Chapitre 22 : Vampires

 

Rapide ! Leur vitesse était inhumaine !

– Crève !

Cria-t-il en se ruant vers moi. Je ralentis le temps et m’avançai vers lui, mais ce à quoi je ne m’attendais pas était …

……

………

Ils étaient légèrement plus rapides que des escargots, lorsque les temps était arrêté. Une tortue était largement plus rapide qu’eux mais … ce qui m’inquiétait était que je venais de découvrir que des personnes 100 fois rapides que moi pouvait, même avec le temps arrêté, me surpasser en vitesse. Ralentir le temps me servait seulement à augmenter la vitesse de mes mouvements et de ma vitesse de réflexion. Dans le futur, si je ne dépends que de cette capacité, cela risque de me coûter la vie … je devais être prudent.

En réfléchissant, je m’approchai des deux qui chargeaient dans ma direction. Leurs mains formant des griffes et leurs yeux fixés sur moi, je pouvais ressentir chez eux une large soif de sang. Le garçon se tenait toujours au même endroit, riant malicieusement. Les 2 autres sautant du toit afin de me surprendre étaient toujours en train de tomber lentement.

Il me fallait plus d’informations sur ces personnes. Qui étaient-ils, qui les avait envoyés, et pourquoi ?

Une fois que j’avais remarqué les concernant était que leur peau était blanche pâle. Il n’y avait pas l’air d’y avoir la moindre goutte de sang traversant leurs visages et mains, mais il avait l’air bien réel. Je commençai par m’approcher de ceux devant moi, et brisa leurs jambes et bras. En les touchant, je pensai pendant un moment que je touchais de la glace. Aucun être humain ne pouvait être aussi froid au toucher. Je me demandais bien comment ils pouvaient être en vie en étant aussi gelés. Je décidai de placer la question dans un coin de ma tête et me contenta de prendre tout ce qu’ils avaient sur eux. Ils possédaient principalement des pistolets et des dagues en argent. Pour une raison qui m’échappait, les poignées étaient couvertes de cuir. Ils avaient aussi de larges quantités d’argent, mais rien de plus pouvant m’intéresser.

Je continuai à briser leurs jambes et leurs bras, ce qui me prit pas mal de temps. Je fis de même avec le garçon et l’envoya contre un mur, puis de même pour ses sous-fifres, sur le mur opposé. Heureusement que j’avais mon masque lors de notre rencontre. Je ferais mieux de remercier Steward la prochaine fois que je le reverrais.

– Start.

Le temps reprit son cours normal.

– AHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

– PUTAIN QU’EST-CE-QUE- !

 – EHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Je pouvais entendre les cris des sous-fifres derrière moi, mais le cri le plus fort venait du garçon devant moi. Dans les moments comme ça, je commençais à détester mes sens améliorés. Leurs cris étaient comme amplifiés par des mégaphones dans mes oreilles. J’aurais dû les bâillonner … faute de moyen, je tus de garçon en lui enfonçant dans la bouche une pomme pourrie trainant par terre. En voyant son expression avec une teinte de vert, je pouvais deviner qu’il n’aimait pas vraiment.

– Bien, maintenant écoute-moi.

J’attrapai ses deux joues avec mon pouce et mon index des deux côtés. Sa tête était vraiment petite par rapport à son âge. Je n’essayais pas vraiment de lui faire peur, mes ses yeux étaient emplis de larmes. Sa peau dans mes mains était glacée, je ne pouvais ressentir aucune chaleur en lui. Les battements de son cœur avaient eux aussi l’air non-existant, mais je savais qu’il était mort de peur.

– Je vais retirer la pomme, mais si tu te remets à crier, je te l’enfonce au plus profond de la gorge et je la ressors de ton cul. Je me suis bien fait comprendre ?

Il hocha rapidement la tête. Ses membres étaient tordus et pointaient dans des directions étranges, pourtant, il ne laissait même pas échapper une seule larme. Quelque chose n’allait pas. Je retirai la pomme de sa bouche.

– …

Il était silencieux, m’observant. Il jeta un coup d’œil derrière moi, vers ses subordonnés qui gisaient par terre, ressentant une énorme douleur à cause de leurs membres brisés. Je ne pris même pas la peine de les faire taire, cette allée était abandonnée et personne n’osait y pénétrer pour je ne sais quelle raison, ce qui jouait en ma faveur.

Le sourire sournois du garçon avait maintenant disparu, remplacé par des yeux horrifiés. C’était pareil pour ses sous-fifres. Ils n’essayaient pas de me provoquer, et se contentaient de rester silencieux, malgré quelques grognements de douleur.

– Première question. Si tu me mens, je te casse les doigts jusqu’à ce que tu me dises la vérité, compris ?

Il hocha à nouveau la tête rapidement, regardant ses membres tordus et serrant les dents de douleur. Ses vêtements étaient assez chics. Si je devais le décrire, ses cheveux étaient noirs, et comme ses hommes, il avait la peau pâle et les yeux marron.

– Qui êtes-vous ?

– Ne dis rien à cet enculé Rupert !

Cria l’un de ses sous-fifres. J’arrêtai à nouveau le temps et m’approchai de la personne en question. Je lui cassa tous les doigts et le plaça en face de ‘’Rupert’’, avant de redémarrer le temps.

– AHHHHHHHHHHHH AHHHH AHH AHHHHH haaa haaa haaa.

Il se mit à crier à pleins poumons. Honnêtement, j’étais surpris qu’il ne se soit pas évanoui, je n’avais même pas vu l’un d’entre eux pleurer de douleur d’ailleurs.

Le garçon regarda l’homme venant de crier devant lui. Il gigotait de douleur et respirait bruyamment. La confusion et la surprise étaient ce qui pouvaient le mieux décrire le visage du garçon. Je pointai la main de l’homme, tout en gardant mon regard sur le garçon, ce qui le fit déglutir, effrayé. Je donnai un coup de pied à l’homme, e faisant voler 3 mètres plus loin derrière moi, dans ses camarades qui commencèrent à crier de plus belle suite à l’impact de leur ami leur tombant dessus.

– Parle.

Et il le fît. Il piailla comme un oiseau et me raconta tout.

Pour faire court, ils étaient des vampires, ayant pour ordre de kidnapper Cecilia vivante. Ils ne connaissaient pas la raison mais ne s’en étaient pas préoccupés. Le garçon était le fils de la personne ayant donné cet ordre. Il était censé la ramener afin de montrer à son père son utilité, ce que je trouvais totalement tordu mais ne questionna pas. Le nom de la personne les ayant envoyés était Patronav Vladmiri, un vampire Russe travaillant comme leader de la communauté de vampire de Moscou. Actuellement, il se trouvait à Los Angeles pour son travail, que personne ne connaissait, mais qui apparemment avait une faille fatale : Cecilia.

– Autre chose, combien êtes-vous ici ?

Lui demandai-je.

– Nous sommes  venus avec 80 personnes, mais nous sommes plus. Les vampires de Los Angeles travaillent avec nous !

Je me mis un instant à réfléchir. Pour le moment il n’avait pas prononcé le moindre mensonge. Je n’étais pas bien sûr s’il mentait ou non, alors il me fallait essayer.

– Où êtes-vous localisés dans Los Angeles ?

Ses yeux hésitèrent, mis il fit son choix, qui était le mauvais.

– A côté de la clinique de Los Angeles, dans un entrepôt abandonné !

Je posai mon pied sur sa main et écrasai ses doigts, exerçant petit à petit une pression dep lus en plus forte, ce qui le fit crier de plus belle.

– Tu mens.

Grognai-je.

– Ok ok ok, le théâtre de Lexington ! Pitié, c’est tout ce que je sais !

Me levai mon pied et lui donna un coup dans la tête avec assez de force pour l’assommer. Je fis de même avec ses sous-fifres, puis sortis de la ruelle. Je contactai ensuite Steward en utilisant mon smartphone. J’étais surpris de pouvoir l’appeler d’une autre dimension. Je lui racontai tout
ce qui venait d’arriver, et plus important, le mis au courant des vampires gisant dans l’allée. Il me répondit qu’il s’en occuperait, et me félicita pour ma façon de faire.

– (Baille)

Je laissai échapper un bâillement. J’étais légèrement fatigué après avoir autant utilisé ma capacité aujourd’hui. J’avais essayé d’éviter tout mouvement trop important pouvant fatiguer mon corps, mais mentalement, j’étais maintenant en pilote automatique. Je décidai de chercher la librairie, où je pourrais obtenir les livres pour Stella en m’aidant de la carte, ce qui ne m’aida pas vraiment étant donné que je ne savais même pas où je me trouvais.

Levant les yeux au ciel, le soleil était à moitié couché. Je me demandai, avais-je encore le temps ?

 

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2 réflexions sur “Le Rude Maître du Temps – Chapitre 22

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    25 mars 2016 à 20 h 30 min
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    le flegme, toujours le flegme … avec classe, of course !

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  • Avatar
    13 août 2016 à 18 h 04 min
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    Ses un monstre X) mais ses pas pour me déplaire 😉

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