Chapitre 4 : Béni est l’ignorant

 

Edit : SerGe

 

 

La meneuse avait le visage figé, réfléchissant à une solution à la situation actuelle. Je commençais à m’impatienter par son silence, et secoua le pistolet dans sa direction, cela marchait.

 – Ok, ok, attends gamin ehm ….

 Elle regardait pensivement, et les deux autres déglutissaient en voyant leurs armes maintenant à ma taille.

 – Je vais te conduire, suis-moi gamin …

 Je la regardai pendant quelques secondes. Je n’avais jamais été bon pour lire les expressions sur les visages. En même temps, la seule personne avec laquelle j’avais interagi toute ma vie était ma petite sœur, et en plus, elle n’avait jamais été une très bonne menteuse…mais les livres aidaient beaucoup parfois, cela ne me prît donc pas beaucoup de temps à deviner qu’elle me mentait.

 – Ok.

Répondis-je.

 Elle me regarda, un peu déroutée par ma réponse. Je continuai à sourire tout le long de la conversation. J’avais lu que faire ça permettait de mettre la personne en confiance, mais je ne savais pas si ça marchait vraiment.

La femme se leva de sa chaise et dit.

– Quel est ton nom gamin ?

– Dawn

– Ok ‘’Dawn’’, suis-moi s’il te plait.

– ah un instant.

 Je m’arrêtai me souvenant de quelque chose. Je ne pouvais pas laisser les deux autres ici, elles pouvaient prévenir tout le monde de ma fuite.

– Stop

 Je me plaçai devant les 2 autres femmes et les frappa violemment à la gorge avec la poignée du pistolet, et juste pour être sûr, deux fois chacune, avant de redémarrer le temps.

* Blamblam* (sons de corps tombant au sol)

La femme censée me diriger fixa les 2 autres femmes inconscientes sur le sol, puis me regarda à nouveau. Je pouvais sentir quelqu’un tirer légèrement ma manche à côté de moi. Pendant tout ce temps, ma petite sœur était discrète, ne faisant pas un bruit, elle était vraiment courageuse.

– Vous nous menez madame ?

– Karot

– Carotte ?

– Ga-ro-te

 Je pouvais entendre à sa voix qu’elle était en colère en me corrigeant. De toute façon, ce n’était pas comme si je voulais lui demander de toute façon. Alors elle commença à nous mener vers la sortie. Cet endroit semblable à un tunnel était très grand. Je me demandai d’où venait l’air, il devait y avoir une pièce spéciale pour ça. Toutes les 5 minutes madame … Karot … ? Regardait en arrière vérifiant si j’étais toujours là. Tout le long du chemin, je n’avais pas relâché mon sourire, je pouvais sentir une crampe dans ma mâchoire, mais décidai de l’ignorer. Il le fallait si je voulais sortir d’ici.

 

Nous marchions depuis 15 minutes, je pouvais confirmer qu’elle nous menait à la sortie, parce que nous montions, mais comme je l’avais déjà dit, il n’y avait pas de fenêtres. Je ne pouvais même pas dire ce qu’était une fenêtre, je n’en avais vu que dans les magazines ou les livres. Je n’avais jamais vu le soleil ou le ciel, même pas une fois. À quel point était-ce triste, je me le demandais.

 – Ok, on y est presque

 Dit-elle. Je n’étais pas vraiment inquiet puisque grâce à l’étrange découverte de ces pouvoirs bizarres, je pouvais juste arrêter le temps et m’enfuir avec ma sœur. Mais je préférais rester tout de même vigilant en cas d’imprévu.

Stella était silencieuse tout du long. Elle ne regardait même pas la femme, même pas un simple coup d’œil. Elle tenait ma main droite et regardait au sol, je pouvais dire qu’elle était consciente de tout ce qui se passait, et qu’elle savait qu’elle nous ferait repérer si elle était bruyante. Au fond de moi, je ressentis que je ne pouvais pas toujours protéger ma petite sœur, mais je balayais cette pensée, ayant pour priorité de sortir d’ici.Tandis que nous marchions, passant de nombreuse porte et entrant de nouveaux corridors, je remarquai que certaines portes avaient un énorme O peint en rouge et d’autres des X, aussi en rouge. Je ne lui demandai pas ce que cela voulait dire, mais je devenais de plus en plus curieux. Je gardais mon arme pointée dans sa direction, juste pour la dissuader et lui mettre la pression. Bien sûr, je savais comment le pistolet marchait, mais je n’avais jamais tiré auparavant, comme vous pouvez l’imaginer.

Nous approchions d’un escalier montant quand tout à coup, j’entendis quelque chose … quelqu’un pleurait. Je m’arrêtai et regardai dans la direction d’où venait le bruit. Ce n’était pas vraiment des pleurs, c’était trop calme, plus un gémissement. Le bruit venait d’une autre porte avec dessus un O peint en rouge. Je commençais à devenir trop curieux, et demanda.

 – Qu’y a-t-il derrière ces portes, madame Karot ?

 Elle se tenait là comme figée. Je ne pouvais pas dire ce qu’elle pensait, mais je la vis trembler pendant un instant, elle se tourna dans ma direction en souriant, mais son sourire était bien trop factice pour être vrai, enfin ce n’était pas comme si le mien était mieux.

– C’est juste une réserve.

 C’était un très mauvais mensonge, une part de moi voulait juste ouvrir la porte pour que je puisse voir de moi-même, mais …

Pendant que je réfléchissais, je regardai la porte, et à nouveau je pouvais entendre les gémissements. Je me tenais là, collé au sol et fixant la porte. La femme me regardait en transpirant nerveusement.Je commençai à m’approcher de la porte.

 – Attends gamin.

 Je me retournai vers elle, j’étais déjà juste en face de la porte, prêt à l’ouvrir.

 – Quoi ?

 Demandai-je. Elle commençait à transpirer encore plus après ma question.

 – C’est fermé.

Dit-elle. J’ignorai sa réponse et ouvris la porte, sans surprise, c’était ouvert. J’ouvris la porte et regarda à l’intérieur. C’était totalement vide, à l’exception d’un lit, et quelqu’un était sur ce lit.

 – …

Je regardai la femme les sourcils levés, elle évita mon regard et fixa le sol. Je grognai et m’approcha du lit. En regardant de plus près, on pouvait voir que la couverture du lit était couverte de petites et grosses taches rouges de toutes les formes, ça sentait aussi très mauvais et … les gémissements se firent plus bruyants.

 – Onii-chan … partons …

 Je regardai ma petite sœur. Je pouvais voir la peur dans ses yeux, mais je ne comprenais pas pourquoi elle était effrayée. Je me retournai vers le lit, la couverture couvrait quelqu’un, peut-être que cette personne pouvait m’aider.

 – Bonjour, monsieur/madame, pouvez-vous nous aider ?

– …

Aucune réponse, aucun mouvement, mais je ne voulais pas abandonner, alors je décidai de lui parler face à face. J’étais sur le point de retirer la couverture quand tout à coup.

 – ?!

 Quelqu’un avait attrapé mon bras, m’arrêtant, alors je regardai cette personne. C’était la femme, elle était effrayée, mais je ne parvenais pas à comprendre pourquoi.

 – Retire ta main.

Dis-je d’un ton profond, et effrayé, elle retira sa main, regardant de l’autre côté elle parla.

– Je ne pense pas qu’il puisse te répondre gamin.

– Et pourquoi ça ?

Je demandai, elle ne répondit pas alors je l’ignorai et retira la couverture.

Je regardais la personne couchée là, je ne pouvais pas voir son visage. Il était penché de l’autre côté. Stella trembla et commença à me tirer vers la porte.

 – Partons onii-chan, il dort, on ne devrait pas le réveiller.

Je n’arrivais pas à comprendre sa logique, je regardai la personne de plus près, ses vêtements étaient normaux à part … qu’ils étai
ent aussi tachés de rouge. J’étais sur le point de parler jusqu’à ce que je vis autre chose, il n’avait pas d’oreilles…

 -…

 Mes yeux s’ouvrirent grand, la personne ne pouvait pas m’entendre, je venais juste de le remarquer. À côté de ses oreilles, il y avait de la peau déchirée, ou du moins qui paraissait déchirée, apparemment c’était guéri, mais cela paraissait charnu, comme si ça allait tomber à tout moment … je fis un pas en arrière vers la porte et me retourna. Marchant dans le corridor, Karot recommença à nous conduire vers la sortie. Elle ne disait pas un mot après ça, pas qu’elle soit vraiment bavarde de toute façon. J’avais aussi arrêté de sourire, et nous continuâmes à la suivre, avant de découvrir que nous avions atteint le toit, ou plutôt, nous étions entrés dans le toit.

 

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Une pensée sur “Le Rude Maître du Temps – Chapitre 4

  • 25 avril 2016 à 0 h 07 min
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    sa me fai pensai a un film d’horreur Hotel un truck comme sa bon en tout cas c un vieu film 2003-2006 par la
    ct des gens riche qui paye pour torturé t’aure (pas du SM bien de la tortur)
    merci pour le chapitre

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