Kronik : Bring Me The Horizon – Post Human : Survival Horror


Bien le bonjour amis ! Il y a maintenant deux mois que nous nous sommes quittés sous de joyeux auspices, en vous souhaitant la bonne santé et un prompt retour des concerts. Alors, comment trouvez-vous ce rétablissement du monde ? Oui vous avez bien raison, la prochaine fois je ferais mieux de souhaiter qu’une météorite nous tombe dessus, ça augmenterait peut-être nos chances de partir en festival l’été prochain. Mais alors que la société s’écroule, que tout est chamboulé, que nous sommes une fois de plus assignés à résidence et que les Etats Unis sont définitivement en train de prouver à la Terre entière qu’ils sont un pays sous développé, certains choisissent de prendre le revers de cette médaille. La scène musicale actuelle foisonne comme jamais, les artistes étant bloqués à la maison sans possibilité de tourner, et les EP produits en quelques mois en réponse à l’actualité fusent. Je vous propose de découvrir l’un de ces enfants de l’épidémie, Mesdames et Messieurs, pour la dernière Kronik avant la fin du monde, Bring Me The Horizon nous emporte par-delà l’apocalypse avec une sortie tombant à point nommé, Post Human : Survival Horror.

 

Le moins qu’on puisse dire c’est que cet EP aura su se faire attendre. Il avait été tacitement annoncé par la sortie de son premier single Ludens il y a un an déjà puis suivi d’une période de noir total pendant plus de sept mois jusqu’à la sortie du génialissime Parasite Eve en juin dernier. Mais le voici enfin, avec pas moins de quatre singles déjà disponibles à une semaine de sa sortie (soit ni plus ni moins que la moitié de l’EP).

La sortie d’Amo en 2019 avait globalement été bien accueillie, BMTH continuant la paisible transformation entamée au début de sa carrière d’un groupe de Deathcore sale au possible en la formation plus pop que l’on connait aujourd’hui. Mais l’arrivée surprise d’un second album en 2019, le très mal compris Music to listen to […] GO TO (vous saurez me pardonner de ne pas avoir inséré le nom entier ici), avait décontenancé le public. Ce patchwork expérimental à mi-chemin entre à peu près tout et en même temps rien nous avait tous laissés avec un gigantesque « what the fuck » tatoué sur le front. Peut-être BMTH avait-il un brillant avenir dans la musique concrète, nous n’en saurons fort heureusement jamais rien car le groupe est bien vite rentré dans le rang avec la sortie de Ludens (mais réécoutez-le quand même, ça vaut le coup).

Mais même si ce premier single restait dans la veine d’Amo, on a bien vite découvert une nouvelle facette du groupe avec les suivan

ts. Mais alors, PH:SH, retour aux sources ? nouvelle étape dans la carrière du groupe ? compilation de hits ? Et bien, un peu tout ça à la fois, mais développons voulez-vous ?

Tracklist :

  1. Dear Diary,
  2. Parasite Eve
  3. Teardrops
  4. Obey
  5. Itch For The Cure (When Will We Be Free ?)
  6. Kingslayer
  7. 1×1
  8. Ludens
  9. One Day The Only Butterflies Left Will Be In Your Chest As You March Towards Your Death

 

Cet opus a été conçu comme une émeute sonore, afin de faire écho aux évènement récents liés à la pandémie et aux mouvements de contestation qui fleurissent un peu partout dans le monde depuis des mois. Il s’agit en fait du premier volet d’une future tétralogie intitulée Post Human ayant pour ambition de réfléchir sur les changements brutaux que traverse actuellement notre société et qui devrait voir le jour dans les temps à venir.

Cette sortie sonne presque comme une confidence, une des œuvres les plus authentiques de BMTH. Enregistré en grande partie à la maison pendant le confinement, c’est un cadeau fait aux fans, une nouvelle manière de produire la musique, et il ne faut pas creuser bien loin pour deviner que les membres du groupe se sont fait plaisir à écrire ces morceaux. J’en veux pour preuve l’impressionnante liste d’invités avec pas moins de quatre featurings. La moitié de la tracklist bénéficie donc de la présence d’une voix extérieure, et quelles voix ! Dans l’ordre nous avons donc le jeune mais néanmoins extrêmement talentueux Yungblud, MK-METAL de Babymetal, Amy Love des Nova Twins et, revenue d’entre les morts spécialement pour nous crever le cœur, Amy Lee d’Evanescence.

Musicalement l’ensemble se montre très riche et varié. On a droit à un retour bienvenu du scream d’Oli dès les premières mesures de Dear Diary,. A côté de cela des synthés pratiquement indus parfois viennent agrémenter à peu près toute la tracklist qui oscille entre hymnes metalcore assez classiques comme 1×1 et échantillons de groove teintés de sauvagerie à peine voilée. Dans cette catégorie on retrouve les singles Obey dont la simple section rythmique du refrain me donne envie de faire tout un tas de choses que la loi réprouve, et Parasite Eve.

Premier single de cet EP (en excluant Ludens sorti tout de même un an auparavant et qui a sûrement été mis là parce qu’on ne voulait pas laisser un morceau se perdre dans la nature comme ça), Parasite Eve est inspiré du jeu vidéo du même nom, mais difficile de ne pas voir dans son texte un parallèle avec la pandémie que nous traversons actuellement. Je n’ai pas réussi à déterminer si le morceau dénonçait avec cynisme la situation actuelle ou s’il soutenait ouvertement la thèse d’un complot gouvernemental, et en même temps je ne suis pas sûr de vouloir connaître la réponse à cette question, alors je me contenterai de vous parler de ses montées aux accents prédateurs, de ses explosions monumentales, le tout entrecoupé de moments groovy sortis de nulle part.

Les guests apportent aussi leur pierre à l’édifice, renforçant encore le côté hétéroclyte de l’œuvre. Le tant attendu Kingslayer ayant bénéficié de la participation de MK-METAL, l’influence du Japon s’y fait clairement ressentir. Je veux dire par là que le refrain est digne d’un morceau de J-Rock et donne envie soit de poser son cerveau pour aller sautiller joyeusement dans tous les sens comme un demeuré, soit de prendre un abonnement à ADN sur le champ.

De la même manière, Amy Lee vient conclure cet album avec un morceau totalement hors du canon qu’on avait cru suivre jusque-là. One Day The Only Butterflies Left Will Be In Your Chest As You March Towards Your Death (reprenez votre souffle) est une balade commençant par un très bel arrangement, puis devenant de plus en plus sombre à mesure que l’instru perd de son harmonie et que les voix se déchirent. Une conclusion bien loin de tout ce qui la précède, sauf sur son côté magistral qui vient apporter une touche de douceur pour finir cet enchaînement frénétique.

 

Vous l’aurez compris, PH:SH n’est ni plus ni moins qu’une compilation de tubes. Absolument rien n’est à jeter dans sa tracklist. J’ai parlé plus haut d’émeute auditive, et l’analogie est on ne peut mieux choisie. Dans toute la progression on ressent la colère, mais aussi la détresse, le dégoût, et par-dessus tout le cynisme, les paroles d’un survivant désabusé regardant le monde s’écrouler pièce par pièce autour de lui, attendant simplement la fin en maudissant ceux qui récoltent désormais le fruit de leur orgueil.

Bien loin de ce à quoi on pouvait s’attendre après des années passées à adoucir de plus en plus son son, BMTH revient à un Metalcore plus violent, n’hésitant pas à donner la part belle à des instrus rappelant les plus grandes heures de sa carrière. Les synthés utilisés se marient parfaitement avec le son des guitares, le tout porté par la basse afin de créer un mur sonore diaboliquement efficace et totalement jouissif.

Le groupe de Sheffield frappe fort avec cette sortie venant du cœur. Des morceaux exprimant l’état d’esprit des membres du groupe face à un monde qui se délite de plus en plus, un pamphlet politique parlant autant de présent et de passé que d’avenir. BMTH revient à un son plus brut, plus sauvage, mais toujours aussi travaillé et même parfois beau. Vous l’aurez compris, ce bijou est à considérer comme une des meilleures sorties de 2020, et même de la discographie de BMTH. Pour les plus curieux d’entre vous, deux petites séries de vidéos sobrement intitulées BMTH8 et BMTHS2.mp4 relatant la production si particulière de musique en plein confinement est disponible sur la chaîne youtube du groupe. Comme quoi, même un arrêt quasi-total du monde peut pousser à la créativité, je vous souhaite donc de survivre au votre et peut-être même de réussir à en tirer quelque chose ! Même si rester à glander en se reposant est une option tout à fait valide. Alors à très bientôt pour un nouvel épisode de l’apocalypse, et d’ici là portez-vous bien !

Crédit photo : site internet de Bring Me The Horizon

Kronik : Avatar – Hunter Gatherer


Ah, chers amis, quel plaisir de vous savoir en bonne santé ! Ainsi vous aussi avez survécu à l’épidémie qui ravage le monde depuis des mois. Enfin l’épidémie, ce n’est pas le pire… Tout le monde semble avoir perdu la tête ces derniers temps. Les théories les plus folles s’amoncellent sans aucune forme de cohérence ni même de plausibilité, mais qu’importe, il faut bien que les gens s’occupent n’est-ce pas ? N’ayez crainte, tôt ou tard tout sera revenu à la normale et nos vies reprendront leur cours immuable. Tout le monde n’aura pas cette chance, fort malheureusement. Et bien oui, vous n’avez pas entendu parler de la chute du Pays de l’Avatar ? Malgré la poigne d’acier de son roi, les émeutes n’ont pas tardé à tout emporter. Peu importe l’esprit original de la protestation aujourd’hui, la population s’est dispersée, et la terreur règne maintenant. Tout le territoire tremble désormais à la seule mention du clown et de son groupe de renégats, usant de technologies interdites pour s’en prendre à quiconque croise leur route. L’information vous a échappé ? Et bien laissez-moi donc vous expliquer toute cette affaire en détails…

 

Le 7 Août dernier paraissait le dernier opus du quintet suédois Avatar, Hunter-Gatherer. Faisant suite, après deux ans de tournées quasi ininterrompus et un long-métrage, à Avatar Country, ce nouvel album arrivait avec la lourde tâche de redresser le niveau après le passage mitigé de son prédécesseur. Celui-ci avait en effet quelque peu déçu, souffrant forcément de la comparaison avec son propre prédécesseur, le mastodonte qu’avait été Feathers & Flesh, lui aussi un album concept mais présentant un récit bien plus captivant et dense (en retirant les interludes et instrumentaux d’Avatar Country on descendait à seulement six morceaux narratifs, assez pour présenter un univers, trop peu pour y construire une intrigue intéressante). La carte de l’album concept n’était donc pas forcément gage de qualité chez Avatar, et ce nouvel album adopte donc une forme plus classique, un enchaînement de titres vaguement liés, mais nous y reviendrons.

      Tracklist :

  1. Silence in the Age of Apes
  2. Colossus
  3. A Secret Door
  4. God of Sick Dreams
  5. Scream Until You Wake
  6. Child
  7. Justice
  8. Gun
  9. When All But Force Has Failed
  10. Wormhole

A la première écoute cet album déroute. C’est une constante dans la carrière d’Avatar, dès que l’on pense avoir réussi à cerner leur style l’album suivant se charge d’un mélange d’influences complètement aléatoires et d’innovations personnelles et laisse l’auditeur un peu perdu dans un maelstrom en apparence incohérent. On avait vu ça sur Feathers & Flesh et la charge de cavalerie venue tout droit du far west de House of Eternal Hunt, la country de The King Welcomes You to Avatar Country, ou encore la musique circassienne dispersée de-ci de-là un peu partout depuis Black Waltz. Mais il est important de savoir dépasser les premières impressions, et cet album en particulier se bonifie grandement au fil des écoutes.

L’album débute sur un sound design futuriste que l’on retrouvera un peu partout en ouverture/clôture de morceaux dans une tentative peut-être un peu artificielle de lier l’ensemble. Puis vient le premier single, Silence in the Age of Apes. Le morceau n’est pas si mal, une rythmique effrénée interrompue seulement pour être dédoublée dans les refrains, un break/solo hautement accrocheur, mais je m’interroge tout de même sur sa place en introduction. L’ensemble manque un peu de substance pour parvenir à accrocher l’oreille instantanément. Difficile de dire précisément où est le problème, l’ensemble du morceau semble avoir un goût de pas assez. Peut-être que le refrain trop en rupture avec le reste du titre et bien moins catchy brise un peu l’entrain, ou peut-être est-ce le manque d’épaisseur du son de guitare sur ce même refrain qui manque de punch et fait retomber le soufflé. Quoiqu’il en soit, même si Silence in the Age of Apes reste tout à fait écoutable on l’aurait plutôt vu en milieu de tracklist qu’en introduction où il peine à créer l’intérêt à partir de rien.

Mais bien heureusement la tendance s’inverse bien vite avec le second titre et second single, Colossus. Le fameux sound design futuriste trouve bien plus sa place ici, dans cette espèce d’ersatz de metal indus, une marche régulière et ininterrompue croisée avec la patte distinctive d’Avatar et ornée d’un refrain plus lyrique menant à une retombée brutale. Ce titre s’agrémente de la présence de Corey Taylor, que je n’hésiterai pas à appeler COUrey Taylor désormais (nan mais sérieux, regardez-moi cette nuque ! On dirait un genre de Corpsegrinder en moins difforme) malheureusement relégué aux chœurs du refrain.

Une vie de headbang, ça forge une nuque

Difficile de dire ce que sa voix aurait pu faire d’autre ici, mais quand on voit ses dernières collaborations (comme l’excellent Drugs de Falling in Reverse, où l’entrée de son couplet compte bien pour 50% de l’intérêt du morceau à elle seule) on est tout de même en droit de regretter qu’il n’ait pas eu droit à sa place ailleurs dans l’album. Quoiqu’il en soit Colossus reste tout à fait efficace et relève sans problème le niveau du morceau d’introduction. Le son de guitare qui péchait sur Silence in the Age of Apes est toujours présent ici mais bien plus adapté au ton du morceau et même simplement aux riffs, globalement beaucoup plus dans les graves. L’alternance couplet/refrain, avec une montée puis une redescente toutes aussi brusques, s’avère parfaite dans l’aspect martial et mécanique de ce morceau, et le tout est encore sublimé par le solo. Les parties solistes sont en effet un gros point fort de cet opus, parvenant à donner un intérêt même aux titres les plus oubliables.

Et puis vient le troisième titre, A Secret Door, et la plaisante perplexité qui agite forcément à l’écoute d’un album d’Avatar. Débutant sur une partie sifflée pouvant rappeler le classique Wind of Change de Scorpions, la tranquillité apparente est vite brisée par l’entrée d’un riff death mélodique ultra efficace faisant penser à du Amon Amarth période Jomsviking. Le morceau tout entier est un patchwork de riffs sans trop de rapport apparent, cette partie sifflée et ce riff donc, des riffs en guitare clean devenus partie intégrante du style d’Avatar depuis Feathers & Flesh, une montée épico/dramatique en guise de refrain aboutissant à une version encore plus efficace du premier riff, le tout enveloppé par une mystique nappe de clavier assez inédite… A Secret Door est une preuve de plus qu’Avatar sait encore innover et s’aventurer dans des styles inconnus, le tout donnant un genre de power ballad revisitée, à la fois mélancolique et inquiétante, de l’Avatar pur jus parvenant tout de même à mêler de nouvelles influences à sa musique déjà assez hétéroclite.

Cette patte Death Melo/Amon Amarth continue d’avoir la part belle sur la plupart des morceaux suivants, jusqu’à presque devenir la quintessence du style de cet album. Dommage alors d’avoir débuté l’album sur deux titres qui, au-delà de leur qualité intrinsèque, sont finalement en rupture avec le ton général de l’album. God of Sick Dreams continue sans soucis de relever le niveau, une influence Feathers & Flesh très marquée, notamment sur le refrain entraînant mais agrémenté d’harmonies quasi dissonantes, juste assez pour créer un début de malaise sans jamais briser le plaisir de l’écoute.

Venant clore cette première moitié de tracklist, Scream Until You Wake est l’une des pépites de cet opus. Comme une version améliorée de Silence in the Age of Apes, une rythmique effrénée jamais interrompue, des riffs toujours plus efficaces s’enchaînant sans faille, même les riffs principaux semblent étrangement similaires (et très inspirés de choses entendues avant chez Avatar, come A Statue of the King). Le point culminant de toute cette frénésie est le refrain en chant clair montant en intensité pour finir dans un hurlement, l’ensemble appuyé par les coups de caisse claire marquant chaque temps. Le seul moment où le morceau s’autorise une pause est le solo, illustration parfaite de ce que je disais sur Colossus, rythmé par un riff donnant envie d’envoyer ses rangers à hauteur de mâchoire, avant de reprendre sur un ultime refrain sans jamais perdre d’énergie dans les transitions. Ce titre est un tube instantané, au-delà de sa place au sein de l’album ou même de la qualité générale de celui-ci, et frappe presque aussi fort que l’avait fait Paint Me Red à son époque, présageant des performances lives dantesques.

Le morceau suivant pourrait être l’hymne du groupe tant il est à la fois dérangeant et efficace. Le titre alterne entre plusieurs composantes toutes très différentes. Le couplet entraînant façon Disney est entrecoupé de moments dont la violence détonne totalement et finalement conclu par un refrain plus lent, majestueux. Celui-ci fait la part belle aux chœurs et réussit à donner l’illusion qu’un orchestre symphonique entier est en train de vous rouler dessus alors qu’il ne s’agit que des 5 membres du groupe accompagnés d’une discrète nappe de clavier en arrière-plan. La structure même du morceau est conçue pour surprendre (du moins au début) avec ces changements brutaux, mais rien de bien surprenant venant d’Avatar. Le texte n’est pas en reste avec une histoire sordide décrivant une mère enterrée vivante dont les appels à l’aide sont cachés par la liesse populaire due à ses funérailles, et l’enfant de cette mère laissé livré à lui-même, devenant progressivement fou connaissant le sort de sa mère. On peut supposer que la voix tentatrice du refrain est entièrement située dans sa tête, alors que la folie le gagne entièrement. Ce morceau est une grande réussite de l’album, passionnant de bout en bout, à la fois efficace dans ses riffs et prenant dans ses parties lyriques.

La suite de l’album reste globalement dans la même veine, revenant aux origines Death Melo du groupe avec un son plus gras qu’à l’ordinaire tout à fait délectable. Mention spéciale cependant au morceau de clôture, Wormhole, semblant très inspiré de l’album The Stage d’Avenged Sevenfold, tant dans son texte que dans son instrumental.

Surprise également une fois arrivé au titre Gun, tout à fait inédit dans la discographie du quintet. Un piano/voix sans artifice, à part une légère distorsion du chant, bien plus doux que ce qu’Avatar avait pu nous montrer jusqu’ici. Et ça marche, contre toute attente, la voix fragile de Johannes peine parfois à trouver sa justesse, mais cela ne fait qu’ajouter au côté déchirant de la chose.

 

Mais alors que dire de cet album ? Le résultat reste tout de même inégal. Certains morceaux sortent clairement du lot, Scream Until You Wake et Colossus sont des tubes instantanés, Gun accroche immédiatement l’auditeur malgré la surprise qu’il suscite. Et globalement même si tout l’album n’est pas immédiatement accrocheur, il se bonifie sans aucun problème au fil des écoutes, comme tous ses prédécesseurs. Avatar n’a jamais fait de musique immédiatement efficace mais plutôt des expérimentations. Et cet opus ne déroge pas à la règle, même on constate un certain retour en arrière dans son son très Death Melo, plutôt caractéristique des débuts du groupe.

Mais malgré ces qualités, le vrai problème de cet album, c’est que je n’ai pas eu l’impression d’écouter un album. Je l’ai signalé plus haut, la présence de Silence in the Age of Apes en introduction me laissait dubitatif, et même si Colossus vient relever le niveau juste après, il reste quand même à part dans la tracklist, avec un son très différent du reste. De même, Child se démarque totalement par son ampleur, pour notre plus grand plaisir, mais sa sortie en fade out au beau milieu de l’album casse totalement le rythme d’enchaînement des morceaux. La tendance est tout de même inversée avec Gun placé suffisamment tard, et Wormhole remplissant parfaitement sa fonction de morceau de clôture.

Hunter Gatherer est donc plus un enchaînement de titres qu’un véritable album. Peut-être cette impression est-elle due au fait que ce ne soit pas un album concept, contrairement à ses deux derniers prédécesseurs ? Probablement, mais pas que. Le fait que de nombreux morceaux définissent un style mais que les autres s’obstinent à en sortir laisse une impression étrange. On a réellement l’impression qu’en réarrangeant l’ordre des morceaux aléatoirement (à l’exception notable de Gun) on aurait toujours l’impression d’écouter le même album. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faudrait bouder son plaisir, cet opus contient de véritables perles que j’ai citées plus haut, et même ses morceaux plus oubliables restent parfaitement au niveau que ce à quoi Avatar nous avait habitués au fil des sorties.

Hunter Gatherer est en fait probablement une manifestation d’une manière plus moderne de sortir de la musique, et nous pose une question : à l’heure où la plupart des gens écoutent leur musique en jouant un mix aléatoire sur spotify, est-il encore pertinent de voir les albums comme des œuvres plutôt que comme des collections de titres ? Oui, certainement, mais il est aussi bien possible de s’affranchir de cette notion sans problème. Peut-être l’industrie musicale moderne est-elle en train de paisiblement revenir à son fonctionnement de base de la même manière qu’Avatar revient à ses sonorités premières, préférant une multitude de singles à quelques albums. Avec le développement des home studios et de la diffusion par internet on voit beaucoup de petits artistes indépendants diffuser leurs titres un par un avant de les compiler dans des ersatz d’albums, il n’est donc pas inenvisageable que les gros labels s’emparent de ce mode de fonctionnement, laissant les albums aux artistes les plus ambitieux, portant un concept. Difficile de se projeter si loin évidemment, mais depuis l’avènement d’internet notre manière de consommer de la culture ne cesse d’évoluer, on est donc en droit de se demander à quoi ressemblera ce paysage d’ici quelques années.

Quoiqu’il en soit et malgré ce facteur Hunter Gatherer reste un album d’Avatar digne de ses prédécesseurs, sachant réinventer son style tout autant que puiser dans ses origines. L’ensemble des morceaux semble se bonifier au fil des écoutes, et nul doute que certains d’entre eux figureront bientôt parmi les résidents permanents des setlists des lives toujours aussi dantesques du groupe. Alors en attendant que lesdits lives ne reviennent, lavez-vous bien les mains, mettez des masques, prenez soin de vos proches, et rendez-vous très bientôt pour la reprise des concerts !

Crédit photos : chaîne youtube d’Avatar et Entertainment One Music

Kronik : Trivium – What the Dead Men Say


Aaaaaah, vous avez donc réussi à braver le confinement et vous voici arrivés dans mon humble demeure. Il y a bien longtemps que je ne vous avais pas conviés pour parler musique il est vrai, mais quelle plus belle occasion que cette immobilisation forcée pour découvrir ensemble ce que l’année 2020 a à nous offrir de bon au milieu de tout ce chaos ? Vous l’avez compris, le vieux Kärscheras relance la machine à Kronik. Et pour bien redémarrer, en avant-première, nous allons parler d’une des sorties les plus attendues de cette année : What The Dead Men Say de Trivium.

Le quatuor floridien a su, au fil des ans, se tailler une place de choix dans le cœur de la communauté metal internationale. Il y a presque exactement deux ans et demi sortait leur précédent opus, The Sin and the Sentence. Avec cet album, Trivium affirmait une fois de plus la tendance globale qui régissait sa musique depuis quelques années, le metalcore des débuts se muant de plus en plus en le thrash mélodique caractéristique du groupe depuis plusieurs années. Car c’est bien là l’un des points forts de Trivium, sa capacité à se renouveler sans jamais se trahir, comme une déclinaison cachant toujours une nouvelle facette. Trivium surprend rarement, et pourtant chaque album reste parfaitement singulier et identifiable.

Après 20 ans de carrière certains pourraient prétendre que Trivium n’a plus rien à dire, ou que l’esprit du début a disparu, ou d’autres lieux communs dérivés du sempiternel « c’était mieux avant ». Mais les procès d’intention n’ont jamais été ma tasse de thé, et j’ai eu la chance de pouvoir découvrir cette sortie en avant-première. Alors poussez le volume à 11 et installez-vous bien au fond de votre siège, car je vous emmène aujourd’hui parler aux morts, et l’autopsie ne sera pas de tout repos.

       Tracklist :

  1. IX
  2. What the Dead Men Say
  3. Catastrophist
  4. Amongst the Shadows and the Stones
  5. Bleed Into Me
  6. The Defiant
  7. Sickness Unto You
  8. Scattering the Ashes
  9. Bending the Arc to Fear
  10. The Ones We Leave Behind

L’album s’ouvre sur une intro quasi-acoustique assez sombre. Le titre IX est évidemment une référence au fameux XIX de Slipknot (non) (genre vraiment pas). Le morceau se découpe en trois parties : une première assez douce et reverbérée, la seconde reprenant le thème de la première en dégainant les guitares saturées, et enfin la dernière plus groovy, juste avant d’attaquer en trombe le morceau éponyme de cet opus.

What the Dead Men say est un exemple typique du style des albums récents de Trivium. Des riffs assez lourds entrecoupés de refrains à peine plus mélodiques, mais sans jamais devenir lyriques. Ce morceau reste globalement très thrash et ne surprend pas beaucoup, bien situé dans la lignée du précédent album. On y retrouve cependant quelques belles utilisations de tremolo picking, notamment l’intro émulant une sirène. Trivium place le premier morceau de cet album dans la continuité de l’évolution récente de son style. Et pourtant, on pourrait difficilement être plus éloigné de la réalité.

Le premier single de cet album, Catastrophist, est un bond dans le temps instantané. Presque tout dans ce morceau, dans sa structure, son esprit, rappelle l’album Shogun. Le parallèle n’est pas évident à la première écoute, mais après s’en être bien imprégné on retrouve bien vite une vibe semblant tout droit sortie de Down From the Sky avec ce refrain en escalade changeant de tempo à chaque nouvel échelon avant d’arriver à l’explosion lyrique du refrain. Le parallèle se retrouve même dans les textes, les deux morceaux faisant office de critique sociétale.

Mais il ne s’agit pas d’une copie conforme pour autant, loin de là. Catastrophist est innovant dans son écriture, surtout sur les couplets dont la dynamique est plus large que Down From the Sky qui restait violent de bout en bout. Le refrain est la partie la plus semblable, mais celui de Catastrophist, servi par une montée en puissance plus progressive, est bien plus efficace à l’oreille, bien plus groovy. Le morceau dans son intégralité dégage une énergie incroyable, semblant ne jamais s’arrêter dans une escalade continue.

Et à ce stade vous avez probablement déjà saisi la dynamique globale de la suite. Cet album est un véritable retour aux sources pour Trivium. On y retrouve de nombreux emprunts à Shogun, un certain nombre de morceaux étant complètement ou partiellement dans le style de cette période. On a déjà cité Catastrophist, mais le titre suivant Amongst the Shadows and the Stones est aussi très inspiré du plus japonais des albums de Trivium jusque dans son solo en shred effréné si typique de cette période, croisant son style avec celui de The Crusade, ainsi que Sickness Unto You plus tard sur l’album.

Mais même si l’ombre de Shogun est bien présente, le parallèle n’est pas forcément évident, et peut-être passerez-vous à côté sans le sentir. En revanche, même en le voulant, vous n’échapperez pas à Ascendancy. L’album regorge de moments de pur metalcore des origines, l’auditeur a sans cesse l’impression de se retrouver perdu en 2005, comme sur le tube instantané qu’est The Defiant.

Cet ovni, complètement impensable en 2020 et pourtant bien présent, aurait très bien pu être un bonus track d’Ascendancy tellement tout est là. Le riff gras en quasi palm mute entrecoupé de bouts de phrases mélodiques harmonisées, Matt Heafy qui revient se casser la voix dans des aigus abandonnées depuis plusieurs albums, et le refrain, mais quel refrain ! Une montée épique en chant clair à l’image de tout le morceau, appuyée par une marche mid-tempo portée par la batterie.

The Defiant incarne à lui seul toute la démarche de l’album, un retour aux sources inespéré et jouissif. Trivium allie à la perfection nostalgie et nouveauté avec des riffs thrash plus récents et des éléments metalcore totalement désuets mais remis au goût du jour par un style de jeu moderne. Le tout est appuyé par une production incroyable faisant la part belle à la basse, bien plus marquée que dans la plupart des albums du genre.

L’ensemble forme des murs de sons massifs et portés par des mélodies donnant une sonorité épique à l’ensemble. Ce sentiment est renforcé par le fait que l’album ne respire jamais. Les morceaux sont complexes et enchaînent des breaks toujours plus inattendus, What the Dead Men Say n’échoue jamais à surprendre son auditeur, chaque morceau se dépliant en plusieurs parties bien distinctes, en conservant toujours son rythme effréné.

Mais ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit, What the Dead Men Say n’est pas un album tourné vers le passé. Les morceaux, bien que fortement inspirés par les précédents opus du groupe, parviennent à innover, et certains titres échappent même presque totalement à cette démarche de retour aux sources, apportant des sonorités jamais entendues chez Trivium. Je pense notamment à Bending the Arc to Fear situé quelque part aux alentours du death mélodique, croisant les influences, ou encore à Bleed Into Me. Cette « valse » est ce qui se rapproche le plus d’une power ballad dans tout l’album, bien que la comparaison soit hasardeuse. Cette piste au rythme plus lent que la plupart des autres de l’album reste pourtant entraînante grâce à son rythme ternaire et sa batterie réglée au millimètre et la mélodie est ici encore plus prépondérante que sur le reste de l’album pourtant déjà très axé sur ses refrains quasi-lyriques.

 

Le groupe reste parfaitement fidèle à lui-même, revenant sur ce qui a fait son succès et s’en servant comme d’un tremplin pour s’élever plus haut. Cet album emprunte beaucoup à ses prédécesseurs, mais le mélange produit par tous ces croisements d’influences finit par produire quelque chose de neuf, de jamais entendu avant. Le mixage est d’une qualité époustouflante, formant des murs de son et laissant parfois beaucoup de place à la basse, parti pris peu courant mais toujours agréable. Et bien évidemment les autres membres du groupe de sont pas en reste, la batterie produisant une impressionnante démonstration technique tout le long des morceaux, et les guitaristes explorant des sonorités du Trivium old school comme les solos en shred de Corey Beaulieu, complètement dans le style de ceux de Shogun.

Trivium revient au top de sa forme avec ce nouvel opus. What the Dead Men Say est un enchaînement de tubes instantanés comme on en voit rarement et se hisse instantanément au sommet de la carrière de la formation. Cette sortie saura toucher même les plus nostalgiques d’entre vous, un album presque épique tant il semble inarrêtable, ne reprenant presque jamais son souffle au milieu de ses riffs effrénés et de ses refrains lyriques incroyablement efficaces. Le résultat dépasse de loin toutes les attentes qu’on pouvait avoir à propos de cet album, et nul doute qu’il s’agit là d’une des meilleures sorties de 2020. Reste à le laisser mûrir pour déterminer si, oui ou non, nous avons affaire à un nouveau Shogun, mais cet opus reste sans conteste uniformément excellent.

Et quant à moi je vous laisse pour aujourd’hui et vous retrouve bientôt. En attendant restez chez vous, prenez soin de vos proches, et écoutez Trivium les enfants, parce que profiter des bonnes choses c’est important.

Crédits Photographie : Trivium/ RoadRunner Records /// Illustration : Ashley Heafy & Micah Ulrich

 

Live report : Bernard Minet Metal Band @Nouveau Casino – 13/02/2020

DANS LE DERNIER EPISODE

Après avoir échappé à d’étranges poursuivants à l’apparence occulte et fait un voyage dans le futur pour assister à un concert de Dragonforce d’anthologie, Kärscheras se retrouve en présence d’un être supérieur s’adressant à lui directement dans sa tête, ou peut-être est-ce dans son cœur ?

La silhouette se tenait toujours dans son grand halo lumineux, immobile, à la fois impressionnante et rassurante, comme un souvenir venu du fond de mon enfance. Des mélodies que je n’avais pas entendues depuis des années s’insinuaient dans ma tête, tournant en boucle en évoquant des images d’un autre temps. Les levers à 6h30 le weekend pour ne pas rater le début des dessins-animés, la hâte de la sortie d’école à 16h30 pour réussir à être à l’heure devant les rediffusions de Dragon Ball Z et des Chevaliers du Zodiaque, l’attente pendant des jours qu’il se passe quelque chose dans l’intrigue parce que le moindre arc narratif se devait de durer au moins 100 épisodes. La saveur et l’insouciance de l’enfance.

Le temps de réaliser qui se tenait en face de moi, je m’aperçus que je n’étais plus dans cette étrange cave et que la borne au dragon avait disparu. A la place se dressaient autour de moi les murs du Nouveau Casino, et je compris que je n’avais en fait pas quitté 2020, et que l’homme qui se tenait devant moi, flanqué de deux roadies à la carrure imposante, était la voix de milliers d’enfants d’hier et d’aujourd’hui : Bernard Minet.

Accompagné du groupe de metal cannois Heart Attack et à la veille de la sortie de son album Bernard Minet Metal Band, le batteur des Musclés s’est extirpé des conventions pour lancer cette tournée au concept improbable, creuser jusqu’au fond de votre enfance et en faire ressortir les meilleurs souvenirs revisités à la sauce sidérurgique.

 

– ROADIES OF THE D –

Roadies of Tenacious D @Nouveau Casino

Mais avant de remonter si loin dans le temps, arrêtons-nous seulement quelques années en arrière avec les Roadies of the D. Les plus perspicaces d’entre vous l’auront sûrement compris, il s’agit d’un tribute band au célèbre duo américain Tenacious D formé par l’acteur Jack Black et son compère Kyle Gass. Ici point de formation trop imposante, seulement deux guitaristes et leurs voix respectives interprétant une série de tubes du groupe angelin. On note l’effort de style puisque les deux musiciens ne se contentent pas de jouer la musique de Tenacious D, mais viennent carrément cosplayés en eux. Sachant que Bernard Minet passe le plus clair de son temps en convention depuis quelques années, peut-on dire que la boucle est bouclée ? Certainement pas, mais le clin d’œil est tout de même apprécié.

Le début du set est long, TRES long. Le duo commence par interpréter Flash, mais en faisant tourner seulement la première note en boucle pendant bien cinq minutes. Commençant ce long et répétitif riff assis dans les escaliers menant à la mezzanine, les deux compères descendent petit à petit, puis entament leur traversée de la foule avant de se poser face à face au milieu, toujours sur la même note, réglés comme une paire de métronomes. Puis au bout de quelques instants ils se dirigent vers la scène, fendant une fois de plus la foule, avant d’aller s’installer derrière leurs micros, tandis que la foule s’agitent silencieusement, se demandant quand sera rompue cette longue suspension.

Puis le morceau commence enfin, et on s’aperçoit vite qu’en plus d’adopter le style vestimentaire de Tenacious D et de jouer leurs morceaux, les Roadies of the D sont également d’excellent sosies vocaux de leur groupe-mère. Reprenant les meilleurs morceaux du groupe avec une efficacité surprenante pour un guitare/voix et beaucoup d’autodérision (comme on pouvait s’y attendre), l’esprit de Jack Black et Kyle Gass est bien là et le public se laisse emporter en reprenant les hymnes en cœur.

Le duo se permet quelques écarts à sa doctrine en interprétant des parties de Chop Suey ! et Ace of Spades, toujours seulement en guitare/voix, et toujours aussi efficacement. Tout au long du set la scène est en contre-jour, baignant les musiciens dans une lumière christique, en rajoutant encore plus au côté jusqu’au boutiste de la performance.

Fidèles à son nom, le duo rend hommage à Dimitri et Mélanie (respectivement au son et à la lumière ce soir-là) (de vrais amours, je les embrasse) pour leur travail avec le morceau Roadie dédié à tous les techniciens du spectacle du monde (j’ai versé ma petite larme je l’avoue).

Pour finir en beauté, ce tribute band de Tenacious D nous interprète Tribute de Tenacious D, suivi par le public conquis. Les vrais Tenacious D seront de passage mercredi prochain au Zénith de Paris, l’occasion de mesurer ce magnifique ersatz montpelliérain à sa matrice. Mais en attendant dans la petite salle qu’est le Nouveau Casino et dans cette soirée pleine de second degré, les Roadies of the D ne détonnent pas et offre un bon divertissement, à la fois infiniment sérieux et plein d’auto-dérision.

Setlist :

  • Flash
  • Wonderboy
  • History
  • Ace of Spades (Motörhead Cover)
  • Rize of the Fenix
  • Roadie
  • Fuck Her Gently
  • Chop Suey (System of a Down Cover)
  • Tribute

 

– BERNARD MINET METAL BAND –

Bernard Minet @Nouveau Casino

Voilà un nom qui a de quoi faire lever les sourcils, associant deux univers a priori pas trop liés l’un à l’autre… Pourtant, une fois devant le fait accompli le lien devient évident. L’entrée se fait dans une lumière rouge uniforme éclairant un épais écran de fumée. Le groupe Heart Attack rebaptisé pour l’occasion vient se positionner sur scène en jouant une intro plus digne d’un concert de Death Metal que de la compilation de comptines promises, et puis retentit enfin la voix du maître de cérémonie.

Bernard Minet commence à haranguer la foule depuis les coulisses, toujours sur le mur sonore de l’intro, puis entre sur scène avec veste en cuir et bracelets de force toujours en s’adressant au public pendant que la tension monte. Contrairement à un show traditionnel, le premier morceau (Goldorak Go) est introduit longuement par le chanteur faisant jouer la fibre nostalgique des spectateurs. C’est un des aspects les plus atypiques de ce concert, chacun des morceaux est précédé par une introduction parlée afin d’annoncer duquel il s’agit, de le remettre en contexte, éventuellement de laisser échapper deux ou trois anecdotes…

Car Bernard Minet est une vraie vedette sur scène, serrant des mains tel un politicien entre ses couplets, occupant toute la place sur scène, blaguant avec le public, un vrai showman n’ayant pas peur de briser un peu le rythme du concert pour finalement le dynamiser encore plus. Mais trêve de bavardages, le morceau commence et dévoile immédiatement une des grandes qualités de ce projet : les arrangements sont parfaitement crédibles. On n’a pas l’impression d’avoir affaire à de bêtes reprises metal comme il en existe des dizaines sur youtube ; en fait, changez tous les textes et vous vous retrouverez avec un album de metal tout à fait crédible en tant que tel.

Bien évidemment sur une date comme celle-ci le public est immédiatement transporté et chante en cœur la quasi-totalité des paroles de la soirée. Les musiciens ne sont pas en reste puisque Bernard lui-même est obligé de tomber la veste au bout de deux morceaux, complètement en nage. Le second morceau de la soirée est l’iconique Bioman, précédé de la version parodique des Inconnus par le public sur la demande du chanteur lui-même, montrant que ses airs de star ne sont en fait qu’une bonne dose d’autodérision.

Et les tubes de notre enfance s’enchaînent. Ranma ½, Olive et Tom, le chanteur se replonge dans ses jeunes années pour interpréter ses plus grands titres, mais pas seulement. On trouve également quelques reprises dans la setlist comme Nikki Larson (présente sur le futur volume 2 de l’album annoncé officiellement sur scène !) ou encore Denver que le groupe jouera même deux fois de suite face à l’engouement du public.

La fin du set devient encore plus personnelle pour Minet. Après avoir demandé un « Wall of the Death » sur Ken le Survivant, il revient à l’époque des Musclés et s’installe derrière la batterie pour un solo furieux. Puis, après un touchant hommage au Club Dorothé, et à ses disparus, Le groupe revient sur scène pour interpréter La Fête au Village, l’un des plus grands tubes de l’ancien groupe du chanteur, pour lequel s’invite sur scène un des membres du public, s’emparant d’un des micros de back pour lâcher son plus beau chant yodel. Puis vient la pièce maîtresse du répertoire avec l’enchaînement des deux premiers génériques des Chevaliers du Zodiaque, immédiatement suivi de Capitaine Flam pour enfin dire au revoir à la foule sur une reprise de Bioman, non sans avoir avant promis que le groupe reviendrait dans la capitale l’an prochain, probablement avec un second album à son actif.

Bernard Minet @Nouveau Casino

J’avais déjà eu l’occasion de retomber en enfance avec Henri Dès au Motocultor l’été dernier, mais ici on est à un tout autre niveau. Le public est à fond, les musiciens aussi, Bernard Minet donne tout ce qu’il a, et surtout la musique apporte une réelle plus-value aux morceaux de base (je vous jure, je ne pensais pas que Jeanne et Serge puisse sonner aussi lourd et martial) tout en restant diversifiée avec des inspirations variées selon les morceaux (thrash, power, heavy, punk…).

Carton plein pour cette soirée, un beau moment de communion entre de vieux enfants heureux de retrouver le temps d’un concert leur insouciance perdue depuis longtemps et l’homme qui leur a compté pendant toute leur jeunesse les histoires qui habitent encore leurs rêveries aujourd’hui. Le Bernard Minet Metal Band est un ovni, mais un ovni qui tombe sous le sens une fois qu’on l’a dans les oreilles, et on attend avec impatience le volume 2 et la prochaine date parisienne que le chanteur nous a promis ce soir.

Setlist :

  • Entrée
  • Goldorak Go
  • Bioman
  • Sylver Hawks
  • Ranma 1/2
  • Le Collège Fou Fou Fou
  • Olive et Tom
  • Les Samouraïs de L’Eternel
  • Denver le Dernier Dinosaure (x2)
  • Nicky Larson
  • Jeanne et Serge
  • Conan L’Aventurier
  • Ken le Survivant
  • Solo de Batterie
  • La Fête au Village
  • La Chanson des Chevaliers
  • Les Chevaliers du Zodiaque
  • Capitaine Flam
  • Bioman (reprise)

INTERVIEW 404 : ANTOINE, GUITARISTE DE SWARM


A l’occasion de leur journée promo sur Paris, nous avons eu l’occasion de rencontrer le groupe SWARM, pour nous parler de leur dernier opus, Anathema, au cours d’une interview sympathique.

En fin d’interview, un petit concours pour remporter l’album du groupe !

Continuer la lecture de INTERVIEW 404 : ANTOINE, GUITARISTE DE SWARM

Guide de préparation à la survie en festival : Le Camping

Le pollen dans l’air vous poignarde les yeux et l’Eurovision vient de s’achever par une écrasante défaite de la France ? Aucun doute possible, l’été se rapproche à grands pas et avec lui, la saison des festivals musicaux en tout genre qui s’étale de mai à septembre. Que vous soyez vétéran de ces événements ou au contraire, un(e) petit(e) débutant(e), je vous ai concocté un petit guide/rappel/liste, basé sur mon expérience réussie de plusieurs festivals ces dernières années. Sans plus attendre, voilà donc mon petit « tuto camping en festoche » généraliste et pas piqué des hannetons ! N’hésitez pas à le partager et à me faire part de vos conseils/anecdotes afin que je l’enrichisse si jamais j’ai oublié des choses 😀

Petite matinée tranquille au Hellfest 2016

 

La première partie est dédiée à la préparation d’une bonne expérience au camping et en fonction des retours, il est possible que je fasse d’autres articles cette fois dédiés à des festivals en particulier auxquels j’ai pu me rendre comme le Download Paris, le Hellfest, le Main Square Festival ou encore le Slam Dunk au Royaume-Uni ! Bonne lecture et n’oubliez pas de vous munir de la magnifique liste à cocher que j’ai préparé pour vous en fin d’article 😉

I – Avant le festival : tentative de préparation minutieuse et nombreux aller-retour chez Déca*****

Que vous soyez débutant(e) ou confirmé(e), il est de bon ton de préparer un peu en amont son séjour en festival en s’assurant d’avoir quelques objets de base qui vous seront bien utiles une fois arrivé(e) sur place. Commençons par les bases :

  • La tente : Havre de paix (enfin, ça dépend des voisins), elle vous servira non seulement de refuge pour décuver des litres de Kro chaude mais aussi d’abri en cas de pluie et si vous prenait la folle envie de « « « DORMIR » » ».

               Pour les nouveaux : Entre la tente « instantanée » dont vous avez forcément déjà entendu parler et les tentes à monter avec des petites tiges à glisser dans un revêtement plastique, vous avez le choix et les prix vont d’environ 30-40€ à plusieurs centaines d’euros si vous prenez des tentes-hôtels où vous pouvez dormir à plusieurs et même vous tenir debout ! Avant de partir, assurez-vous de savoir la monter et la démonter (et donc qu’il ne manque pas de pièce), de pouvoir la transporter aisément et qu’elle soit en bon état et encore étanche si vous achetez d’occasion.

Pensez aussi prendre « une taille au-dessus » afin de pouvoir VOUS stocker en même temps que vos affaires. Ex : seule, je campe avec une deux places afin d’être posay oklm, à deux dans une tente, prenez une trois places etc …

Gardez à l’esprit qu’une tente « normale » devient un véritable sauna et ne protège pas des rayons dès que le soleil commence à monter dans le ciel (environ 8h du matin en juin). Si vous êtes photosensible et/ou porté(e) sur la grasse mat’, pensez aux tentes opaques qui protègent de la lumière et de la chaleur mais sont également plus chères.

               Pour les vétérans : prenez le temps de vérifier l’état de votre tente avant de partir : sardines, cordes, étanchéité, propreté … pour ne pas avoir de mauvaise surprise en arrivant sur le site.

Le petit plus : l’achat d’un maillet pour planter les sardines et ensuite les retirer du sol au moment de partir vous permettra non seulement de gagner du temps, d’éviter que votre tente se barre au premier coup de vent mais aussi de récolter des bières gratuites en le prêtant/monnayant à vos voisins de camping. Un vrai outil de lien social !

  • Le sac : solide, il vous permettra de transporter toutes vos affaires de chez vous au site sans s’éventrer sur le sol au bout de vingt minutes et en cas de pluie, il est censé pouvoir aussi maintenir vos affaires bien au sec. Le sac de randonnée c’est le must mais le Eastpak peut aussi faire l’affaire si vous partez léger et êtes doués en pliage de vêtements.

« Ouais et une valise ? » : Je déconseille plutôt l’usage de la valise parce que le sol peut être difficilement praticable avec une valise de ville mais si vous avez de bons bras et de la place dans la tente pour la ranger, ça peut être envisagé …

« Okay c’est cool mais j’emmène quoi ? » : Tout ce qu’il faut mais pas trop non plus, je vais y revenir un peu plus tard !

  • Le couchage (sac de couchage, matelas, les deux ou aucun ?) : là, les besoins vont vraiment différer d’une personne à l’autre. Tout dépend du degré d’inconfort que vous êtes capables de supporter. Etant frileuse et team #troisoreillers, j’ai opté pour un sac de couchage bon jusqu’à 5 degrés (après avoir eu froid dans un 15 l’année précédente), un matelas gonflable d’entrée de gamme et quelques oreillers gonflables que je complète avec des vêtements pliés en boule sous ma tête. Une de mes amies dort par terre en tenue d’Eve avec juste un petit drap et on est toutes les deux bien reposées et prêtes à pogoter le lendemain matin. Estimez donc vos besoins et investissez en conséquence en gardant à l’esprit qu’un matelas gonflable est un peu lourd et qu’un sac de couchage est assez onéreux (environ 30-70 euros, voire plus en fonction de la taille et du degré de résistance climatique).

NB : Si vous vous munissez d’un matelas gonflable, pensez au gonfleur qui peut être manuel ou électrique. Le manuel a pour avantage de n’être jamais en rade de batterie, moins cher mais volumineux. Bien plié, il rentre cependant sans difficulté dans un sac de tente. L’électrique gonfle plus rapidement et sans effort mais comme il est bien pratique, tout le monde va vouloir vous l’emprunter et au bout de deux jours, il va être en rade de batterie et vous serez impuissant face au dégonflage inexorable de votre matelas …

  • Le siège : l’apéro faisant partie de l’ADN des bons campings, se munir d’un siège peut être une bonne idée. Pour ma part, j’ai un peu évolué comme un Pokémon en passant du sac plastique installé par terre au tabouret et puis finalement à la chaise avec dossier et pose-gobelet (le MUST).

Le tabouret est un bon compromis permettant de ne pas être assis par terre et pas trop compliqué à transporter de par sa taille et poids réduit. Un siège que l’on veut conserver se range dans la tente quand on part ou se prête à des amis pas trop alcoolisés.

Et si vous partez avec une bonne bande de potes bien organisés, vous pouvez accéder au Graal du camping via :

  • La table : pour poser victuailles et boisson, jeux de cartes et pour servir d’oreiller aux plus désorientés, elle est un must du camping en groupe. Pas trop onéreuse, le plus embêtant reste encore de la porter ce qui requiert un peu de coordination. A bien sûr associer à des sièges sinon c’est quand même dommage de ne pouvoir en profiter que debout …
  • La tonnelle : les mots m’échappent pour parler de la plus formidable alliée du festivalier. Parée d’un drapeau ou de dessins de plus ou moins bon goût, c’est un excellent point de repère et l’ombre qu’elle procure au cœur de l’été est souvent salvatrice. C’est sous son égide bienveillante que se poursuivent les nuits trop courtes quand la chaleur sous la tente se fait insupportable. Installez-y une table, des sièges et vous devenez les rois et reines du monde.

Néanmoins, il est bon de préciser qu’elles ne sont pas autorisées dans tous les festivals, referez-vous au règlement pour éviter toute mauvaise surprise, qu’il faut arriver tôt pour avoir assez de place pour la planter et organiser les tentes autour, qu’elles représentent un investissement assez conséquent et nécessitent un peu d’huile de coude et de concentration pour être montées.

Le seul problème de la tonnelle est qu’elle est tellement géniale qu’il est souvent dur de la quitter pour aller en concert.

  • La glacière : comble du confort, elle permet de maintenir boissons et accessoirement nourriture (qui mange en festival ????) au frais. C’est un peu la cerise au sommet du gâteau car elle nécessite une bonne maintenance et peut souvent peser très lourd mais absolument rien d’insurmontable avec une bonne réparation des charges et des missions avec une bande de potes. Pas un must have mais une bonne commodité pour ceux qui peuvent se le permettre.

 

Bon quand vous avez la base, ça doit ressembler à ça !

Bon, la chaise est assez encombrante mais le confort avant tout les enfants !!!

II – SAC A DOS SAC A DOS : comment emmener l’essentiel sans ramener sa maison sur son dos.

Bon maintenant que vous avez toutes les clés en main pour être bien installé(e)s au camping, passons au détail du contenu du sac, autre étape clé d’un séjour réussi en festival. En fonction de votre résistance climatique et degré d’hygiène corporelle, des ajustements par rapport à la liste suivante sont évidemment possibles. Pour les femmes/filles/ladies/meufs/comme vous voulez, j’adjoins des conseils spécifiques. Je reviendrai plus tard sur tout ce qui concerne la nourriture et la boisson.

Pour les nouveaux : si c’est la première fois que vous utilisez votre sac de randonnée flambant neuf ou votre vieux Eastpak du collègue pour partir en vadrouille, je vous conseille chaleureusement de tester sa contenance et votre seuil de tolérance au poids en amont pour ne pas avoir de mauvaise surprise.

Il vous faudra donc :

Des vêtements : une vérification de la météo avant de partir sur le site du festival va bien évidemment orienter votre préparation vers des vêtements plus ou moins chauds ou au contraire légers mais grosso modo :

  • Un t-shirt, sous-vêtement, paire de chaussette par jour. #Simple #Basique.
  • Un bas (pantalon, short, jupe, legging …) tous les deux jours.
  • Des chaussures adaptées à votre vision du festival : si vous y aller pour pogoter dix heures par jour, visez le confort et la solidité. Si vous êtes plutôt là pour le swag, eh bien allez-y à fond. L’essentiel étant de ne pas « inaugurer » des chaussures en festival et d’éviter le blanc si vous voulez qu’il le reste.
  • Une paire de tongs pour la douche est également fortement recommandée et une petite paire de charentaises pour trainer le matin au camping en alliant swag et confort est aussi une très bonne idée.
  • Un vêtement de pluie : sac poubelle reconverti, cape de pluie, kway … A chacun selon ses besoins et ses moyens !
  • Un polaire : toujours sympa pour les soirées fraiches malgré le manque d’élégance et au pire, ça peut servir d’oreiller.
  • Un couvre-chef  (voire deux si vous avez tendance à perdre vos affaires) : pour réduire les risques d’insolation
  • Des lunettes de soleil
  • Optionnel : un pyjama si dormir dans vos vêtements de la journée ne vous enchante pas.

Des produits de toilette : Selon votre vision de l’hygiène en festival, cette liste peut être très courte ou un peu plus longue. Histoire de gagner un peu de place, optez pour des sacs plastiques de congélation pour compartimenter vos produits au lieu de la trousse de voyage classique. Pour ceux et celles dont l’hygiène n’est pas la priorité, vous pouvez vous contenter de :

  • Brosse à dents et dentifrice : NON NEGOCIABLE
  • Un bon paquet de lingettes pour bébé : pour la salutaire toilette low cost du matin dans la tente avant de partir faire n’importe quoi devant les scènes.
  • Déodorant

Pour un peu plus de confort :

  • Une serviette micro-fibre/de camping : elle va vous faire gagner énormément de place dans votre sac comparée à une serviette normale et vous permettre de vous livrer à des activités aquatiques
  • Du gel douche/shampoing/après-shampoings si possible reconditionné par vos soins dans des bouteilles de taille voyage : ça permet de gagner de la place et du poids par rapport à la grosse bouteille qu’on peut avoir dans sa salle de bains. Pour certains types de cheveux (pas les miens en tout cas), le shampoing sec peut également être une alternative satisfaisante
  • Brosse et/ou peigne.
  • Crème hydratante
  • Si vous prenez du maquillage, n’oubliez pas de vous munir de quoi l’enlever.

Des produits de santé :

  • L’INDISPENSABLE CREME SOLAIRE : ABSOLUMENT NON NEGOCIABLE. On ne le redira jamais assez mais la crème solaire n’est pas une option en festival, même si le temps est faussement couvert. J’ai vu des dos couverts de cloques au bout de deux jours de festival et je suppose que c’est encore plus désagréable quand on est le détenteur dudit dos. Il faut en remettre régulièrement et en mettre généreusement sur toutes les parties du corps exposées, en insistant bien sur le visage. N’hésitez pas à demander de l’aide pour tartiner dos et épaules !
  • De la Biafine/après-soleil/crème apaisante : un petit accident est bien vite arrivé et ça permet de ne pas encombrer les postes d’urgence.
  • Vos prescriptions médicales : ça serait dommage d’oublier son traitement donc pensez à l’amener avec vous en quantité suffisante.
  • Quelques médicaments de base : Doliprane/Nurofen pour les douleurs diverses, Smecta/Immodium pour les diarrhées, Strepsils pour les gorges douloureuses à force de hurler les paroles de ses groupes préférés. Préférez les versions qui se prennent sans eau pour plus de praticité.
  • Du gel hydro-alcoolique : pour éviter que l’Immodium serve car souvent, il n’y a plus de savon dans les toilettes au bout de 5h de festival.
  • Optionnel : des préservatifs pour ceux et celles qui voient aussi les festivals comme un lieu de rencontre rapproché, #sortezcouverts !!!

 

Pour celleux qui en ont déjà marre de lire, résumé de la trousse à pharmacie en vidéo héhéhé !

 

III – Objets divers fortement conseillés : FRANCHEMENT CA MANGE PAS DE PAIN PRENEZ EN !!!!

  • Une gourde : pour toujours avoir un peu d’eau avec soi en festival.
  • Des sacs de courses : histoire d’avoir de quoi transporter d’éventuelles courses et de ne pas agrandir la collection qu’on a tous à la maison.
  • Des bouchons d’oreille : oh vous n’avez VRAIMENT pas envie de vous retrouver avec des acouphènes toute votre vie donc protégez vos oreilles bon sang de bonsoir ! Il en existe à tous les budgets et pour toutes les morphologies donc vous n’avez aucune excuse !
  • Un couteau suisse : couper le saucisson, décapsuler les bières, ouvrir le pinard, frimer … franchement, il est très utile et sympathique mais il ne faut pas le quitter des yeux car il a tendance à disparaitre vite.
  • Des sacs poubelles : ils ont un nombre assez impressionnants d’usage : du repose-fesse sur herbe humide au kway de secours en passant par le sac à vomi, en avoir 3-4 pliés dans une poche de son sac est salutaire
  • Du papier toilette et des mouchoirs : #teamtripleépaisseur. Prenez votre rouleau pour partir aux toilettes au camping et ayez toujours un petit paquet de mouchoirs sur vous sur le site des concerts. Non seulement ils peuvent vous sauvez la vie quand vous avez déjà posé votre pêche et que vous vous rendez compte qu’il n’y a plus de papier + ils offrent l’accès VIP aux toilettes qui n’ont plus de papier et sont délaissées par les autres festivaliers.
  • Une ou deux batteries externes : le festival c’est l’occasion de se déconnecter un peu mais quand on voit les nombreux usages du téléphone (appareil photo, lampe torche, aide à la retrouvaille de copains perdus …), il serait dommage de s’en priver. Prévoyez en fonction de votre usage.
  • Un petit sac ou une banane : pour emmener ses possessions sur le site du festival quand on n’a pas de poches très grandes. Très utile pour transporter sa crème solaire toute la journée par exemple.
  • Un vieux téléphone : si vous avez peur de perdre votre smartphone à 600 euros, il peut être sage de retrouver un vieux téléphone qui traine dans vos placards et qui en plus, tient sans recharge pendant 4 jours.
  • Une lampe torche : quand on a plus beaucoup de batterie sur son téléphone et besoin de slalommer entre des tentes sur 100m pour rentrer au bercail, elle est indispensable. Un modèle à dynamo suffit amplement mais le must demeure la lampe frontale qui sert aussi à retrouver des choses dans sa tente à trois heures du matin.
  • Vos places/tickets de train/running orders imprimés : comme un téléphone ça se perd ou ça se décharge, il serait dommage d’être en galère de votre sésame pour rentrer sur le site ou rentrer chez vous, tout simplement …

Le plus important étant évidemment le carnet de mots croisés pour pouvoir meubler les moments d’ennui entre deux groupes !

Spécifiquement pour les filles, voici quelques conseils supplémentaires :

  • Pour les soutiens-gorge, évitez vos plus belles pièces à armature rigide ou sinon faites très attention à leur placement dans le sac afin de ne pas les abimer. Après sinon, vous faites comme vous voulez pour la quantité, on a toutes des manières assez différentes de fonctionner sur ce niveau-là.
  • Si vous avez un peu de choix au niveau de vos bas, essayez de choisir des vêtements avec de grandes poches pour éviter de vous encombrer d’un trop gros sac pendant les concerts.
  • N’oubliez pas d’emporter et de prendre votre pilule 😉
  • Prenez des serviettes et/ou des tampons, ça peut toujours dépanner une copine dans le besoin !
  • GLOIRE ÉTERNELLE AU PISSE DEBOUT

 

IV – Gestion des ressources alimentaires et de la bière

Dans cette dernière partie, nous allons rapidement aborder la question des courses. En fonction des festivals auxquels vous vous rendez cet été, il se peut que vous ayez plus ou moins de possibilité pour faire vos courses à côté. Dans le cas du Hellfest, vous avez accès à un Leclerc à quelques minutes à pied du festival, il n’est donc pas forcément nécessaire de partir de chez vous avec toute votre nourriture/boisson pour 3 jours. Dans d’autres festivals, il est intéressant de partir avec quelques courses car les supermarchés sont plus éloignés et difficiles d’accès comme au Download Paris où il est fortement conseillé d’avoir des amis en voiture si vous avez besoin d’aller chercher un truc.

Dans tous les cas, gardez à l’esprit qu’il ne faut pas trop acheter de choses afin d’éviter le gaspillage, le fameux syndrome « il me reste un carton de 40 Kro mais je n’ai pas la force physique de les emmener avec moi donc je vais les laisser à la poubelle ».

En règle générale, voici les règles que vous devez appliquer avant de faire vos courses :

 

  • Référez-vous au règlement du festival. Certains comme le Download Paris n’autorisent pas les bouteilles en verre et la plupart (sauf les festivals allemands) interdisent également les réchauds qui permettent de se faire des pâtes de la dalle intersidérale à 4h du matin. Bon, il est toujours possible de #breakingthelaw mais c’est à vos risques et périls si votre matos est saisi !
  • Pensez aux céréales ! Ca permet d’avoir toujours quelque chose à grignoter à toute heure de la journée.
  • Evitez le chocolat et autres barres chocolatées : ça fond dans la tente pendant la journée et c’est pas forcément méga cool comme résultat.
  • Pensez à prendre au moins une bouteille d’eau pour le brossage des dents/nettoyage d’éventuels dégâts/pastis.
  • SAUCISSON !
  • Evitez également les boissons gazeuses … C’est pas très bon chaud.
  • CHIPS !
  • CAHUETES !
  • ENCORE PLUS DE SAUCISSON !!!
  • Bref, des trucs qui se conservent bien à la chaleur, qui sont assez digestes et nourrissants et surtout qui vous plaisent !

 

 

 

Bon normalement, si vous pensez à tout ça avant de partir de chez vous, vous allez être bien installés sur le camping et éviter pas mal de galères. Et maintenant, profitez de cette vue de la mer de tentes à perte de vue. Whaou !

 

Pour récapituler rapidement, voilà une petite liste bien pratique dont vous pouvez vous munir lors de votre préparation pour vérifier que vous n’avez rien oublié. J’ai nommé la sublime et téléchargeable en cliquant sur le lien qui suit : La masterlist OF PUPPETS

En vous souhaitant d’excellents festivals et un beau temps pas trop chaud <3

 

 

 

 

 

Interview 404 : Manuel Gagneux de Zeal and Ardor


C’est en une belle après-midi de mai, dans la cave du fameux Black Dog que j’ai rendez-vous avec l’homme derrière Zeal and Ardor, le talentueux et très sympathique Manuel Gagneux. S’en suivit une bonne discussion sur ce projet métal atypique et diablement efficace avec le musicien américain par sa mère et suisse par son père.

 

 

404 : Pour nos lecteurs qui ne seraient pas encore familiers avec ton projet Zeal and Ardor, peux-tu nous raconter l’origine un poil « trollesque » de ce projet ?

MANUEL G. : Alors ça a commencé sur 4chan où je jouais à un jeu avec les autres utilisateurs. Ils postaient des genres musicaux et j’en choisissais deux et j’en faisais une chanson en à peu près vingt minutes. Et un jour, un mec m’a dit « nigger music » et quelqu’un d’autre m’a dit « black metal ». Au lieu d’être offensé [parce que le terme « nigger » est une injure raciale et raciste aux Etats-Unis], j’ai fait la chanson. Elle était pas mal du tout et j’ai décidé de continuer dans cette voie-là.

404 : Donc ça a commencé sur une remarque désobligeante et ça a continué et pris de l’ampleur.

MANUEL G. : Exactement.

404 : Depuis combien de temps Z&A existe-t-il ?

MANUEL G. : Depuis 2015 il me semble.

404 : Et avant ça, depuis combien de temps fais-tu de la musique et quelle est ta formation ?

MANUEL G. : Je n’ai pas vraiment appris avec des gens. Bon, mes deux parents sont musiciens mais ils voulaient que je joue du saxophone et je détestais ça ! Donc j’ai commencé à faire de la musique pour moi-même vers mes quatorze ans.

404 : Avant d’aborder ton nouvel album, je pense qu’il serait opportun de revenir brièvement sur Devil Is Fine, ton premier opus. Comment as-tu travaillé sur l’union de tous ces genres musicaux différents sur un album de 25 minutes ?

MANUEL G. : Je recherchais des similarités entre les deux genres musicaux. Les deux sont des genres musicaux très émotionnels ; un est agressif et l’autre est plutôt axé sur l’expression de la joie et de la tristesse et on peut vraiment trouver des moments où les deux se combinent bien, un peu comme des Legos. C’est dans cette logique de construction et d’union que j’étais pour le premier album.

404 : Fort de cette expérience, dans quel état d’esprit as-tu abordé l’écriture et l’enregistrement de ton nouvel album, Stranger Fruit ? [A paraitre le 8 juin mais je vous confirme déjà que c’est une TUERIE !]

MANUEL G. : Je voulais qu’il soit plus long et aussi … je dois avouer que je ne suis pas le meilleur au mixage donc j’ai obtenu l’aide de Kurt Ballou [producteur entre autres de Code Orange, Converge et Kverletak] et j’ai aussi travaillé avec un producteur qui s’est occupé spécifiquement des guitares et tout ce qui va avec. Je voulais que l’album soit d’une meilleure qualité finale que le précédent.

 

 

 

404 : Donc tu as cherché de l’aide sur ce que tu considérais comme les points à améliorer de ton projet.

MANUEL G. : Tout à fait.

404 : Donc ce deuxième album sort le 8 juin prochain mais pour ceux qui ont déjà eu la chance de te voir en live ont déjà pu entendre certaines des chansons le composant. Est-ce que les jouer en concert t’a permis de les tester et de les modifier en fonction des réactions du public et de ton propre ressenti ou bien au contraire, tu ne les as jouées en live qu’à partir du moment où tu étais sûr de leur forme finale ?

MANUEL G. : *rires* Ah non, on a vraiment eu la chance de pouvoir expérimenter les chansons devant un public avant de les enregistrer. Certaines n’étaient pas terribles, d’autres fonctionnaient déjà bien alors je les ai ajustées au niveau de la longueur : j’ai essayé de rallonger celles qui fonctionnaient le mieux et de raccourcir celles qui étaient moins appréciées.

404 : J’aimerais aussi revenir avec toi sur l’esthétique des clips et des artworks de l’album. Quelle importance a pour toi un clip bien travaillé comme ceux de Devil Is Fine et Gravedigger’s Chant ?

MANUEL G. : C’est très important pour moi parce que je considère que si on a la chance de pouvoir tourner un clip, alors que ça n’est plus réellement essentiel pour promouvoir un projet musical, j’ai pas envie qu’il soit bâclé et fait avec le cul, je veux qu’il soit très attirant. On a regardé pas mal de films de Lynch [réalisateur de Twin Peaks] et on s’est pas mal inspiré de ça pour les couleurs et la conception graphique. Je fais tout avec l’aide d’un ami et nous voulons une sorte d’homogénéité entre les albums donc on a choisi deux couleurs, le vert et le violet, pour créer une continuité.

 

404 : C’était justement la question suivante. Pourquoi avoir choisi le vert et le violet pour tes artworks ? Ce sont des couleurs qu’on ne voit pas très souvent ; je n’ai en tout cas pas souvenir d’avoir récemment vu une pochette avec du vert, du violet ou les deux à la fois !

MANUEL G. : Justement, on a choisi ces couleurs parce qu’elles sont inhabituelles et qu’elles sont pourtant complémentaires. Elles reprennent les deux éléments dans ma musique qui ont l’air de s’affronter mais qui finalement, vont bien ensemble.

404 : Et pour continuer sur les pochettes d’album pourquoi choisir Robert Small pour illustrer la pochette de Devil Is Fine ?

MANUEL G. : Parce que c’était un homme formidable. Un esclave qui s’est libéré et en a libéré d’autres en volant un bateau qu’il a livré aux armées du Nord pendant la guerre civile américaine. Il a fait exactement ce qu’il voulait faire et c’est quelque chose auquel j’aspire dans ma vie et dans ma musique.

 

404 : Comment a germé l’idée du passager d’un projet solo à un groupe capable de jouer sur scène ?

MANUEL G. : En fait, ça s’est fait très rapidement et facilement. J’ai juste demandé à des amis s’ils avaient le temps de se lancer là-dedans et ce sont tous d’excellents musiciens. Donc finalement, le facteur principal a surtout été la chance. D’abord, je leur ai dit « Eh j’ai réussi à décrocher cinq concerts, venez jouer avec moi, ça va être tranquille et fun. » et maintenant on a genre près d’une vingtaines de concerts prévus sur toute l’année et ça commence à devenir sérieux !

404 : Qui sont les musiciens qui t’entourent sur scène ?

MANUEL G. : Ils viennent tous de ma ville natale en Suisse, Bâle. Certains faisaient partie d’un groupe de hardcore et on a tous des influences très diverses, sludge, stoner rock … Un de mes choristes est un acteur de théâtre mais il a une super voix !

 

 

 

404 : Donc tu as bâti une belle équipe autour de toi, qui sont intéressés par la musique que tu écris et d’autres qui sont étrangers à ce milieu.

MANUEL G. : Exactement et c’est parfait.

404 : Quelle liberté créative pour les musiciens qui t’entourent ?

MANUEL G. : J’écris toute la musique et je leur dis quoi faire mais ils ont bien sûr tous leur propre style et ça va donner de la saveur et améliorer l’expérience en live.

404 : Le moins qu’on puisse dire c’est que Zeal and Ardor est un peu à la croisée de différentes influences musicales. Comment s’est passé votre set au Printemps de Bourges, festival qu’il serait difficile de qualifier de métal ?

MANUEL G. : Ça s’est bien passé parce que c’est vraiment un festival qui attire des fans de musique. On a joué sur la même scène que pas mal de groupes de punk et on est pas si différents que ça … Certains sont partis, d’autres sont arrivés pendant qu’on jouait mais la salle était très bien remplie. C’était intéressant parce qu’il fallait vraiment qu’on soit bons pour les convaincre et les faire adhérer à notre musique.

404 : Par extension, est-ce que vous préparez différemment vos performances dans de gros festivals de métal comme le Download, Graspop, Hellfest … Des surprises prévues ?

MANUEL G. : On fait toujours la même chose, on ne s’adapte pas en fonction du public parce que ça voudrait dire qu’on est un groupe différent à chaque fois et ça n’est pas du tout l’idée qu’on veut renvoyer. Aussi, on est paresseux *rires*. Mais c’est toujours un set différent en soi parce qu’on ne veut pas non plus s’ennuyer et rentrer dans une routine mais notre base, c’est d’être bruyants et vénères !

404 : Donc il y a des bases et des petits ajustements pour chaque show.

MANUEL G. : Exactement !

404 : Vu que vous jouez au Download UK, Grasspop et Hellfest, est-ce que ça sera l’occasion pour toi et tes amis d’aller voir quelques groupes ?

MANUEL G. : Alors il faut absolument qu’on aille voir Ozzy Osbourne. Il y aura aussi Igorrr qui joue et je ne l’ai jamais vu. Il y a aussi Gojira qui joue avec nous et je vais aller les voir, hmm quoi d’autre ? Au ArcTanGent, il a Tesseract [En fait non mais ils seront au Hellfest !]. Je déteste glander en backstage alors qu’il y a plein de groupes à voir, gratuitement en plus donc pourquoi se priver ?

404 : Ca sera ta première fois au Hellfest ? Aussi bien en tant que musicien que simple fan de musique ?

MANUEL G. : Oui et j’ai vraiment hâte de voir !

 

404 : Et donc pour finir, comme chez Error 404, on est aussi très portés sur le jeu vidéo et la culture en générale, je vais te poser quelques questions sur tes goûts dans ce domaine ! Est-ce que tu es amateur de jeu vidéo ?

MANUEL G. : Oui, j’aime vraiment les jeux vidéo et je suis aussi très intéressé par la façon dont ils sont conçus et créés. C’est vraiment une grosse industrie et ça me fascine.

404 : Quels sont tes jeux favoris et à quoi joues-tu en ce moment ?

MANUEL G. : En ce moment je joue à Guacamelee et j’ai aussi essayé Bloodborne mais je suis trop mauvais et c’est super frustrant.

404 : C’est comme un Darks Souls en plus simple mais ça reste quand même assez tendu, c’est vrai …

MANUEL G. : J’aime aussi beaucoup The Witcher et aussi Life Is Strange. C’est vraiment une belle histoire.

404 : Est-ce que tu as joué au deuxième qui est sorti l’an dernier, Before The Storm ?

MANUEL G. : Uniquement au premier pour l’instant. Il faut que je télécharge le second. Je t’avoue avoir presque pleuré pendant le pre … bon ok, j’avoue avoir carrément pleuré !

404 : C’est pas grave, c’est super métal de pleurer et ça serait surtout de ne pas pleurer à la fin de Life Is Strange qui serait bizarre !

MANUEL G. : J’ai aussi vraiment envie d’essayer Firewatch.

404 : Il est aussi sur ma liste ! Comme jeu en ce moment, j’ai aussi vraiment envie d’essayer Frostpunk.

 

MANUEL G. : Oui, je connais ! Tu sais qu’ils m’ont contacté pour me demander s’ils pouvaient utiliser une de mes chansons pour leur trailer et finalement ça ne s’est pas fait, c’est super dommage. Ils m’ont demandé il y a un peu plus de six mois.

404 : Quel est ton plat préféré ?

MANUEL G. : Alors je viens juste de manger de supers bons ramens ce midi mais mon plat préféré, je ne sais pas trop, ça change souvent et j’aime beaucoup de choses.

404 : Une bonne série à nous conseiller que tu regardes sur Netflix par exemple ?

MANUEL G. : Netflix en Suisse est vraiment naze, il manque plein de trucs mais en ce moment, je re-regarde 30 Rock parce que c’est vraiment drôle. Je regarde aussi It’s Always Sunny In Philadelphia et sinon … rien d’autre ne me vient à l’esprit.

404 : Vu qu’une partie de nos lecteurs n’est sans doute pas très familière avec le black metal, aurais-tu quelques recommandations à nous faire pour découvrir ce genre qui te passionne ?

MANUEL G. : Ghostbath est un très bon groupe pour découvrir le genre et aussi les veterans comme Burzum et Darkthrone. Dans les choses plus récentes, il y a Oathbreaker mais ça n’est pas forcément le meilleur groupe pour découvrir le genre parce que c’est déjà très intense.

404 : Et dans d’autres genres musicaux, aurais-tu des recommandations pour nos lecteurs ?

MANUEL G. : Oui ! Il y a un groupe qui s’appelle Sugar Candy Mountain. C’est plutôt relaxant mais très divertissant !

404 : Et c’est sur ces belles recommandations musicales que s’achève notre interview. Merci beaucoup !

Pour ceux et celles qui comme moi sont déjà envoûtés par Zeal and Ardor, le groupe sera de passage en France en décembre ET PAS QU’A PARIS aux dates et lieux suivants :

09.12.2018 FR – LILLE, L’AÉRONEF
11.12.2018 FR – LE HAVRE, TETRIS
12.12.2018 FR – PARIS, LA CIGALE
13.12.2018 FR – STRASBOURG, LA LAITERIE

 

 

 

 

 

 

[WTC?] What The Covers ? #1 : Happy Edition

Bonjour à tous ! J’ai l’honneur de vous présenter la première chronique d’Error404.fr !


What The Covers ? #1 : Happy – Pharrell Williams

Bienvenue dans cette première chronique de What The Covers ? ! Tout d’abord qu’est ce que WTC ? WTC, c’est un peu comme Incroyable Talent, mais avec des gens connus et des gens pas connus. Non en fait, ça n’a rien à voir. WTC va présenter dans chacune de ses éditions une chanson très populaire, que l’on entend à la radio H24 et qui a souvent parfois tendance à nous énerver, on sature, on l’a dans la tête le jour, la nuit, tout le temps ! Bref, WTC, c’est la vraie alternative à cela ! On va vous proposer toutes les semaines la version originale de la chanson choisie, suivie de 5 covers, réalisées le plus souvent par des petits groupes ! (réaliser des covers permet souvent de se faire connaître auprès d’un public plus large, car on sait que les gens connaissent déjà le titre s’ils ne connaissent pas le groupe qui la joue. C’est une technique qu’emploient quasiment tous les groupes, mêmes ceux qui ont une certaine notoriété. C’est aussi une façon super cool de rendre hommage à un titre qu’on a bien aimé !). Chez Error404, on fait pas de préférences, malgré le fait que le rédacteur de cette chronique a une tendance pour le rock/metal/electro, il écoute de tout et est ouvert à tous les genres : c’est pourquoi on passera des covers de TOUS les genres : aussi bien du rock, que du rap, de la souk, du slam, des chansons humoristiques, du metal, et même de la trance-neo-ambiant-house-jazz-fuzz-techno-drum’n’jungle-bass-metalcore-electro-scratching-fusion etc !

En espérant que vous allez aimer cette première édition !

Version originale – Pharrell Williams



Cover #1 : Version Punk/Rock Made in France – Fastened Furious


Une très bonne cover dans un style bien entraînant qu’est le punk/rock ! Notre préféré ici ! Les Fastened Furious, petit groupe sudiste joue un power-pop/punk/rock qui va en faire bouger plus d’un ! Ils ont récemment joué au Printemps de Bourges et sont toujours en tournée (Sud de la France). Cette cover leur a valu l’éloge d’être meilleure cover de la semaine sur le BillBoard la semaine du 28 avril 2014 ! On retrouvera d’ailleurs bientôt le groupe en interview pour Error404, et on aura une petite surprise avec eux d’ici peu ! Pour suivre leur actu ou en savoir plus sur la tournée, c’est ici !

Cover #2 : Version Sad – Woodkid


Woodkid… A t-on besoin de présenter l’homme à la barbe toujours impeccable ? Tête d’affiche de nombreux festivals cet été, Woodkid a su se faire une place sur la scène française, mais également internationale ! Son premier album « The Golden Age » est disque de platine. Yoann Lemoine de son vrai nom n’est pas un inconnu du milieu : il a réalisé plusieurs vidéoclips, notamment le très farfelu Teenage Dream de Katy Perry ! C’est donc dans le même esprit que son premier album qu’il nous propose une version revisitée de Happy, qui pour le coup, ne l’est pas franchement. (Version Sad Remix). Pour suivre son actu ou en savoir plus sur sa tournée de festivals : c’est ici !

Cover #3 : Version Metal – PelleK


PelleK, chanteur du groupe du même nom, s’amuse à faire des covers… Il s’amuse tellement à en faire que le groupe ne fait plus que ça ! Des reprises de Disney, les derniers hits, des animes, des jeux vidéos, le groupe « metallise » toutes ces chansons et ne rate jamais son coup ! Le chanteur étant capable de chanter sur plusieurs octaves, les possibilités du groupe à revisiter tous les tubes sont immenses ! Ils nous proposent donc pour ce coup-ci une version très sympathique de Happy, qui part dans des aigus incroyables, et sans fausse note ! Si vous voulez suivre l’actu du groupe c’est ici ! Il y a fort à parier que l’on retrouvera PelleK dans d’autres WTC vu le nombre de covers à leur actif !

Cover #4 : Version Electro/Funk – NEUS Remix


Quand j’ai vu cette cover, j’ai été obligé de vous la mettre ! J’adore l’electro funk, ces cordes qui retentissent sur des loops electro, j’ai toujours trouvé ça intéressant musicalement. Me demandez pas pourquoi, car je ne saurais franchement pas vous expliquer les raisons de cela ! Quoi qu’il en soit, le dj NEUS nous propose une version electro d’Happy très calme, reposante, qu’on prend plaisir à écouter après une dure journée ! On peut suivre l’artiste ici !

Cover #5 : Version… WTF IS THIS?- Telfaz11


Et oui, WTC c’est déjà fini *ooooooooh* ! On finit donc sur une touche de fun avec Telfaz11 ! Il s’agit d’un petit collectif qui a mis l’humour en avant. Après tout, Happy, c’est pas fait pour faire la gueule, alors je peux vous dire que ce clip et cette version vont vous donner le sourire sans hésitation ! Des idées originales, une voix qui tient la route, un clip barré, et vous obtenez Telfaz11 ! Bonne écoute et à la prochaine pour un nouveau WTC? (Je pourrais vous mettre le lien de Twitter pour Telfaz11, mais à moins de parler arabe, vous pouvez rebrousser chemin. Pour ceux qui en comprendront un mot, le voici quand même !)

Quitter la version mobile