Ban le bouseux, de N. Tsukawaki et Y. Nanjoh


Ban le bouseux est un titre de chez Omaké Mangas paru début septembre. Série courte (terminée en 4 tomes), Ban le bouseux rentre directement dans la case “oulà”. Rien qu’avec le titre et la couverture, on pense déjà savoir à quoi s’attendre, et pourtant… ! J’ai voulu le lire car, je pense que vous avez remarqué si vous avez lu mes autres chroniques, j’essaie de sortir régulièrement de ma “zone de confort”.

Mashio est un beau jeune homme, riche et ambitieux. Actuellement plus jeune ministre du Japon, il ambitionne de suivre la voie de son père, l’actuel premier ministre. Mais ce que personne ne sait, c’est que durant toute son enfance et adolescence, Mashio n’était qu’un voyou semant la terreur dans sa petite ville de campagne. Et ça, Ban, son grand rival de toujours, est bien décidé à lui rappeler ses origines, foi de bouseux !

Irrévérencieux et explosif

Disons-le sans détour, je n’étais vraiment pas sûre de cette lecture. Je pensais ne pas aimer. Mais j’en ressors finalement plutôt intriguée. Ban le bouseux est un furyo où les règlements de compte, les intrigues politiques et la vengeance sont au cœur du récit.

Le style de dessin de Yoshimi Nanjoh est vraiment sympa, vraiment nerveux. Le manga est drôle et rythmé. Il est aussi extrêmement violent, donc à ne pas mettre entre toutes les mains ! Côté scénario (que l’on doit à Nagahisa Tsukawaki), le premier tome démarre bien mais prends son temps. On apprend à connaître le personnage principal, mais le volume 2 (attendu pour novembre) devrait nous en apprendre davantage. À suivre !

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SHIOSAI NO BON © 2019 Nagahisa Tsukawaki, Yoshimi Nanjou (AKITASHOTEN)

Shadow World, Vincent Bal


Shadow World de Vincent Bal est disponible en librairie depuis peu, publié par les éditions Omaké. C’est son côté inhabituel qui m’a convaincu d’y jeter un œil.

Grâce à leur ombre et à l’imagination débordante de Vincent Bal, les objets les plus communs se transforment en saynètes extraordinaires ! Shadow World regroupe une centaine d’œuvres de l’artiste belge dans une édition bilingue français/anglais. Dans celui-ci, Vincent Bal s’inspire des objets du quotidien et de leur ombre pour créer, en quelques coups de crayons ingénieux, de nombreuses situations cocasses.

Je ne connaissais pas du tout l’artiste, ni le concept même de “shadowlogie” et j’ai trouvé ça vraiment fun de le découvrir dans les pages de Shadow World ! Vincent Bal doit avoir un côté geek, car les films (Star Wars, Joker…) prennent une part importante de ces saynètes. Je trouve aussi très intéressant que l’ouvrage soit bilingue.

Après une présentation de Vincent Bal et un court avant-propos, on rencontre directement l’artiste avec une interview intéressante qui explique le projet, la façon dont il travaille ou le choix des objets et des dessins qui naissent de ses photos. Les pages de fin, qui expliquent (et montrent – grâce au photos utilisées) comment est née la “Shadowlogie” sont tout aussi sympa ! Vincent Bal fait preuve d’une imagination à toute épreuve en s’inspirant d’objets du quotidiens. Des films, d’instruments de musique, des lieux connus (ou non), des scènes du quotidien (un couple dans son lit, un rendez-vous chez le dentiste…).  Shadow World est un livre atypique à découvrir quand on aime l’art “fun” et insolite.

Dans son communiqué, l’éditeur précise qu’une édition collector (limitée à 500 ex) est disponible sur leur site : ça a l’air d’être une édition particulièrement réussie !
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