Chapitre 37 : Chaleur

 

– Aaaaaarhhggg !

Vladimir cria. A l’instant où les flèches transpercèrent ses genoux, il tomba sur son derrière et pu voir ses jambes se momifier petit à petit, rétrécissant et devenant sèches, d’une couleur verdâtre.

– Quoi, pourquoi ?! Je pensais que nous avions un marché !

Vladimir cria en direction de Leraje, le visage horrifié, tandis que Leraje se contentait de me regarder. Nous étions là pour capturer Vladimir, alors je donnai un simple mouvement de tête vers Leraje. Pour je ne sais quelle raison, Leraje et moi nous n’avions pas vraiment besoin de parler pour savoir ce que voulait l’autre : il comprit ce que je voulais dire et frappa Vladimir au visage, le faisant tomber dans les pommes.

– ATTENDS DEMON !

Illeana s’avança, et les autres reprirent leurs esprits. Je pouvais percevoir en elle une certaine vigilance, son corps et ses yeux étaient fixes : elle me jeta un léger regard.

– Et si nous nous calmions un instant ?

Offrais-je.

 Illeana me regarda, puis elle regarda Leraje. Il avait gardé son arc dans sa main gauche, mais ne tendait pas la corde, toutefois, il restait assez menaçant.

– Dites à ce démon de lâcher son arc !

– Leraje ?

Il hocha la tête et l’arc vert de lumière disparut.

– Bien, nous devrions nous présenter, qu’en pensez-vous ? Mon homme ici présent a lâché son arme, ne devriez-vous pas faire de même ? En tout cas, la seule raison de notre présence ici est pour récupérer cet homme.

Je pointai Vladimir.

– Et c’est tout.

 Je fis un large sourire à la fin dans le but de paraitre plus amical … ce qui ne marcha probablement pas étant donné que Vladimir, les jambes momifiées, gisait devant moi.

Etonnamment, Illeana rétracta ses griffes, et ses yeux retournèrent à la normale. Je pouvais toujours entendre le chaos juste en bas. Apparemment de nombreuses personnes se battaient, criaient, hurlaient, mais par-dessus tout, deux autres personnes se trouvaient au dessus du bâtiment, flottant en l’air. Cela ne présageait rien de bon, étant donné qu’il s’agissait de 2 démons. Ils devaient être là pour faire le ménage.

– Qui êtes-vous ? Que faites-vous là ? Qu’êtes-vous ?

– Même si cela ne me dérange pas de répondre à vos questions, je ne pense pas que nous puissions continuer à discuter tranquillement. Des personnes dans le ciel attendent de nettoyer.

Illeana, les yeux grands ouverts, commença à concentrer son attention au dessus de nous. Je pouvais ressentir des espèces de cordes sortir de son corps et se diriger vers les fenêtres …. Etait-ce de la magie ? Non, ça ne ressemblait pas à du mana, il s’agissait juste d’une aura blanche transparente, qu’était-ce ?

Elle soupira et dit,

– Vous avez raison, dans ce cas, je n’ai besoin que d’une seule réponse de votre bouche. Si vous me donnez la mauvaise réponse, dans ce cas je n’aurais d’autre choix que de vous éliminer.

Elle me lança un regard acéré. Leraje était sur le point d’invoquer son arc à nouveau, mais je secouai la tête.

– Travaillez-vous avec les démons ?

C’était facile.

– Non.

Elle hocha la tête et commença à marcher vers moi, puis me tendit sa main en souriant. En tant que femme mature, elle était vraiment très belle.

– Mon nom est Illeana Alkaeva, je suis la présidente de cet établissement. La jeune fille avec les cheveux noirs et les yeux marrons est ma petite fille, Alisaa Alkaeva. Elle a 15 ans si vous voulez savoir.

La petite fille derrière grogna ; elle ne parlait pas, mais trouvait probablement le choix de mots de sa grand-mère questionnable.

En souriant, je lui serrai la main.

– Mon nom est Dawn Timer, je travaille comme garde du corps pour Cecilia Greenwood.

Illeana ouvrit à nouveau grand les yeux en entendant ma profession. Elle jeta un regard à Vladimir, et hocha la tête.

– Cela explique pourquoi vous êtes là, Dawn … Mais, qu’en est-il de lui ?

Elle parlait de Leraje. Il ne dit rien et ne réagit même pas en voyant qu’elle l’excluait totalement de la conversation.

Je laissai échapper un sourire amer. Je ne savais toujours pas comment expliquer sa présence à Stella et Cecilia, alors comment pouvais-je le faire à un total étranger ? De toute façon, j’allais bien à un moment devoir l’expliquer, alors autant essayer.

– Il travaille pour moi devrais-je dire, enfin non … C’est plutôt qu’il n’a pas d’autre choix que de travailler pour moi. Ne vous inquiétez pas, je n’ai passé de marché avec personne pour qu’il travaille avec moi, si c’est ce que vous pensiez.

Elle me fixa pendant un instant, avant d’accepter ma réponse.

– Je vous crois. Autre chose que je voulais savoir … Quel âge avez-vous ?

Je plissai légèrement les yeux.

– Pourquoi une telle question ?

Elle ria.

– Ce n’est pas tous les jours que je rencontre un étrange, et beau jeune homme sortant tout à coup de mon placard, de plus, vous avez réussi à soumettre un démon ; une race connue pour sa malveillance et son égoïsme.

 Je pus entendre Leraje grogner derrière moi.

– C’est déjà mieux qu’un suceur de sang comparable à un moustique.

– Regardez qui parle. Petit chien, je pensais que tu ne suivais que les ordres de ton maître.

Je pouvais littéralement voir des étincelles jaillir entre les deux. Leraje n’aimait pas les vampires, ça je le savais, mais je n’arrivais pas à comprendre Illeana. Peut-être était-ce parce que les démons étaient réputés pour faire le mal ? Mais moi, personnellement, je ne décrirais pas Leraje comme maléfique. Il pouvais tout à fait tuer, certes, mais c’était parce qu’il avait été entrainé à ça.

– Ahem !

J’éclaircis ma gorge. Je pouvais sentir les deux dans le ciel descendre, et Leraje et Illeana aussi.

Leraje se tourna vers moi.

– Vous voulez que je m’en occupe, mon Seigneur ?

– Je souhaite les interroger, capture-les si possible.

Illeana haussa un sourcil en regardant Leraje.

– Ne sont-ils pas de la même race que toi, démon ? Je pensais que votre race avait un sens puissant de la fraternité ; cela me fascine de voir que tu peux les trahir aussi facilement.

Ria-t-elle avec sarcasme.

Leraje se contenta de la regarder froidement, lui faisant ravaler sa salive. Je pouvais ressentir son aura même de l’endroit où je me tenais ; elle venait apparemment de toucher à l’une de ses convictions.

– Ils ont déjà trahis notre race en faisant de mon Seigneur leur ennemi.

Puis Leraje quitta la pièce. D’ailleurs, j’avais oublié de lui demander ce qu’il faisait là. Ne lui avais-je pas dit de fuir si possible ?

– Votre servant est vraiment étrange pour un démon, cela ne me dérangerait pas d’avoir quelqu’un comme lui …

Illeana se lécha les lèvres, amusée … Oh, si seulement elle savait qu’il n’était pas à l’aise avec les femmes, peut-être qu’elle se l’accaparerait directement … Mais ne parlons pas de ça.

Sa remarque me fit légèrement trembler.

– Alors, qu’allez-vous faire étant donné que Leraje va s’en occuper ?

– Oh, il va le faire ?

– Oui.

J’étais entièrement confiant. Je devais encore rencontrer quelqu’un d’aussi rapide que Leraje. Ses capacités avec son arc extraordinaire étaient aussi exceptionnelles.

 – Très bien, je vais contacter le Conseil et leur parler de ce qui viens de se passer …

– Attendez !

Je l’arrêtai.

– Qu’y-a-t-il ?

Demanda-t-elle, confuse.

– Vous pouvez prévenir le Conseil, mais ne leur parlait pas de moi, dites-leur juste que vous avez vu des personnes inconnues emmener Vladimir, rien d’
autre.

– Et pourquoi devrais-je ?

La raison pour laquelle je ne voulais pas que les membres du Conseil me connaissent était que cela risquait de devenir très ennuyeux à expliquer, comme par exemple comment je m’étais introduit ici ou bien la présence de Leraje. S’ils essayaient de creuser mon passé, ils pouvaient découvrir que j’étais dans la prison. Cela risquait de faire apparaiter de nombreuses choses que je préférais garder cachées. A part le maison Greenwood, personne d’autre ne devait le savoir.

– Je n’ai pas envie de tout leur expliquer.

Elle regarda pendant une seconde les jambes de Vladimir ; elles étaient maintenant presque non-existantes et sentaient la mort elle-même, une odeur nauséabonde de souffre. Si ce n’était pas pour le pantalon cachant es jambes, n’importe qui vomirait probablement.

– Je vois pourquoi.

Je laissai échapper un soupir soulagé … Mais de courte durée.

– Mais j’ai une condition !

Je la regardai, d’un air ‘’Es-tu sérieuse ?’’.

– Haha, maintenant que je sais que tu es le garde du corps de la jeune maîtresse de la famille Greenwood, j’aimerais que tu lui présentes ma fille. Si elles arrivent à entrer dans une bonne relation, à l’avenir une grande chaleur pourrait être retirée des arcanes contre nous. Qu’en penses-tu ?

J’étais sur le point de répondre quand tout à coup un hurlement retentit dehors.

– POURQUOI !?

 

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3 pensées sur “Le Rude Maître du Temps – Chapitre 37

  • 28 mars 2016 à 14 h 39 min
    Permalink

    j’aimerais que tu lui introduises ma fille. Si elles arrivent à entrer dans une bonne relation, à l’avenir un grande chaleur pourrait être retirée des arcanes contre nous. Qu’en penses-tu ? »
    que tu lui présente ma fille (elle avait pas dit petite fille?) est mieux, je trouve, même si introduire fait bien aussi.
    par contre je comprend pas du tout la fin.
    « à l’avenir un grande chaleur pourrait être retirée des arcanes contre nous »
    What ?

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    • 28 mars 2016 à 14 h 45 min
      Permalink

      Moi aussi j’ai hésité, mais il y a bien écrit  »fille » et pas  »petite-fille ».
      Quand au truc des chaleurs et arcanes …. Je n’ai absolument aucune idée de ce que c’est ! En tout cas, c’est ce qu’à écrit l’auteur.

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      • 31 mars 2016 à 13 h 21 min
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        Ah … les anglais …

        Répondre

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