Chapitre 21 : Inhumain

 

Nous courûmes jusqu’à ce que Cecilia juge que nous soyons assez loin d’eux. D’après ce que j’avais compris, cette petite mage blonde voulait combattre en duel Cecilia, mais pourquoi ?

– Alors ?

Demandai-je en reposant Stella sur ses pieds. Elle avait l’air de s’être amusée de cette fuite et de cette prise en princesse.

– Uhhh … Haha.

Elle se mit à rire. Je la regardais d’un air interrogateur, et elle s’arrêta en me voyant. Puis, elle commença à m’expliquer toute l’affaire.

Apparemment Cecilia était la mage numéro une de son année. Alors beaucoup de personnes l’admiraient, ou au contraire, la détestaient. Cette mage blonde avec la robe violette était aussi comme Cecilia, l’unes des plus jeunes mages de tiers 5 de toue l’histoire de la magie. Cecilia avait atteint le tiers 5 avant elle, c’est pourquoi elle souhaitait la combattre en duel afin d’obtenir la première place. Cecilia décrivait cette fille comme une ‘’pute à attention’’ et une ‘’connasse arrogante’’, parce qu’elle ne daignait même pas regarder quiconque inférieur à elle. Bien sûr, elle avait des servants portant des robes rouges, mais elle n’interagissait jamais avec eux … Je trouvais une telle attitude plutôt odieuse …

– Mais franchement, il fallait voir son visage quand elle t’as vu ! Elle a presque commencé à baver, même ses escortes féminines ne pouvaient pas détacher leurs yeux de toi !

Elle éclata de rire.

– Huuh.

Tandis que moi, je laissai échapper une vague réponse.

– Onii-chan ! Onii-chan ! Allons-y, allons-y !

– Oui, oui.

Lui répondis-je, et nous continuâmes à marcher. Tandis que nous nous promenions, je commençais à devenir de plus en plus énervé par les personnes nous croisant et nous suivant des yeux … enfin, pas vraiment ‘nous’, plutôt moi. Certains arrêtaient même ce qu’ils faisaient afin de nous suivre, ce que je trouvais plutôt flippant. Mais ce qui me dérangeait vraiment était qu’il ne s’agissait que de femmes. Le rang de Cecilia était ignoré au profit de mon visage, ce qui ne me plaisait guère. Je me demandais si je ferais mieux de mettre le masque blanc, car à ce train là, les ennuis risquaient de rappliquer … Tandis que je prévoyais cette finalité, je pouvais voir une fille avec de longs cheveux châtains, des yeux bleus et de longues jambes s’approcher de nous. Sa robe était orange, merde …

Cecilia remarqua elle aussi la fille s’approcher, et fit une expression compliquée. Chaque fois qu’une personne s’approchait de nous, elle la fixait du regard afin de la faire fuir. Je lui en était reconnaissant, et voulais la remercier, mais à chaque fois que j’essayais de le faire elle gonflait les joues en détournant la tête. Je me demandais comment son attitude pouvait changer aussi rapidement en aussi peu de temps.

– Stop, qui es-tu ?

S’exclama Cecilia, tout en se tenant devant moi, me protégeant de cette fille. A cet instant, je me demandai qui gardait qui. Je mis cette pensée de côté et me contenta d’observer. La fille était évidemment confuse, en face de Cecilia plutôt que de moi. Elle regarda par-dessus l’épaule de Cecilia et me lança un regard, que je m’empressais d’éviter en tournant ma tête vers la gauche.

– Ehmm.

Elle se mit à bégayer. Elle n’avait pas l’air d’avoir prévu quoi dire. A cet instant, Cecilia lui murmura quelques mots à l’oreille que je réussis à entendre, et qui me donnèrent des frissons. Au final, la fille s’enfuit, apeurée …

– Ahah, bien, allons-y !

Cria Cecilia avec énergie. J’étais à nouveau abasourdi en voyant son attitude changer du tout au tout en une seconde … effrayante, Cecilia est effrayante …

Nous nous promenâmes dans la zone pendant environ une heure, regardant tout autour de nous, achetant quelques articles. Au final, je devins le porteur de sacs de ces deux là. J’avais aussi mis mon masque, se qui réduisit drastiquement le nombre de filles nous suivant, mais malheureusement pas toutes.

– Huh ?

Je m’arrêtai tout à coup. Pourquoi ? Parce que quelque chose me gênait, une impression comme si des insectes grimpaient le long de ma peau. Je pouvais sentir que quelque chose n’allait pas …

Je regardai derrière moi. Il n’y avait personne en vue à part les piétons et les filles qui me suivaient. Qu’est-ce que c’était … Je me le demandais.

– Hey, Dawn, Dawn !

Je repris tout à coup mes esprits quand Cecilia commença à me secouer, avec une expression d’inquiétude dessinée sur son visage. Stella aussi, secouait la manche de ma chemise.

– Ahh, ce n’est rien, j’avais juste un peu froid.

Cecilia regarda sa montre et dit.

– Nous devrions partir, la cérémonie d’ouverture commence dans une heure environ.

J’acquiesçai et lui répondit.

– Je dois aller chercher le matériel pour les cours de Stella. Je vais vous escorter jusqu’à la cour, est-ce que tu pourra surveiller Stella pour moi Cecilia ?

– Pas de problème ! N’est-ce pas ?

– Ouais !

Stella accepta.

Cecilia et Stella avaient toutes deux l’air inquiètes en me voyant. J’avais toujours ce pressentiment malsain, mais ne le laissai pas me déconcerter. Nous parlâmes de l’école tout en marchent. Cecilia arrivait toujours à trouver des sujets de discussions, tandis que moi j’avais vraiment du mal, c’est pourquoi je ne me sentais jamais gêné à ses côtés.

– Alors, que comptes-tu faire une fois arrivé dans ton nouveau chez-toi ?

Apparemment Steward avait tout raconté à Cecilia. Stella quand à elle ne comprenait pas tout à fait. Je lui expliquai que j’allais vivre autre part pendant un moment. Au départ, elle refusa, mais je lui dis qu’elle pouvais venir vivre avec moi quand elle le souhaitait, mais qu’elle pouvait aussi rester aux côtés de Cecilia dans le même dortoir. Au final, quand je lui expliquai tout cela, elle se clama, les yeux encore humides, et ne me lâchant pas. Cecilia avait l’air légèrement déprimée, mais je lui caressai la tête, ce qui la fit rapidement sauter sur le côté, le visage rouge. Je ne pus m’empêcher de rire.

– Je ne suis pas vraiment sûr. Je pense que je vais juste m’acheter des livres et passer le temps à les lire.

Répondis-je à sa précédente question. Elle s’empressa de remarquer le côté ennuyeux de la chose.

– Bien, nous sommes arrivés.

Nous nous trouvions actuellement devant une porte dans une ruelle plutôt effrayante à mon goût. Je me demandai pourquoi nous étions là, et Cecilia me répondit qu’elle était chargée de prononcer le discours d’ouverture pour les nouveaux élèves de cette année. Stella pouvait se tenir en coulisses, où elle pouvait la surveiller, ce que j’acceptai. Après quelques minutes, un homme ouvrit la porte, et demanda à ce qu’on le suive. Je réassurai rapidement Stella en lui disant que j’allais bientôt revenir. Cette fois-ci, elle refusait de plus belle de se séparer.

– Stella, est-ce que tu veux être une grande fille ?

Lui demandai-je.

– Je suis une grande fille !

Cria-t-elle, sur le point de fondre en larmes.

– Si tu es une grande fille, restes avec Cecilia Onee-chan. Les grandes filles écoutent toujours leurs grands frères, d’accord ?

Elle baissa la tête, boudant et clairement contre.

– Uhnn.

Je lui caressai la tête et lui promis de lui ramener quelque chose à mon retour, qui ne tarderait pas. Après quelques secondes, elle accepta enfin, et suivit Cecilia en la tenant par la main. Ils partirent et refermèrent la porte derrière eux. Je me tins là pendant encore une minute, fixant la porte, puis me tournai et dis.

– Montrez-vous. Qui êtes-vous ? Vous nous avez suivis depui
s la ville, je sais que vous êtes là.

En disant cela, je pouvais entendre des bruits de pas … plus d’une paire venant de la droite de la ruelle, où celle-ci était connectée à un autre passage. Ce qui me dérangeait était que ces bruits de pas n’appartenaient pas à une seule personne, et enfin, ils se montrèrent …

– Ohh, vous êtes vraiment perspicace, monsieur ?

Je ne lui répondis pas, et me contentais de le fixer. Il s’agissait d’un garçon de mon âge. Derrière lui se tenaient 6 autres personnes toutes habillées de noir. Je pouvais aussi en entendre sur le toit, prêts à me sauter dessus. Derrière moi, il y en avait aussi 4 de cachés. Je ne pouvais pas m’enfuir huh ?

Le garçon me lança un regard de dégoût, il n’était clairement pas content de mon silence.

Il grogna et continua.

– Bien, amusons-nous, voulez-vous ?

En une seconde, les 2 sur le toit et 2 autres devant moi commencèrent à charger dans ma direction avec une vitesse inhumaine.

 

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