Kronik : Mrs. Yéyé – Electrochoc


Le monde change mes oisillons, il change vite pour le meilleur et pour le pire, et je suis venu vous parler du meilleur. Au sortir d’une année mouvementée où la parole des femmes s’est encore un peu plus libérée, où le nombre de féminicides a atteint des niveaux records mais n’a en même temps jamais été autant dénoncé, où la question « Faut-il séparer l’homme de l’artiste ? » trouve de plus en plus une réponse négative, où des jeunes désespéré.e.s du monde entier s’échangent des memes dépressifs sur les réseaux sociaux en guise de thérapie, il est une artiste qui a décidé de se faire la voix de tou.te.s les meurtri.e.s de la vie. Les dernières années ont été particulièrement chargées pour elle également, et elle nous offre un regard sur ce qu’est sa vie aujourd’hui, sept ans après le début de son projet, alors que de profonds changement se produisent partout, dans sa personne comme dans sa musique. Mais trêve de bavardages, Kärscheras est de retour en ce début d’année et en écriture inclusive pour vous parler d’Electrochoc, le nouvel album de Mrs. Yéyé.

Il s’est écoulé un peu plus de deux ans depuis Hybride, mais on croirait qu’une éternité a passé. Entre-temps le projet électro-rock Mr. Yéyé est devenu Mrs. Yéyé, le jour même où sa meneuse a annoncé à sa communauté sa transidentité via une touchante vidéo sur sa chaine youtube. L’artiste traversait alors, de ses propres dires, une très mauvaise phase de sa vie déjà entraperçue dans des titres comme Sous la Surface ou Chute Libre sur le précédent opus.

Puis vint le concert du 8 juin 2018 au Flow, un tournant de ses propres dires. Exit la dépression, exit les mauvaises ondes, cette expression de tout le spectre émotionnel de l’artiste (du brise-cœur Ton heure viendra au puissant et alors inédit Rage, tout y est passé) a eu l’effet d’une catharsis sans pareille. Tout pile 4 mois après sortait le single Dans la Pierre écrit en collaboration avec Christophe Mali de Tryo, véritable tournant plein d’espoir face à la noirceur de la vie.

Et nous voici, plus d’un an et un financement participatif plus tard, avec ce nouvel album entre les mains. Le premier changement majeur se situe dans la production puisque Mrs. Yéyé redevient à l’occasion de cette sortie un projet solo et indépendant. La chanteuse a en effet choisi de se séparer d’un même coup des musiciens qui l’accompagnaient aussi bien en studio et de son label, le tout sans conflit aucun. Tout cet album a donc été entièrement écrit, composé, enregistré et mixé dans une chambre, comme à l’époque maintenant lointaine d’Eclore, l’expérience en plus.

 

Playlist youtube de l’album

Tracklist :

  1. Coups de sang
  2. Bonhomme
  3. Ultimatum
  4. Comme personne
  5. Tragédie
  6. Tout le monde n’aime pas le sexe
  7. Crève
  8. Ma chair
  9. Femme
  10. Si seulement le vent
  11. Dans la pierre

 

Coups de sang

Dès l’ouverture de l’album on s’attaque à un sujet bien gras : les relations toxiques. Ce titre électro-rock décrit un couple de ce type du point de vue de sa victime avec une précision et une exactitude presque douloureuses. Dans la musique comme dans le texte on s’enfonce de plus en plus dans la violence, à l’image de la spirale décrite, passant de petites concessions à un véritable enfermement sans qu’on parvienne à s’en apercevoir sur le coup. Le texte est parfois entrecoupé du témoignage, probablement réel, d’une ancienne victime ayant réussi à s’extraire de ce carcan.

L’auditeur.trice qui suit Mrs. Yéyé depuis longtemps ne sera pas dépaysé.e par ce titre introductif. On y retrouve tous les ingrédients de Cabaret Noir et Hybride, avec peut être un son plus électronique et des guitares moins agressives, plus modernes. Mais l’important n’est pas tant dans la forme que dans le fond. Ce morceau s’attaque à un sujet dur, d’autant plus qu’il est d’actualité pour de nombreuses personnes encore aujourd’hui, et comme vous allez le voir ce ne sera pas le seul.

Bonhomme

Après la gravité de Coup de Sang on est presque soulagé de tomber sur ce morceau à l’allure plus légère. Bonhomme n’est pas exactement joyeux, mais il aborde son sujet avec moins de gravité et une pointe de moquerie. En même temps, pour s’attaquer à la masculinité toxique le meilleur angle reste encore la dérision. Le texte se fiche ouvertement des adeptes de cette philosophie de vie et attaque sur tous les fronts : « drague » de rue intempestive, dick pics non sollicitées, homophobie banalisée, tout y passe. Le break est d’ailleurs une satire (ou peut-être pas ?) du discours tenu par ces gens terriblement sûrs d’eux à la virilité finalement pas si solide.

On abandonne presque le rock ici en adoptant une structure plus proche de celle de l’électro (build up/pré drop/drop/repeat) tout en gardant un instrumental de type guitare/batterie. Mais point de guitares bien grasses ici, le son s’allège, l’essentiel étant en réalité mené par la section rythmique. Les guitares servent presque exclusivement de lead sur les parties non-chantées. L’ensemble prend un tour très moderne qui, pour le coup, risque fort de laisser en plant les fans des précédents opus mais ravira les amateur.trice.s de rock plus moderne.

 

Ultimatum

Changement radical de point de vue sur ce troisième titre, Mrs. Yéyé abandonne le point de vue de la victime pour rejoindre celui de l’oppresseur.e. Le thème abordé ici est celui de Murmures, tube iconique d’Hybride. Il parle du passé de notre narratrice, et d’un comportement nocif envers d’autres qu’elle regrette amèrement aujourd’hui. Mais ce morceau porte un message bien différent ; là où Murmures était un combat schizophrénique mené par une haine de soi profonde et dévorante, Ultimatum est passé au-dessus de tout ça. Le texte est ici tourné vers l’avenir : le passé est ce qu’il est, mais l’avenir peut le racheter.

Depuis deux titres on s’éloigne de plus en plus du rock, et la rupture se fait encore plus nette ici. Plus aucune trace de guitare à part pour quelques légers leads, à peine une basse, des claps en guise de percussions, une batterie synthétique à souhait, le côté électro-pop de l’album est enfin pleinement assumé sur ce morceau encore plus personnel que les deux précédents. Mrs. Yéyé commence à nous dévoiler ici une nouvelle part de sa personnalité, prépondérante sur cet album : le magma bouillant d’émotions négatives a fait place à un optimisme à toute épreuve.

 

Comme Personne

Et rien de mieux pour incarner ce flux optimiste que le morceau suivant. Sa sortie s’est accompagné d’un clip touchant, mi-chanté mi-parlé, où des fans ont été invité.e.s à venir raconter leur histoire face caméra. Des gens qui ont traversé des périodes troubles de leurs vies et s’en sont sortis le jour où ils ont osé franchir un pas. Des gens qui pensaient n’avoir rien pour eux et ont pourtant trouvé tout un monde ouvert à leur portée le jour où ils s’y sont autorisés. Comme Personne glorifie la différence, la singularité en chacun de nous que nous apportons au monde qui nous entoure, le fait que chacun.e a le droit de vivre comme iel l’entend, selon ses propres désirs, et qu’il est important de savoir s’écouter soi-même avant de céder à la pression externe.

 

Tragédie

Nous voici arrivés à ce que je considère comme l’un des meilleurs morceaux de l’album, à la fois le plus dur et celui qui fait le plus de bien. Nous allons ici parler de suicide. Et ça fait un bien fou d’avoir un regard frais sur cette question. Mrs. Yéyé s’adresse ici à un.e proche parti.e de son propre choix, mais il n’est pas question ici de culpabilisation, de colère, de tristesse. Bien sûr ces émotions sont présentes, mais elles sont éclipsées par le vrai sujet du morceau : la compréhension. Il ne s’agit pas de pleurer une mort mais de respecter le choix qu’a fait une personne qui nous est chère, entre continuer à vivre une existence qui la faisait souffrir ou choisir de tout abandonner pour faire taire la douleur une fois pour toute. C’est un point de vue qui est très rarement adopté, la plupart des gens ne pouvant simplement pas se mettre à la place de quelqu’un dans cette situation et souhaitant donc le.a maintenir en vie en lui promettant un avenir meilleur (souvent à raison, quoique). Mais pas ici. Ici pas de dénonciation de l’« égoïsme » caché derrière un suicide, ou d’autres clichés cachant plutôt l’égoïsme de la personne qui les prononce.

Cette power-ballad électro (une originalité sans aucun doute) est une véritable épreuve pour la chanteuse autant que pour son auditeur.trice. On le sent parfaitement dans le tous derniers vers du morceau, qui synthétise le propos de tout le texte alors que la musique se coupe nette et que la voix de la chanteuse vacille :

« Je sais que t’as pas abandonné tu voulais juste plus avoir mal »

 

Tout le monde n’aime pas le sexe

Et sans transition retour à un morceau beaucoup, beaucoup mais alors BEAUCOUP plus léger sur un thème également bien moins pesant. Le titre dit tout, on est ici devant une apologie de l’asexualité. La chanteuse nous raconte son choix de ne plus continuer à avoir d’activité sexuelle alors que cela ne l’intéresse pas le moins du monde, et comment la seule difficulté qu’elle rencontre est l’incompréhension des gens qui l’entourent et voient en cela un problème. Une fois encore, un message assez peu diffusé dans l’industrie musicale, à l’heure où il est encore parfois difficile pour un.e artiste d’avouer appartenir à la communauté LGBTQI+, on imagine parfaitement qu’une orientation sexuelle consistant en l’absence total de désir sexuel peut laisser pantois beaucoup de gens jamais ne serait-ce que mis au courant que c’était possible.

Encore un texte porté presque exclusivement par Mrs. Yéyé auquel beaucoup de gens pourront sûrement s’identifier. Pour ce qui est de l’instrumental… mon avis est plus partagé. Il me fait l’effet d’un trip sous champignons, quelque chose de très coloré, sautillant, joyeux, avec une mélodie entêtante. Cela semble plutôt cohérent avec l’idée première du morceau, qui est de se libérer des pressions sociales pour vivre sa vie sans se soucier du regard du monde, mais autant le texte est bon, autant la mélodie me laisse assez dubitatif.

 

Crève

Fort heureusement tout ceci est contrebalancé par un nouveau retournement de situation totalement inattendu. Vous avez cru que Mrs. Yéyé s’était adoucie ? Mes chéri.e.s… Toute la violence et l’agressivité que l’on ne retrouve pas dans cet album se sont en fait concentrées dans ce discret titre d’à peine plus de trois minutes prenant le contrepied de toute l’œuvre. On retrouve ici les vieux démons auxquels on était familier, un besoin impérieux d’éclater des têtes digne du Break Stuff de Limp Bizkit, mais en bien plus noir. Il ne s’agit pas ici d’une colère aveugle mais bien d’une pulsion qu’on cherche à refreiner et qui n’en est que plus violente quand elle se libère.

Ce retour brutal à un rock presque metal vient se croiser avec un chant rappé du plus bel effet, avec des traces d’Horrorcore à la Ghostemane. Un des textes les mieux écrits d’un point de vue stylistique qui tranche avec tout le reste de l’album, ainsi qu’une structure inédite à base d’une évolution du couplet plutôt que d’une banale alternance couplet/refrain. En bref on ne comprend pas vraiment ce que ce morceau fout là, mais wow, on n’a vraiment pas envie qu’il en parte.

 

Ma chair

La positivité qui caractérisait l’album jusqu’ici semble en avoir pris un sacré coup avec Crève, et on croirait presque la voir peiner à se relever sur Ma Chair. Ce morceau nous parle d’acceptation de soi, et plus précisément d’accepter son propre physique tel qu’il est. Le morceau est découpé en trois parties notables : tout d’abord la dissociation du corps et de l’esprit où la narratrice dit ne pas se reconnaître dans son corps, puis un genre de paradoxe la poussant à faire le plus de mal possible à son corps via divers excès (le rendant encore plus détestable à ses yeux), et enfin un début d’acceptation au moment où elle réalise que son corps est le seul qu’elle aura jamais et qu’il vaut mieux travailler dessus plutôt que de chercher à l’user le plus vite possible.

Les complexes physiques sont quelque chose d’omniprésent dans l’humanité, et bien qu’il soit de plus en plus accepté aujourd’hui d’avoir un physique « atypique » (ne rentrant pas parfaitement dans les canons de beauté) il n’en reste pas moins que de nombreuses personnes s’identifieront sûrement à ce texte. Pas le meilleur morceau donc, mais peut-être le plus universel de cette tracklist.

 

Femme

Peut-être un des morceaux les plus personnels jusqu’ici, Femme nous parle de beaucoup de choses. Tout d’abord des dualités et contradictions imposées aux femmes dans notre société patriarcale, ainsi qu’aux hommes dans une moindre mesure également victimes de ces idées, mais aussi très vite de quelque chose de plus profond : « C’est quoi être une femme ? ». Mrs. Yéyé aborde dans ce morceau le sujet en apparence délicat de la transidentité, sa transidentité. Le questionnement est soulevé, est-ce que le genre se détermine par des critères physiques, biologiques, par des comportements, par une apparence ? Aucune réponse n’est apportée, à part celle-ci : « je sais que je suis une femme ». Et c’est là tout le message de ce morceau, peut-être qu’il est impossible de définir la notion de genre et que la seule chose qui définit celui d’une personne, c’est celui qu’elle s’attribue d’elle-même parce qu’elle le sait en son for intérieur comme une évidence.

Bien évidemment le titre ne tourne pas qu’autour des femmes trans mais bien de toutes les femmes. On y retrouve un clin d’œil au débat sur le voile, la condition déplorable des femmes n’étant évoquée dans le débat public que pour être instrumentalisée au profit de pensées racistes ou islamophobes.

Musicalement parlant cette composition n’est pas non plus en reste. On a affaire à une marche électro presque martiale, l’alternance kick/snare portant tout pendant ces trois minutes d’une puissance délectable. Femme ne nous parle pas de la femme des années 80 de Sardou tout juste bonne à être sexy et rouler des pelles à ses subordonnés, il nous parle d’une battante avançant implacablement à travers les difficultés que le monde lui impose uniquement sur le critère biologique de sa naissance.

 

Si seulement le vent

L’optimisme nous aurait-il donc vraiment quitté avec Crève ? On est en droit de le craindre, mais ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Avec ce titre sorti il y a maintenant presque un an, Yéléna touche encore son auditoire au plus profond de son âme. On nous parle ici de dépression, au sens le plus clinique du terme. Pas une douleur constante, pas une tristesse accablante, rien qu’un vide insatiable si dévorant qu’on en vient à souhaiter de souffrir juste pour ressentir quoique ce soit.

La musique est à l’image du texte, une nappe presque post-rock, mélancolique à souhait. Les percussions, éléments normalement marquant du mix, sont ici mise en retrait et filtrées à l’extrême comme si elles perçaient à peine à travers un mur épais, à l’image des sensations émoussées de notre narratrice.

Mais alors, est-ce vraiment ainsi que tout finira ? Parti sur de si bonnes bases, cet album va-t-il s’éteindre dans les affres de la tristesse et de l’oubli ?

 

Dans la pierre

Et bien NON cher.e lecteur.trice, bien loin de là, car voici le bouquet final de ce voyage, celle qui a été le premier single de cet album il y a plus d’un an et vient le clôturer aujourd’hui : Dans la pierre.

Ce morceau est à lui seul le condensé de tout cet album. Un hymne électro-rock à la fois aérien sur son couplet et écrasant sur son refrain portant un message fort et infiniment positif, voilà ce qu’est la nouvelle essence de Mrs. Yéyé. Le texte est parsemé de référence à d’anciens morceaux de la chanteuse (Sous la surface et Ton heure viendra pour ne pas les citer), tous deux centrés autour d’émotions négatives (le premier traitant de l’acceptation résignée de la dépression et le second de l’attente désespérée d’une vie meilleure), bien qu’il ne s’agisse pas ici de leur donner un écho, mais bien de les enterrer.

Cette poussée vers l’avant est parfaitement transcrite par cet instrumental triomphal qui englobe le tout, et appuyée par une voix narrative, un genre de témoignage parfaitement dans l’axe du morceau. Dans la pierre conclut parfaitement cet album en réussissant l’exploit d’être à lui seul plus positif que le reste de l’œuvre réuni, un final magistral à mi-chemin entre l’ancien style de Mrs. Yéyé et le nouveau.

 

 

Les plus audacieux d’entre vous ont peut-être tenté l’écoute de la version Deluxe de l’album contenant une série de versions acoustiques ainsi que le bonus track Impunis éternels abordant le sujet délicat (encore un oui) du harcèlement scolaire, ainsi que le tube instantané Rage déjà présenté en live avant même la sortie de Dans la pierre (sûrement hors de la tracklist principale parce que le mood avait évolué, ou à cause d’une possible redite avec Crève, mais tout de même trop bon pour être laissé de côté). Ces deux morceaux s’inscrivent parfaitement dans le reste de l’album, mais j’ai choisi ici de me focaliser sur la tracklist principale que nous venons de découvrir ensemble, me frappez pas please.

Mrs. Yéyé a changé. Dans son état d’esprit déjà, son point de vue est plus positif, il lui reste certes de la noirceur mais elle est bien plus diluée et canalisée que par le passé. Stylistiquement ensuite, sa voix se fait plus haut perchée, plus « féminine », une voix qu’elle assume enfin maintenant que sa transidentité n’est plus un secret. Enfin dans la production, plus de label, plus de groupe fixe, tout est fait main et la diversité parfois surprenante des compositions en témoigne. Mais loin d’offrir un résultat amateur, cet album est au contraire encore plus léché que les précédents et offre une authenticité mêlée à une production de niveau professionnelle. Ce disque est un véritable pamphlet porté au nom de tant de causes, et je ne peux que vous conseiller d’aller jeter un œil au travail de Mrs. Yéyé dans sa globalité.

D’ici là portez vous bien, remettez-vous au sport, et soyez heureux les enfants, c’est le plus important.

Artworks : Chaîne youtube de Mrs. Yéyé

 

Live Report : Royal Republic @L’Elysée Montmartre – 10/12/19


La grève bat son plein dans les rues parisiennes, et depuis la banlieue l’Elysée Montmartre semble désormais bien lointain, privé de sa desserte souterraine. Mais il en faut bien plus pour arrêter la foule venue acclamer Royal Republic en ce mardi soir, parfois au prix de plusieurs heures de trajet pour seulement quelques kilomètres. Assister à des concerts parisiens est devenu une gageure, qu’importe, la musique avant tout, et le quatuor suédois l’a bien compris. Venu défendre son dernier opus Club Majesty paru en mai dernier, le groupe nous offre un show à la mesure de sa réputation, justifiant presque l’épreuve qu’a été le trajet jusqu’à la salle.

 

– BLACKOUT PROBLEMS –

La soirée débute en trombe avec le set du groupe bavarois Blackout Problems. Et quand je dis en trombe, je veux dire que le chanteur/guitariste descend jouer dans la fosse dès le morceau d’ouverture dans une tentative plutôt réussie de réveiller la foule le plus vite possible. Ce coup d’éclat d’entrée de jeu traduit parfaitement le dynamisme du quatuor, débordant d’énergie pendant tout son set.

La musique de Blackout Problems est un rock indépendant assez énergique sans déborder non plus, portant des mélodies aux accents mélancoliques un peu à la manière de Feeder. Sur scène, la formation est dynamisée par son bassiste qui donne l’impression de vivre les compositions bien plus que de les jouer. Mais le véritable leader est, sans surprise, le frontman, qui nous donne ici une leçon d’interaction avec le public.

Outre son petit exploit de début de set (qu’il réitèrera d’ailleurs plus tard), il fait aussi l’effort de parler dans un français hésitant presque à chacune de ses phrases. Ces adresses sont pourtant très nombreuses pour un set de cette durée, mais le chanteur de ne laisse pas démonter et insiste, ne cédant à l’anglais que pour quelques phrases et jurons isolés. Cette attention ne manque pas de toucher le public, déjà très enthousiasmé par l’énergie brute de tout le groupe et de ses morceaux. Cette éloquence lui sera par ailleurs très utile quand, entre deux morceaux, le son des guitares se coupe subitement.

Une première partie tout à fait convaincante malgré quelques bémols trahissant la jeunesse du groupe. Certaines interactions avec le public trop longues cassent parfois le rythme général de la prestation, et certains effets sont mal maîtrisés, comme par exemple le décompte commandé par le frontman au moins cinq fois à la foule avec l’énergie et la rage d’un groupe de punk pour finalement enchaîner sur un morceau des plus doux. Le moment le plus gênant étant quand le frontman commence à parler politique, sorti de nulle part, avec un petit speech sur la grève en prime, à l’issue d’un concert jusqu’ici plutôt chaleureux et bon enfant. Mais je suppose qu’un peu de militantisme n’a jamais tué personne !

Un groupe plein de bonnes intentions donc, tellement qu’on lui pardonnera ces quelques maladresses au nom de la sympathie qu’il dégage.

– ROYAL REPUBLIC –

D’entrée de jeu le headliner décide de retourner la salle. Avec une partie introductive de plus de cinq morceaux joués sans interruption, chacun plus rapide et dynamique que le précédent, le groupe fait monter l’ambiance avec une efficacité indéniable. Le quatuor arrive sur scène en costards colorés, petite moustache et nœud papillon pour le chanteur Adam, on croirait voir une bande de crooners investir la scène.

Ce début de show se déroule en beauté avec des moments de gloire, comme le batteur jouant avec les pieds croisés sur sa grosse caisse, grosse caisse d’ailleurs pourvue d’un son INCROYABLE, profond et grave avec quand même une bonne attaque, on a du mal à croire qu’il s’agisse d’un son acoustique.

L’énergie que le groupe dégage est impressionnante. Là où Blackout Problems semblait plus dans le pathos et la mélancolie malgré une bonne patate, Royal Republic transpire la joie de vivre et la communique à toute la salle. Le décor de scène aide beaucoup à rendre l’ensemble encore plus chatoyant avec de long rubans-LED parcourant toute la largeur du fond de scène servant autant à colorer la scène qu’à parfois afficher du texte, comme sur Stop Movin’, morceau parfaitement représentatif de la prestation du groupe. Il est juste dommage que les pogos soient bien trop mous pour la musique jouée, le public ayant du mal à se lâcher totalement.

Le show est mené de main de maître avec beaucoup d’humour, notamment le chanteur ne cessant de se présenter d’un « My name is Adam ! » affublé d’un sourire en plastique d’imbécile heureux. On a également droit à quelques coups d’éclat comme un roulement de tom d’abord très lent, puis de plus en plus rapide jusqu’à devenir frénétique, mais performé par le batteur ET le chanteur en même temps, sur le même tom, chacun avec une baguette.

Adam se permet également une blague meta sur le rappel, nous signalant que, généralement, quand le groupe quitte la scène et revient pour un encore, cet encore est prévu à l’avance (no shit Sherlock), et enchaine donc sur un rappel quelques morceaux plus tard.

Le bassiste Jonas Almén a droit à son heure de gloire à plusieurs reprises. Il s’empare entre deux morceaux d’une Keytar et, seul sur la scène, commence à jouer les premières notes de Jump de Van Halen, puis celles du Final Countdown de Europe. Mais ce n’est rien comparé au rappel, quand le chanteur demande à la foule si elle veut entendre Jonas chanter une chanson. Et voilà que, sorti de nulle part, le groupe reprend les premiers couplet et refrain de Ace of Spades, avec donc le bassiste au chant, rendant un hommage très réussi à ce classique.

Royal Republic réalise une performance maîtrisée et extrêmement plaisante à voir, un show digne des plus grands, face à un public hystérique passant visiblement la meilleure soirée de sa vie.

MAIS

Il y a un gros mais.

Le show est terni par un moment induisant une gêne extrême. A un moment du concert, au milieu d’un morceau, ce cher Adam fait monter une fille du public sur scène, âgée d’environ 16-22 ans (impossible à déterminer à cette distance). Se passe un sympathique moment où la demoiselle récupère sa guitare et joue quelques accords, guidée par le frontman. Jusqu’ici tout va bien. Puis le morceau se termine, il est temps pour la jeune invitée de retourner dans la fosse avec le reste du public. Adam lui tend sa joue pour qu’elle y dépose un petit bisous tout choupi… et tourne sa tête au dernier moment pour l’embrasser.

« Petite blague sans conséquences ! » me direz-vous, « Agression sexuelle et culture du viol » vous répondrais-je. Surtout quand on m’annonce que le chanteur fait ça presque à chaque concert, et que la foule semble n’en avoir strictement rien à faire. Coup de chance que la spectatrice n’ait pas l’air de le prendre mal (et encore, impossible à déterminer d’un point de vue externe), sinon la soirée aurait vraiment pu mal finir, pour elle ou pour le groupe.

Déception de la part de ce frontman qui a pourtant mené une prestation exemplaire par ailleurs, à l’image de tout le groupe. On a affaire là à un abus de notoriété flagrant et assez crade, il faut se l’avouer. Ce concert était intense, énergique, euphorique, tout ce qu’il faut, mais ce petit bémol donne un goût étrange à tout ce qui vient après et assombrit beaucoup l’image générale de la soirée.

LIVE REPORT : Yerek @Péniche Anako – 28/02/2019


Le 28ème jour de février est là, et demain ne sera pas le 29. Qu’importe, puisque Yerek prolongeais la nuit en nous transportant par sa musique Electro-Rock-Expérimentale. Yerek est un groupe parisien formé en 2018 par Vessem Tarpinian (Chant/Clavier/synthés) et Mikaël Torossian (Guitare). A cela s’ajoute Baptiste Mianne à la batterie et Nils Gayet à la basse qui ont rejoins le projet plus récemment.

 

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Si le coté planant et mélancolique des chansons, ajouté à l’absence sur support vidéo de la plate-forme soundcloud, pouvais esquisser un live assez calme, il n’en est rien. Après une mise en bouche assez calme en guise d’introduction, on se rend vite compte que Yerek déborde d’énergie !

On se croirait chez Woodbrass !

C’est donc au 2ème morceaux que Yerek balance tout en invitant sur scène Vicken Tarpinian, ami du groupe, le temps d’un featuring résolument tourné Rap. Ca envoie, le mélange fonctionne super, avec un espèce de limp-bizkit teinté d’electro. On est enthousiaste par les rimes bien travaillée du rappeur et le rythme impeccablement calé sur la musique.

Amatheus en featuring !

Les morceaux s’enchaînent, la basse solide de Nils conduit bien le groupe. On regrettera peut-être qu’elle couvre un peu trop la guitare, qui n’est pas totalement en reste, alternant entre cocottes funky, solo, utilisations d’effet et même de e-bow.

J’ai raté ma photo avec le E-Bow, tant pis !

 

C’est ainsi que le 2ème guest de la soirée fait son entrée. Il s’agit ni plus ni moins que le père du chanteur. Une collaboration intéressante, la famille ayant des origines arméniennes, qui se traduit par une musique calme accompagné d’un chant traditionnel. Pas de lieu mieux adapté a Paris : la péniche Anako appartenant également à une famille d’origine arménienne.

Charles Aznavour vous salue monsieur !

Après 35 minutes de son, petit entracte pour que tout le monde puisse faire le plein (au bar) et le vide (aux toilettes). Pause boisson, tartine, clope, cigarette électronique, et on est tous prêt à y retourner !

Un bassiste de qualité !

Le spectacle continue donc. Ca swinge, ça envoie, ça se calme. L’ordre de la set-list est très bien choisi, oscillant entre morceaux calme et morceaux plus nerveux. Les guests reviennent pour une chanson chacun. Je n’en avais pas encore parlé, mais pour certains morceaux tout le monde est au casque pour les samples. On penserait presque à Paul Gilbert son « Space Live », les tenues en moins.

Le batteur joue avec son futur remplaçant  #experimental

C’est l’heure de la dernière chanson et Yerek nous donne tout ! Le public a passé une très bonne soirée. Yerek est un groupe prometteur. Il ne lui manque plus qu’un aspect visuel live un peu plus travaillé. Mais assurément niveau musique, il n’y a pas grand-chose à redire !

Le secret du groupe : PC Octo-core 4,6 Ghz 32Go Ram, Geforce RTX 2080 Ti Ultra GDR6. Fais tourner Battlefield V en 4K tout à fond avec le ray-tracing activé, le tout en 60 FPS !

 

Set-list :

  • – Sabaclov
  • – Nor
  • – Now She Knows
  • – Lost in Level 23
  • – Lovetto Gone
  • – Snow Or Never
  • – Somewhere near Scilssors

Entracte

  • – Sede Mich Guemena
  • – Stay with me
  • – Shortcut
  • – Trucrosh
  • – Inner Battle
  • – Opiom
  • – Happy Sin Remains

 

Yerek sera de nouveau en concert le mardi 26 mars mais à la Péniche Antipode cette fois.

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Interview 404 : Mark Vollelunga, guitariste de Nothing More

Petit crochet par les backstages entre deux concerts au Download Paris pour rencontrer le sémillant guitariste de Nothing More, Mark Vollelunga !

 

 

404 : Alors, vous venez de finir votre concert au Download Paris. Est-ce que vous avez passé un bon moment en jouant devant le public français ?

Mark Vollelunga (guitariste de Nothing More) : C’était vraiment sympa. Jouer en festival, c’est toujours particulier parce qu’on joue face à des fans de musique qui ne connaissent pas toujours ce qu’on fait mais c’est très encourageant et motivant d’avoir des gens qui ne parlent pas forcément notre langue qui chantent nos paroles et être autant à fond ! C’est pour nous très motivant.

404 : Je suis bien sûre passée vous voir et c’est vrai que votre concert est particulièrement dynamique. J’ai eu l’occasion de faire beaucoup de concerts dans ma vie et j’ai vraiment eu l’impression en vous voyant de voir quelque chose auquel je ne m’attendais pas, quelque chose de vraiment novateur et énergique. Ça n’a rien d’un concert de rock basique. Et justement, pour revenir sur votre concert, pourquoi c’est si important pour vous d’avoir quelque chose d’original, quelque chose en plus par rapport aux autres ?

M.V. : Alors au final, tu as presque donné la réponse dans ta question et c’est super parce que ça montre que notre démarche est bien comprise et appréciée ! Beaucoup de gens qui se rendent à des concerts sont des habitués et ont vu énormément de groupes différents et souvent, les groupes jouent leurs chansons, s’en foutent carrément et ça se sent qu’ils aimeraient être autre part. Nous sommes dans un état d’esprit complètement différent : on est là pour faire une performance live, pour divertir donc on essaye de faire des choses différentes et originales comme le solo de basse à trois personnes, de faire des solos de batterie bizarres, d’envoyer Johnny (le chanteur), à trois mètres du sol et faire ce truc complètement dingue avec la queue de notre scorpion mécanique. On va continuer à faire des choses comme ça, ça s’associe bien avec le caractère très émotionnel de notre musique et de nos paroles.

404 : Donc au final, votre show c’est donner de l’émotion au public et vous, ça vous motive de voir les réactions du public et de voir qu’ils passent un bon moment ?

M.V. : Exactement. Je sais l’importance que la musique peut avoir dans la vie des gens ; elle a changé ma vie et j’ai juré il y a longtemps de continuer à servir la musique et tous ceux qui l’écoutent.

404 : Donc là, en regardant rapidement sur internet, j’ai vu que vous jouiez à Arles (le 30 juin dernier). Est-ce que vous savez déjà qui sera votre groupe de première partie ?

M.V. : Je ne sais pas du tout ! J’ai vraiment hâte parce qu’on a fait quelques shows en tête d’affiche sur cette tournée européenne. Si ça se trouve, ça sera juste nous ! En tout cas, j’ai également hâte de visiter une autre ville que Paris, qui est une très belle ville, mais c’est toujours cool de voir un peu les autres endroits et voir un peu les différences. Pas très loin du Texas, il y a la Louisiane qui a un héritage français assez fort avec la culture Cajun et c’est vraiment amusant de voir le pays d’où cet héritage vient.

404 : Est-ce que vous pensez revenir en France dans les mois qui viennent ?

M.V. : Alors rien n’est confirmé pour l’instant mais on sera peut-être de retour vers la fin du mois d’octobre voire début novembre avec d’autres groupes. Je ne peux pas en dire plus [Mais maintenant que c’est confirmé, on peut vous dire qu’il parlait de Bullet For My Valentine et Of Mice And Men qui seront de passage à Paris le 6 novembre !] mais sinon, avec un peu de chance, on sera de retour vers le début de l’année prochaine, courant mars.

 

 

404 : Votre dernier album « The Stories We Tell Ourselves » est sorti l’année dernière et c’est votre second album avec un major. Comment avez-vous travaillé dessus après votre album éponyme ?

M.V. : On a eu beaucoup de chance car on est rentrés dans le monde des labels musicaux avec un album qu’on avait déjà fait et produit-nous même, comme l’album précédent « The Few Not Fleeting ». Le label était complètement d’accord pour qu’on s’auto-produise et qu’on travaille dans une grande autonomie. On est très contents du résultat, on a bien travaillé avec le label et on avait vraiment hâte que l’album touche un nouveau public.

404 : Et tiens, comment s’est passé votre enregistrement de « Don’t Stop » en featuring avec Jacoby Shaddix, le chanteur de Papa Roach ?

M.V. : Eh bien c’est assez amusant parce qu’on n’a même pas été en studio avec lui ce qui est quand même assez dingue. On avait déjà fini la chanson et la partie où il intervient, on avait quelque chose d’autre à la place avec des paroles et une mélodie différente. On était sur le point de commencer le tournage du clip et notre manager s’est dit « Et si on ajoutait Jacoby dessus ? ». On s’entendait déjà bien vu qu’on s’était rencontrés à quelques festivals en plus d’être sur le même label. Donc on lui en a parlé et il était très enthousiaste à l’idée donc il a pu venir au tournage du clip.
Quelques jours avant le tournage du clip, Johnny et lui étaient au téléphone et il a chanté sa partie au téléphone et on s’est dit : « C’est vraiment super ! ». Pendant qu’on était en train de tourner la vidéo, on le voit chanter et tout mais en fait c’est de l’improvisation totale et on ne savait pas du tout ce que ça allait donner malgré le fait qu’il nous l’avait chanté au téléphone ! Donc au final, ça donne vraiment quelque chose de bien mais ce n’était vraiment pas prévu du tout ! Jacoby est un mec super jovial, il a une super énergie et il est très honnête. C’est vraiment la même personne sur scène et dans la vie de tous les jours et cette authenticité c’est quelque chose que j’apprécie vraiment.

404 : Il est peut-être un peu tôt mais est-ce que vous avez déjà quelques idées pour l’album suivant ?

M.V. : En quelque sorte mais pour être vraiment honnête, pas trop. On a été tellement occupés avec les tournées et l’écriture de « The Stories We Tell Ourselves » a été tellement intense qu’on est en train de faire un peu une pause. Mais je sais qu’on va essayer de prendre un peu de temps pour y penser bientôt.

404 : Et concernant votre nomination à trois  Grammy Awards, quelle a été votre réaction quand vous avez reçu la nouvelle ?

M. V. : C’était absolument fou ! J’étais en état de choc pendant un bon moment, je n’y croyais pas. Ce qui m’a fait prendre conscience que c’était vrai c’est quand notre famille a commencé à nous appeler pour nous féliciter. Ma mère a téléphoné en pleurs à ma femme ce matin-là qui pensait qu’il m’était arrivé quelque chose parce que je ne répondais pas au téléphone. Et ma mère lui a dit « non, non, il a juste été nominé pour trois Grammy ! » tout en sanglotant ! C’était vraiment super cool. Mon beau-père m’a aussi appelé pour me féliciter et me dire que c’était une étape importante dans notre carrière et le résultat de beaucoup d’efforts. Pour eux, c’était comme si notre musique devenait légitime. Bon au final, on n’a pas gagné mais c’était vraiment extraordinaire. On était dans les mêmes catégories que des groupes comme Foo Fighters, Metallica, Mastodon … certains de mes groupes favoris et des groupes les plus connus du monde !

404 : Et pour finir, comme chez Error 404 on fait également des reviews de jeux, de séries et de films. Donc pour commencer, est-ce que tu aimes les jeux vidéo et si c’est le cas, quels sont tes jeux de prédilection ?

M. V. : J’aime beaucoup les jeux vidéo et en ce moment, je suis sur Final Fantasy IX sur mon téléphone et sinon, je suis très Nintendo, de l’univers de Mario, Mario Kart. Mon fils de 5 ans adore Mario Odissey et c’est génial parce qu’on joue à Mario Kart en ligne l’un contre l’autre via la 3DS quand je suis en tournée donc ça nous permet de quand même passer du temps ensemble, malgré la distance. Après mon genre préféré, c’est plutôt les RPGs comme Final Fantasy, Xenoverse … Des jeux avec des histoires solides mais j’aime aussi beaucoup Zelda. C’est un peu comme un long film et quand on est en tournée, j’aime m’investir et m’échapper dans quelque chose de différent. Donc oui, j’aime beaucoup les jeux vidéo !

404 : Avec tout ça, tu as le temps de regarder quelques séries ?

M.V. : J’aime beaucoup The Walking Dead et ma femme aussi donc on en discute souvent ensemble. J’aime aussi beaucoup Westworld mais sinon, je suis dans une grosse période Rick et Morty en ce moment grâce à Ben [Le batteur du groupe] parce qu’on ne regarde que ça dans le van, il a téléchargé toutes les saisons et on s’amuse bien en regardant ça.

404 : Et quel genre de musique écoutes-tu ? Y’a quoi sur ta playlist en ce moment ?

M.V. : Attends, je vais te montrer *sors son téléphone*. Alors pour commencer la nouvelle chanson de As I Lay Dying qui est absolument géniale. Sinon du Thrice, du Snow Patrol, The American Tragedy, Sevendust, Underoath, Tesseract, Shinedown …

404 : Leur dernier album a de super riffs, ça commence direct fort !

 

 

M.V. : Oui, j’ai beaucoup aimé les guitares sur leur dernier album. Mais sinon, j’aime vraiment beaucoup de choses comme The Eagles et aussi The Fever 333, c’est le nouveau groupe du chanteur de letlive, c’est un peu comme si Linkin Park rencontrait Rage Against The Machine.

404 : Pfiou, faut vraiment que j’écoute ça alors ! C’est sur ces belles recommandations musicales que s’achève notre interview. Merci encore et à une prochaine fois en France pour un super concert comme celui d’aujourd’hui !

Et justement, la prochaine fois, ça sera en compagnie de Bullet For My Valentine et Of Mice And Men au Casino de Paris : par ici pour vous procurer votre p’tite place <3 

On vous quitte sur un petit cadeau : un polaroïd dédicacé par Mark du groupe Nothing More !

Un cadeau UNIQUE ! Pour participer, remplissez le formulaire ci-dessous en nous indiquant votre chanson préférée du groupe !

Fin du concours le 2 août !

[LIVE REPORT] Royal Republic (+Aaron Buchanan and the Cult Classics) @ Cabaret Sauvage 02/12/2017

Rien de tel qu’une froide soirée d’hiver pour se retrouver bien au chaud au Cabaret Sauvage pour un bon p’tit concert de Royal Republic. Ce groupe est une des valeurs sûres de la scène rock depuis quelques années et leurs derniers passages dans la capitale en août 2016 à Rock en Seine et au Trabendo en mars 2017 étaient loin d’être passés inaperçus. Il est temps de voir ce que les Suédois nous avaient réservé pour ce petit samedi soir frisquet et ce concert sold-out …

 

Aaron Buchanan and the Cult Classics :

Les lumières s’éteignent une première fois aux environs de 19h50 pour laisser la scène à Aaron Buchanan, ancien frontman de Heaven’s Basement, et son groupe. Formation britannique récente mais pour qui la scène n’a visiblement aucun secret, ils livrent un show très énergique à un public qui ne les connaissait pas forcément mais qui a été très réceptif. Le frontman se lance même dans un crowdsurf et un poirier sur les épaules de quelques membres du public, tour assez osé pour un groupe de première partie … Aaron Buchanan semble être de ces frontmen doté d’un charisme et d’une énergique indéniable le maitre en la matière reste sans aucun doute Frank Carter.

Côté musique, on est sur un rock énergique un peu à la manière de ce que fait Royal Republic mais avec des influences plus classiques et moins pop, à la manière d’un The Answer ou Coheed & Cambria.

La salle s’est en tout cas bien remplie pendant leur performance d’environ 40 minutes et les applaudissements à la fin sont unanimes. Ils font partie des groupes qui s’épanouissent sur scène et nul doute qu’ils seront à suivre à l’avenir.

 

 

 

Royal Republic :

On ne va pas y aller par quatre chemins : voir Royal en live, c’est intense, génial et ça met tout le monde d’accord. Il n’y a qu’à voir la diversité du public qui va de l’étudiant en sweat d’école de commerce qui balance des dancemoves millimétrés depuis le côté de la scène aux décérébrés qui poussent non-stop dans la fosse en passant par les adolescentes de petite taille qui essayent de voir ce qui se passe sur scène, les gens venus avec leurs vestes à patch et une bonne partie du public de plus de trente ans se répartissant paisiblement sur les côtés de la salle. Il y a quelque chose dans Royal Republic à même de rassembler un large public et de faire tout le monde passer un excellent moment.

                        

Royal Republic est un groupe fait pour la scène. Leur musique est dansante, dynamique la plupart du temps mais ils savent également se poser sur des titres plus groovy et calmes quand c’est nécessaire pour que le public reprenne un peu son souffle pour ensuite repartir de plus belle. Le concert est plein de moments forts et funs qu’il serait un peu long de lister exhaustivement mais on retiendra :

  • Un début de concert sur les chapeaux de roue avec le combo « When I See You Dance With Another/Walk »,
  • La puissance coup de poing de « Weekend-Man »
  • La beauté d’« Everybody Wants To Be An Astronaut » et l’unanimité qu’elle suscite dans la salle
  • La version Nosebreakers complètement barré d’ »Addictive »,
  • « Full Steam Spacemachine » qui n’a pas pris une ride et envoie toujours autant en live et
  • Le petit final funky et barré de « Baby ».

Le nouvel album est dignement représenté tout au long du concert avec 8 titres mais les albums précédents sont loin d’être mis de côté. On notera le retour bien appréciable de « All Because Of You », un de leurs titres les plus énergiques (et personnellement un des mes favoris), mais l’absence de la charmante et mélancolique « Any Given Sunday », jouée au Trabendo.

On sent aussi l’alchimie entre les membres du groupe et la communication avec le public est optimale. Adam Grahn, le chanteur/guitariste est un frontman hors-pair qui meuble les temps morts entre les chansons avec un humour millimétré à base de références à Ikea, de célébration de la guitare acoustique comme « arme de séduction massive » suivi d’un petit « Anyway here’s Wonderwall. » et autres pitreries qui rendent vraiment un concert de RR unique en son genre.

Royal Republic est un groupe live excellent qui en plus passe souvent en France et livre des concerts vivants, dynamiques, bien construits et jamais identiques. Si vous hésitez encore à aller les voir, vous ratez une expérience vraiment bonne et un groupe qui malgré son succès croissant, n’a rien perdu de son énergie et de sa générosité des débuts.

Si vous les connaissez déjà, que vous habitez en dehors de Paris ou bien avez la fibre voyageuse, n’oubliez pas qu’ils sont en tournée en France en mars prochain … #JDCJDR

Oh et pendant que vous êtes encore là, passez lire mon interview avec Adam Grahn, le chanteur et guitariste du groupe où on discute tournée, Nosebreakers et jeu vidéo ! [Disponible d’ici quelques jours …]

 

 

 

 

 

Setlist :

When I See You Dance With Another
Make Love Not War (If You Have Time To Make War – Be Sure To Make Time To Make Love In Between)
Strangers Friends Lovers Strangers
Underwear
Weekend-Man
Everybody Wants To Be An Astronaut
All Because of You (choix avec Good To Be Bad)
People Say That I’m Over The Top
Addictive (version Nosebreakers)
Kung-Fu Lover
Tommy Gun
Battery (reprise de Metallica)
Roxanne (reprise de The Police avec Adam à la basse, Jonas à la batterie et Per au chant)
Full Steam Spacemachine

Rappel :
Here I Come (There You Go)
Follow The Sun
Walking Down The Line
I Don’t Wanna Go Out
Baby

 

 

Photos  : Yann Charles (un grand merci à lui !) 

[WTC?] What The Covers ? #1 : Happy Edition

Bonjour à tous ! J’ai l’honneur de vous présenter la première chronique d’Error404.fr !


What The Covers ? #1 : Happy – Pharrell Williams

Bienvenue dans cette première chronique de What The Covers ? ! Tout d’abord qu’est ce que WTC ? WTC, c’est un peu comme Incroyable Talent, mais avec des gens connus et des gens pas connus. Non en fait, ça n’a rien à voir. WTC va présenter dans chacune de ses éditions une chanson très populaire, que l’on entend à la radio H24 et qui a souvent parfois tendance à nous énerver, on sature, on l’a dans la tête le jour, la nuit, tout le temps ! Bref, WTC, c’est la vraie alternative à cela ! On va vous proposer toutes les semaines la version originale de la chanson choisie, suivie de 5 covers, réalisées le plus souvent par des petits groupes ! (réaliser des covers permet souvent de se faire connaître auprès d’un public plus large, car on sait que les gens connaissent déjà le titre s’ils ne connaissent pas le groupe qui la joue. C’est une technique qu’emploient quasiment tous les groupes, mêmes ceux qui ont une certaine notoriété. C’est aussi une façon super cool de rendre hommage à un titre qu’on a bien aimé !). Chez Error404, on fait pas de préférences, malgré le fait que le rédacteur de cette chronique a une tendance pour le rock/metal/electro, il écoute de tout et est ouvert à tous les genres : c’est pourquoi on passera des covers de TOUS les genres : aussi bien du rock, que du rap, de la souk, du slam, des chansons humoristiques, du metal, et même de la trance-neo-ambiant-house-jazz-fuzz-techno-drum’n’jungle-bass-metalcore-electro-scratching-fusion etc !

En espérant que vous allez aimer cette première édition !

Version originale – Pharrell Williams



Cover #1 : Version Punk/Rock Made in France – Fastened Furious


Une très bonne cover dans un style bien entraînant qu’est le punk/rock ! Notre préféré ici ! Les Fastened Furious, petit groupe sudiste joue un power-pop/punk/rock qui va en faire bouger plus d’un ! Ils ont récemment joué au Printemps de Bourges et sont toujours en tournée (Sud de la France). Cette cover leur a valu l’éloge d’être meilleure cover de la semaine sur le BillBoard la semaine du 28 avril 2014 ! On retrouvera d’ailleurs bientôt le groupe en interview pour Error404, et on aura une petite surprise avec eux d’ici peu ! Pour suivre leur actu ou en savoir plus sur la tournée, c’est ici !

Cover #2 : Version Sad – Woodkid


Woodkid… A t-on besoin de présenter l’homme à la barbe toujours impeccable ? Tête d’affiche de nombreux festivals cet été, Woodkid a su se faire une place sur la scène française, mais également internationale ! Son premier album « The Golden Age » est disque de platine. Yoann Lemoine de son vrai nom n’est pas un inconnu du milieu : il a réalisé plusieurs vidéoclips, notamment le très farfelu Teenage Dream de Katy Perry ! C’est donc dans le même esprit que son premier album qu’il nous propose une version revisitée de Happy, qui pour le coup, ne l’est pas franchement. (Version Sad Remix). Pour suivre son actu ou en savoir plus sur sa tournée de festivals : c’est ici !

Cover #3 : Version Metal – PelleK


PelleK, chanteur du groupe du même nom, s’amuse à faire des covers… Il s’amuse tellement à en faire que le groupe ne fait plus que ça ! Des reprises de Disney, les derniers hits, des animes, des jeux vidéos, le groupe « metallise » toutes ces chansons et ne rate jamais son coup ! Le chanteur étant capable de chanter sur plusieurs octaves, les possibilités du groupe à revisiter tous les tubes sont immenses ! Ils nous proposent donc pour ce coup-ci une version très sympathique de Happy, qui part dans des aigus incroyables, et sans fausse note ! Si vous voulez suivre l’actu du groupe c’est ici ! Il y a fort à parier que l’on retrouvera PelleK dans d’autres WTC vu le nombre de covers à leur actif !

Cover #4 : Version Electro/Funk – NEUS Remix


Quand j’ai vu cette cover, j’ai été obligé de vous la mettre ! J’adore l’electro funk, ces cordes qui retentissent sur des loops electro, j’ai toujours trouvé ça intéressant musicalement. Me demandez pas pourquoi, car je ne saurais franchement pas vous expliquer les raisons de cela ! Quoi qu’il en soit, le dj NEUS nous propose une version electro d’Happy très calme, reposante, qu’on prend plaisir à écouter après une dure journée ! On peut suivre l’artiste ici !

Cover #5 : Version… WTF IS THIS?- Telfaz11


Et oui, WTC c’est déjà fini *ooooooooh* ! On finit donc sur une touche de fun avec Telfaz11 ! Il s’agit d’un petit collectif qui a mis l’humour en avant. Après tout, Happy, c’est pas fait pour faire la gueule, alors je peux vous dire que ce clip et cette version vont vous donner le sourire sans hésitation ! Des idées originales, une voix qui tient la route, un clip barré, et vous obtenez Telfaz11 ! Bonne écoute et à la prochaine pour un nouveau WTC? (Je pourrais vous mettre le lien de Twitter pour Telfaz11, mais à moins de parler arabe, vous pouvez rebrousser chemin. Pour ceux qui en comprendront un mot, le voici quand même !)

[FREE] Blizzard Entertainment vous offre 3 de ses oldies !

Depuis quelques jours, Blizzard a rendu gratuits et en libre téléchargement 3 de ses jeux, sortis sur divers supports et de divers genres !

Blackthorne /


Un jeu de plates-formes où l’on incarne Kyle, le fils de Vlaros le roi du royaume d’Androth (le Royaume des Lumières), afin de sauver le monde des attaques de Ka’Dra’Suul, le Royaume des Ténèbres.

The Lost Vikings


Un autre jeu de plates-formes de chez Blizzard, où l’on incarne 3 vikings avec des caractéristiques différentes les uns des autres afin de résoudre des énigmes et avancer dans différents niveaux tels que l’espace, l’Egypte, la jungle etc… On doit mettre à profit les avantages de chacun afin de parvenir à la fin du jeu.

Rock N Roll Racing


Un jeu de karting à la Mario-Kart sauce Blizzard, de nombreux circuits et personnages aussi sympathiques les uns que les autres (on retrouve d’ailleurs Olaf, un des vikings du jeu précédemment présenté).
Les jeux sont en DRM-Free et trouvables ici-même sur le Battle.net américain : Les jeux classiques Blizzard à télécharger., ou sur les titres des jeux directement 😉

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