Tank Girl – All Stars


Tank Girl All Stars est un recueil publié par Ankama. Disponible depuis la mi juin, l’anthologie regroupe des histoires inédites spécialement créées pour le 30e anniversaire de l’héroïne punk Tank Girl.

Un recueil de courtes histoires exclusives par le co-créateur de la série Alan Martin, les dessinateurs piliers de la série et des guests, y compris le co-créateur Jamie Hewlett et le dessinateur actuel : Brett Parson qui ont travaillé sur la série, célébrant le 30e anniversaire de Tank Girl !

Complètement barré

Ce qui marque d’emblée, c’est le nombres de guests (et des pointures en plus) du monde du comics underground qui signent histoires courtes et illustrations. On peut y trouver Brett Parson & Jim Mahfood, Warwick Johnson-Cadwell, Jonathan Edwards, Phil Bond, Greg Staples, Chris Wahl, Ashley Wood ou encore Jamie Hewlett (connu pour ses illustrations de Gorillaz).

Tank Girl All Stars est fouilli ; son univers est riche et décalé. On retrouve ici tout cela, car les personnages vivront des aventures pleine d’action (et de zombies). Et le personnage de Tank Girl est tout aussi déjanté ! L’humour prends une place importante dans les récits. Il est absurde et ne plaira pas à tout le monde. Je pense que Tank Girl fait partie de ces séries qu’on aime ou qu’on déteste – sans entre-deux.

Les histoires courtes sont entrecoupées d’illustrations, ce qui contribue à en mettre plein la vue. En plus, le recueil est de bonne facture, j’apprécie la version hardcover (couverture rigide) qui devrait rester en bon état sur le long terme.

Si les styles des dessinateurs sont variés, on retrouve au scénario la plume originelle : celle de Alan Martin (également créateur). Dans l’ensemble, Tank Girl All Stars est une belle façon de retrouver l’univers fou du créateur.

Un extrait est disponible sur la boutique de l’éditeur ; d’autres articles comics/romans graphiques sont disponibles ici !

Live Report : Dropkick Murphy’s @Zénith de Paris – 09/02/2020


Aaaaah, le mois de février… Les jours qui se rallongent, le 29 une fois tous les 4 ans, la St Valentin, et bien évidemment les concerts annuels des Dropkick Murphy’s au Zénith de Paris. Depuis des années les compères de Boston répondent présents à l’invitation de la capitale tous les ans aux alentours de la même date pour une paire de concerts dans la fameuse salle de la Villette. Cette année ils venaient défendre leur dernier single Smash Shit Up paru quelques jours plus tôt en interprétant une savante sélection de leurs meilleurs titres.

Mais après toutes ces années à tourner, cela vaut-il encore la peine de se déplacer pour ce rendez-vous réglé comme une horloge ? C’est ce que nous nous sommes demandé en plongeant dans cette verte et houblonnée soirée.

 

– JESSE AHERN –

Cette soirée placée sous le signe de la joie de vivre et de la camaraderie commence par un artiste complètement à l’opposé de ces deux tendances. Seul sur scène avec sa guitare et son harmonica pour seuls compagnons, Jesse Ahern nous conte ses « récits de la vie moderne » sur un ton mélancolique, presque triste parfois.

Le chanteur semble un peu perdu tout seul sur cette grande scène mais cela n’empêchera pas l’oreille avertie d’apprécier son très beau grain de voix, renforcé par une égalisation dans les bas mediums faisant résonner ses textes à travers les poitrines. On sent une réelle intention de bien faire chez l’artiste, en plus d’une cohérence avec l’imagerie et les thèmes du headliner (je l’ai distinctement entendu chanter « Give me some alcohol » en jouant de la guitare avec un béret, tout y est), mais malheureusement les circonstances ne sont pas de son côté.

Pour un interprète visiblement plus habitué à jouer dans l’ambiance intimiste de pubs irlandais la scène du Zénith paraît beaucoup trop grande, et on sent dès le départ qu’il est intimidé par la foule. Une foule qui, rappelons-le, est ici pour un concert de punk et ne s’attendait donc pas vraiment à être accueillie par un simple guitare/voix. De plus la salle est alors à moitié vide et se remplit petit à petit de gens pas forcément très concentrés sur ce qui se passe sur la scène.

Le chanteur se décrispe petit à petit, notamment après que sa reprise de Redemption Song de Bob Marley ait rencontré un certain succès, et ose enfin s’adresser au public, mais très brièvement. Jesse Ahern semble être un artiste intéressant mais placé ici dans un décor démesuré lui faisant perdre ses moyens et sa prestance, et on espère avoir l’occasion de le revoir passer sur Paris dans une salle plus réduite, voire un bar, où il serait plus dans son élément.

 

– FRANK TURNER & THE SLEEPING SOULS –

Prenant le contrepied total de cette première prestation, le britannique Frank Turner et ses Sleeping Souls (ou SS en abrégé) révèle bien vite ses qualités de showman. D’entrée de jeu la performance est explosive et vient réchauffer la foule laissée sur sa faim après Jesse Ahern. La particularité de la formation est d’inclure un organiste utilisant des sons très typés années 50-60, et on note en effet une certaine influence du rock de cette époque dans les compositions du groupe.

Et ce n’est pas la seule influence que l’on décèle dans cette prestation. Sur une base de rock à tendance pop à la Feeder (dont nous avions couvert le concert en novembre dernier) Frank Turner et la SS rajoute des éléments de country, de folk, de punk… pour créer un mélange énergique à base d’hymnes entraînants enchaînés sans répit.

Le set est porté par un lightshow ne prenant pas trop de risques mais toutefois efficace. Mais ce n’est pas ce qui frappe le plus. Ce qui frappe le plus c’est que Frank Turner n’est en fait pas du tout venu pour faire un concert, mais bien un one man show. Fait notable, le chanteur parle dans un français imparfait mais parfaitement compréhensible (bien plus que celui de Bruce Dickinson en tout cas) tout le long du concert avec un enthousiasme sans faille.

Et tout le concert sera ponctué de petits moments humoristiques et totalement barrés comme la reprise d’un des morceaux de l’artiste traduit mot à mot en français, ou un autre morceau sur Ressuci Anne (si vous ne savez pas qui c’est, voici de la culture, c’est cadeau, me remerciez pas). Ce concert va à 100 à l’heure, alternant ses interludes humoristiques avec les hymnes du groupe, le toute dans une ambiance très pop avec quelques très beaux moments comme le slam chanté débordant de punkitude sur la fin du set. Frank Turner semble être un frontman à l’égo surdimensionné, mais force est de constater que son talent de showman est indéniable et que la durée du set (une heure, exceptionnel pour une première partie) n’est pas de trop tant on ne se lasse pas de l’énergie qui irradie depuis la scène.

Setlist :

  • Get Better
  • 1933
  • The Lioness
  • Try This at Home
  • If I Ever Stray
  • Photosynthesis
  • Polaroid Picture
  • Long Live the Queen
  • Rescue Annie
  • Eulogy (version française)
  • The Next Storm
  • Sons of Liberty
  • Out of Breath
  • Recovery
  • I Still Believe
  • Four Simple Words

 

– DROPKICK MURPHY’S –

C’est après cette première partie longue (près de deux heures) et éclectique que le public des Dropkick Murphy’s quelque peu sceptique face à cette introduction perçue comme interminable par certains finit par obtenir ce pour quoi il est venu.

La salle plongée dans l’ombre est bercée par une mélodie traditionnelle irlandaise faisant encore monter l’impatience générale suivie du titre The Lonesome Boatman, et le set démarre en trombe sur le classique The Boys Are Back. Entrée en scène impactante et rudement efficace, seulement entachée par sa lumière (les spots blancs à hauteur de visage qui m’empêchaient presque d’ouvrir les yeux, j’éviterai à l’avenir). Heureusement elle se calme bien vite, et ce début de set continue sur sa lancée jusqu’à un interprétation magistrale et jouissive de Blood.

Fun fact, de longs serpentins sont envoyés au-dessus de la foule sur le début de ce morceau selon un angle bien trop grand… et restent coincés dans la structure du plafond, hors de portée de main. Petite erreur de la part des techniciens du groupe, étrange quand on sait que l’effet avait sûrement déjà été utilisé deux fois la veille, et réinterviendra plus tard dans le set.

Mais le set suit son cours avec la même énergie. Le tout est enveloppé par les projections sur l’écran géant du fond de scène dont on apprécie la diversité. Paroles des chansons, clips, animations originales… le soin apporté à cet élément principal de la mise en scène fait plaisir à voir.

Le public semble enthousiasmé par cette prestation, et l’ambiance est à l’image de l’explosivité du show. Mais malgré tout quelque chose me dérange dans ce set : je l’ai déjà vu, plusieurs fois, et depuis des années.

Entendez-moi bien : Dropkick Murphy’s est toujours au top de sa forme, le lien avec le public est bien présent, les musiciens ont l’air de passer un aussi bon moment que le public. Mais le groupe semble avoir du mal à se renouveler dans sa mise en scène. La sortie de 11 Short Stories of Pain and Glory il y a quelques années avait renouvelé un peu tout ça, mais pas fondamentalement, et j’ai un peu l’impression que le groupe se repose sur ses acquis et stagne.

Malgré cela la performance est tout à fait appréciable, et certains morceaux fonctionnent parfaitement bien en live comme par exemple le nouveau single Smash Shit Up ou le quasi-final Until the Next Time tout en émotion alors que la moitié de la fosse se retrouve sur scène, et bien sûr le mythique Shipping Up to Boston.

Ce concert était bon. Mais il était bon comme l’avait sûrement été son jumeau de la veille, et comme l’ont été tous ceux ayant eu lieu au même endroit à la même époque depuis quelques années. Malgré cela les afficionados du groupe y trouvent toujours leur compte, et c’est bien là le plus important pour ce groupe qui peut compter sur une fanbase forte et inépuisable.

AHHHHH un photographe !

Setlist :

  • Foggy Dew
  • The Lonesome Boatman
  • The Boys Are Back
  • Famous for Nothing
  • Blood
  • The State of Massachusetts
  • The Bonny
  • The Walking Dead
  • The Fields of Athenry
  • Rocky Road to Dublin
  • Citizen C.I.A.
  • The Black Velvet Band
  • First Class Loser
  • Smash Shit Up
  • Cruel
  • The Warrior’s Code
  • Amazing Grace
  • Prisonner’s Song
  • Sunday Hardcore Matinee
  • Caught in a Jar
  • Johnny, I Hardly Knew Ya
  • Out of Our Heads
  • Worker’s Song
  • Rose Tattoo

Encore:

  • Going Out in Style
  • Until the Next Time
  • I’m Shipping Up to Boston
  • My Way (Frank Sinatra)

[WTC?] What The Covers ? #1 : Happy Edition

Bonjour à tous ! J’ai l’honneur de vous présenter la première chronique d’Error404.fr !


What The Covers ? #1 : Happy – Pharrell Williams

Bienvenue dans cette première chronique de What The Covers ? ! Tout d’abord qu’est ce que WTC ? WTC, c’est un peu comme Incroyable Talent, mais avec des gens connus et des gens pas connus. Non en fait, ça n’a rien à voir. WTC va présenter dans chacune de ses éditions une chanson très populaire, que l’on entend à la radio H24 et qui a souvent parfois tendance à nous énerver, on sature, on l’a dans la tête le jour, la nuit, tout le temps ! Bref, WTC, c’est la vraie alternative à cela ! On va vous proposer toutes les semaines la version originale de la chanson choisie, suivie de 5 covers, réalisées le plus souvent par des petits groupes ! (réaliser des covers permet souvent de se faire connaître auprès d’un public plus large, car on sait que les gens connaissent déjà le titre s’ils ne connaissent pas le groupe qui la joue. C’est une technique qu’emploient quasiment tous les groupes, mêmes ceux qui ont une certaine notoriété. C’est aussi une façon super cool de rendre hommage à un titre qu’on a bien aimé !). Chez Error404, on fait pas de préférences, malgré le fait que le rédacteur de cette chronique a une tendance pour le rock/metal/electro, il écoute de tout et est ouvert à tous les genres : c’est pourquoi on passera des covers de TOUS les genres : aussi bien du rock, que du rap, de la souk, du slam, des chansons humoristiques, du metal, et même de la trance-neo-ambiant-house-jazz-fuzz-techno-drum’n’jungle-bass-metalcore-electro-scratching-fusion etc !

En espérant que vous allez aimer cette première édition !

Version originale – Pharrell Williams



Cover #1 : Version Punk/Rock Made in France – Fastened Furious


Une très bonne cover dans un style bien entraînant qu’est le punk/rock ! Notre préféré ici ! Les Fastened Furious, petit groupe sudiste joue un power-pop/punk/rock qui va en faire bouger plus d’un ! Ils ont récemment joué au Printemps de Bourges et sont toujours en tournée (Sud de la France). Cette cover leur a valu l’éloge d’être meilleure cover de la semaine sur le BillBoard la semaine du 28 avril 2014 ! On retrouvera d’ailleurs bientôt le groupe en interview pour Error404, et on aura une petite surprise avec eux d’ici peu ! Pour suivre leur actu ou en savoir plus sur la tournée, c’est ici !

Cover #2 : Version Sad – Woodkid


Woodkid… A t-on besoin de présenter l’homme à la barbe toujours impeccable ? Tête d’affiche de nombreux festivals cet été, Woodkid a su se faire une place sur la scène française, mais également internationale ! Son premier album « The Golden Age » est disque de platine. Yoann Lemoine de son vrai nom n’est pas un inconnu du milieu : il a réalisé plusieurs vidéoclips, notamment le très farfelu Teenage Dream de Katy Perry ! C’est donc dans le même esprit que son premier album qu’il nous propose une version revisitée de Happy, qui pour le coup, ne l’est pas franchement. (Version Sad Remix). Pour suivre son actu ou en savoir plus sur sa tournée de festivals : c’est ici !

Cover #3 : Version Metal – PelleK


PelleK, chanteur du groupe du même nom, s’amuse à faire des covers… Il s’amuse tellement à en faire que le groupe ne fait plus que ça ! Des reprises de Disney, les derniers hits, des animes, des jeux vidéos, le groupe « metallise » toutes ces chansons et ne rate jamais son coup ! Le chanteur étant capable de chanter sur plusieurs octaves, les possibilités du groupe à revisiter tous les tubes sont immenses ! Ils nous proposent donc pour ce coup-ci une version très sympathique de Happy, qui part dans des aigus incroyables, et sans fausse note ! Si vous voulez suivre l’actu du groupe c’est ici ! Il y a fort à parier que l’on retrouvera PelleK dans d’autres WTC vu le nombre de covers à leur actif !

Cover #4 : Version Electro/Funk – NEUS Remix


Quand j’ai vu cette cover, j’ai été obligé de vous la mettre ! J’adore l’electro funk, ces cordes qui retentissent sur des loops electro, j’ai toujours trouvé ça intéressant musicalement. Me demandez pas pourquoi, car je ne saurais franchement pas vous expliquer les raisons de cela ! Quoi qu’il en soit, le dj NEUS nous propose une version electro d’Happy très calme, reposante, qu’on prend plaisir à écouter après une dure journée ! On peut suivre l’artiste ici !

Cover #5 : Version… WTF IS THIS?- Telfaz11


Et oui, WTC c’est déjà fini *ooooooooh* ! On finit donc sur une touche de fun avec Telfaz11 ! Il s’agit d’un petit collectif qui a mis l’humour en avant. Après tout, Happy, c’est pas fait pour faire la gueule, alors je peux vous dire que ce clip et cette version vont vous donner le sourire sans hésitation ! Des idées originales, une voix qui tient la route, un clip barré, et vous obtenez Telfaz11 ! Bonne écoute et à la prochaine pour un nouveau WTC? (Je pourrais vous mettre le lien de Twitter pour Telfaz11, mais à moins de parler arabe, vous pouvez rebrousser chemin. Pour ceux qui en comprendront un mot, le voici quand même !)

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