Chapitre 14 : L’Ombre aux Yeux Verts

 

– De ce que j’ai entendu et lu, il existe de nombreuses choses en ce monde qui sont invisibles à l’œil nu. Que ces choses soit petites ou grosses, la race humaine est terrifiante de par son nombre, alors de nombreuses communautés surnaturelles ont tendance à éviter les mortels normaux tels que les humains.

Cecilia s’éclaircit la gorge pendant que nous l’écoutions.

– Autre chose, nous, les mages et l’Ordre du Magi, plus connu sous le nom de Conseil, ne désirons pas nous exposer au monde. La raison étant que plusieurs siècles plus tôt, il existait des mages dont la popularité faisait trembler les nations. De nombreuses personnes voulaient devenir comme eux, mais ne pouvant pas, ces personnes entraient dans une rage folle, faisant circuler de nombreuses rumeurs, certains faisaient des bonnes actions d’autres des mauvaises, mais principalement des mauvaises …. Comment expliquer ça … connais-tu ces célébrités qui se mettent souvent en colère contre leurs fans et en conséquence se vengent sur eux ?

Demanda-t-elle. Honnêtement, j’étais étranger à un tel concept. Je savais ce qu’était une célébrité, j’en avais vu beaucoup dans les magazines, mais cela m’importait peu. La plupart du temps, je lisais quelque chose de similaire sur quelqu’un ayant fait quelque chose, sur leur vie personnelle, sur leurs opinions … Je me rendais bien compte que ces personnes étaient connues, mais je m’en fichais, et puis d’ailleurs, pourquoi montrent-ils ça dans des magazines ? Je me le demande …

Témoin de ma confusion, Cecilia se gratta la tête avec un sourire amer. Elle ne m’aidait pas vraiment en faisant ça. Je soupirai et me contentai de secouer la tête.

Elle ria légèrement et continua.

– Bon, ce n’est pas grave. Ce que je voulais te dire, c’était que plus la population voyait leurs pouvoirs, plus elle les désirait pour rendre sa vie plus facile. A cette époque, beaucoup de personnes allaient voir les mages pour chaque petite chose du quotidien, par exemple pour réparer quelque chose qu’ils pouvaient tout à fait réparer eux-mêmes avec un peu de jugeote. En conséquence, cela énerva la plupart des mages, et de plus, à cause de la magie, les gens normaux se dégradaient. Nous avons, bien sûr, vu ça arriver, alors nous – le Conseil du Magi – avons disparus aux yeux du monde, nous transformant en légendes et mythes.

J’hochai la tête, comprenant tout à fait cette fois-ci.

– Et aujourd’hui nous en sommes là, cachés du monde des mortels, et vivant dans notre propre petit paradis, ou enfer, tout dépend des points de vue.

Dit-elle en souriant.

Hochant à nouveau la tête, j’essayai de rassembler chaque morceau d’information que je venais de collecter. Son explication avait donnée de nombreuses réponses à mes questions concernant les mages, mais, qu’en était-il des autres êtres surnaturels ?

Alors que j’étais sur le point de lui poser la question, elle me coupa l’herbe sous le pied.

– Autre que les mages, il existe d’autres créatures surnaturelles se cachant avant même notre apparence. Il en existe de nombreuses, mais je devrais plutôt commencer par les factions majeures.

– (Tousse tousse)

Elle s’éclaircit à nouveau la gorge. Je lui était vraiment reconnaissant de toutes ces explications.

– L’une de ces factions est la nôtre : les mages. Nous ne sommes pas aussi nombreux que le reste des factions, mais nous sommes l’une des plus connues dans la communauté, car nous nous occupons généralement de faire respecter la loi par ici, où de compléter divers jobs bizarres. Il est possible de nous rencontrer à la police de surnaturelle, mais ne te méprends pas, nous ne sommes pas tous des saints. Pour le reste, il y a les vampires, les garous, les fées … Mais je vais commencer par les vampires …

Et ainsi, moi et Stella nous commençâmes à écouter Cecilia parler des larges factions du monde surnaturel. De ce que j’avais compris, les vampires agissaient en petits groupes, ou même parfois tout seuls. Ils étaient l’espèce la plus diplomatique quand il s’agissait de réaliser un marché ou organiser une conférence. Comme dans toutes les histoires que j’avais lues, les vampires buvaient du sang afin de subvenir à leurs besoins naturels. Ils ne se promenaient pas en tuant des gens, à la place, l’un des membres de leur communauté – leur chef je suppose – gérait 54 hôpitaux différents à travers le pays, et ainsi  détenait de larges banques de sang. Les autres vampires recevaient chacun leur  part, et apprenaient à contrôler leur  soif de sang. Ils craignaient aussi la lumière du soleil, mais apparemment, les plus vieux vampires pouvaient sortir sans problème dehors en étant affaiblis de moitié, tandis que les vampires normaux, eux, brulaient ….

Une autre faction mentionnée était la faction des garous. Ils travaillaient d’après un système hiérarchique où les plus puissant et dominant régnaient sur le reste. Quand Cecilia commença à parler de cette faction, cela me fit froncer légèrement les sourcils, parce qu’un tel système ne me mettait pas vraiment en confiance, mais elle m’assura que les leaders de meutes – les alphas selon elle – étaient relativement intelligents et détenaient des capacités exceptionnelles en terme de prises de décisions. Elle me précisa aussi que les garous pouvaient être différents animaux, tels que les lapins-garous, belettes-garous, rats-garous, etc. Mais les plus nombreux étaient bien sûr, les loups-garous.  Elle rajouta que chaque ville où village était dirigé par une meute, marquant ainsi leur propre territoire à protéger. Autre chose, apparemment, un être dirigeait les alphas de chaque meutes dans son propre pays. Japon, Chine, Russie … chaque pays avaient de nombreuses petites meutes, mais tous les alphas étaient eux-mêmes dirigés par une seule personne par pays, ces personnes s’appelant les Fenrirs. Je trouvais ça plutôt intéressant, car le nom venait de la mythologie nordique.

Au final, elle nous parla des fées. Les fées n’étaient pas constituées que d’une seule espèce, mais plutôt de millions. La seule raison pour laquelle elles étaient appelées fées, était parce qu’il était ainsi plus facile de les nommer et de les identifier. La communauté des fées était disséminée un peu partout. Elles faisaient beaucoup de choses tel qu’échanger, divertir. Elles avaient même un conseil propre, comme celui des mages, mais ce qui me surprit le plus était que ces êtres ne vivaient pas sur cette planète, mais dans une dimension parallèle similaire. De nombreuses fées choisissaient de vivre ici par intérêt personnel, où même grâce aux humains. Apparemment la plupart des fées était similaire aux humains, et était connecté à cette dimension étrange que personne ne connaissait.

– Haahh.

Je me mis à soupirer. Devant moi Cecilia s’étirait les bras, et à côté, Stella se tenait la tête penchée sur la table. Notre conversation avait l’air de l’avoir fatiguée, et ses yeux s’ouvraient et se fermaient lentement. Elle était vraiment mignonne.

Je redirigeai mon regard vers Cecilia et lui dit.

– Merci pour tout.

– Egh ? …

Cela la surprit, et elle se mit à rougir légèrement. J’étais vraiment reconnaissant de toute l’aide qu’elle nous avait jusque là apportée.

– Eghh, tu n’as pas vraiment à ….

Elle se remit à bégayer à nouveau, et trouvant cela plutôt mignon, je ne pus m’empêcher de rire.

– Qu- Tu ….

Elle me sourit, cette fois sans une once de nervosité. J’aimerais vraiment que nous nous entendions bien.

Et ainsi, la journée prit fin. Il était déjà tard, le temps était passé vite, et le soleil était déjà en train de se coucher. Je me dirigeais act
uellement vers ma chambre, portant Stella sur mon dos. Elle avait insisté pour dormir avec moi cette nuit, et suite à ses supplications, je décidai d’accepter, juste pour cette nuit. Maria n’avait pas l’air d’avoir de problème avec ça.

– (Bruit de pas)

Nous étions tous les deux, et seul le bruit de mes pas résonnait dans le long couloir. Je me trouvais à 20 minutes de marche de ma chambre, et n’avait plus besoin de carte étant donné que je l’avais déjà imprimée dans mon esprit à la bibliothèque. Tandis que je marchais, j’en profitais pour jeter des coups d’œil curieux autour de moi, environs que je n’avais pas encore visités attentivement. Marchant lentement, je remarquai de nombreux vases remplis de fleurs, ainsi que des tableaux couteux représentant des personnes et des êtres non-biologiques. Cela me rappelait quelques histoires d’horreurs que j’avais lu dans des livres, et maintenant que j’avais appris l’existence de mages et fées, je n’étais pas bien sûr de comment réagir. Et bien, je n’avais jamais cru aux fantômes, mais maintenant …

– Huh ?

Je m’arrêtais, reprenant mon souffle. A côté de moi se trouvait un tabouret, mais je ne voulais pas m’asseoir à cause de Stella. Je me tenais donc juste là, respirant lentement. Il y avait aussi un miroir de taille humaine sur le mur, dévoilant mon reflet. Cheveux noirs, peau blanche, yeux dorés, mes caractéristiques physiques me faisaient penser à un aigle, ou à un loup. Selon Cecilia, j’étais apparemment plutôt beau, ou bien peut-être n’avait-elle juste pas un bon jugement en terme de beauté. Je n’étais pas sûr moi-même, mais je tenais cependant à mon visage, pour je ne sais quelle raison.

Le vent soufflait derrière moi. Je regardais toujours ma réflexion dans le miroir, admirant ma tête et vérifiant s’il n’y avait rien d’anormal. Tandis que je me tenais là, je remarquai cette légère brise et …. Une minute, nous sommes en intérieur, alors comment est-ce possible ?

Tout à coup, je tournai la tête vers ma droite …. Il n’y avait personne. Je commençais à avoir des sueurs froides. Je devais juste m’imaginer des choses, les fenêtres étaient fermées à cette heure-ci. Je me retournai vers le miroir.

– Egh ?

Le miroir. Oui, le miroir. Tandis que je le fixais, je vis ma réflexion, mais pas seulement, je voyais aussi une autre personne derrière moi.

– …

Sans que l’un de nous deux ne bouge, il me fixait du regard avec ses yeux verts. Il avait l’air normal, mais l’ensemble de ses habits étaient noirs, avec un chapeau noir. Ses yeux verts étaient comme des flammes attirant mon attention.

Il se mit à bouger.

– (Gulp)

Je ne pouvais pas bouger. J’essayais de bouger mes mains et mes jambes, mais mes membres ne m’obéissaient plus … et il s’avançait lentement vers moi …. Vers nous.

Il se pencha légèrement au niveau e ma tête, et, plaçant ses lèvres près de mon oreille, chuchota.

– Appelle-moi …. Souviens-toi de moi ….

A la fin de ses mots, mes membres devinrent fonctionnels à nouveau. J’arrêtai rapidement le temps et tenta de frapper son visage de mon coude, mais ….

– Huh ?

Il était parti. Je ne pus toucher que de l’air, alors que le temps était arrêté. Il était inimaginable qu’il ait pu partir si rapidement, avec une vitesse si millimétrée, mais je n’avais pas d’autre choix que d’y croire : il n’était plus là.

Ce fut assez chaotique après ça. Après avoir vérifié les environs pendant 15 minutes tandis que le temps était arrêté, j’en conclus qu’il était bien parti. Remettant le temps en marche et me repartant en direction de ma chambre en ne baissant pas ma vigilance, je réfléchi à ce qu’il m’avait dit.

– Appelle-moi, souviens-toi de moi huh.

Murmurai-je en pénétrant dans ma chambre. Cette nuit-là, j’eus quelques difficultés à dormir.

 

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Une pensée sur “Le Rude Maître du Temps – Chapitre 14

  • 25 mars 2016 à 17 h 25 min
    Permalink

    hmmm … bon, y a encore une fois librairie, mais bon, on peut pas tout faire, ça je le comprend, modifier les chaps déjà parut, c’est chiant … ensuite
    « Tandis que je le fixais, je vis ma réflexion, mais pas seulement, je voyais aussi une autre personne derrière moi. »
    mon reflet, je crois ^^ reflexion c’est syntaxiquement correcte, mais je crois pas que quelqu’un le dirait … en même temps, il a appris à parler dans les livres … le saint !

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