Chapitre 35 : L’Aube du Sang Pur

 

Des lumières vives, de la musique assez forte pour rendre sourd et tout un tas de jeunes drogués dansants comme des fous …

En regardant autour de moi, ce club était vraiment un paradis pour les vampires ; ces personnes ne savant plus ce qu’elles faisaient et prêtes à accepter n’importe quoi étaient des proies parfaites pour des vampires. Et à en juger par le garde, cet endroit était bien contrôlé par eux. Je me demandais même si c’était vraiment légal … Pas le fait d’attaquer les humains, mais les drogues flottant dans l’air. Grâce à mon expérience en création de drogues, j’étais en quelque sorte devenu immunisé aux drogues et poisons en général. Peut-être pouvais-je même essayer cette théorie ave l’alcool pour voir si j’avais une bonne constitution ?

– Allons chercher à boire puis déhanchons-nous !

Megan avait l’air très excitée et Vick avait aussi l’air plus énergique qu’avant. Toutefois, Leraje était comme d’habitude, il devait probablement avoir lui aussi une certaine résistance aux drogues. Il regardait autour de lui, pas parce qu’il était curieux, mais parce qu’il avait l’impression de s’être jeté dans la gueule du loup, ce qui était vrai.

– Bien sûr, allons-y !

Répondis-je en souriant.

Je donnai un léger coup de coude à Leraje.

– Essaye de les distraire. Pour la dance, je passe. Essaye juste d’éviter que les vampires ne te remarquent. Pour l’instant, je ne vais pas avoir besoin de toi, mais si la situation dégénère, fuis. Si ces vampires remarquent ce que tu es, contente-toi de leur dire que tu es là pour t’amuser. Nous n’avons pas toute la nuit, le garde va probablement prévenir ses supérieurs de notre arrivée, alors faisons vite.

Il hocha la tête et nous arrivâmes au bar.

– Deux téquilas s’il-vous plait ! Et vous deux ?

Je sortis un rouleau de billet de ma poche de poitrine et en sortis 200 dollars.

– Je vais payer, mais je n’ai pas vraiment soif.

Megan et Vick eurent l’air surprises en me voyant sortir tant d’argent de ma poche mais l’ignorèrent vite. Leraje ne savait pas trop quoi faire, et commanda juste une téquila lui aussi.

Je regardai la barmaid ; ses yeux brillèrent lorsqu’elle vît l’argent dans ma main. Je concentrai mou ouïe, cela aurait été  plus facile sans la musique mais j’y parvins et comme je m’y attendais ; elle était une vampire.

– 3 téquilas en route !

Dit-elle, une teinte de joie dans sa voix.

Je lui donnai l’argent et elle me rendît 50 dollars. Je pus sentir sa peau glacée toucher ma main. Ce n’était pas étonnant qu’ils soient considérés comme des morts-vivants, étant donné que leur température corporelle était aussi basse. En y pensant, cela me donna un léger frisson. Elle leva un sourcil, remarquant probablement ma réaction.

Nous commençâmes à discuter un peu en face du bar. Leraje essaya de mener la conversation, afin de les distraire, mais sans succès, étant donné qu’il ne connaissait pas grand-chose de ce monde. Mais ce n’était pas un problème, étant donné que Megan et Vick avaient l’air de tomber sous l’influence de la drogue. J’avais eu à peine besoin de parler, et ces deux là avaient déjà englouties leur téquila, tandis que Leraje n’y avait même pas trempé les lèvres.

– Votre ami est plutôt unique, n’est-ce pas ?

S’exclama la barmaid.

Elle nettoyait un verre tout du long de notre conversation. Le bar ici était pratiquement désert. Pour une raison ou une autre, pratiquement chaque client se trouvait sur la piste de danse. Elle avait probablement remarqué que Leraje n’était pas humain. La raison pour laquelle les vampires pouvaient faire cela était que je les soupçonnais d’avoir une ouïe surdéveloppée telle que la mienne. Lorsque j’essayais d’écouter les battements de cœur de Leraje, j’entendais quelque chose ressemblant au flot d’une rivière, à la place d’un battement … Plutôt bizarre ; cela me fait émettre pleins de questions sur l’anatomie des démons.

Je jetai un coup d’œil à Leraje. Il parlait d’une guerre s’étant déroulée dans son monde. Les deux filles pensaient probablement qu’il parlait d’un livre ou d’une émission de télévision, et n’avait pas l’air dérangées ; les drogues devaient déjà prendre effet.

Je me retournai vers la barmaid.

– Ouais, je l’ai rencontré il y a quelques mois. Il est plutôt discret la plupart du temps, mais peut parfois être amusant.

Elle examina Leraje.

– Je peux voir ça.

Elle vérifia la propreté du verre dans ses mains et le reposa sur les étagères derrière elle.

– Je peux vous demander quelque chose ?

Elle eut l’air confuse, mais sourît et acquiesça.

– Tu peux me demander n’importe quoi beau gosse, mais est-ce que tes parents savent que tu es là ?

Je ne savais pas que les vampires pouvaient voir l’âge d’une personne. Peut-être que moi aussi je le pouvais ?

Avec un sourire amer, je répondis.

– Si jamais vous les rencontrez, dites-leurs que moi aussi j’aimerais bien savoir ce qu’ils en pensent.

Elle s’arrêta de sourire et leva un sourcil ; elle avait probablement réalisé que je lui disais la vérité, mais même si je mentais, elle n’avait aucun moyen de le savoir.

– Très bien. Nous avons tous nos questions dans la vie jeune homme alors, que veux-tu savoir ?

Elle avait l’air de franchement s’ennuyer et de vouloir passer le temps. Il était vrai que cette fête n’était pas là pour promouvoir la conversation, vu le volume sonore de la musique.

– J’ai entendu dire que les prix étaient réduits de moitié cette nuit pour les couples, vous savez pourquoi ?

Une lueur traversa ses yeux. J’étais certain qu’elle en savait quelque chose.

– Non, je ne sais pas. Le manager en a juste décidé ainsi.

Apparemment ce qu’elle savait, elle n’allait pas me le dévoiler.

– D’accord, j’étais juste curieux, ah, et autre chose …

Et ainsi, je commençai à la questionner. Je regardai aussi de temps en temps l’heure, car j’allais devoir ralentir le temps et retourner à la maison dans quelques minutes. J’étais vraiment inquiet, mais je voulais tout de même être à l’heure. De ce que j’avais obtenu de la barmaid, un jour le manager a décidé d’organiser cette fête sous les ordres du président. Apparemment des personnes de Russie appartenant à une branche du club sont venus afin d’apporter une bonne nouvelle. Ainsi, ils avaient décidés de la célébrer.

– Dans ce cas pourquoi en couple ? N’auraient-ils pas juste pu réduire le prix de moitié pour tout le monde ?

J’avais l’air de commencer à l’ennuyer, mais elle était quand même très patiente, je lui accordais cela.

– Uhh, je ne sais pas ! Peut-être qu’ils veulent attirer plus de monde, je ne suis pas le manager, ok ?!

J’hochai la tête et me retournai vers Leraje …. Pour voir le visage de Megan à 5 centimètres du mien.

– Hey ! Allons danser !

Megan vacillait légèrement, et son visage avait pris une fine teinte de rose. Vick n’avait pas l’air d’aller mieux, tandis que Leraje l’aidait à tenir debout. Je remarquai aussi que la quantité de drogues dans l’air était un peu plus importante qu’avant. Venaient-ils de renouveler les doses utilisées tout à l’heure ?

– J’ai besoin d’aller aux toilettes, vous pouvez commencer à danser sans moi ! Je reviens bientôt.

Je sautai de mon siège. Megan avait l’air de vouloir répondre, mais Leraje lui dit à elle et à Vick quelque chose et ils se dirigèrent vers la piste de danse. Je lui lançai un regard, lui rappelant de rester vigilant : nous n’allions pas
rester ici longtemps.

Lorsque j’entrai dans les toilettes pour hommes, celles-ci étaient très propres et désertes. Je ne pouvais pas sentir la moindre mauvaise odeur, même avec mon odorat surdéveloppé. Je me demandais si le personnel de ménage était aussi des vampires ; de ce que j’avais vu, tous les employés ici étaient des vampires.

Je regardai mon reflet dans le miroir : mes yeux dorés brillaient, la barmaid avait sûrement dû trouver ça bizarre. Je savais qu’elle avait essayé de dévoiler ma véritable identité à de multiples reprises, mais avait juste trouvée que j’étais un humain. Elle devait probablement penser que je portais des lentilles de contact. Mes cheveux étaient un peu en désordre. Il faisait chaud dans la pièce, et celle-ci était humide à cause des drogues ; je jurai pouvoir voir de temps en temps des nuages roses. Qu’est-ce qu’ils préparaient ?

 J’ouvris la fenêtre afin de laisser passer un peu d’air frais : il était temps de commencer ma recherche.

– Stop !

Tout se tut autour de moi. Aucun son ne pouvait être entendu. C’était comme si tout le monde avait disparu. Je sortis des toilettes.

– Hmm.

Je m’arrêtai une seconde devant le miroir. Mon reflet qui était là lorsque je me tenais devant le miroir était toujours présent. Il n’avait pas bougé d’un centimètre.

– Bien.

Je quittai les toilettes. Tout était comme je m’en doutais, immobile dans le temps. Je pouvais voir Leraje et les deux filles dansants sur la piste ; Leraje avait vraiment l’air embarrassé.

La barmaid se tenait toujours là, à laver ses verres. Je ne comprenais pas pourquoi les barmans étaient toujours obsédés par la propreté de leurs verres.

Je commençai à me diriger vers les escaliers menant à l’étage. J’y avais déjà jeté un coup d’œil, et deux hommes baraqués les gardaient ; ils étaient tous les deux habillés en noir et portaient des lunettes de soleil. Au départ, en les voyants, je pensais qu’ils étaient des vampires, mais je me trompais. Mais ne vous méprenez pas ! Ils n’étaient pas humains non plus, les battements de leurs cœurs étaient normaux, mais la circulation de leur sang était différente de celle d’un vampire ou d’un humain. Je n’avais pas le temps de me pencher plus en détail sur la question, et me contentai de passer à côté d’eux et de monter les escaliers.

En pénétrant à l’étage, je me trouvai tout à coup dans un grand hall menant à de nombreuses pièces. Il y avait aussi 4 caméras placées dans chaque coin de la pièce. Le miroir dans les toilettes m’avait donné une information cruciale : si j’arrêtai le temps  tandis que quelque chose capturait mon image, il l’enregistrait, ce qui voulait dire que si j’avais arrêté le temps ici devant les caméras, elles auraient eues une image de moi, disparaissant la seconde d’après.

Je me dirigeai ensuite vers une pièce au hasard. Je devais en finir rapidement, je ne voulais pas geler le temps plus que nécessaire, car plus je perdais mon temps, plus la fatigue allait m’emporter une fois le temps remis en marche … Et je ne parlais pas de petites courbatures, mais de douleur traversant tous le corps et le rendant hors service pendant 24 heures.

Je me mis à fouiller les pièces unes par unes. Le bâtiment n’étais pas aussi grand que la prison ou que la maison de Cecilia, mais il était tout de même plus grand que ma maison, et de loin. Il y avait de temps à autre une ou deux personnes dans les pièces, mais la plupart avaient l’air désertes. Il n’y avait pas de second étage, étant donné qu’il n’y avait pas d’autres escaliers montant.

– Huh ?

En entrant dans l’une des pièces, je fus surpris de voir une fille assise sur une chaise, lisant un magazine de mode. Elle avait l’air très jeune, entre 15 et 18 ans, à peu pèrs mon âge.

Je la regardai un instant ; elle avait l’air de s’ennuyer, parcourant les pages de son magazine. A côté d’elle se tenaient deux gardes à sa droite et à sa gauche ; la chose surprenant était que je connaissais l’un des deux !

C’était Rupert !

Comment était-il arrivé ici ? Steward ne l’avait pas capturé ?

L’autre, se tenant à gauche, était une fille ; elle avait aussi l’air très jeune, mais vu son apparence, elle devait être une jeune adulte, elle n’était pas non plus très grande, et mesurait une tête de moins que moi.

Une porte se tenait derrière ces trois-là. D’après la position des deux, j’en déduisis qu’ils étaient les gardes du corps de la fille.

Je la regardai de plus près : elle était vraiment très belle, avec de longs cheveux noirs et des lèvres rouges vives, sa peau était aussi pale, mais pas cendrée comme la plupart des vampires que j’avais vu jusqu’à présent, plus brillante comme de l’ivoire. Ses yeux étaient marrons mais je pouvais aussi y voir du noir. Elle mesurait à peu près la même taille que moi, faisant d’elle une fille assez grande pour son âge.

Je me demandais qui ils étaient et ce qu’ils faisaient là. En tout cas, cette fille devait attendre quelque chose et les deux autres la gardaient.

Je passai entre eux et était sur le point d’ouvrir la porte quand tout à coup …

– ?!

Je sursautai et regardai à mes côtés. La fille était toujours figée, comme une statue lisant par ennui son magazine.

J’étais surpris. La raison était que j’avais ressenti une sensation à mon poignet, comme si quelqu’un le serrait fort pendant une seconde. Je vérifiai, mais il n’y avait rien.

Mon regard se promena entre la porte et la fille. Ses yeux brillaient, comme si elle «était consciente de tout ce qui se passait. Je soupirai. Je réfléchissais trop …. J’étais sûr …. Au moins à 90% … Naaan !

J’ouvris vite la porte et trouvai ….

 

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Une pensée sur “Le Rude Maître du Temps – Chapitre 35

  • 20 janvier 2018 à 0 h 32 min
    Permalink

    comment il arrive a entendre le pouls des gens quand le temps est en pause?…

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