Chapitre 7 : À propos de la Magie et de la Logique temporelle

 Edit : SerGe

 

La première chose que je vis était le ciel …

– Nii-san, nii-san ! Regarde ! C’est le soleil !

Même ma petite sœur, qui était passive la plupart du temps, était excitée à la vue du spectacle qui s’étendait devant nos yeux. Et je n’étais pas le mieux placé pour la blâmer, j’arrivais moi-même à peine à contenir ma joie au profit de la pensée rationnelle, mais quand même …

– Le ciel est vraiment magnifique …

Je me couchai sur le dos et admira le ciel. Tout était si tranquille.

– Ehm…Nii-san ….

Je sortis de ma béatitude et regarda ma petite sœur. Elle n’avait pas l’air très bien.

– Nii-san … J’ai vraiment …très envie…

J’avais totalement oublié…. Bon en même temps, nous avions de nombreuses choses à faire, et en plus, nous n’étions pas encore sortis d’affaire, alors la priorité était de partir d’ici rapidement.

Je regarda autour de moi pour voir s’il y avai quelque chose sur ce toit. Le livre ne réagit pas ; il m’avait amené ici, mais qu’étais-je censé faire maintenant ?

Le toit était vide, il n’y avait rien du tout ici, seulement un silence de mort. Je jetai un coup d’œil au bord pour estimer notre altitude actuelle.

C…C’était vraiment haut. Je pouvais voir en bas de nombreux nuages, et aucun sol, que faire ?

– Nii-san ?

Stella me regarda inquiète. Elle ne parlait pas beaucoup, mais s’exprimait par des gestes rapides ou en n »utilisant que très peu de mots, mais je savais qu’elle était très excitée, alors devais-je faire ?

Je m’assis et essaya de réfléchir. Notre seule solution serait de sauter du toit, mais nous ne savions pas ce qu’il y a avait en bas. Si nous mourions, tout cela aurait été vain …

– (Soupir)

– Qu’y a-t-il nii-san ?

– Hmm, ahh, c’est juste que ton frère ne sait pas comment descendre d’ici.

– Hmm

Stella avait l’air calme. Elle n’avait que 8 ans, alors je ne savais pas comment fonctionnait son esprit. Stella réfléchît pendant quelques minutes et dit,

– Comment sommes-nous montés ici déjà ?

Je réfléchis. Le livre nous avait mené ici … non, une seconde, c’était en vérité mon pouvoir qui nous avait menés jusqu’ici. Sans lui, nous aurions été bloqués en bas pendant je ne sais combien de temps. Est-ce que ma compétence pouvait à nouveau nous aider ?

Je devais essayer, je n’avais pas d’autre choix.

– Merci Stella. Je viens d’avoir une idée.

– Hmhm !

Je me concentrai et arrêta le temps. Je pris Stella dans mes bras, avant de m’approcher du bord du toit. Regardant en bas, je pouvais voir des nuages, et vaguement le sol.

– Huh, c’est assez effrayant, c’est la première fois que je ressens quelque chose comme ça, mais nous n’avons pas d’autre choix…

Ce que je venais de dire ressemblait à ce que dirait quelqu’un sur le point de se suicider.

– Tout ou rien.

Je sautai.

Je ne ressentis pas la résistance de l’air sur mon corps, mais je savais très bien que j’étais en train de tomber comme un roc. Mon visage et mon corps n’affectaient rien, pas même la physique. C’était vraiment étrange.

Je tombai depuis 3 minutes quand finalement, je traversai les nuages et commença à voir la terre ferme. Je pouvais apercevoir une ville ! Mais malheureusement elle était trop loin de l’endroit où je tombais, une forêt apparemment.

Je jetai un coup d’œil à la ville, me demandant comment étaient les habitants, et quel genre de personnes ils étaient. Je n’avais jamais vraiment considéré ma vie, confiné dans cette prison, à part vouloir m’échapper et trouver la civilisation.

Je me concentrai et regarda en bas, vers mon point de chute. Il s’agissait d’une forêt. Je pouvais apercevoir de petites habitations ainsi qu’une énorme maison, à seulement 3 ou 4 miles de là.

Quand, après 2 minutes de chute, j’allais frapper le sol, je me plaçai de façon à atterrir sur mes pieds. En bas, il n’y avait rien pouvant amortir ma chute, alors je devais me tenir prêt si les choses venaient à mal tourner. Au moins j’étais sûr que Stella survivrait. J’avais fait en sorte de prendre l’essentiel de l’impact au cas où je mourrais, sans faire de mal à Stella.

Je m’approchai du sol quand tout à coup ?

… J’allais bien ?

Je regardai autour de moi, et vis que j’étais entouré par de nombreux arbres. Je laissai échapper un long soupir, avant de m’allonger. Le ciel était toujours bleu, mais cette fois-ci je pouvais voir les nuages au-dessus de ma tête. Le soleil brillait, mais je ne sentais ni le froid ni le chaud. Il devait sûrement s’agir d’une conséquence de l’arrêt du temps.

Je vérifiai l’état de Stella. Elle était toujours sous sa forme de statue, et elle n’avait pas l’air blessée.

Regardant autour de moi, je me mis à marcher à travers la forêt. La raison pour laquelle je ne redémarrais pas le temps était que si je le faisais, je perdrais du temps et cela me fatiguerait. L’une des choses que je préférais avec cette compétence était que je n’avais pas faim et que je ne fatiguais pas.

Après 30 minutes de marche, je m’arrêtai et une nouvelle fois vérifiai mes environs. J’essayais de réfléchir à ma prochaine destination, et ce que j’avais à faire.  Tout d’abord, il me fallait trouver un endroit où nous reposer, je ne pouvais pas constamment arrêter le temps. Ensuite, il me fallait des informations. J’avais de l’argent, j’avais tout compté dans la pièce où je l’avais trouvé : 25 millions de dollars, c’était la somme totale de tout l’argent que j’avais pris. Le sac était très lourd, mais j’arrivais à le porter, de plus j’avais ma capacité active la plupart du temps.

Maintenant, ce que je voulais faire, c’était trouver la maison que j’avais aperçu, ou bien n’importe quelle habitation, pour pouvoir me reposer avec Stella. Le problème était que lorsque je tombais, je ne savais pas la direction dans laquelle je regardais, alors il se pouvait que je me dirigeais à l’exact opposé.

– (soupir)

Je pris le livre dans le sac que le vieil homme m’avait laissé. Il avait dit quelque chose à propos d’un propriétaire, ou d’un autre truc dont je ne comprenais pas le sens. Il m’avait été très utile pour trouver la sortie de la prison, j’aurais aimé qu’il fasse pareil pour la maison.

J’avais aussi rangé les pistolets dans le sac. Si quelque chose devait arriver, je pouvais toujours les utiliser ou bien les jeter.

Tandis que je réfléchissais, le livre commença à trembler, et au milieu, la flèche se mit à briller comme la dernière fois et pointa dans une direction.

Je fixai le livre surpris … pouvait-il lire mes pensées, ou est-ce qu’il pointait une tout autre direction ? Et comment pouvait-il bouger alors que le temps était arrêté ?

– Tu sais, je commence à bien t’aimer.

Comme si j’attendais une réponse de la part du livre, je le regardai pendant toute une minute, sans succès.

Je me relevai, pris Stella, et commença à me diriger vers l’endroit que me pointait le livre. Sur le chemin, j’aperçus des animaux sauvages que je n’avais alors encore jamais vu en vrai, des lapins, des biches, des loups, des écureuils, des poulets, des oiseaux, et toutes ces choses me fascinèrent. Bon, je ne m’arrêta pour autant, mais je me permis toutefois de toucher le loup et la biche pour voir comment ils étaient.

 

Après une heure et demie, j’atteignis finalement ma destination. C’était la maison que j’avais vue.


Wow.

Je me tenais près du portail, une gigantesque grille faite de métal et de pierres taillées. Il y avait une porte à taille humaine ainsi qu’une sorte de route en goudron derrière le portail. J’avais déjà entendu parler des voitures, mais seulement celles des années 1800/1900. Je n’avais encore jamais vu de voiture en vrai …

J’inspectai  pendant un instant la porte. Elle n’était pas fermée alors j’entrai.

Le jardin était gigantesque, avec un labyrinthe de buissons et d’arbres de toutes formes. Tandis que j’étais sur le point de suivre la route, le livre recommença à trembler. Je le sortis et le regarda. Il y avait quelque chose d’inscrit sur la couverture.

– Nomme-toi …

Je me demandai pendant un instant ce que cela voulait dire, puis me rappelai les mots du vieil homme.

– Dawn …

Je m’arrêtai. La raison pour laquelle je m’étais arrêté était que j’avais déjà réfléchi à un faux passé, mais j’avais oublié un petit détail … mon nom …

J’y réfléchis, je n’avais pas de nom de famille, et ça ne me dérangeait pas que l’on sache mon vrai prénom, étant donné que j’y étais familier et que je ne voulais pas en changer. Alors quel nom de famille serait bien ?

Cela ne me prit que 2 secondes pour en trouver un. Je souris.

– Mon nom est Dawn Timer.

Le livre commença à trembler à nouveau, les mots se mirent à tourbillonner, certains disparaissant, d’autres apparaissant. Puis, il s’arrêta et de nouveaux mots apparurent.

– Bonjour, maître Dawn.

C’était assez … magique. Le livre venait de me saluer et la serrure s’était ouverte. Curieux, j’ouvris le livre et regarda la première page. Il y avait dessus un titre : Porteur.

Était inscrit sur la première page :

– Cette page sert à stocker des objets, de toutes formes, jusqu’à un volume de 5 mètres sur 5 mètres. Un objet de maximum 500 kg peut être stocké dans une case, et seuls 50 objets peuvent être stockés. Si vous désirez stocker un objet, prenez l’objet et pressez-le contre cette page. Seul le porteur peut stocker ou retirer des objets du grimoire. Pour sortir un objet, un symbole avec votre objet apparaitra une fois l’objet stocké, vous pouvez toucher ce symbole pour vider la case et sortir l’objet désiré.

Cela paraissait facile selon la description, mais j’avais du mal à comprendre, stocker des trucs dans un morceau de papier paraissait ridicule.

– Autant essayer.

Le sac d’argent me vint à l’esprit, alors je le pressai contre la page. Ce qui se passa était véritablement incroyable. C’était comme si le livre avait aspiré le sac.

– …

Je regardai la première page nommée Porteur à nouveau. Il y avait 50 cases vides, et la case dans le coin en haut à droite possédait une petite image du sac noir. J’appuyai dessus pour vérifier si je pouvais le récupérer, la case émit une faible lumière et le sac en sortit.

– Ok …

Je continuai en rangeant mes deux sacs à l’intérieur du livre. C’était assez étrange, mais aussi extrêmement pratique.Je me demandais quelles seraient les prochaines pages, alors je tournai à la page suivante, nommée « Renvoyer et Appeler ».

– Vous pouvez renvoyer le grimoire quand vous le désirez, pour ce faire, il vous suffit de dire « Renvoyertout en y pensant. Le grimoire est stocké dans une dimension parallèle à l’intérieur de votre esprit. Il s’agit d’un objet attaché à son maître, et ne peut donc ne peut pas être volé, si quelqu’un essaye de le voler, le voleur sera maudit jusqu’à ce que le maître retire la malédiction. Les effets de la malédiction sont que le voleur deviendra repérable par le maître, et expérimentera de nombreuses maladies et vertiges. La malédiction peut-être modifiée une fois que le maître est assez avancé pour pouvoir utiliser le grimoire.

– Renvoyer !

Une fois ces mots sortis de ma bouche, le livre commença à disparaitre jusqu’à ce que je ne puisse plus le voir. Je regardai stupéfait ma main dans laquelle il se trouvait.

– Huh.

Je me remis à marcher, ne désirant pas rappeler le grimoire. J’avais vu suffisamment de magie pour aujourd’hui. Même si je n’étais pas fatigué physiquement, mon esprit lui, l’était, avec tout ce qui venait de se passer en une journée. Cette journée m’avait donné l’impression d’en avoir passé deux d’un coup.

 

Le jardin était énorme, décoré de multiples statues. Je marchai encore et encore tout en portant Stella. Le jardin devenait de plus en plus clair, et je pouvais apercevoir de moins en moins de buissons et sculptures sur le côté. Je tournai juste après un buisson en forme de dinosaure, et trouva une table juste à côté. Une personne se tenait là, avec de longs cheveux blonds, un chapeau blanc, un jean bleu, et une chemise blanche. Elle se tenait là assise sur une chaise, buvant ce qui avait l’air d’être du thé.

– Bonjour, pouvez-vous … ?

Je ne finis pas ma phrase, me rendant compte que le temps était arrêté. Je ne l’avais remarqué qu’après avoir vu la fille tenant sa tasse pendant environ une minute sans la poser ni faire le moindre bruit. Une autre chose à propos de cette capacité : elle me faisait passer pour un idiot.

Je m’approchai de la fille. Je ne pouvais pas bien voir son visage à cause de la tasse se trouvant devant, alors je remis le temps en marche.

– Bonjour.

– ?!

Elle se retourna, effrayée.

– Qui êtes-vous !?

– Je suis …

Tandis que j’étais sur le point de lui donner mon nom, je ressentis un étrange vertige, m’envahir. Je ressentis la fatigue s’introduire dans chaque cellule de mon corps, pénétrant ma tête, je me tins là pendant quelques secondes avant de m’évanouir ………….

 

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Une pensée sur “Le Rude Maître du Temps – Chapitre 7

  • 22 avril 2016 à 3 h 17 min
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    meme lui le dit qu’il ne peut pas ressentir la chaleur puisque le temps est arrêté, du coup il n’aurait pas du trouver la boule de feu chaude

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