The Lighthouse, la lumière à tous les étages ?


The Lighthouse est le dernier film de Robert Eggers (The Witch), tourné en 35mm, avec la collaboration de Jarin Blaschke (déjà présent sur son oeuvre précédente), mettant en scène Robert Pattinson (Cosmopolis, Map to the Stars, De l’eau pour les éléphants, Life, Twilight…) et William Dafoe (Spider Man, Aquaman, Death Note, Platoon, Beyond Two Souls, …) dans un récit marin loufoque et hallucinatoire.

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La Grande Muraille The Great Wall

Que penser du film La Grande Muraille avec Matt Damon en acteur principal et Zhang Yimou à la réalisation. En tant que bon rédacteur d’Error 404 je vous livre mon avis, et toujours #NoSpoil (ou presque).

Synopsis

William Garin (allias Matt Damon) et Pero Tovar (allias Pedro Pascal) chevauchent vers l’inconnu. Sans cartes ni nourriture, ils sont à la recherche d’une arme qui changerait leur vie, la poudre noire. Mais ils vont vite être confrontés à un problème de taille qui va mettre à rude épreuve leurs talents de guerriers et de mercenaires.

Mon appréhension avant séance

Un film chinois parlant d’une histoire étrange avec un acteur américain? Le tout en anglais et autour de la grande muraille? Je n’en attendais pas beaucoup (oui je suis méchant). Mais je dois dire que la bande annonce bien que visuellement impressionnante n’a pas changé mes craintes.

L’univers visuel

Alors, est-ce que ce film est beau? La réponse est oui. Le film est visuellement impressionnant dans les combats, vos yeux passeront un bon moment devant ce film.

Il y a clairement une recherche très poussée sur l’univers mythologique chinois, et une idéalisation de ce dernier, ce qui donne de belles scènes, aussi bien visuellement que dans l’action. Mais je dois prôner ma méconnaissance de cette mythologie chinoise, ce qui limite une critique sur ce sujet.

Il y a souvent une grande quantité de couleurs à l’écran, ce qui peut donner des plans magnifiques à mon gout. Une des scènes finales prend presque un aspect mystique avec un déluge de couleur.

 

Le film étant une réalisation chinoise, ma crainte était de me sentir en décalage avec l’univers visuel montré. Finalement cet écueil est en partie évité par une habile présentation des protagonistes de la part de nos héros.

Le scénario 

L’histoire est somme toute classique, sans vous spoiler le film. Il faut garder en tête que le film se base sur une forme de fable historique, d’histoire fantasmée autour de la grande muraille, et que par conséquent, il faut oublier tout aspect réaliste envers certains points.

J’ai été agréablement surpris de la place laissée à la femme dans ce film chinois. J’avais un peu peur que ce soit un film de guerre avec une surenchère de virilité. 

Le film tente aussi d’insuffler une notion morale à l’action des hommes et à leurs conséquences. Un parti pris intéressant qui aurait pu être plus développé. Mais ce propos accompagne bien l’histoire des origines de la création de la grande muraille. Mais cet aspect disparaît peu à peu dans le film derrière la place très importante des scènes d’actions.

Car oui le film donne une place très importante aux scènes d’actions et à des scènes très (trop?) spectaculaires, qui l’inscrivent à la fois dans une démarche de blockbuster, et de récit fantasmé. Et il est des fois difficile de savoir ou le réalisateur veut en venir entre une démonstration visuelle, une remise en question de la nature humaine, et un récit mythologique.

Par rapport Legolas peut prendre face à la précision des archers dans ce film !!

Alors on y va? 

Clairement ce film d’action n’est pas le futur film du siècle. Le film est agréable à regarder. J’ai passé un bon moment et je ne regrette pas de l’avoir vu.

Le film n’est pas trop dans la démarche du « j’entre et je dépose mon cerveau ». C’était un reproche que j’avais pu entendre avant d’aller le voir.

Alors oui allez le voir si vous voulez voir Matt Damon transformé en Legolas version machine de guerre, aux côtés d’une ravissante commandante chinoise se battant dans un bel univers de la culture chinoise, et avec de grosses scènes d’actions.

Star Wars Rogue One, le spin-off gagnant?


Le film est sorti depuis quelque temps déjà, mais vis-à-vis des attentes que nous avions tous après un épisode 7 en demi-teinte, j’ai voulu vous écrire mon avis sur cet opus, mais sans spoil (ou presque?).

Contexte et les a priori

J’avais pu entendre de nombreuses réactions lors du passage en salle de cinéma de la bande-annonce de Rogue One.

« Encore une étoile de la mort? »

« Comment ça Dark Vador? il n’était pas mort lui? »

« Je ne comprends pas qu’est ce qu’il vont bien pouvoir dire »

Remettons tout de suite les choses en place, Rogue One est un film en dehors des deux précédentes trilogies, et ne fait pas suite au Réveil de la force. Rogue One se déroule entre l’épisode  3 et 4. Il vise donc a expliquer comment nous passons de la destruction de l’ordre Jedi, à la scène d’ouverture où une corvette (Tantive IV) rebelle se fait aborder par un destroyer impérial (Devastator).

Scène ouvrant L’épisode 4 de la saga. Cette scène devient maintenant la suite directe du film Rogue One.

 

Nous suivons donc Jyn Erso (alias Felicity Jones) qui va rejoindre l’alliance rebelle afin d’accomplir une mission vitale pour la survie de la galaxie.

La mission...
…récupérer les plans de l’étoile noire

Indispensable?

 

La première question qu’on est en droit de se poser c’est : ce spin-off est’il indispensable à la narration dans l’univers Star Wars.

Il est vrai qu’il y a un gouffre assez important entre La Revanche des Sith et Un Nouvel espoircomment passons-nous de la chute de tout un système, de la prise de contrôle du sénat par l’Empire Galactique à une attaque rebelle contre l’étoile de la mort.

Les plans de l’étoile de la mort rapidement montrés dans l’épisode 2.

 

De mon avis Rogue One n’est pas de trop et explique un moment charnière dans l’histoire de la Galaxie Star Wars.

 

 

Mon impression générale sur l’histoire et le film (sans spoil)

 

La première crainte que j’ai eue en allant voir ce film était : Star Wars sans jedi?

Et bien comme l’univers est reproduit avec grands soins, et que l’histoire fait sens autour des personnages, cela s’oublie assez vite. D’autant plus que Chirrut Îmwe (alias Donnie Yen) remplit bien son rôle en maîtrisant la force.

Néanmoins le démarrage du film est assez long pour beaucoup. De mon avis cela permet de mieux s’imprégner de l’histoire et de la situation après que l’Empire ait pris le contrôle sur la galaxie. Malheureusement les personnages manquent parfois de relief. C’est un reproche qui a souvent été émis à l’encontre du réalisateur Gareth Edwards. Et ici vous aurez souvent l’impression qu’on vous donne une liste de personnes dans la première partie du film. Un déluge trop brutal de nouveaux caractères dans l’histoire.

Par exemple le personnage de Saw Gerrera (alias Forest Whitaker) pourrait avoir une importance bien plus forte, au vu du charisme dont il dispose. Mais au final il n’est qu’un petit rouage dans le film.

Sinon l’histoire est agréable à suivre, bien que connue d’avance par les fans de la saga. De petites pointes d’humour disséminées dans le film sont d’ailleurs bien agréables et savent amuser la salle.

Et puis à tout Star Wars son Robot, ici vous serez aussi gâté d’un Android haut en couleur. Il est bien souvent en décalage avec les autres personnages reprenant le rôle de C-3PO, mais dans une version plus héroïque.

Il est indéniable que la production à accordé une grande place au souci du détail, et j’ai été agréablement surpris du choix de la reconstitution faciale opéré sur des acteurs qui pour certains (et certaines) sont trop vieux ou ne sont plus de ce monde pour jouer dans le film. Mais l’utilisation de leur image telle qu’elle aurait dû être dans le récit sert positivement la narration.

La qualité visuelle?

Une claque visuelle? Oui clairement.

L’univers de Star Wars est reproduit avec une fidélité impressionnante. Les couleurs sont saisissantes. Et le cadrage sait faire varier l’intensité dramatique des scènes et personnages.

J'ai même été agréablement étonné du traitement réservé à Dark Vador ...
… avec un éclairage totalement maîtrisé qui le hisse au rang de figure divine et dérangeante du fait de sa puissance visuelle. Une seule ombre arrive à montrer toute la puissance et l’angoisse que le personnage inspire, et ça, c’est beau !

J’ai eu la chance de visionner le film en 3D, et je ne me rends compte finalement que maintenant que le film que j’ai vu était en 3D. Pourquoi? Parce qu’elle est utilisée dans un équilibre agréable à l’oeil. Je ne me souviens pas avoir senti que mes yeux aient eu du mal à regarder une scène en 3D.

La 3D à su se faire oublier au sens où elle améliore le récit visuel et ne le gène pas. C’est une qualité que j’apprécie particulièrement, mais qui peut ne pas être l’avis de tous.

Un détail m’a quand même troublé. C’est la blancheur extrême des Destroyers de l’empire.

Un ami m’a judicieusement dit :

Ça pour être blanc ils ont l’air tout neuf sortis du hangar à maquette.

Les vacances à la plage?

Cette plage semble en effet très présente dans les trailers. Je vous rassure n’est pas trop présente, je me suis même étonné ne pas voir plus de plans jouant sur la qualité visuelle du décor. Ce décor arrive au bon moment et reste un temps bien maîtrisé.

 

Dark Vador

Que vous l’attendiez ou non, cela reste un des protagonistes clés de la saga. La version Rogue One de ce dernier est de loin celle qui m’a le plus marqué par sa violence et sa force.

Cela commence visuellement. Toutes ses apparitions sont très travaillées, et reflètent très bien le personnage. Sa toute-puissance transparaît aussi dans ses combats, malheureusement j’aurais voulu en voir un peu plus.

 

Le plus sombre des Star Wars?

Qui a dit que Disney faisait des films gentils ? J’ai un grand nombre de caricatures moquant un Star Wars enfantin , lors du rachat de LucasFilm par Disney.

Rogue One prouve tout le contraire, le film à plusieurs niveaux de lecture, mais traite aussi des sacrifices nécessaires à la cause, ici rebelle. Certains plans montrent clairement des soldats quasiment brisés, qui n’ont plus que l’espoir  d’un monde meilleur pour donner un sens à l’atrocité de leurs actes.

Il y a un réalisme humain que je n’avais jamais aussi fortement dans les précédents Star Wars.

De nombreuses scènes, et actions montrent le déséquilibre inhumain des combats et développent un aspect dramatique intense  menant souvent au sacrifice des protagonistes.

Les combats avec Dark Vador sont d’une violence et d’une noirceur saisissante par rapport à ce qui a pu nous être donné à voir dans cette Licence.

 

Mais contrairement à l’épisode 7 le Réveil de la force, les Stormtroopers ne sont pas humanisés, ils agissent dans l’impartialité du commandement militaire.

Verdict

Est-ce le meilleur Star Wars? Non, ce film à quand même des défauts, le démarrage est un peu lent, et beaucoup auraient voulu plus de scènes avec Vador qui à un charisme et une force phénoménale à l’écran.

Mais c’est très clairement un des meilleurs opus actuels de la saga. Impressionnant par sa noirceur et néanmoins sa qualité globale.

Il y a en plus de nombreuses références à la saga que je ne vous ai pas détaillées pour ne pas vous gâcher le plaisir, mais qui sont habilement placées dans le film. Alors foncez le voir vous ne perdrez pas votre temps.

J’espère que les prochains spins off prévus autour de la saga seront aussi bons que celui-ci !

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