Chat de yakuza, de Riddle Kamimura


Avec un titre comme celui-ci, Chat de yakuza de Riddle Kamimura semblait être fait pour moi. Une comédie feel good, mignonne, avec des chats… Les chats ont le vent en poupe ces derniers temps. Est-ce que la lecture de cette nouvelle série vaut vaut le coup ? Je penche vers le oui !

Sabu, un chaton abandonné dans la rue, grelote de froid sous la pluie, quand un jeune homme qui passait par là s’arrête devant lui… Le pauvre minou se croit sauvé, avant de voir que son bienfaiteur… a une vraie dégaine de yakuza !
Et ce qu’il va découvrir par la suite ne va pas du tout, mais alors pas du tout le rassurer !
Que va-t-il advenir de cette petite boule de poils, désormais aux mains de la pègre ?

Les mangas avec des chats ne sont pas nouveau dans le paysage manga français. Ni chez Doki-Doki d’ailleurs à qui l’ont doit l’improbable Street Fighting Cats !

Mignon et drôle

Jin, ex yakuza, recueille un petit chaton abandonné qu’il trouve dans la rue. Il le nomme Sabu. Toujours en train de s’imaginer le pire, Sabu est anxieux à chaque fois que l’humain s’approche de lui. Et pour cause : le chaton, à son grand désespoir, pense que ses jours sont comptés vu la dégaine flippante de Jin. Pourtant, Jin le bichonne ! Le décalage et les quiproquos entre Jin, la « pseudo brute » et le chaton à la bouille attachante (mais franchement apeuré) fonctionnent bien.

Le premier volume prend son temps et s’attarde sur les gags, la relation Jin-Sabu qui se met en place, le gang de yakuza (dont fait plus ou moins partie Jin) mais aussi son café à chiens et chats. Certes, ce n’est pas d’une originalité folle, mais on passe un agréable moment et je suis curieuse de lire la suite des aventures de Sabu, maintenant qu’il a rencontré les autres pensionnaires du café…

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Ranking of Kings, Sosuke Toka


C’est LA sortie du moment : Ranking of Kings a débarqué chez Ki-oon, après une arrivée très remarquée en anime chez Crunchyroll. Les (mes)aventures de Bojji ne laisseront personne de marbre !

Le royaume de Boss est en péril. Son fondateur, connu pour sa force herculéenne, est gravement malade, et l’héritier, le jeune prince Bojji, est loin d’avoir le profil pour prendre sa place… Sourd et muet, d’une faiblesse telle qu’il est incapable de manier l’épée, il est la cible de toutes les moqueries, du chevalier au paysan ! S’il accède au trône, le pays est promis à la déchéance dans le classement des rois, dont le principal critère est la puissance des souverains. De ce point de vue, c’est le prince cadet, Daida, qui remporte le soutien populaire…
Pourtant, Bojji arbore un éternel sourire. Même quand une mystérieuse ombre lui ordonne de lui donner ses vêtements, il s’exécute avec plaisir ! Car, pour la première fois de sa vie, le garçon trouve un partenaire de conversation. Cet étrange voleur comprend ses paroles… Bojji lui dévoile alors son rêve : devenir le meilleur roi du monde !

Envers et contre tous

Bojji, petit prince, est le personnage principal du récit. Très vite, sa candeur et sa sincérité nous gagnent. Sourd et muet, le jeune Bojji n’a pas la vie facile : il subit constamment les moqueries de la population (proches ou inconnus). Il souhaite pourtant devenir le futur roi, et ralliera rapidement Ombre à sa cause par son innocence et son envie de bien faire. Les personnages sont tous plus complexes, et vont rapidement au-delà des apparences : la belle-mère, le roi Bosse, les chevaliers, le demi-frère de Bojji…

Le dessin est plutôt simple, un peu irrégulier – sans trop de « fioritures ». Si cela accompagne parfaitement le côté naïf de Bojji et son quotidien, la lecture est plus mature qu’il n’y paraît. Parfois même, un peu violente.
Avec ce premier tome, je suis déjà conquise. Une lecture touchante, profonde et pas toujours rose : Ranking of Kings est à avoir dans votre bibliothèque dès que possible !

Pour informations, la série est en cours au Japon et compte actuellement 13 volumes. Le tome 2 paraîtra début juin en France.

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©Ken Koyama 2018 / KADOKAWA CORPORATION

Le Livre des sorcières, de Ebishi Maki


Le Livre des sorcières de Ebishi Maki est une nouveauté Glénat. Les deux premiers tomes de cette série courte sont sortis simultanément en librairie début mars. Le troisième tome, quant à lui, est paru le 20 avril dernier. Je n’ai pas encore eu l’occasion de me le procurer. J’avais tout de même très envie de vous partagez mon ressenti après la lecture des 2/3 de la série.

Jean Wier est un personnage historique, médecin et opposant à la chasse aux sorcières. C’est son histoire que nous suivrons dans ce très beau seinen en 3 tomes, pour explorer le Moyen Âge avec ses sorcières, ses loups-garous, la peste et le combat sans fin contre l’obscurantisme.

Récit historique et chasse aux sorcières

Inspiré de faits réels, Le Livres des sorcières est une biographie romancée de Jean Wier. Jean Wier était un médecin du XVIe siècle. Il est souvent considéré comme le père de de la psychiatrie.

Le seinen mêle habilement fantastique et psychologie, tout en restant dans le récit historique (contexte religieux et médical de l’époque vraiment bien présenté). Fascinant, inquiétant et intriguant à la fois, Ebishi Maki a réussi à créer un conte horrifique pour lequel il semble évident qu’elle s’est richement documentée.

Le trait est fin, élégant. D’ailleurs, les illustrations des couvertures ! Elles m’ont réellement donné envie de lire Le Livre des sorcières – sans même avoir lu le résumé ! Les décors mériteraient d’être plus poussés, et le tout est parfois confus dans son déroulement – pour autant, je ne suis pas déçue de cette lecture.

La lecture, noire, est immersive et passionnante. J’ai hâte de lire le troisième et dernier tome !

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Whispering you a love song, Eku Takeshima


Whispering you a love song de Eku Takeshima est paru le 28 janvier chez Taifu. Alors que le second tome arrive début avril, je prends (enfin) le temps d’écrire un petit mot sur ce romance entre lycéennes.

Où se trouve la frontière entre le coup de cœur et le coup de foudre ? Pendant la cérémonie de rentrée au lycée, Himari est profondément touchée par le chant de la vocaliste du groupe jouant sur scène, une belle et grande fille répondant au nom de Yori. Incapable de retenir son enthousiasme, elle va à sa rencontre pour lui partager ce sentiment, en tant que fan. Mais ce qu’elle ne réalise pas tout de suite, c’est que cette dernière a eu le coup de foudre pour elle de façon bien plus romantique ! Que fera Himari quand elle se rendra compte que les sentiments qu’elle éprouve pour Yori ne sont peut-être pas au niveau de ceux que cette dernière ressent pour elle ?

Yuri en musique

Si le yaoi a son public en France, le yuri semble encore être en expansion discrète. Ceci dit, ces dernières années on a eu la chance de voir des bons titres pointés le bout de leur nez !

Après son coup de foudre pour Yori, chanteuse dans un groupe au lycée, Himari va tout faire pour passer du temps avec elle. Cette déclaration, réciproque, est pourtant l’occasion d’un quiproquo (ou tout du moins, c’est ce qu’il semble être jusqu’à la fin du tome…) et les deux lycéennes vont passer du temps ensemble et apprendre à se connaître.

Hamari, adorable et énergique, est très attachante. Une très jolie romance qui semble pour le moment se centrer, finalement, sur une belle amitié. Même si la fin du tome laisse présager d’un triangle amoureux, ce qui me plaît moins.

Le trait de Eku Takeshima est agréable, fin et précis. Le découpage des planches accompagne les actions des personnages et les touches d’humour de manière adéquate. Certes un peu cliché dans ses retournements de situation, le premier tome de Whispering you a love song est donc réussi et nous permet de découvrir non seulement les caractères des deux jeunes filles mais également leur relation grandissante.

Le deuxième tome est prévu pour le 1er avril, le 3e tome pour le 24 juin. Pour plus de chroniques manga, rendez-vous par ici !

Le pilote sacrifié, de Shoji Kokami et Naoki Azuma


Le pilote sacrifié, de Shoji Kokami et Naoki Azuma, est une nouveauté Delcourt-Tonkam. Disponible en librairie depuis le 16 février, Le pilote sacrifié, chroniques d’un kamikaze est l’adaptation du roman de Shoji Kokami et tiré d’une histoire vraie : celle du pilote Sasaki Yuji. Ce pilote a survécu à neuf missions suicide pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sasaki Tomoji est aviateur à l’école des pilotes de l’armée de terre de Hokota. Ses capacités sont très vite remarquées et il devient pilote d’attaque spéciale dans 4e Corps aérien. La mission qu’il se voit confier consiste à se jeter avec son appareil sur l’ennemi. Il devient un Tokkôhei, plus connu en occident sous le nom de Kamikaze. Découvrez comment Tomoji a pu rentrer vivant à neuf reprises.

Déchirant de réalisme

Si l’histoire est tirée d’une histoire vraie, je n’avais personnellement que peu de détails sur la vie de ce pilote. Très belle réussite, ce premier tome est fort en sensations et en sentiments. Sasaki, qui a toujours rêvé de piloter, et qui est le souffre douleurs de ses congénères, finira par avoir son vœu exaucé… Il intégrera en tant que « pilote d’attaque spéciale » le 4e corps aérien. Mais très rapidement, les pilotes à qui cette « attaque spéciale » n’a pas été révélé vont déchanter.

Le trait de Naoki Azuma est dynamique et franc. Les personnages sont très réalistes dans leurs comportements, bien qu’on ne suive réellement que Sasaki (le capitaine est très présent également). J’ai un faible pour les mangas historiques et celui-ci m’a pris de court : si on démarre le premier tome de manière assez classique, j’ai été submergé par de forts sentiments durant ma lecture. La suite promet d’être toute aussi déchirante.

 

Le deuxième tome sortira début mai. La série compte actuellement 10 tomes est est encore en cours de parution au Japon. Vous pouvez lire un extrait est disponible sur le site de l’éditeur.

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Oshi no ko, de Aka Akasaka et Mengo Yokoyari


Oshi no ko ou le nouvel ovni manga ! Édité par les éditions Kurokawa et parus en janvier dernier, Oshi no ko m’intriguait par son résumé très particulier (psttt, il ci-dessous). Les deux premiers volumes de la série – qui en compte pour le moment 7 au Japon – sont sortis en simultanée en librairie. Cela m’a permis de me faire un avis plus complet sur ce titre hors-norme.

Le docteur Gorô est obstétricien dans un hôpital de campagne. Il est loin du monde de paillettes dans lequel évolue Ai Hoshino, une chanteuse au succès grandissant dont il est “un fan absolu”. Ces deux-là vont peut-être se rencontrer dans des circonstances peu favorables, mais cet événement changera leur vie à jamais !

Réincarnation(s)

Sous un résumé fantasque (qui au final ne donne le ton que du tout début du premier tome) et un ton qui semble léger, Oshi no ko se révèle une série qui vaut le détour. Oubliez les paillettes, à travers ce premier tome, Aka Akasaka et Mengo Yokoyari présentent un titre intriguant. Dans Oshi no ko, nous allons rapidement découvrir les dessous peu glorieux du show business – loin d’être rose et pailleté – : hypocrisie, management douteux, salaires (très) bas et conditions de vie difficiles…

Le premier tome, comme souvent, est un peu introductif mais ça ne m’a pas du tout gêné, et ça n’a pas ralenti le rythme de l’intrigue. Les jumeaux (d’abord bébés puis enfants, et enfin jeunes adultes sur les tomes 1-2), tous deux des humains réincarnés, et leur façon d’être et de s’exprimer fonctionne à merveille et crée un décalage original dans la narration. Le personnage d’Ai est également intéressant – loin d’être creux et inutile.

Le titre ne plaira pas à tout le monde, tant la façon d’aborder le sujet des idoles est étonnant. Et si j’ai redouté ma lecture lors des premières pages, c’est passé vite et j’ai maintenant hâte de lire le troisième tome, dont la sortie est prévue mi-mai !

PS : si le nom Aka Akasaka vous dit quelque chose, c’est sans doute car il s’agit du mangaka de Kaguya-sama: Love is war (éditions Pika) dont l’anime est disponible sur Crunchyroll.

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In the Land of Leadale, Ceez et Dashio Tsukimi

In the Land of Leadale est un isekai. Le premier tome – édité par Doki-doki – est sorti le 2 février et le deuxième tout début mars. L’anime quant à lui est diffusé sur Crunchyroll, et il a l’air d’avoir beaucoup de succès (j’avoue n’avoir vu que le trailer !).

Après avoir perdu la vie à la suite d’un terrible accident, Keina Kagami se réveille dans le corps d’une haute-elfe du nom de Cayna. Ce n’est autre que le personnage qu’elle s’était créé sur « Leadale », un jeu de rôle en réalité virtuelle auquel elle était souvent connectée. Mais il semblerait que 200 ans se soient écoulés depuis l’époque où elle jouait… Sa première quête consiste donc à comprendre ce qu’il s’est passé durant toutes ces années, et elle n’est pas au bout de ses surprises !

Encore un monde virtuel ?

Les isekai, ce n’est pas ce qu’il manque en France, et ça a toujours le vent en poupe.
Cayna, notre personnage principal, se retrouve réincarnée dans le monde fantasy (et virtuel) de Leadale. Si vous me connaissez un peu, vous savez que les isekai ne sont pas « mon truc » alors même que j’adore la SFFF. MAIS – parce qu’il y a beau mais – j’ai passé un bon moment avec cette lecture. Certes, In the Land of Leadale ne deviendra pas mon manga « préféré » (de toute façon, je n’en ai pas qu’un) mais il est agréable à lire. Il démarre assez lentement, en prenant le temps de poser les bases de l’univers et de l’intrigue, comme tout tome introductif et j’ai trouvé ça plaisant. Pas d’ennui de mon côté, pas de fan service à outrance…

Le graphisme du manga, sous le crayon de Dashio Tsukimi, est agréable, fluide et avec assez de rondeur pour rendre le tout mignon-mais-pas-trop.

Au Japon, la série est encore en cours de parution (4 tomes parus pour le moment). Il faudra donc voir ce que la suite nous réserve. En tout cas, la lecture de ce premier tome m’a donné envie de découvrir la suite de l’histoire, et le deuxième tome ne m’a pas déçu. Lecture du tome 1 & 2 = pari gagné !

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Nina du royaume aux étoiles, Rikachi

Nina du royaume aux étoiles est la première nouveauté de l’année des éditions Michel Lafon. Ou plus exactement, de leur récent label manga « kazoku ». Les bons shôjo deviennent de plus en plus rares avec le nombre croissant de sorties. Et comme nous sommes dans un univers fantasy, j’avais très envie de le découvrir.

Nina est une jeune orpheline aux très rares yeux bleu azur qui se fait passer pour un garçon afin de ne pas attirer l’attention des esclavagistes qui seraient prêts à la vendre pour un bon prix. Elle essaie tant bien que mal de survivre dans les bidonvilles avec Corin et Saji, ses amis qui, comme elle, ont tout perdu dans une épidémie qui a ravagé le royaume.
Lorsque Corin meurt de maladie, Saji, désespéré, vend la mèche à propos de Nina.
Rapidement, la fillette se retrouve face à un homme au regard froid qui lui annonce qu’en cet instant elle n’est plus Nina l’orpheline mais la princesse Alisha. Et elle a trois mois pour apprendre à parler et se comporter comme la vraie princesse, disparue en secret dans un accident, et dont elle partage les yeux bleus.

Désormais, il n’y a plus personne… qui pourrait m’appeler par mon prénom

La couverture est vraiment chou : l’utilisation des couleurs et le trait de Rikachi sont un bon combo. Le résumé, même s’il ne présage pas d’une grande originalité dans le scénario, se tient. J’ai donc décidé de donner sa chance à ce shôjo.

Je suis une grande lectrice de shôjo, mais il est vrai qu’à force (de sorties et d’années qui passent…) j’en trouve de moins en moins qui me vont vibrer comme lorsque j’étais ado. Normal, j’ai évolué, et je ne suis pas la cible principale.

Le premier tome offre un bon rythme, et dans l’ensemble dessin de Rikachi est maîtrisé – même si côté background/décors et tenues, on a le minimum de détails nécessaires à l’immersion dans les aventures de Nina. Je pense que Nina du royaume aux étoiles plaira aux jeunes ados d’aujourd’hui : grâce au dessin rond et doux de Rikachi, on découvre des personnages attachants dans cet univers fantasy.

Pour les habitué·es de shôjo, le thème de la princesse « de substitution » et du prince taciturne n’est pas nouveau, donc j’espère que la suite de la lecture apportera un peu plus d’originalité. Mais sans être la sortie de l’année, pour un premier tome d’exposition, les ingrédients sont réunis et la lecture agréable.

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© Rikachi / Kodansha Ltd.

Midnight Secretary, Tomu Ohmi


En novembre dernier est sorti l’édition perfect de Midnight Secretary, le manga de Tomu Ohmi. Précédemment édité par Soleil en 2010, j’étais passée à côté à l’époque parce que… Ca ne me disait pas. Mais la belle couverture m’a convaincu de donner une chance à ce titre !

Kaya est une jeune secrétaire parmi tant d’autres. Cheveux tirés en arrière, petites lunettes et tailleur impeccable, elle a tout pour ne pas se faire remarquer. Mais voilà, elle se retrouve propulsée au poste de secrétaire particulière du grand patron, un jeune homme très séduisant et très… Vampirisant ! Elle fera son maximum pour percer les lourds secrets de son nouveau patron vampire…

Plaisir coupable (et assumé)

Eh oui, il s’agit d’une série avec des vampires ! Ce n’est pas le choix qui manque sur ce thème… Sans démontrer d’une originalité sans faille, le premier tome est fluide, agréable à lire et drôle. Kaya est (un peu trop) dévouée à son patron, mais – comme elle – on ne peut pas s’empêcher d’en vouloir toujours plus et de souffrir de la situation. Aujourd’hui, on ne doute pas qu’elle finirait en burn out avec un tel patron (sorry, not sorry). Dès ce premier volume, on voit Kaya évoluer de secrétaire renfermée à une jeune femme plus épanouie. L’évolution de Kyôhei est également présente, même s’il ne fait nul doute que de nombreux retournements de situation les empêcheront d’être ensemble.

Le dessin est marqué « années 2000 » mais il a bien vieilli dans l’ensemble, et ne nous empêche pas de profiter de la lecture. La couverture de la réédition de Soleil est vraiment sympa. J’ose donc le dire sans aucune honte : j’ai passé un très bon moment de lecture. Midnight Secretary est une découverte que j’aurai probablement adoré au moment de sa première sortie.

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Wandering Witch, Voyages d’une sorcière


Wandering Witch, Voyages d’une sorcière est une nouveauté Kurokawa écrite par Jougi Shiraishi avec Itsuki Nanao (manga) et Azure (design des personnages). Le deuxième volume il y a peu (mi octobre), l’occasion pour moi de faire un petit point sur cette série !

Jeune sorcière vagabonde, Elaina sillonne un monde vaste et bigarré rempli de créatures surprenantes et de civilisations mystérieuses. Suivez ses rencontres, son apprentissage et découvrez les liens qu’elle tissera au gré de ses voyages…

Les sorcières ont le vent en poupe ces dernières années ! Cet été, je vous parlais de L’Eden des sorcières (qui paraît chez Ki-oon), et en début d’année de La Sorcière Invincible tueuse de slime depuis 300 ans (chez Soleil). Ces parutions suivent le succès de la sortie de L’Atelier des Sorciers, chez Pika. Récemment, Akata a publié Les Sorcières de la fin du monde… qui m’attend d’ailleurs dans ma PAL* !

Encore des histoires de sorcières ?

Disons le tout de suite, l’idée n’est PAS de comparer ces titres, car ils n’ont pas grand chose à voir… à part parce qu’ils mettent tous en scène des sorcières ! Dans Wandering Witch, on suit les aventures d’Elaina, la fameuse sorcières des cendres et donc la « jeune sorcière vagabonde » mentionnée par le résumé. À peine majeure (dans notre monde en tout cas), Elaina parcoure le monde sur son balai et fait des rencontres très variées. Le premier tome reste finalement en surface, alors que le deuxième va plus loin et présente des récits plus sombres. C’est ce deuxième tome qui donne de la profondeur au titre et me donne espoir pour la suite !

Les chapitres sont le plus généralement indépendants les uns des autres, offrant une variété de récits et de rencontres, et permettant par la même occasion de nous faire voyager aux côtés d’Elaina. Si la lecture est plutôt sympa, pour le moment je ne suis pas sur un coup de cœur – la différence de tons entre les chapitres (tantôt légers, tantôt glauques) et le manque d’un vrai fil rouge me gêne un peu.

Un extrait est disponible sur ce lien. Pour plus de chroniques manga, c’est par ici !
*PAL : pile à lire

Kaiju N°8, de Naoya Matsumoto


Kaiju N°8 de Naoya Matsumoto est LA sortie du moment. Edité par Kazé, le manga bénéficie d’une mise en avant commerciale de folie (oui, le monstre géant sur la BNF n’est autre que Kafka, le héros du manga) et un tirage tout aussi fou pour ces deux premiers volumes : 250 000 ex/tome.

Les kaiju sont d’effroyables monstres géants qui surgissent de nulle part pour attaquer la population. Au Japon, ces apparitions font désormais partie du quotidien.
Enfant, Kafka Hibino rêvait d’intégrer les Forces de Défense pour combattre ces terribles ennemis, mais après de nombreux échecs à l’examen d’entrée, ce trentenaire travaille à nettoyer les rues de leurs encombrants cadavres. Jusqu’au jour où une mystérieuse créature s’introduit dans son organisme et le métamorphose en une entitée surpuissante mi-humaine, mi-kaiju. Son nouveau nom de code : “Kaiju n° 8” !

Métamorphose

Vous allez me dire, « on est dans du bon gros shônen, pas étonnant que le succès soit au rendez-vous pour Kaiju N°8 ! » mais pourtant, il y a ces petites touches en plus qui pourraient, sur le long terme, faire une réelle différence. Le héros – un adulte désabusé – qui sait à la fois être sérieux et comique, un « raté » dont la vie change du jour au lendemain. Et puis surtout… les femmes sont badass et ne se font pas marcher sur les pieds (que ce soit Mina ou Kikoru des Forces de Défense) ! D’ailleurs, j’ai hâte d’en apprendre plus sur ces fameuses « Forces Japonaises de Défense Anti-Kaiju ».

Le rythme est soutenu, et saupoudré d’une bonne dose d’humour. Les dessins sont modernes et accrocheurs. Je ne suis pas fan de shônen classique (en même temps, je ne suis pas la cible). Il ne réinvente pas franchement le genre, mais Kaiju N°8 combine tous les ingrédients du futur blockbuster. Bonne pioche pour l’éditeur !

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KAIJYU 8 GO © 2020 by Naoya Matsumoto/SHUEISHA Inc.
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