Chapitre 1 : Plus Près

 

Edit : SerGe

 

 

– Huff, huff…

 

(Ça fait vraiment mal, merde, je crois que je vais m’évanouir…)

En maudissant dans mon esprit, je regardai autour de moi. Je pouvais à peine ouvrir les yeux à cause de la douleur aiguë causée par l’acide. Il me fallait quelque chose pour rincer, mais il n’y avait ici pas d’eau que je pouvais utiliser. Si je ne me dépêchais pas, je pouvais vraiment devenir aveugle.

 

– Onii-chan ! (note : onii-chan = grand frère,  ‘’Big Brother’’ dans la version anglaise, mais je préfère prendre le terme japonais)

 

Alors que mon esprit partait à la dérive, je pouvais voir une jolie petite fille à la peau pâle, aux cheveux rouges et avec de frappants yeux noirs. Elle était très petite et très mignonne ; elle avait 8 ans et était ma petite sœur, Stella.

 

– Onii-chan, ne meurs pas … Uwahh !

 

Stella m’enlaça alors que j’étais couché sur le sol, arrivant à peine à rester conscient. Elle s’inquiétait pour moi alors qu’elle n’était qu’une enfant, et moi son grand frère…, ne devrait-ce pas être l’inverse ? Quel frère incompétent suis-jepour faire pleurer ma petite sœur de 8 ans tandis que je suis sur le point de devenir aveugle. Qui sait, il y avait aussi de grandes chances que j’y reste : les produits chimiques que j’avais inhalés et reçus sur mon visage avaient comme effet d’arrêter le cœur… .Je me sentais de plus en plus en colère contre moi-même tandis que j’étais sur le point de succomber au désespoir.

Stella m’enlaçait fort tout du long. Je ne ressentais rien d’autre que du désespoir à ce moment précis : tout ce que j’avais planifié depuis ses 15 longues années à vivre ici pour nous faire sortir, moi et ma sœur ! C’était une bien cruelle vie si je puis dire.

 

Je commençai à penser à comment tout cela avait démarré : à seulement 6 ans, j’ai appris à lire et à écrire. À l’époque, je ne savais rien du monde extérieur, c’est seulement lorsque j’ai commencé à lire des magazines et des livres que mes maudits parents, si attentionnés, stockaient ici dans ce sous-sol que j’ai réalisé que les murs autour de moi n’étaient pas la pour me protéger du monde extérieur, mais bien pour m’emprisonner, moi et ma petite sœur.

À l’âge de 6 ans, je rencontrais pour la première fois ma petite sœur. Elle était juste une nouveau-née dans mes bras, que je nourrissais et réchauffais. J’étais la seule personne à m’occuper d’elle et nous avons grandi ensemble. Je l’ai éduquée du mieux que je pouvais selon ce que j’avais lu, mais je savais très bien qu’elle ne serait jamais heureuse tant qu’elle restera dans ce lieu maudit oublié des dieux… .Alors j’attendais encore et encore une chance pour nous permettre de nous enfuir.

9 ans plus tard, maintenant, toujours dans ce sous-sol, je faisais des drogues que mes parents m’avaient appris à faire. Durant ses 9 ans, j’avais stocké tout le savoir que je pouvais trouver dans les livres dans mon cerveau, avec l’espoir que cela m’aiderait quand j’aurais besoin de sortir d’ici avec ma petite sœur. J’avais entrainé mon corps et appris des arts martiaux dans ce large sous-sol de 16 mètres de long et 16 mètres de large, avec une seule source de lumière en son centre. Nous ne pouvions recevoir de la nourriture qu’entre 14 heures et 20 heures.

C’était le matin, enfin ce n’est pas comme si je pouvais voir le soleil ou savoir quel jour il était, être ici pouvait vous faire oublier tout ce que le monde avait à vous offrir. Je commençai à faire de légers exercices pour garder mon corps en forme pendant que Stella dormait encore. Habituellement, je la réveillais quand l’aube se levait. Je l’avais éduquée dans toutes les matières possibles que je pouvais trouver ; elle était vraiment une bonne enfant, ne se plaignant jamais de rien. J’étais fier de l’avoir comme sœur, mais je voulais lui offrir une bien meilleure vie que cette longue peine de mort.

C’était un jour normal ou je commençais à fabriquer des drogues avec les outils fournis par mes parents. Je n’avais jamais goûté à ces drogues, sachant qu’elles étaient néfastes pour la santé, mais je gardais toujours sur moi une pilule pouvant augmenter la force physique, juste au cas où.

 

-Onii-chan, qu’est-ce que tu fais ?

 

Stella se réveilla de sa sieste et vint à mes côtés, à moitié endormie ; elle était aussi mignonne que d’habitude.

 

– Ton frère travaille, imouto (note : imouto = petite sœur), pourquoi est-ce que tu n’irais pas lire quelques livres là-bas ?

– D’accord Onii-chan !

 

Nous répétions cette routine chaque matin. Une fois par semaine, un de mes parents venait, laissait des livres, et prenait les drogues.

Quand j’étais petit, ils me battaient pour chaque erreur que je faisais en créant les drogues, et parce que Stella était encore trop jeune, ils ne lui donnaient rien à faire. Ils me faisaient tout faire : laver des vêtements, faire des drogues, et tout un tas d’autres trucs stupides. J’étais content qu’ils ne touchent jamais à Stella, je faisais aussi extrêmement attention à la garder propre et à ce qu’elle n’attrape aucune maladie.

J’étais en train de créer des drogues avec un puissant effet hallucinogène. Durant toutes ces années, je n’avais pas fait qu’attendre, j’avais préparé de nombreux plans : comment m’y prendre, quand agir … et aujourd’hui était le jour où nous devions enfin nous enfuir ! Je n’avais pas prévenu Stella, car je ne voulais pas qu’elle en devienne trop excitée.

J’étais en train de faire la drogue à l’effet désiré ; il s’agissait d’une tâche aisée si vous me demandez mon avis, mais je ne me serais jamais douté que cela me coûterait si cher.

 

*BOOOOM !*

 

Pendant le processus de création, il ne restait qu’un ingrédient à ajouter, mais à cause d’une erreur stupide, j’avais pris la mauvaise ampoule et l’avait combinée au mélange : ce qui fit exploser la solution à mon visage.

 

– Onii-chan !

 

Et voilà, nous y revoici, comment et pourquoi a-t-il fallu que ça se passe comme ça ? J’avais étudié chaque étape,dès que mes parents quitteraient la maison à comment m’enfuir. Ils ne partaient que pendant 2 heures un jour spécifique, fermant la porte avec de lourds cadenas et chaines… .

Mais maintenant, j’étais dans un mauvais état : à cause des drogues qui avaient pénétré mon nez et mes yeux, je pouvais mourir ou devenir aveugle ! Le minimum était que je devienne aveugle, et si c’était le cas, je ne saurais vraiment pas quoi faire …. Je voulais crier, hurler et me plaindre de cette injustice qui s’abattait sur moi et ma petite sœur, mais gardais le silence.

 

(Bientôt, tout ça ne comptera plus) pensais-je.

 

Puis, je dérivais dans un profond rêve…j’avais un vœu…Peut-être que tout se réglerait d’une façon ou d’une autre.

 

                                                                                                                          Chapitre Suivant

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