survivre à ce quotidien plein de dangers pour, cette fois, réussir à protéger ceux qui lui sont chers ?

Taiyo, notre protagoniste, a trop peur de s’attacher aux autres et de les perdre. Depuis la mort de sa famille, il tente de rester « coupé du monde » qui l’entoure, refuse de participer à quoi que ce soit avec ses camarades de classe, etc. C’était sans compter sa meilleure amie, Mutsumi ! Taiyo va se retrouver forcer à intégrer une famille très particulière, pour protéger la cheffe du clan… Et cette famille, c’est une famille d’espions timbrés aux « capacités » très spéciales…

Espion x Family

Si le résumé peut faire penser à Spy X Family, Mission : Yozakura Family se distingue sur certains points. Ces titres sont, dans leur traitement et dans le fond, différents. Lors de sa promotion, Kana l’a comparé à Assassination Classroom : il faut avouer que l’humour et l’énergie qui s’en dégage sont très similaires.

Dans ce premier tome, la mise en place de l’histoire et des personnages est rapide – pour mieux se concentrer sur l’action. Le trait d’Hitsuji Gondaira est dynamique, et le découpage des planches met en avant les nombreux moments d’action ou l’humour.

Ce n’est pas le genre que j’affectionne le plus, mais le manga est efficace. Ce rythme effréné ne conviendra pas à tout le monde (j’en suis l’exemple parfait), mais on ne s’ennuie pas une seconde ! Mission : Yozakura Family reprend le schéma classique du shônen nekketsu et n’invente peut-être rien lors de ces débuts, mais a le mérite de présenter toute une galerie de personnages aux personnalités variées. Humour, action, émotions… pas étonnant que Mission : Yozakura Family remporte un tel succès au Japon ! On lui souhaite de le rencontrer chez nous aussi.

Sur le site consacré au manga, vous pourrez découvrir des fiches personnages, un trailer et même un extrait. Et pour plus de chroniques manga, c’est toujours par ici !

YOZAKURA-SANCHI NO DAISAKUSEN © 2019 by Hitsuji Gondaira/SHUEISHA Inc.

Carole & Tuesday, Morito Yamataka & Shin’ichirô Watanabe


Disponible depuis le 17 février, le manga Carole & Tuesday (édité par nobi-nobi!) est l’adaptation en manga de la série à succès du même nom.

Carole & Tuesday est un titre qui combine intelligemment amour de la musique, amitié… et science-fiction ! Il faut dire qu’au départ, Carole & Tuesday est un anime de Shin’ichirô Watanabe et du studio Bones (Cowboy Bebop).

Ça a été comme un miracle… Quelques minutes de miracle gravées à jamais dans l’histoire de Mars. Voici le récit de deux jeunes filles qui ont révolutionné les choses !
Dans un monde futuriste où la population a émigré vers la planète Mars, la culture est en grande partie créée par des intelligences artificielles dont la population est friande. C’est dans ce contexte policé que deux jeunes filles rêvant de devenir de vraies musiciennes se rencontrent : Carole, la débrouillarde vivant de petits boulots et Tuesday, l’héritière d’une famille aisée. Le parcours pour percer dans le monde de la musique sera long et compliqué, mais elles vont bouleverser le genre en y apportant beaucoup d’humanité.

On aime ♥

Les personnages de Carole et Tuesday, si différents et pourtant tellement complémentaires, sont attachants. On apprécie de vivre à leurs côtés, de les suivre dans l’aventure de cette passion commune qu’est la musique – même si ce n’est pas forcément évident de démarrer dans ce milieu. Graphiquement, les dessins de Morito Yamataka sont beaux : il retranscrit de manière fidèle ceux de l’anime (personnages et leurs expressions, décors) malgré quelques maladresses.

Carole & Tuesday est une série courte en 3 volumes qui reprend les 12 premiers épisodes de l’anime (la saison 1)*, le lectorat n’aura donc pas le temps de s’ennuyer. On imagine facilement que ce sera un peu « rapide » au niveau du scénario, mais pour le moment, ce premier volume se lit très agréablement et on ressent la complicité entre nos héroïnes. Son seul véritable défaut, finalement, est le manque de musique ! À lire de toute urgence 😉

Vous pouvez découvrir le premier chapitre sur le site de l’éditeur (il faut scroller un peu !).

*L’anime compte 24 épisodes, en 2 saisons, il est d’ailleurs disponible sur Netflix

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©Morito Yamataka 2019 ©BONES, Shinichiro Watanabe 2019

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