Ranking of Kings, Sosuke Toka


C’est LA sortie du moment : Ranking of Kings a débarqué chez Ki-oon, après une arrivée très remarquée en anime chez Crunchyroll. Les (mes)aventures de Bojji ne laisseront personne de marbre !

Le royaume de Boss est en péril. Son fondateur, connu pour sa force herculéenne, est gravement malade, et l’héritier, le jeune prince Bojji, est loin d’avoir le profil pour prendre sa place… Sourd et muet, d’une faiblesse telle qu’il est incapable de manier l’épée, il est la cible de toutes les moqueries, du chevalier au paysan ! S’il accède au trône, le pays est promis à la déchéance dans le classement des rois, dont le principal critère est la puissance des souverains. De ce point de vue, c’est le prince cadet, Daida, qui remporte le soutien populaire…
Pourtant, Bojji arbore un éternel sourire. Même quand une mystérieuse ombre lui ordonne de lui donner ses vêtements, il s’exécute avec plaisir ! Car, pour la première fois de sa vie, le garçon trouve un partenaire de conversation. Cet étrange voleur comprend ses paroles… Bojji lui dévoile alors son rêve : devenir le meilleur roi du monde !

Envers et contre tous

Bojji, petit prince, est le personnage principal du récit. Très vite, sa candeur et sa sincérité nous gagnent. Sourd et muet, le jeune Bojji n’a pas la vie facile : il subit constamment les moqueries de la population (proches ou inconnus). Il souhaite pourtant devenir le futur roi, et ralliera rapidement Ombre à sa cause par son innocence et son envie de bien faire. Les personnages sont tous plus complexes, et vont rapidement au-delà des apparences : la belle-mère, le roi Bosse, les chevaliers, le demi-frère de Bojji…

Le dessin est plutôt simple, un peu irrégulier – sans trop de “fioritures”. Si cela accompagne parfaitement le côté naïf de Bojji et son quotidien, la lecture est plus mature qu’il n’y paraît. Parfois même, un peu violente.
Avec ce premier tome, je suis déjà conquise. Une lecture touchante, profonde et pas toujours rose : Ranking of Kings est à avoir dans votre bibliothèque dès que possible !

Pour informations, la série est en cours au Japon et compte actuellement 13 volumes. Le tome 2 paraîtra début juin en France.

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©Ken Koyama 2018 / KADOKAWA CORPORATION

Le Livre des sorcières, de Ebishi Maki


Le Livre des sorcières de Ebishi Maki est une nouveauté Glénat. Les deux premiers tomes de cette série courte sont sortis simultanément en librairie début mars. Le troisième tome, quant à lui, est paru le 20 avril dernier. Je n’ai pas encore eu l’occasion de me le procurer. J’avais tout de même très envie de vous partagez mon ressenti après la lecture des 2/3 de la série.

Jean Wier est un personnage historique, médecin et opposant à la chasse aux sorcières. C’est son histoire que nous suivrons dans ce très beau seinen en 3 tomes, pour explorer le Moyen Âge avec ses sorcières, ses loups-garous, la peste et le combat sans fin contre l’obscurantisme.

Récit historique et chasse aux sorcières

Inspiré de faits réels, Le Livres des sorcières est une biographie romancée de Jean Wier. Jean Wier était un médecin du XVIe siècle. Il est souvent considéré comme le père de de la psychiatrie.

Le seinen mêle habilement fantastique et psychologie, tout en restant dans le récit historique (contexte religieux et médical de l’époque vraiment bien présenté). Fascinant, inquiétant et intriguant à la fois, Ebishi Maki a réussi à créer un conte horrifique pour lequel il semble évident qu’elle s’est richement documentée.

Le trait est fin, élégant. D’ailleurs, les illustrations des couvertures ! Elles m’ont réellement donné envie de lire Le Livre des sorcières – sans même avoir lu le résumé ! Les décors mériteraient d’être plus poussés, et le tout est parfois confus dans son déroulement – pour autant, je ne suis pas déçue de cette lecture.

La lecture, noire, est immersive et passionnante. J’ai hâte de lire le troisième et dernier tome !

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Le pilote sacrifié, de Shoji Kokami et Naoki Azuma


Le pilote sacrifié, de Shoji Kokami et Naoki Azuma, est une nouveauté Delcourt-Tonkam. Disponible en librairie depuis le 16 février, Le pilote sacrifié, chroniques d’un kamikaze est l’adaptation du roman de Shoji Kokami et tiré d’une histoire vraie : celle du pilote Sasaki Yuji. Ce pilote a survécu à neuf missions suicide pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sasaki Tomoji est aviateur à l’école des pilotes de l’armée de terre de Hokota. Ses capacités sont très vite remarquées et il devient pilote d’attaque spéciale dans 4e Corps aérien. La mission qu’il se voit confier consiste à se jeter avec son appareil sur l’ennemi. Il devient un Tokkôhei, plus connu en occident sous le nom de Kamikaze. Découvrez comment Tomoji a pu rentrer vivant à neuf reprises.

Déchirant de réalisme

Si l’histoire est tirée d’une histoire vraie, je n’avais personnellement que peu de détails sur la vie de ce pilote. Très belle réussite, ce premier tome est fort en sensations et en sentiments. Sasaki, qui a toujours rêvé de piloter, et qui est le souffre douleurs de ses congénères, finira par avoir son vœu exaucé… Il intégrera en tant que « pilote d’attaque spéciale » le 4e corps aérien. Mais très rapidement, les pilotes à qui cette « attaque spéciale » n’a pas été révélé vont déchanter.

Le trait de Naoki Azuma est dynamique et franc. Les personnages sont très réalistes dans leurs comportements, bien qu’on ne suive réellement que Sasaki (le capitaine est très présent également). J’ai un faible pour les mangas historiques et celui-ci m’a pris de court : si on démarre le premier tome de manière assez classique, j’ai été submergé par de forts sentiments durant ma lecture. La suite promet d’être toute aussi déchirante.

 

Le deuxième tome sortira début mai. La série compte actuellement 10 tomes est est encore en cours de parution au Japon. Vous pouvez lire un extrait est disponible sur le site de l’éditeur.

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Oshi no ko, de Aka Akasaka et Mengo Yokoyari


Oshi no ko ou le nouvel ovni manga ! Édité par les éditions Kurokawa et parus en janvier dernier, Oshi no ko m’intriguait par son résumé très particulier (psttt, il ci-dessous). Les deux premiers volumes de la série – qui en compte pour le moment 7 au Japon – sont sortis en simultanée en librairie. Cela m’a permis de me faire un avis plus complet sur ce titre hors-norme.

Le docteur Gorô est obstétricien dans un hôpital de campagne. Il est loin du monde de paillettes dans lequel évolue Ai Hoshino, une chanteuse au succès grandissant dont il est “un fan absolu”. Ces deux-là vont peut-être se rencontrer dans des circonstances peu favorables, mais cet événement changera leur vie à jamais !

Réincarnation(s)

Sous un résumé fantasque (qui au final ne donne le ton que du tout début du premier tome) et un ton qui semble léger, Oshi no ko se révèle une série qui vaut le détour. Oubliez les paillettes, à travers ce premier tome, Aka Akasaka et Mengo Yokoyari présentent un titre intriguant. Dans Oshi no ko, nous allons rapidement découvrir les dessous peu glorieux du show business – loin d’être rose et pailleté – : hypocrisie, management douteux, salaires (très) bas et conditions de vie difficiles…

Le premier tome, comme souvent, est un peu introductif mais ça ne m’a pas du tout gêné, et ça n’a pas ralenti le rythme de l’intrigue. Les jumeaux (d’abord bébés puis enfants, et enfin jeunes adultes sur les tomes 1-2), tous deux des humains réincarnés, et leur façon d’être et de s’exprimer fonctionne à merveille et crée un décalage original dans la narration. Le personnage d’Ai est également intéressant – loin d’être creux et inutile.

Le titre ne plaira pas à tout le monde, tant la façon d’aborder le sujet des idoles est étonnant. Et si j’ai redouté ma lecture lors des premières pages, c’est passé vite et j’ai maintenant hâte de lire le troisième tome, dont la sortie est prévue mi-mai !

PS : si le nom Aka Akasaka vous dit quelque chose, c’est sans doute car il s’agit du mangaka de Kaguya-sama: Love is war (éditions Pika) dont l’anime est disponible sur Crunchyroll.

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Ban le bouseux, de N. Tsukawaki et Y. Nanjoh


Ban le bouseux est un titre de chez Omaké Mangas paru début septembre. Série courte (terminée en 4 tomes), Ban le bouseux rentre directement dans la case “oulà”. Rien qu’avec le titre et la couverture, on pense déjà savoir à quoi s’attendre, et pourtant… ! J’ai voulu le lire car, je pense que vous avez remarqué si vous avez lu mes autres chroniques, j’essaie de sortir régulièrement de ma “zone de confort”.

Mashio est un beau jeune homme, riche et ambitieux. Actuellement plus jeune ministre du Japon, il ambitionne de suivre la voie de son père, l’actuel premier ministre. Mais ce que personne ne sait, c’est que durant toute son enfance et adolescence, Mashio n’était qu’un voyou semant la terreur dans sa petite ville de campagne. Et ça, Ban, son grand rival de toujours, est bien décidé à lui rappeler ses origines, foi de bouseux !

Irrévérencieux et explosif

Disons-le sans détour, je n’étais vraiment pas sûre de cette lecture. Je pensais ne pas aimer. Mais j’en ressors finalement plutôt intriguée. Ban le bouseux est un furyo où les règlements de compte, les intrigues politiques et la vengeance sont au cœur du récit.

Le style de dessin de Yoshimi Nanjoh est vraiment sympa, vraiment nerveux. Le manga est drôle et rythmé. Il est aussi extrêmement violent, donc à ne pas mettre entre toutes les mains ! Côté scénario (que l’on doit à Nagahisa Tsukawaki), le premier tome démarre bien mais prends son temps. On apprend à connaître le personnage principal, mais le volume 2 (attendu pour novembre) devrait nous en apprendre davantage. À suivre !

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SHIOSAI NO BON © 2019 Nagahisa Tsukawaki, Yoshimi Nanjou (AKITASHOTEN)

Fenrir, Chugaku Akamatsu et Mioko Ohnishi

Fenrir, de Chugaku Akamatsu et Mioko Ohnishi, vient de voir son 2e volume paraître aux éditions Casterman. Un manga dont l’histoire se déroule dans la steppe mongole ? Un sujet peu abordé, mais il faut dire qu’il y a déjà l’excellent Bride Stories de Kaoru Mori (Ki-oon). Ceci dit, loin de moi l’idée de les comparer : les deux titres sont vraiment très différents !

Dans l’immensité de la steppe, Temüjin lutte pour la survie des siens. Jadis respecté, son clan est aujourd’hui la proie des appétits des autres nomades: le fort prospère, le faible disparaît. Comment briser cette spirale de guerres incessantes ? Un homme pourrait-il se dresser et unifier sous sa bannière tous les clans de la steppe ? La réponse se trouve peut-être au fond d’un lac où, murmurent les anciens, dort « celui qui fait trembler la terre ».

Sur Error404, je chronique le plus souvent les premiers tomes (et des one-shots). Là, il y a eu l’été, le besoin de souffler un peu… Et comme la sortie des deux premiers tomes était assez rapprochée, c’était l’occasion d’attendre la lecture de ce deuxième tome pour approfondir la découverte de cet univers.

Historique et fantastique entremêlés

Fenrir est un récit difficile, qui mélange l’historique à une touche de fantastique. Temüjin, notre « héros » n’est autre que Ghengis Khan, l’un des leaders mongols les plus connus et les plus appréciés de l’histoire ! C’est un univers et un aspect de l’histoire que nous connaissons souvent mal (je m’inclue dans cette affirmation !), peu vu dans les mangas ; cela apporte un côté dépaysant au manga.

Temüjin est personnage attachant, qui nous apparaît réellement humain. Il est plutôt sensé et réfléchi – surtout compte tenu des circonstances dans lesquelles il a grandi. Fenrir, la divinité est magnifique et mystérieuse là où Börte est forte et courageuse (mais dévouée à Temüjin).

Le récit est rythmé malgré un premier tome introductif : on rentre vraiment dans l’histoire et les événements s’accélèrent dès celui-ci (et encore plus dans le deuxième tome). Le trait est doux, et fait lumineux et fluide lors des scènes de combats par exemple, ce qui rend la lecture agréable et facile à suivre. Les visages sont expressifs. Dommage que les décors ne soient pas plus poussés. Fenrir promet de belles (et cruelles) aventures pour la suite, je vous conseille de le découvrir si vous aimez les mangas historiques !

FENRIR ©2019 Chugaku Akamatsu, Mioko Ohnishi/SQUARE ENIX CO., LTD.

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Panda Detective Agency, Pump Sawae

Panda Detective Agency de Pump Sawae est l’une des sorties du nouveau label Mangetsu que j’attendais le plus pour ce mois de juillet.

La métamorphie, maladie incurable changeant les humains en animaux ou végétaux, ne cesse de s’étendre au Japon et à Tokyo tout particulièrement. Handa, affecté par une lente mutation en panda, et Takebayashi, son aîné à la fac, fondent une agence de détectives spécialisée dans les affaires liées à cette pandémie d’un genre nouveau.
Que cachent réellement les cinq cas sur lesquels le duo s’apprête à enquêter ? Et que révèlent ces transformations sur l’âme humaine ?

Mangetsu n’est autre que le label manga des éditions Bragelonne, lancé cette année. Après Ao Ashi (sur le football) et Le Mandala de Feu (manga historique sur l’artiste Tohaku Hasegawa), c’est au tour de Panda Detective Agency de rejoindre leur catalogue. Sortir Panda Detective Agency en même temps que la – très attendue – nouvelle édition (et traduction) de Tomié, ce n’est pas rien !

Réflexions sur l’humain

Dans ce one-shot, on rencontre deux personnages : Handa, atteint de métamorphie, et Takebayashi. Détectives privés, on les suivra dans des affaires diverses que sont les différents chapitres. Le fil rouge apparaît simple (une enquête à résoudre par chapitre). Cependant, les enquêtes en question permettent au lectorat d’en apprendre plus sur ce mystérieux virus qu’est la métamorphie. Panda Detective Agency est avant tout un récit « tranche-de-vie ».

Profondément humains, les échanges entre Handa et les personnages qu’ils rencontrent ne vous laisseront pas de marbre. Pump Sawae met donc en avant les malades et leurs proches, le fait de vivre avec un mal incurable… Mais aussi la peur de perdre un proche ou d’être oublié. La fin laisse espérer un 2e tome, mais rien n’est prévu ni commencé depuis la parution de Panda Detective Agency en 2018 dans le magazine Torch.

Panda Detective Agency est une belle lecture, douce avec une touche amère et dramatique. Le style de dessin de Pump Sawae, épuré et fin, convient parfaitement au récit et à son côté très personnel et intimiste.

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L’Éden des sorcières, Yumeji


L’Éden des sorcières de Yumeji est une nouvelle création des éditions Ki-oon. Sorti tout début juillet, je l’attendais avec impatience : qui dit « sorcières » dit un manga fait pour moi… !

Autrefois, plantes et animaux vivaient en harmonie… jusqu’à l’arrivée de l’homme. Incapable de coexister avec les autres espèces, il les a détruites sans remords. Faune et flore ont alors décidé de fuir et de se cacher… Voilà des centaines d’années que le monde n’est plus qu’une vaste étendue désolée. Pourtant, il existe encore de rares enclos de verdure : ce sont les repaires secrets des sorcières, ces femmes d’exception sensibles à l’appel des plantes. Rendues responsables de leur disparition, elles sont la cible de la haine des humains…
Pilly a grandi dans un de ces sanctuaires. Élevée par la puissante Toura, elle tente de développer ses pouvoirs… sans succès ! Pour l’encourager, la vieille femme lui offre une graine qui doit la mener un jour vers l’Éden, un jardin verdoyant réservé à l’élite de leur communauté.

L’Éden des sorcières plante un décor sombre sur le rapport de l’homme à la nature, aux autres espèces. Pour les personnes qui s’intéressent au genre, Ki-oon le classe en seinen. Il s’agit d’un récit fantasy. Avec ses thèmes difficiles, on le voit également en « dark fantasy » (personnellement, les cases ne m’intéressent pas vraiment). En plus, si la maladie et mort font partie de ce premier tome, la naïveté de Pilly m’empêche de voir le récit comme entièrement dramatique.

Sans grosse surprise au niveau du scénario pour le moment, le coup de cœur vient sans conteste du dessin. Le style de Yumeji est fin et délicat, parfaitement adapté à l’univers qu’il met en place (la végétation, les créatures fantastiques…). Il est également très détaillé lorsqu’il s’agit des visages et expressions des personnages.

Ainsi, ce premier volume – bien que très introductif – joue bien son rôle : on découvre globalement l’univers, les personnages, les enjeux… Une lecture fluide et attrayante. L’Éden des sorcières est une jolie découverte à laquelle le trait vraiment soigné de Yumeji n’y est pas pour rien. Maintenant, il faut espérer que la suite tienne ses promesses !

Je remercie grandement les éditions Ki-oon pour cet envoi. Vous pouvez découvrir un extrait ici ; d’autres articles mangas sont disponibles sur ce lien.

Comet Girl, Akase Yuriko


Comet Girl d’Akase Yuriko était l’une des sorties d’avril que j’attendais le plus. Casterman (via son label manga, Sakka) propose dans ce manga en deux tomes une œuvre atypique, totalement en couleurs.

Sazan, jeune Terrien, est agent de voirie interplanétaire : il saute d’astre en astre pour opérer sur des chantiers. Son quotidien bascule lorsque Mina, chevelure flamboyante et scooter volant rouge, débarque en trombe dans sa vie… Pour repartir aussitôt : la jeune fille est pourchassée par tout ce que l’univers compte de pirates de l’espace, car elle abrite en elle un pouvoir incommensurable… Il n’en faut pas plus à Sazan pour décider de porter secours à Mina. Mais où chercher ? L’aventure commence !

Niveau scénario, on pourrait le résumé très simplement : un jeune homme rencontre une jeune femme. Mais elle n’est pas une « girl next door » lambda, elle a des « super-pouvoirs » ! L’intrigue est assez simple, et je dis ça sans arrière (ni mauvaise) pensée. On a une histoire dont la ligne directrice est claire, avec de l’aventure, de l’action, une quête à accomplir… Les personnages sont attachants – le gang du Pique-Nique se révèle plus intéressant qu’on pourrait le croire au premier abord.

Manga-comète

Comet Girl m’a donné des « vibes » de Firefly et de La Planète aux trésors : des pirates de l’espace, les touches d’humour, le groupe de marginaux qu’on suit dans leur quête…

Le trait d’Akase Yuriko a un côté « années 1980 », très rétro, qui fonctionne vraiment bien. Toutes les pages sont en couleurs, ce qui est assez rare pour être remarquable. La narration est rythmée ; je ne me suis pas ennuyée du tout. De plus, on profite à fond de l’imagination de la mangaka. D’abord grâce au travail de Sazan sur d’autres planètes. Puis lors de ses aventures dans toute la galaxie, alors qu’il voyage avec le gang du Pique-Nique.

Comet Girl est un titre coup de cœur, un véritable divertissement au style marqué. L’ensemble est travaillé, de l’utilisation de la couleur (particulièrement adaptée aux mondes et personnages, et sur Mina en particulier) aux inventions technologiques, etc. Le panel d’émotions est justement dosé. Je trouve que ça change des titres post-apocalyptiques qu’on peut trouver habituellement en science-fiction.

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Sans Expérience, Mayu Minase


Intriguée par Sans Expérience de Mayu Minase, j’ai achevé ma lecture du premier volume… mitigé. On suit la vie à deux d’un homme et d’une jeune femme, tout deux ignorant de l’amour. Après un mariage décidé subitement, le couple emménage ensemble ! Le premier volume est disponible depuis mi février chez Delcourt-Tonkam.

Le sérieux et naïf Kiyoshi Sumioka n’aurait jamais cru tomber amoureux ! C’était sans compter sur sa rencontre avec Sumi, employée dans un restaurant de bentô… Un soir alors que Kiyoshi s’est blessé en aidant une vieille dame, Sumi se précipite pour le soigner. Devant tant de gentillesse, il se retrouver à lui dire : « ÉPOUSE-MOI S’IL TE PLAÎT. »

Si on avait un doute sur la classification en seinen, on comprends à quelques pages du début de la lecture pourquoi… Au Japon, Sans Expérience est en cours de parution, et 4 tomes sont déjà sortis.

Les premiers chapitres vont très vite : présentation des personnages, rencontre « coup de foudre » (pour Kiyoshi en tout cas) et… mariage ! Mayu Minase joue avec son lectorat, entre moments comiques et gênants. La bienveillance des personnages secondaires est touchante. Les grands-parents et les anciennes caramades de Sumi, par exemple. Même l’ami et collègue de Kiyoshi, derrière ses blagues salaces, ne veut que le bonheur de celui-ci. Malheureusement, ça n’empêche pas ces moments de gêne dus à leurs inexpériences réciproques.

Le dessin, quand à lui, est efficace et tout en rondeur (que ce soit pour Kiyoshi ou pour les formes de femmes). Le manga offre également quelques pages en couleurs agréables.

OUI OU NON ?

Sans Expérience n’est clairement pas fait pour tout le monde, entre la différence d’âge des protagonistes (lui a 26 ans, elle 18 quand ils se marient – mais la proposition en mariage survient alors qu’elle est en 2e année de lycée). Les quiproquos sont nombreux, et contribuent à ces sentiments mitigés qu’on ressent au sortir de la lecture de ce premier volume. Pourtant, les personnages de Kiyoshi et Sumi sont attachants, et souvent mignons ensemble.

Les prochains tomes seront déterminants : est-ce qu’on découvrira plus en profondeur le côté mignon du couple, avec le développement d’une relation saine… ou pas ? La fin du premier volume augure quasiment un viol conjugal, ce qui laisse vraiment les choses en suspend au pire moment !

Un extrait est disponible sur le site de l’éditeur.
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Les Carnets de l’Apothicaire, Natsu Hyuuga, Nekokurage

Les Carnets de l’Apothicaire est une nouveauté de janvier signée Ki-oon. Mao Mao, une jeune kidnappée, se retrouve dans le harem impérial en tant que servante. Seulement, elle est loin d’être comme les autres…

À 17 ans, Mao Mao a une vie compliquée. Formée dès son jeune âge par un apothicaire du quartier des plaisirs, elle se retrouve enlevée et vendue comme servante dans le quartier des femmes du palais impérial ! Entouré de hauts murs, il est coupé du monde extérieur. Afin de survivre dans cette prison de luxe grouillant de complots et de basses manœuvres, la jeune fille tente de cacher ses connaissances pour se fondre dans la masse.
Mais, quand les morts suspectes de princes nouveau-nés mettent la cour en émoi, sa passion pour les poisons prend le dessus. Elle observe, enquête… et trouve la solution ! En voulant bien faire, la voilà repérée… Jinshi, haut fonctionnaire aussi beau que calculateur, devine son talent et la promeut goûteuse personnelle d’une des favorites de l’empereur. Au beau milieu de ce nid de serpents, le moindre faux pas peut lui être fatal !

La découverte

J’avais très hâte de découvrir le titre. Je suis devenue une fervente admiratrice des mangas historiques depuis quelques années – on est ici dans une sorte de Chine réinventée. La série compte déjà 6 volumes au Japon et est en cours de parution mais, au départ, Les Carnets de l’Apothicaire est un light novel (roman) à succès !

Dans ce premier volume, on découvre l’univers (fermé mais spacieux) de Mao Mao et toute une galerie de personnages. Ils vont l’entourer dès sa première enquête, que ce soit les concubines de l’Empereur ou le fameux haut fonctionnaire, etc. Pas le temps pour les lecteur·rice·s de s’ennuyer ou de compatir (l’enlèvement de l’héroïne), les compétences de Mao Mao sont vite découvertes.

Les graphismes sont agréables, et le découpage efficace. Mao Mao est attachante, intelligente et passionnée. Elle n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort ! Les autres personnes féminins sont également intéressants, ce qui est d’autant mieux. Jinshi a un côté sérieux et frivole à la fois, et apporte une partie de l’humour présent dans le manga.

Les Carnets de l’Apothicaire est un vrai coup de cœur !

Le deuxième tome est prévu pour début mars ! Si vous êtes curieux, profitez de l’extrait du premier tome disponible sur le site Manga-News.

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© Natsu Hyuuga / Shufunotomo Infos Co., Ltd.
© Nekokurage, Itsuki Nanao / SQUARE ENIX
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