Après Quarto, Quorridor, Pylos et Quixo, on retrouve un petit nouveau de la gamme classique de Gigamic. Comme ses confrères c’est un jeu abstrait et stratégique, spécial deux joueurs, en bois de qualité irréprochable.

Quarto fait pour moi partie des grands jeux qui resteront avec les années, un peu comme les dames et les échecs. Je l’ai en version géante, jeu court et simple mais finalement très stratégique. Adaptable très facilement pour les déficients visuels, il est pour moi en haut du podium. Squadro sera-t-il à la hauteur de mes espérances ? Et des vôtres ?

La traversée

Chacun dispose de 5 pièces à placer sur sa zone de départ. C’est la case de départ qui va définir la capacité de déplacements du pion pendant toute la partie sachant que le pion ne peut aller qu’en ligne droite, il ne pourra jamais tourner.

L’objectif est d’être le premier à ramener 4 de ses pièces à leur point de départ après leur avoir fait traverser le plateau dans les deux sens.

Les quelques règles à retenir :

  • Si votre pion termine son déplacement sur une case déjà occupée alors il passe par-dessus et s’arrête sur la case suivante.
  • Si votre pion rencontre une pièce opposée pendant son déplacement, il saute par-dessus et arrête son mouvement sur la case suivante même s’il lui reste des points de déplacements. De même, s’il se confronte à plusieurs pièces opposées les unes à la suite des autres.
  • Lorsque votre ou vos pions sont sautés par un pion adverse alors ils doivent revenir sur leur zone de départ s’ils n’ont pas fait encore demi-tour ou leur zone de retournement s’ils sont sur le trajet retour.
  • Lorsqu’une pièce atteint le bord opposé elle fait demi-tour et arrête son mouvement même s’il lui reste des points de déplacement. Attention, sa capacité de déplacement change et devient dorénavant le chiffre indiqué sur sa nouvelle zone de départ.

plateau

Mon avis

Squadro signifie équerre en italien. Quand on voit le plateau de jeu, ça a du sens, si on rajoute à cela que l’auteur : Adrian Jimenez Pascual est un mathématicien, cela donne encore plus de sens. Par contre, pourquoi un nom en italien alors que l’auteur est espagnol ? Plaza faut dire que ça sonne moins bien et peut être Gigamic a décidé de garder des consonances en « O » pour cette gamme de grands classiques !

Outre le choix du titre du jeu, on a devant nous, un bon jeu stratégique. D’apparence très simple avec des règles expliquées en 5 minutes, on a un jeu prise de tête qui peut durer un peu de temps si vous avez en face de vous un joueur qui tient la route. Quand je dis « prise de tête » rien de péjoratif, c’est juste qu’il va falloir faire travailler vos méninges et ne pas vous déconcentrer.

J’adore ce type de jeu où l’on se demande pourquoi on n’y a pas pensé plutôt, même un enfant de 3 ans aurait pu le créer. Un carré de 6×6, des déplacements uniquement en ligne droite, seulement 5 pions et des petits points gravés. Et pourtant cela en fait un jeu tellement complexe et avec tant de possibilités. Ça m’épate toujours qu’avec aussi peu de matériels et de conditions on puisse faire des jeux aussi stratégiques.

  • Il manque le côté coloré pour nos plus jeunes. Là je pense forcément à Gobblet édité d’abord par Gigamic (très bon jeu d’ailleurs) et repris par Blue Orange pour nos petiots. Pour posséder les deux versions, je vous assure que mes enfants ont bien plus accroché sur la version jeun’s
  • Où est la version XXL ? Elle est mis en indisponible partout, alors a-t-elle déjà existé et tout s’est vendu rapidement ou est-elle prévue mais pas encore éditée ?
  • La forme des pièces est originale mais peu pratique. On s’attend à les glisser dans une sorte de gouttière mais non il faut bien les soulever à chaque fois au risque d’en renverser d’autres. En résumé, pas très stable.
  • Ca me fait penser aux gaufrettes à la noisette. Bravo, maintenant j’ai envie d’en manger

gateau

  • Jeu en bois de qualité
  • Règles simples et courtes et en plus une vidéo sur le site de Gigamic qui nous l’explique en 2min montre en main
  • Accessible dès 8 ans mais beaucoup d’années pour le maitriser
  • Rejouabilité +++, on ne se lasse pas

En résumé

Pourquoi fait-on des jeux avec des illustrations de dingues, un thème à la mode et pleins pleins pleins de matos quand on peut faire un jeu profond avec très peu d’éléments. Au cas où je n’aurais pas été clair, je vous le conseille vivement !

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