Bande annonce du dernier épisode de la série :

Cet article contient des spoilers sur la dernière saison de Game of Thrones, alors à moins que tu souhaites être spoilé.e en bonne et due forme, tout en ayant les yeux qui brûlent comme ceux d’Oberyn, nous te conseillons de regarder maintenant là… tout de suite toute la série ! Et nous assistons bien sur « toute la série ».

Le moins que nous puissions dire c’est que cet avant-dernier épisode fait couler beaucoup d’encre depuis sa sortie. Et pour cause, la tournure des événements est telle que certains fans renoncent à regarder la suite. Mais alors, pourquoi tant d’incompréhension, de désespoir face à cet épisode en particulier ?

Tout d’abord il faut rappeler que Game of Thrones se démarque de toutes les autres séries de son époque par son univers d’héroïc fantasy, qui lors de sa sortie en 2011, venait de se démocratiser avec Le Seigneur des Anneaux, soit seulement dix années auparavant. Plus qu’un attrait particulier pour les effets spéciaux grandioses, les immenses dragons virevoltants au-dessus d’incroyables cités, ce qui faisait réellement vibrer les fans était bel et bien l’écriture ! Et oui, quoi de mieux que Game of Thrones pour s’initier aux complots politiques, inspirés quelques fois de faits historiques, et aux retournements de situation tout simplement magistraux. Alors certes, la série était basée sur les œuvres de George R. R. Martin, pour autant elle avait réussi, tout comme Le Seigneur des anneaux de Peter Jackson au début du siècle, à se détacher de ses bases pour apporter une vision qui lui était propre. La magie fut certes moins présente que dans les livres, mais elle valorisa davantage les intrigues politiques et les guerres.

Rien ne semblait pouvoir arrêter le grandiose de Game of Thrones et pourtant… Depuis la saison 7 bon nombre de fans de la première et de la dernière heure se détachent de la série. Mais alors… pourquoi ? Il est difficile de répondre précisément. Mais certains éléments ressortent des différentes critiques. Ce qui faisait justement le charme des 6 premières saisons de Game of Thrones, au-delà de surprendre à chaque épisode, ou de se conclure sur un cliffhanger, était son atmosphère. L’histoire s’enchaînait ni trop lentement, ni trop rapidement. Ce rythme, somme toute agréable, laissait le temps aux personnages d’évoluer, de grandir. Personnages tous aussi différents les uns que les autres au sein d’un monde à la fois sombre, coloré, peuplé de créatures magiques et de dieux vengeurs. Cependant, la saison 7 sembla marquer un tournant, étant la première à ne plus se baser sur les œuvres littéraires de G.R.R Martin. Alors, certes, il est important de se détacher du contenu écrit pour transposer une oeuvre au cinéma ou à la télévision, néanmoins on peut sentir chez les showrunners un manque d’inspiration voire une volonté de précipiter la fin pour vite passer à autre chose.

Et cela se ressent d’autant plus pendant la saison 8 où il aura suffi d’un seul épisode pour mettre fin à la menace des Marcheurs blancs, alors même que ceux-ci semblaient être l’affrontement ultime pour le monde des hommes. Il est bon de se rappeler que la scène d’ouverture de la série commençait justement avec ces êtres de glace ! Et là… Un coup de verredragon et puis s’en va. Leur disparition s’accompagne par ailleurs d’aucun éclaircissement quant aux espoirs, volontés du Roi de la Nuit. De même, aucune explication claire ne sera donnée concernant les symboles dessinés et formés par les marcheurs blancs, symboles que nous apercevons à chaque saison, y compris durant le prologue de la saison 8… Aussi, si les 3 premiers épisodes de cette même saison sont entièrement dédiés au Roi de la Nuit, les 3 derniers se focalisent sur le trône de fer… Autant dire que nous étions nombreux.ses à l’avoir oublié ! Et malgré l’incroyable performance de Lena Headey (incarnant Cersei Lannister), rien ne semble stopper la lente agonie scénaristique de cette fin de série.

Les incohérences s’enchaînent les unes après les autres (peut-on réellement croire que Daenerys ait « oublié la flotte d’Euron Greyjoy » juste avant la mort de son dragon Rhaegal). Et le développement des personnages, pourtant au coeur des principales intrigues, est totalement expédié, bâclé. À tel point que nous pouvons même parler « d’absence » de développement pour certains personnages. Et c’est là que se dévoile le principal défaut de ces deux dernières saisons, l’écriture. Les fans acceptent absolument tout revirement de situation, voire même de personnalité, à condition que cela ait un sens. La disparition, certes tragique, des Starks était bouleversante, non pas parce qu’elle était « surprenante », mais bien parce qu’elle était logique, inévitable voire même nécessaire à d’autres arcs narratifs. Et avec du recul, oui, ces morts étaient cohérentes. Game of Thrones nous l’a par ailleurs appris à nos dépends : Vous aimez un personnage ? Attention, même si celui-ci peut très vite évoluer, en bien comme en mal, sa fin sera satisfaisante. Qu’il soit détestable ou non. Une pensée sincère à Ramsay Bolton, brillamment écrit au sein de la série, ou encore à Ned Stark, héros prédestiné éliminé avant même la fin de la première saison.

Alors oui, il est intéressant de faire une « Mad Queen ». Mais pour certains vidéastes, notamment CaptainPopcorn, il est tout bonnement impossible d’apporter un tel bouleversement en seulement… 4 épisodes. Alors certes, notre  chère Dany a perdu enfants, ami.e.s et soldats, pour autant… ce n’est pas la première fois. Daenerys a déjà connu la perte de son époux, de son fils, et de certains proches. Évidemment, la Khaleesi s’est déjà dévoilée très dure, voire cruelle, mais cela correspondait à son personnage au grand coeur de dragon. Une reine conquérante, réglant les tensions par la violence. Une femme obstinée, acharnée, ne souhaitant qu’une seule chose : apporter une nouvelle ère monarchique sur Westeros où l’injustice sociale ne serait pas le maître mot. Où l’esclavage n’existerait plus que dans les livres d’Histoire, et où tous les hommes et femmes auraient une chance de pouvoir s’exprimer. Il est clair, il est net : Cela fait désormais partie du passé. D’ailleurs, si Daenerys doit régner sur un royaume, celui-ci est d’ores et déjà réduit en cendres, et de par sa faute. Ou plutôt à cause de sa haine si soudaine, si virulente et surtout… si irrationnelle. Tout ce qui s’était construit en 8 saisons, a été détruit en l’espace d’un instant, lorsque la favorite pour les élections de Westeros a décidé d’exterminer des centaines de milliers d’électeurs innocents (femmes, enfants, vieillards, soldats ayant déposé les armes, et même chevaux). Et ce n’est pas Varys qui dira le contraire. Lui aussi aura connu un développement de traître beaucoup trop soudain.

Pour autant doit-on avoir une vision trop pessimiste, catastrophique concernant cette fin de série ? La réponse demeure bien évidemment : non. Alors certes, la série n’est peut-être plus ce qu’elle était entre la saison 1 et 5, néanmoins elle continue de rassembler, de faire vibrer des millions de gens à travers le monde. À noter, qu’avec Smaug au cinéma, il s’agit encore à l’heure actuelle des plus beaux dragons jamais réalisés à la télévision. De même il est bon de rappeler que l’héroïc fantasy, encore décriée il y a quelques années, est en proie de devenir un genre majeur au sein de la culture populaire. Ce fait s’explique en partie grâce à cette série, qui aura réussi à émerveiller et subjuguer des personnes pourtant peu initiées à ce genre. La fin « douce et amère » promise par les showrunners risque d’être forte en émotions. Huit années de nos vies respectives se terminent bientôt. Mais de nouvelles aventures ne devraient pas tarder à montrer le bout de leur nez de dragon, que ce soit au travers de spin-off dans le monde de Westeros et d’Essos mais aussi au sein d’univers totalement différents. Comme dirait Gandalf  : « Attendez ma venue, aux premières lueurs du 5ème jour, à l’aube, regardez à l’est ! ». Espérons donc une nouvelle aube, avec des œuvres aussi bien ficelées et merveilleuses que celles de Game of Thrones.

  • Des dragons toujours plus vrais que nature. Pour le moment, Drogon et ses frères restent parmi les créatures fantastiques les plus réussies de l’Histoire de la télévision voire même du cinéma.

 

  • Globalement, les effets spéciaux sont très bien réalisés. Cette fin d’épisode rappelle quelque peu les moments les plus sombres de notre Histoire. Mais euh par contre… Nous pouvons vous assurer, foi d’historiens, que les batailles médiévales ne se déroulaient pas ainsi ! D’un autre côté, tout ce feu rouge et vert cela apporte un charme certain à Dubrovnik.

 

  • Au moins, les femmes sont badass. Et cela ne concerne pas uniquement Arya Stark, loin s’en faut. Nous pouvons néanmoins regretter que le terme « folie » s’applique surtout aux dames au sein de cet univers.

 

  • Nous avons enfin eu le CleganeBowl. Il était temps !

 

  • Bran toujours aussi inutile. Ainsi que Jon Snow. Ainsi que Ser Davos. Ainsi que… Oula ça fait beaucoup de monde quand même. Bon d’accord, c’est surtout Bran le mec le plus inutile dans tout ça.

 

  • RIP les Marcheurs blancs, nous vous oublions pas. Enfin si nous vous avions totalement oubliés. Mais ce n’est pas de notre faute ! C’est le scénario qui nous a dit de le faire. Nous, nous aurions bien aimé vous voir raser Port-Réal. Mais bon… quand nous y pensons, nous n’avons même pas besoin du Night King pour anéantir une population puisque nous disposons d’une Daenerys remontée à bloc.

 

  • Jaime, après être devenu un mec bien, est redevenu le sale imbécile de la saison 1. Dans la catégorie couple le plus creepy et toxique de l’Histoire nous appelons… Jaime et Cersei ! D’un autre côté, leur amour se termine sous un amas de pierres et de cendres. Nous ignorons quel élément est le plus choquant. Les prophéties ont littéralement été jetées par la fenêtre…Comme Tommen Baratheon.

 

  • Krokmou et Harold, jamais là quand il le faut. Daenerys aurait clairement pu être la grande méchante de Dragons 4.

 

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