Superman, son of Kal-El T1, de Tom Taylor et John Timms


Fin avril, Urban Comics a sorti dans sa collection ‘DC Infinite » le premier tome de Superman, son of Kal-El. Urban annonce d’emblée que « sa naissance sera aussi exceptionnelle que les origines de son père« . Comment est réllement Jonathan – Jon – Kent ?

Jonathan Kent a subi beaucoup d’expériences au cours de sa jeune vie : traversé de nombreuses épreuves et même vécu dans le futur avec la Légion des Super-Héros, chargés de l’entraîner pour le jour où son père, Clark Kent, ne pourrait plus être Superman. Même si Jon ne sait pas exactement quand ce jour aura lieu, les signes lui montrent qu’il pourrait être proche… Il est temps pour le fils de porter la cape de son père et le symbole d’espoir que représente Superman.

Tel père, tel fils ?

Le comics démarre sur une rapide introduction de Jon avec un chapitre centré sur la fin de la grossesse de Loïs. Car oui, Jon est le fils de Superman et de Loïs Lane ! Il grandit comme un enfant « normal »… Et pourtant ! Il se met à développer des capacités surhumaines ; il pourrait même devenir plus fort que son père. En tout cas, il est plus humain – littéralement.

Jon devient ami avec Damian Wayne et côtoie Wally (The Flash). Il rencontre Jay, qui tient une chaîne de streaming de manière clandestine et anonyme appelée « La vérité ». Cette amitié se transforme rapidement en relation amoureuse, plutôt discrète (hormis un bisou, qui a d’ailleurs fait beaucoup parler de lui sur les réseaux, tout reste très « tout public »). Personnellement, j’avais très envie de lire le comics justement pour cette relation.

Dans l’ensemble, les ‘chapitres’ sont divertissants, les thèmes d’actualité (les réfugiés, le réchauffement climatique). Les intrigues peuvent paraître décousues et sont parfois confuses, car pas toujours linéaires dans leur temporalité. Mais il est vrai que Jon, plus humain, est attachant et Damian n’est PAS insupportable, ce qui n’est pas négligeable ! Tom Taylor présente ainsi son Superman de manière engageante et sympathique. Finalement, on est vraiment dans de l’exposition (personnages, intrigue principale qui s’installe doucement…). Ce n’est pas un coup de cœur : la suite de Superman, son of Kal-El nous dira si c’est top ou si ça flop.

Un extrait est disponible sur ce lien. Pour lire plus de chroniques de comics :par ici !

Batman : The World, collectif


Batman : The World est une anthologique atypique éditée par Urban Comics. Disponible depuis mi-septembre en librairie, The World regroupe 14 auteurs aux nationalités variées, et offre aux lecteurs 14 récits situés dans des pays différents.

Le champ d’action de Batman ne se limite pas à Gotham City ! Le Chevalier Noir a juré de rendre la justice partout où l’on a besoin de lui, et ses enquêtes l’ont conduit plus d’une fois aux quatre coins de la planète. Retrouvez dans cet album des aventures du plus grand des super-héros sur tous les continents !

 

Pour le détail sur les artistes de chaque histoire, je vous conseille d’aller voir directement sur le site de l’éditeur ! Leur article est vraiment intéressant, on y apprend par exemple que chaque pays a une couverture inédite.

Le concept est vraiment intéressant ! Sans surprise, j’ai adoré le récit qui se déroule à Paris – au Musée du Louvre – : une chasse entre Batman et Catwoman, avec une apparition de Wonder Woman. Loin d’être vraiment original, j’ai été séduite par le dessin et l’aspect romantique. Côté (très bonne) surprise, j’ai beaucoup aimé le récit russe. Il s’agit sans doute du plus émouvant. Petit coup de cœur pour Panda Girl, le récit chinois mais également pour Munnin (Corée).

L’anthologie se lit vite, facilement. Dans les reproches qu’on pourrait adresser à Batman : The World, il y a sans aucun doute l’inégalité des histoires (plus ou moins qualitatives, plus ou moins longues…) mais aussi le fait que de nombreux pays ne sont pas représentés (quasiment la moitié sont des pays Européens ; seulement 3 pays d’Asie, etc.). Finalement, l’exercice de style est ce qui m’a le plus plu : voir Batman dans d’autres contextes, d’autres pays. Voir le découpage des planches, le style de dessins qui diffère, celui les bulles ou encore la typographie… Bref, Batman : The World n’est peut-être pas le Batman de l’année, mais c’est une bonne lecture !

Pour plus de chroniques, je vous donne rendez-vous par ici !

Victor & Nora – A Gotham Love Story, L. Myracle & I. Goodhart


J’ai envie de vous parler de Victor & Nora, A Gotham Love Story de Lauren Myracle et Isaac Goodhart. Le mois dernier, Urban a continué sur sa (belle) lancée dans son label Urban Link avec des sorties toutes plus sympas les unes autres que les autres.

Victor Fries a un cœur de pierre. À la mort de son frère, sa vie s’est littéralement figée et il n’a trouvé d’autre solution que de noyer sa culpabilité et son chagrin dans ses études scientifiques.
À contrario, Nora Faria est pleine de vie. Elle souffre pourtant d’une maladie incurable qui la consume peu à peu de l’intérieur… Pour elle, hors de question de se laisser abattre. Sa décision est prise : il ne lui reste que peu de temps à vivre, aussi elle compte bien profiter de ce dernier été à Gotham jusqu’au jour de son anniversaire, où elle se donnera la mort.

Dans les autres romans graphiques sortis en mai, il y avait Shadow of the Batgirl – que j’ai bien aimé et dont j’espère avoir le temps de vous parler – et Gotham High. Celui que j’attendais le plus était sans aucun doute Victor & Nora ! Pour ceux du fond, Victor n’est autre que le fameux Mr Freeze, un des ennemis de Batman.

Deux âmes torturées – deux opposés qui s’attirent

Le duo de Catwoman under the moon revient avec un nouveau titre. J’adore le trait d’Isaac Goodhart, son onirisme, et son découpage des planches. La colorisation de Cris Peter est également un grand « oui » pour moi. Quoi qu’un peu clichées dans les teintes choisies pour les deux personnages, celles-ci se marient à la perfection lorsqu’ils sont ensemble. Comme souvent lorsqu’on a une histoire courte, l’intrigue est parfois un peu rapide.

Victor et Nora ont un caractère diamétralement opposés. Le happy ending est écarté d’emblée quand on connaît les personnages de l’univers de DC. Pourtant, ils vont se découvrir et se lier rapidement. Victor & Nora est une histoire de rencontre – et d’amour –, entre deux adolescents a qui la vie n’a pas fait de cadeaux. Bien sûr, le deuil et la maladie sont des thèmes importants amenés dès le début du récit. Ils sont d’ailleurs utilisés tout au long de celui-ci, sous différentes facettes (malade et sa famille, perte d’un être cher…). Il s’agit donc une histoire d’amour sombre et tragique, certes, mais l’humour et la tendresse ne sont pas en reste.

Victor & Nora est un one-shot touchant et bien mené avec des personnages attachants, qui se lit facilement. La fin ouverte permet de rattacher Victor au Mr Freeze « que l’on connaît ». Elle lui procure un background plus humain, et plus complexe. Ceci dit, même si vous n’aimez pas Batman ou n’en avez jamais lu (ou vu !), Victor & Nora est une lecture à faire.

Pour lire plus d’articles mangas, BD… c’est par ici ! Vous pouvez également découvrir mes chroniques de Teen Titans: Beast Boy et Batman Nightwalker, également parus chez Urban.

Teen Titans : Beast Boy, Kami Garcia & Gabriel Picolo


Teen Titans : Beast Boy de Kami Garcia et Gabriel Picolo, le comics d’Urban Link qui a détrôné Raven (même auteurs, même éditeur) dans mon cœur.

Garfield Logan est en terminal. C’est sa dernière année de lycée, et il est bien loin d’avoir rempli les objectifs qu’il s’était fixé. Les régimes protéinés l’ont à peine remplumé de quelques kilos, sa croissance est au point mort et sa voix n’a toujours pas mué. En bref, Gar complexe. Tous les autres étudiants semblent avoir trouvé leur place, ont l’air de savoir avec précision ce qu’ils aiment, ce qu’ils veulent et surtout ce qu’ils sont mais, à dix-sept ans, Gar est encore bien loin de tout ça. Il est celui que personne ne remarque, et son crush, Alana, ne fait pas exception. Ses amis, Stella et Tank, ont du mal à comprendre ses obsessions et cette volonté tenace de devenir le prochain M. Populaire. Á trop se soucier du regard des autres, ne risque-t-il pas de se perdre en chemin ?

En octobre dernier, je vous avais parlé de Batman Nightwalker et du label Urban Link. Label qui se développe extrêmement vite (et bien ou moins bien, il en faut pour tous les goûts !). Teen Titans : Beast Boy est considéré comme le deuxième tome de la trilogie Teen Titans (le premier étant centré sur le personnage de Raven, le troisième – à paraître – les fera se rencontrer).

« Les autres ne t’accepteront que si tu t’acceptes toi-même. »

J’avais beaucoup aimé Teen Titans : Raven, malgré quelques défauts dans la narration et son découpage. J’attendais donc avec impatience que Teen Titans : Beast Boy soit disponible dans nos librairies ! Je ne m’attendais pas à l’apprécier encore plus. L’agréable surprise est la présence de la cause animale dans le récit, qui ajoute un peu plus de profondeur et de distance (puisque centré sur Gar sinon).

Il faut dire qu’il existe peu de titre centré sur ce personnage ; pourtant, Gar est tellement attachant ! Difficile de ne pas s’identifier à lui, l’ado complexé par son physique « de gringalet », qui ne grandit pas et ne prends pas de muscles malgré ses efforts. On le voit qui cherche désespérément sa place, à se faire accepter par les autres lycéens… On y trouve également beaucoup d’humour, et une bonne dose de sarcasme.

Graphiquement, on retrouve donc le style de Gabriel Picolo. Les illustrations sont magnifiques. Les tons sont majoritairement verts pour la colorisation des planches, pour coller au personnage de Beast Boy.

Ainsi, Teen Titans : Beast Boy est avant tout à propos de Gar avant qu’il ne « devienne » Beast Boy. Le jeune homme découvre peu à peu ses capacités hors-norme. Comme pour les autres titres du label, on assiste à sa transformation, à ses épreuves, jusqu’à ce qu’il arrive à s’accepter pour ce qu’il est. Vivement la suite, Beast Boy Loves Raven !

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