Chapitre 8 : Malentendu

Edit : SerGe

 

Je me réveillai, voyant que je me trouvais dans un lit gigantesque, dans une pièce remplie de meubles coûteux. Même mes vêtements étaient différents, je portais maintenant une sorte de pyjama en soie. Mais là n’était pas le problème.

– Où suis-je …. Où est Stella !?

Je regardai autour de moi, il n’y avait personne d’autre dans la pièce. Que se passait-t-il ? Pourquoi étais-je seul ? Où se trouvait Stella ?

Je me levai en hâte. Je trouvai à côté de moi des vêtements pliés, une veste noire, un jean noir, ainsi que des chaussures. C’était pour moi ?

Je me changeai rapidement, puis me rua vers les doubles portes pour quitter la pièce et chercher Stella. J’essayai tant bien que mal de me souvenir de ce qui s’était passé avant que je ne m’évanouisse, ou bien ce qu’il m’était arrivé, mais en vain … à la place, il y avait l’air d’y avoir quelque chose d’autre dont je ne me souvenais pas. Je ne savais pas de quoi il s’agissait, mais ça avait l’air important.

Je me secouai vivement la tête, et tourna la poignée de la porte. Mais tandis que j’essayais de l’ouvrir, celle-ci se bloqua. Quelqu’un gênait l’ouverture de la porte.

–Hmm ?

Il s’agissait d’une personne entièrement vêtue de noire : lunettes noires et costume. Il se retourna.

Il me fallait des informations.

– Hey, enfin debout ?

Dit-il.

Je répondis rapidement à sa question par une autre.

– Où suis-je ?

Il ne me répondit pas, et à la place, amena sa main à son oreille et parla à quelqu’un qui n’était pas là. Je réitérai ma question une seconde fois, mais il ne fit que lever la main et la tenir devant mon visage. Cela ne menait à rien.

– Stop.

J’arrêtai le temps, et passa à côté de la personne. Mais je rebroussa vite chemin : je ne pouvais pas le laisser, il risquerait d’avertir d’autres personnes de mon départ, et cela risquerait de me causer des problèmes. Je me tournai vers lui et frappa sa nuque 5 fois, juste au cas où. Je connaissais plusieurs méthodes pour assommer quelqu’un, mais c’était un mystère pour une personne de cette taille, alors je préférais le frapper 5 fois, pour être sûr. Je remis le temps en marche pour vérifier le résultat.

(Son d’un corps tombant au sol)

Bien.

J’arrêtai à nouveau le temps, et commença à courir le long du couloir. Cette fois-ci, il y avait des fenêtres laissant passer dans la maison les rayons du soleil. Je pouvais aussi remarquer des tableaux et vases un peu partout, ainsi que des chaises et des petites tables servant purement à poser des décorations. Je vis même une armure de chevalier. J’aurais bien voulu l’admirer en détail un peu plus longtemps, mais me retins et continua ma route.

 

1 heure plus tard …

Mince, cet endroit aussi était un énorme labyrinthe. Trouver Stella risquait de me prendre une éternité ici. Je ne savais même pas si elle était toujours là. Devrais-je vérifier à l’extérieur ?

Je me mis à réfléchir tout en marchant. Il me fallait un guide qui connaisse cet endroit mieux que moi. Mais si je faisais ça, il était quasiment sûr que cette personne tente des choses pour avertir les autres de ma présence.

De toute façon, il me fallait un moyen pour me diriger, alors je me mis à chercher quelqu’un qui ne soit pas trop capable de me confronter. Et je trouvai enfin quelqu’un… D’après ses habits, un majordome, je suppose ?

– Start.

Il se trouvait dos à moi, et avait l’air de faire le ménage. Sa posture et ses mouvements avaient l’air tout à fait naturels. Je raclai ma gorge pour qu’il se rende compte de ma présence, et celui-ci se retourna rapidement, il avait l’air surpris pour je ne sais quelle raison.

– Bonjour.

Lui dis-je. Il valait mieux commencer une conversation poliment dans un lieu public ou bien quand on était seul avec une personne. Je gardai aussi le contact avec ses yeux, pour avoir l’air plus sympathique.

Après ma salutation, il ne dit rien, et ne fit que m’étudier. Je ne voulais pas perdre trop de temps, quelqu’un pouvait à tout moment découvrir le garde à terre.

– Heureux de vous rencontrer, mon nom est Dawn Timer… Vous voyez, je me suis perdu, et apprécierais grandement si vous pouviez me guider dans ce gigantesque endroit.

Je m’adressai à lui, gardant toujours un large sourire sur mes lèvres. Ça n’avait jusqu’alors jamais marché, mais le contraire ne m’aiderait pas non plus, alors je décidai de garder ce sourire dans l’espoir qu’il fonctionne un jour.

– Hmm, très bien, Monsieur Timer, je peux tout à fait vous aider …

Il se mit à réfléchir, croisant les bras, et sourit tout à coup. Cela avait enfin marché ?

– Puis-je vous demander qui vous êtes, Monsieur Timer ? Je n’étais pas informé de quiconque nous rendant visite aujourd’hui, et d’après ce que je peux voir, vous m’avez l’air très jeune … 15 ans peut-être ?

Oh mince, il me fallait trouver très rapidement une excuse. Bon, dans le pire des cas, je pouvais toujours l’assommer, donc pas besoin de m’inquiéter.

Hmm, une raison pour ma présence ; réfléchis, réfléchis, réfléchis ! …  Une seconde, d’après lui, il semblait y avoir déjà eu des visiteurs de mon âge. Pourquoi donc ? Peut-être que cela pouvait jouer en ma faveur … il y avait de grandes chances que réside ici une autre personne de mon âge. Peut-être allait-t-elle à l’école ? Ahh, je suppose que j’allais devoir prendre le risque…

– Je suis venu rendre visite à une amie. Nous allons dans la même école vous voyez ….

Il cligna des yeux pendant une seconde, et me fixa du regard. Son sourire avait disparu, remplacé par une expression de surprise.

Il marmonna quelque chose inaudible. De ma position, nous étions à 3 mètres l’un de l’autre, mais je parvins quand même à l’entendre.

– Miss Cecilia a un ami, un garçon qui plus est …

Il se remit à sourire, et dit.

– Vous auriez dû le dire dès le début. S’il vous plait, suivez-moi, Monsieur Timer.

Pour je ne sais quelle raison, il avait l’air joyeux, mais ne m’en préoccupa pas et acquiesça.

– Quel est votre …

J’étais sur le point de lui demander son nom, mais …

– Mon nom est Steward. Je suis le majordome en chef de ces lieux. Je suis aussi un grand magus travaillant pour la famille Greenwood. Ma famille travaille ici en tant que majordome depuis plusieurs générations.

– Je vois.

Il m’entraina à travers les couloirs et pièces, me racontant des histoires à propos des peintures et plein d’autres choses qu’il y avait à admirer. Je ne savais toujours pas ce qu’il voulait dire par ‘grand magus’. Je voulais lui demander, mais apparemment il s’agissait de quelque chose d’évident, alors, ne voulant pas éveiller les soupçons, je continuai à l’interroger sur les différents objets accrochés au mur où décorant les tables.

Nous marchâmes  ainsi pendant une vingtaine de minutes. Il m’expliqua que nous arriverions dans quelques minutes. Je ne lui demandai pas où, je supposais qu’il s’agissait de l’endroit où trouvait cette fille dénommée Cecilia. Je voulais en savoir plus sur ma sœur.

– Monsieur Steward.

– Appelez-moi juste Steward.

– D’accord. Steward, j’ai entendu l’un des gardes parler d’un problème, y a-t-il eu un accident ?

Je priai pour qu’il ne me trouve pas suspicieux.

Il réfléchit un instant et répondit.

– Ooh, oui. Il y a eu un léger accident. Un garçon et une petite fille ont été trouvés dans le jardin, près de Madame. Le garçon s’est évanoui pour une raison inconnue, et nous lu
i administrons des soins.

– Et la fille ?

Je réalisai que je commençais à perdre patience. Il le remarqua lui aussi et me regarda dans les yeux. Je regardais devant moi sans croiser son regard, mais il continua.

Il se remit à réfléchir et regarda de nouveau devant lui.

– La fille dont Madame s’occupe est actuellement avec elle. La Madame désirait l’interroger à la base, mais a fini par discuter avec elle. Elle a l’air de beaucoup l’apprécier, mais la fille, je ne me rappelle plus de son nom, a l’air d’être plus inquiète pour le garçon qui est son frère. Elle est très polie pour son âge, et très intelligente. Apparemment, c’est son frère qui lui a tout appris, ce qui est surprenant.

Je voulais presque souffler de soulagement.

Je me retins et demanda.

– Alors où se trouve Cecilia ?

– Elle est actuellement …

Il s’arrêta en plein milieu de sa phrase, regardant devant lui. Quelqu’un arrivait. 3 personnes en noir couraient vers nous.

Je me figeai sur place.

– Steward, attrape ce gosse ! Nous avons des informations selon lesquelles il est le garçon qui s’est évanoui ! Il s’est réveillé et a assommé Joe !

Steward pointa rapidement la paume de sa main vers moi, et de la glace fut projetée vers moi. J’avais comme règle de toujours me tenir à au moins 1 mètre et demi d’une personne que je ne connaissais pas, alors je pus esquiver l’attaque, mais Steward était rapide et réessaya. Je me rendis enfin compte de ce qu’était cette glace … de la magie.

Cette fois-ci, un filet vola dans ma direction. Il avait l’air d’être fait de plantes, où quelque chose dans le genre. Je n’avais pas pu tout à l’heure arrêter le temps parce que je ne parvenais pas à me concentrer, mais cette fois-ci, quelque chose de différent se passa. Le temps se ralentit.

Je courus vers Steward et tapa 3 fois dans sa nuque. Je me sentais un peu coupable.

– Désolé.

Je me dirigeai vers les 3 autres et les assommai eux aussi, puis, remis le temps en marcha afin de voir leur état. Les 3 étaient hors-jeu, mais Steward se tenait toujours debout, chancelant. Il me fixait des yeux et demanda.

– Qui es-tu ?

Je considérai la question. Qui étais-je ?

– Juste un frère cherchant sa petite sœur.

J’arrêtai à nouveau le temps, approcha Steward et cette fois-ci l’assomma pour de bon. Je me remis à courir, je devais être tout près de la sortie. Après 5 minutes, je vis la porte de sortie et, quittant la maison, vis le même jardin dans lequel je m’étais écroulé plus tôt.

Il y avait de nombreux gardes disséminés un peu partout. À côté d’eux, je vis la fille, celle que j’avais vue en arrivant ici : Cecilia.

Je remis le temps en marche à nouveau. Il me fallait des réponses.

– Tout le monde, par ici !

Criai-je. Les magiciens regardèrent tous dans ma direction et me lancèrent des sorts. J’étais surpris.

Je voulais arrêter le temps, mais ne pouvait pas me concentrer à cause de toute cette pression, à la place, je ne fis que ralentir le temps. C’était bien plus facile que d’arrêter le temps en plein combat.

Je courrai entre les gardes, les frappant à la tête, dans la nuque, où dans les jambes. Mon but était de les immobiliser, pas de les tuer. Je ne préférerais avoir à les tuer qu’en cas d’extrême nécessité. 

Je redémarrai le temps.

Ça ne m’avait pas pris longtemps. Les sorts qu’ils m’avaient lancés ne touchèrent que le vide, et tous les gardes tombèrent par terre, sur le dos ou sur le ventre.

La fille dont j’avais tant entendu parler se tenait devant moi. Elle regardait mon visage, stupéfaite. Je gardai mon sourire et demanda.

– Où est ma sœur ? Elle était avec moi. Elle a de longs cheveux rouges. Réponds-moi !

Elle arrêta de regarder mon visage, et commença à s’agiter, sans rencontrer mes yeux pour je ne sais quelle raison. Elle ne me répondit pas non plus. J’étais tenté de la forcer à parler, mais …

– Onii-chan !

Je me retournai et …

– Stella ?

 

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Une pensée sur “Le Rude Maître du Temps – Chapitre 8

  • 22 avril 2016 à 3 h 44 min
    Permalink

    C’est bizarre que le majordome n’ai pas reconnu dawn, puisque c’est lui qui a donner les ordres pour qu’on s’occupe de dawn et stella. Et puis pourquoi le temps c’est pas arrêté quand le majordome a l’a attaquer? Y avait pas un mode auto?

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