Chapitre 62 : Bien Assez Tôt

 

– Arhh …

Je grognai en ouvrant lentement les yeux … Mon corps me faisait souffrir mais je ressentais en même temps une certaine chaleur et douceur. Mes jambes, mon torse et mes bras étaient tous immobilisés par quelque chose, mais cela n’était pas déplaisant … Mais maintenant, je devais vraiment me réveiller.

Je bougeai la tête un instant quand tout à coup, j’entendis un gémissement …

– Ahh ! … Uhm …

J’arrêtai de bouger ma tête et essayai tout d’abord de me réveiller de mon état à moitié endormi, me demandant où j’étais … Je me rendis vite compte que quelqu’un me tenait dans ses bras comme un coussin. Je levai légèrement la tête pour regarder la personne en question … De longues mèches de cheveux rouges recouvraient mon masque. Elles ne bloquaient pas ma vision et je vis je visage endormi d’une sublime femme. Elle me bloquait sur place avec ses jambes et ses bras, de plus, ses larges seins étaient collés contre mon torse et son corps nu faisait monter la température du mien … Enfin, pas métaphoriquement, littéralement. La femme était chaude au toucher mais pas inconfortable. Pendant un instant, je faillis vouloir rester dans cette position jusqu’à ce que je réalise qu’elle frottait ses parties intimes contre ma jambe, ce qui faisait monter ma température … métaphoriquement cette fois-ci.

Je regardai à nouveau on visage pour l’examiner. Elle avait une peau bronzée et de longs cheveux rouges. Je ne pouvais pas voir ses yeux puisqu’ils étaient fermés, mais ses lèvres étaient couleur rouge foncé, légèrement brillant. Elle était vraiment belle, en plus d’être nue, ce qui me faisait hésiter à regarder autre part que son visage … Je me mis à réfléchir et à e demander comment j’avas fini dans une telle situation. Je me souvins de la veille, de m’être couché … Ah oui, je me rappelais maintenant … Je regardai la femme aux cheveux rouges …

– Hestia ?

Je prononçai son nom. Je n’en étais pas absolument sûr, mais elle provenait probablement du Clavicula, ce qui signifiait que comme Leraje, elle avait été invoquée par une condition complétée à mon insu …

Je soupirai. Au moins, elle ne me causait pas de migraines contrairement à Leraje …

Je la contemplai à nouveau. Je pouvais sentir sa respiration, et une douce odeur émanait de son corps et me chatouillait le nez. Toutefois, je voulais vraiment sortir de son étreinte avant qu’elle ne fasse quelque chose de peu nécessaire. Tout à coup, je la sentis changer de position et elle se mit à bouger ses mains et ses jambes qui me touchèrent à des endroits bizarres. L’une de ses mains se dirigea vers mes fesses mais je m’empressai de la bloquer avec ma main gauche, mais cela ne l‘empêcha pas de se rapprocher de moi et de coller ses seins à mon torse nu … Ahh, je devais vraiment sortir de là …

N’ayant pas d’autre choix, j’arrêtai le temps.

Je soupirai de soulagement, mais je pouvais toujours sentir la poitrine d’Hestia contre moi. Je me séparai donc d’elle et sortis du large lit pour me diriger vers le canapé sur lequel était posé ma veste. J’enfilai en vitesse ma chemise et ma veste puis m’assis sur le canapé. J’observai la pièce, mais avant tout l’horloge, qui indiquai qu’il était 4h56 du matin.

Les autres femmes étaient toujours présentes dans la pièce. Elles étaient toutes endormies sur le lit, certaines dans les bras d’autres. Le fait qu’elles arrivent toutes à tenir dans un seul et même lit m’impressionnait.

Pendant que je regardais les filles, je vis Hestia et détournai immédiatement le regard. Elle était entièrement nue, et j’étais soulagé de ne pouvoir voir que son dos, même si cela me faisait bizarre de la voir enlacer l’air. JE remis donc le temps en marche en m’asseyant dans le canapé.

– Impressionnant. Tu es le premier à t’échapper de mon étreinte …

En remettant le temps en marche, j’entendis une voix de femme me parler. Elle m’était familière, et je savais de qui il s’agissait.

– Le premier ? Combien de personnes y a-t-il eu avant moi ?

Demandai-je, amusé. Hestia se leva du lit, m’exposant ainsi ses courbes explosives. Je m’empressai de détourner le regard, ce qui la fit sourire.

– Une seule personne, et c’est toi bien sûr. C’est un véritable miracle : depuis le début du Clavicula, personne n’avait réussi à m’invoquer avec succès étant donné que la condition à remplir était presque impossible …

Cela attisa ma curiosité, alors je lui posai la question évidente. Toutefois, je ne me tournai pas vers elle pour la poser.

– Quelle est cette condition ?

– La résurrection bien sûr ! Je suis un phénix, tu t’en rappelles ?

Elle sourit en me répondant, mais je pouvais repérer une certaine curiosité dans ses manières. Elle se demandait probablement comment j’avais réussi à ressusciter, mais je ne pouvais pas lui répondre … pour le moment.

Je me tournai à nouveau vers l’horloge accrochée au mur. Les secondes passaient tandis que je restais assis sur le canapé. Hestia était couchée sur le lit, toujours nue et n’ayant visiblement pas envie de mettre des vêtements. Cela me dérangeait vraiment mais je n’allais pas le lui dire tout de suite … Pas parce que j’étais un pervers, mais plutôt parce que je n’avais pas de raison de le faire.

– Parle-moi de toi. On s’ennuie à rester assis là sans rien faire.

Je me tournai à nouveau vers Hestia et regardai ses yeux orange. Elle avait l’air intéressée en me regardant. Même si nous ne nous connaissions que depuis 2 minutes, elle avait l’air de véritablement vouloir me protéger.

– Il n’y a pas grand-chose d’intéressant me concernant que tu aimerais savoir.

Répondis-je sèchement, ce qui rendit Hestia amère.

– Allons, il doit bien y avoir quelque chose … Par exemple, tes passions, tes rêves, ce que tu as fait par le passé où même tes parents …

Je réfléchis un instant avant de lui répondre,

– J’adore lire, mais je n’ai pas de rêves. Je n’ai jamais rencontré mes parents et je n’ai fait que travailler ces dernières années. Rien de bien intéressant …

Hestia parut hésitante et se remit à parler après quelques secondes,

– Hmm, d’accord, je comprends, et … as-tu déjà essayé de retrouver tes parents ?

Sa question me surprit. Honnêtement, elle m’ennuyait. Même Leraje ne parlait pas autant. Non … Il ne parlait pas beaucoup de lui ou de ce qu’il faisait. Nos conversations se résumaient à la dangerosité d’un individu ou s’il devait tuer les personnes essayant de nous attaquer moi et Stella … Mais comparé à Leraje, elle était un tout autre individu et j’étais certain d’invoquer des personnes encore plus bizarres à l’avenir. Je pouvais toujours leur ordonner de se taire et de s’occuper de leurs affaires comme Leraje le fait sans avoir reçu d’ordre de la sorte, mais en même temps … Je ne voulais pas les traiter comme des esclaves.

– Non, je n’y ai jamais pensé, et honnêtement, je m’en fiche.

 Répondis-je en me massant les yeux. J’avais assez dormi, mais mon corps était toujours endolori, la faute à Hestia.

– Pourquoi ?

Demanda-t-elle. Je me mis à réfléchir. Je me rappelai surtout de ma rencontre avec Chronos, de la discussion sur mon identité et ce qu’il m’avait répondu …

– Quand je te regarde, c’est comme si je regarde dans un trou noir, vide et profond. Je ne peux rien y trouver, et je ne peux l’arrêter.

Ses mots ne m’avaient pas vraiment aidés alors je les avais ignoré. J’avais d’autres choses à faire qui nécessitaient plus d’attention que mes petits problèmes familiaux. Et de toute façon, je vivais principalement pour le bien de Stella. Je m’étais toujours dit que du moment qu’elle était heureuse, je l’étais moi aussi. Mais pouvais-je vraiment affirmer cela sans me mentir à moi-même ? Et si je trouvais tout à coup mes véritables parents ? Que ferais-je ? Leur demanderai-je pourquoi ils m’ont laissé dans une prison magique pleine de criminels ?

Hah … Je devais me calmer. Ce sujet me frustrait sans raison … Je devais me concentrer, rester vigilant et faire ce que j’avais à faire sans dévier de ma trajectoire.

Tout à coup, je sentis quelqu’un à côté de moi. J’étais si perdu dans mes pensées que je ne l’avais pas remarqué, jusqu’à ce qu’elle me parle.

– Je suis désolée …

En revenant à la réalité, je me rendis compte qu’Hestia était assise à côté de moi et m’enlaçait contre sa poitrine. Je ne sentais rien à cause de mon masque, mais je m’en fichais et restais ainsi. Etonnamment, cela me reposait et me calmait.

– Je ne vous reparlerai plus de ce sujet, alors excusez-moi jeune maître. Vous pouvez me punir si vous le voulez …

Sa voix était sincère et emplie de regrets. Elle n’essayait pas d’embellir ses propos ou de me tromper.

En l’entendant dire ça, je vis pendant un instant une image apparaitre devant mes yeux. Celle d’un oiseau incandescent orange se tenant devant moi. Il me regardait de haut, mais une lumière d’intelligence brillait dans ses yeux et il souriait.

Je me séparai lentement d’Hestia et lui montrai 3 doigts.

– Tout d’abord, habille-toi. Ensuite, ne dis plus jamais ça ou quelque chose du genre. Et enfin, tu arrives 15 ans trop tard pour jouer les mères attentives alors arrête ça.

Je me levai du canapé et me dirigeai vers la porte. Il me fallait une bonne bouffée d’air frais afin de m’éclaircir les idées. Tandis que je marchais vers la porte, je vis Hestia matérialiser une sorte de robe rouge. Elle me répondit avec un doux sourire sur le visage,

– Est-ce que ça veut dire que j’arrive assez tôt pour jouer ta petite-amie ?

Je m’arrêtai sur place, tenant la poignée de la porte dans ma main. Un sourire apparut sur mon visage.

– Peut-être.

Ceci dit, je quittai la pièce et pénétrai dans le couloir. Je portais toujours mon masque et me rendis compte que je souriais … J’étais un idiot n’est-ce pas ?

 

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5 réflexions sur “Le Rude Maître du Temps – Chapitre 62

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    17 août 2016 à 12 h 04 min
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    Merci pour le chapitre 🙂

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    17 août 2016 à 16 h 31 min
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    Haha du hestia X dawn +_+

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    17 août 2016 à 19 h 46 min
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    Il etait assez court ce chapitre, mais merci en tout cas

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    17 août 2016 à 19 h 49 min
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    Je connais cette technique, c’est la technique du traversin, elle est redoutable xD

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