Chapitre 25 : La Mage

 

– On dirait que je n’ai plus le temps. Je vais devoir y aller.

Quand elle entendit mes mots, elle parut pour une raison déprimée, mais reprit aussitôt ses esprits et acquiesça. Elle secoua la tête et serrant fort son petit poing, me demanda avec une faible voix qu’une personne normale n’aurait pas pu entendre.

– Ehm … est-ce que tu vis ici, ou ….

– Je ne vis pas ici, mas j’y viens chaque jour pour mon travail. Je suis libre la plupart du temps pare que mon employeur étudie à l’académie, qui est relativement bien gardée. C’est pourquoi, je peux te rendre visite si tu veux ?

Lui dis-je avec un large sourire. Sera eût l’air heureuse pendant un instant, jusqu’à ce qu’elle remarque son propre sourire et baisse les yeux, les joues rouges vives, mais toujours souriante.

– J-J’ai cours de 8h00 à 12h00, j’assiste aux cours du matin …

J’y réfléchis. Cecilia et Stella avait cours de 13h00 à 17h00, alors je pouvais la voir à la fin de ses cours, ou peut-être la ramener chez elle ? Je n’étais pas bien sûr, nous ne nous connaissions pas très bien, cela pouvait donc se retourner contre moi.

– Très bien, nous pourrions nous retrouver ici et discuter un peu plus. Je voulais aussi te demander à propos e ces dém-

– (Bip Bip Bip)

Mince, j’avais complètement oublié le téléphone.

Sera remarqua aussi la sonnerie et me fit un signe de la main en souriant.

– Demain à 13h00, je serais là.

Sera hocha vigoureusement la tête, et me dit au revoir. Je sortis de la pièce.

Je me rendis à la réception et trouvai le libraire borgne, les livres posés sur le comptoir, il avait l’air de s’ennuyer. Une fois qu’il m’aperçut, il me donna les documents attestant que la propriétaire des livres était maintenant Stella, et qu’ils avaient déjà été précommandés et payés à l’avance par quelqu’un. Je signai les documents, et tournai le regard vers la pile massive de livres. Il y avait au total 46 livres, parfois en plusieurs volumes, sur de nombreux types de sujets. Je commençai à m’inquiéter pour ma petite sœur. Allait-elle réussir à comprendre ne serait-ce que la moitié ? …. Nous verrons.

Une fois les documents signés, le libraire affirma avoir des choses à faire, et quitta la réception. Puisqu’il était maintenant hors de vue, j’appelai le grimoire et stocka les livres à l’intérieur. Tandis que je fis cela, je me rendis compte que des objets d’un même type pouvaient être stockés ensemble, dans une seule des cases du livre, ce qui voulait dire qu’un bloc de stockage du grimoire contenait maintenant 46 livres. Je devais avouer que les livres étaient vraiment utiles, en particulier celui-là.

– Allo ?

Je pris enfin l’appel. La raison pour laquelle je n’avais pas répondu la première fois était que je ne voulais pas être malpoli en face de Sera, et que je voulais d’abord m’occuper des livres.

– Où es-tu …

Cecilia avait l’air en colère … Eh … effrayante.

– Je suis en train de sortir de la librairie avec les livres de Stella. Un problème ?

Demandai-je.

– Non, pas vraiment, c’est juste que tu n’as pas répondu à mes 2 premiers appels. Que faisais-tu ?

Demanda-t-elle, suspicieuse de quelque chose.

– Je parlais ave quelqu’un et je n’ai pas vu le temps passer. Désolé.

– Hmm.

Puis le silence s’installa pendant une bonne minute. Je pensais qu’elle avait raccroché mais ce n’était pas le cas.

– Bon, viens ici, à l’académie. Stella commence à s’inquiéter …

– Oui.

Je raccrochai rapidement et commençai à courir en ralentissant le temps. C’était bien plus rapide comme cela, de plus, j’avais récupéré un peu d’énergie à la librairie. Tandis que je courais, je repensais à Sera. Elle était un vrai dragon, la première fée que j’avais rencontré. Mais ce qui me dérangeait, c’était que les fées étaient généralement utilisées comme esclaves. Même s’ils étaient considérés comme des animaux de compagnie, ce n’était pas différent d’esclavage. Si Sera était découverte et capturée, il était fort possible qu’elle devienne une esclave. Heureusement, elle utilisait une sorte de magie d’illusion pour cacher ses cornes. Même la pièce et les escaliers y menant dans la librairie avaient été apparemment bien cachés, parce que quand j’ai demandé au libraire, il m’a dit qu’il n’y avait pas de pièce là où se trouvait Sera.

Je remis le temps à la normale et m’arrêtai sur la cour principale de l’école. Je pouvais voir de nombreux étudiants discutant et circulant dans la cour. J’assumai que tous ces élèves étaient nouveaux à l’académie. Certains avaient l’air d’avoir entre 12 et 15 ans et portaient des robes blanches.

Tandis que je cherchais Stella et Cecilia, je réalisai que je sortais vraiment de l’ordinaire avec mes vêtements, mais surtout, mon visage était un véritable appât à filles et femmes …

– Hey regarde, tu ne le trouves pas trop mignon ?!

– Il n’a pas de robe, je me demande ce qu’il fait là ? Les règles obligent quiconque entrant à l’académie à porter une robe non ?

– On s’en fiche, allons lu parler avant que quelqu’un ne l’attrape avant nous. Heheheheheh …

Un frisson parcourut ma colonne. Je pris en vitesse le masque accroché à ma poche de poitrine et le mît en un instant. Parce que j’avais ralenti le temps en arrivant ici, très peu de personnes avaient vues mon visage, mais ce masque me paraissait très peu confortable. Il ne dérangeait pas mon champ de vision, il avait l’air d’avoir été enchanté par Steward. Il paraissait plus comme une deuxième peau et un bouclier pour mon visage. Mais le fait qu’il soit artificiel m’était peu confortable.

Tandis que je mis le masque pour cacher mon visage, il était déjà trop tard.

– Hey, est-ce que tu veux rejoindre notre club ? Nous étudions l’alchimie et les créatures !

– Non, joins notre club, nous nous étudions les bases de la magie !

– Hey, nous étions là en premier, il va joindre notre club alors casse-toi, mégère.

– Qui a dit que parce que vous étiez là en premier il allait rejoindre votre club pathétique, blondasse ?

 Il y avait déjà trop de filles autour de moi, chacune voulant que je rejoigne leur club. Certaines commencèrent même à se battre … il fallait que je m’enfuie.

– QUE SE PASSE-T-IL ICI !

Quelqu’un cria, d’une voix contenant une forte autorité. Toutes les élèves s’arrêtèrent, et regardèrent en direction de la personne en question … Elle devait être une professeure. Elle avait des cheveux longs et châtains attachés en queue de cheval, des yeux marron et un petit nez. Dans ses mains, elle tenait des livres et documents. Elle était très belle, mais aussi très en colère …

– Explique !

Elle demanda à l’une des filles de lui expliquer la situation. Celle-ci commença à lui chuchoter dans l’oreille, et une fois finie, la professeure observa ses environs, avant de fixer ses yeux sur moi.

– Partez tous, vos cours vont bientôt commencer. Si vous arrivez en retard, vous serez sévèrement punis. Toi !

Elle me pointa tout à coup du doigt, ce qui me fit sursauter, mais je me calmai rapidement.

– Viens avec moi jeune homme. Le reste, PARTEZ !

Les étudiantes commencèrent rapidement à me donner leurs numéros de téléphones. Certaines donnèrent même leur adresse et leur numéro de chambre.

Une fois tous les élèves parties, il ne restait plus que moi et la professeure, nous tenant face à face. Elle m’observait de la tête aux pieds.

– Retire ton masque. Les filles ont dit que tu étais très beau. Si ces filles sont prêtes à se battre pour toi, j’ai envie de le voir de mes propres yeux.

– Je ne peux pas.

Je refusai à l’instant même. Je savais que mon visage marchait aussi sur les femmes adultes. Les jeunes filles étaient déjà assez, je ne voulais pas qu’une femme d’âge moyen commence à me suivre 24h sur 24. Je pouvais toujours percevoir des élèves cachés derrière des buissons ou des murs qui nous observaient.

– Huuh.

S’exclama-t-elle en se caressant la nuque. Puis un sourire vicieux de serpent apparut sur son visage et leva la main, sa paume vers moi … quelque chose en sortait. Elle allait utiliser un sort !

– Bien, dans ce cas je le ferais moi-même.

Quelque chose jaillit de sa paume, et vola dans ma direction à grande vitesse. J’étais bien trop fatigué pour ralentir ou arrêter le temps, alors j’eus une autre idée. Protégeant mon visage, le sort puissant fonçait vers moi, il se rapprocha puis me frappa … mais ne fit rien.

– … !?

La professeure avait l’air choquée, mais reprit rapidement ses esprits et lança à nouveau son sort. Il me frappa, mais ne fit rien à nouveau, la raison étant que lorsqu’il me touchait, je remontais le temps du sort afin de le faire disparaitre. Après sa seconde attaque, je commençai à m’approcher d’elle. Elle avait l’air sur ses gardes en me voyant l’approcher rapidement. Nous étions maintenant à quelques mètres l’un de l’autre. Voyons un peu ce qu’il va se passer.

 

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