Après un succès fou au Bataclan en 2017, un carton à l’Olympia en avril à la veille de leur dernier album Mettavolution le duo mexicain Rodrigo y Gabriela était déjà de retour pour un tout nouveau format… Trois dates un peu plus intimistes, archi complètes ! Alors, est-ce que ça valait le coup d’y retourner une troisième fois ?

Mary Z… The Trouble Notes-

The Trouble Notes au Trianon par Romain Keller pour Error404

Jamais 2 sans 3… Il faut parfois que cette règle soit invalidée pour la confirmer, et c’était le cas ce soir. A notre plus grand étonnement, ce n’est pas Mary Zoo qui ouvrira une troisième fois le concert mais le trio allemand/américain/anglais The Trouble Notes. Si Mary Zoo avait eu des difficultés sur les précedents concerts, The Trouble Notes a littéralement scotché tout le monde. Petit violon (Bennet), guitare acoustique (Florian) et cajon (Oliver) seront les seuls instruments utilisés pour les 4 chansons du groupe.

The Trouble Notes au Trianon par Romain Keller pour Error404

Les morceaux sont assez complexes avec juste trois instruments. Le cajoniste (?) a des pansements sur chaque doigt pour les protéger face aux très nombreux mouvements et percussions rapides qu’il va faire. Le niveau est clairement présent et c’est même assez incroyable de voir toutes les sonorités que peut sortir le cajon ! Les rythmes changent tout le temps durant les chansons, tout s’affole, ralentit et redémarre. Malheureusement, je trouve que le cajon noyait un peu trop les deux autres instruments par moment. Bennet est très expressif et grimace souvent pendant qu’il joue du violon. Le tout a un côté très Lindsey Stirlingien d’ailleurs !

The Trouble Notes et Paris?

Bennet s’adressera plusieurs fois au public en les remerciant d’être venu et nous dira que c’est une énorme fierté que d’ouvrir pour Rodrigo y Gabriela ce soir puisque c’est eux qui leur ont donné envie de faire de la musique.  D’ailleurs, il nous explique que c’est encore plus bizarre de jouer au Trianon puisqu’un de leurs clips a été tourné au Métro Anvers et devant les portes de cette salle mythique. On sent que le groupe est vraiment heureux de partager ce moment avec nous, et le public lui rend bien. Excellente découverte pour un excellent trio plein d’âme !

Leur tournée européenne (sans passage par la France autre que ce court passage de 20mn) débuta d’ailleurs juste après la date avec R&G. Au plaisir de vous recroiser messieurs !

– Rodrigo y Gabriela –

Rodrigo y Gabriela au Trianon par Romain Keller pour Error404

Les guitares acoustiques sont munies de GoPro en haut du manche. On voit ainsi en fond de scène sur écran géant les mains habiles de nos deux guitaristes s’exercer à vive allure. Le rendu est toujours réussi. Le concert débutera sur leur nouvel album Mettavolution avec Rodrigo à la guitare electrique pour interpréter Krotona Days et Witness Tree. Gabriela restera quant à elle à la guitare acoustique durant tout le concert. Mettavolution apportait pour la première fois en quasiment 20 ans de RyG de la guitare électrique. L’effet prend directement et c’est une réussite évidente dès le début du concert !

Rodrigo prendra en premier la parole pour dédier ce concert à toutes les personnes qui aiment la musique et qui n’avaient pas les moyens de s’acheter des billets (on peut d’ailleurs saluer le prix très bas des concerts pour ce genre de salle à Paris !). Son unique but ce soir ? Faire en sorte que les personnes venues repartent plus heureuses qu’en arrivant (spoiler alert: mission réussie)

La pêche.

C’est un peu plus tard avec les classiques du groupe, et notamment Diablo Rojo, que le concert arrivera presque à son apogée.

Après Diablo Rojo, Gabriela prendra la parole en espagnol là où Rodrigo l’avait fait en anglais à l’Olympia. Toujours avec cette voix qui a l’air de manquer d’assurance, presque timide, elle nous dit qu’elle dédie ce concert à nos amis et nos familles, et nous demande de fermer les yeux et de se laisser porter par la musique spirituelle qui va suivre. On comprend donc que c’est Echoes, reprise des Pink Floyd que le duo va interpréter à nouveau. Frémissante et sensationnelle en tout point, nous voilà reparti pour une vingtaine de minutes d’extase musicale, avant d’enchaîner sans pause sur Mettavolution et Tamacun.

La banane.

C’est sur ce dernier titre du set principal que le public va s’enflammer : Tamacun. Le titre culte de Rodrigo y Gabriela est ultra communicatif et ça se ressent totalement dans le public. Il n’y avait qu’à regarder tout autour de soi, le sourire communicatif de toute la salle. C’est bien simple. Absolument tout le monde, sans AUCUNE EXCEPTION autour de moi était en train de sourire.. Toute la foule sautait, et le Trianon vibrait sous nos pieds.  S’il fallait résumer un bon concert qui met la pêche, c’est clairement ce moment là qu’il faudrait se souvenir.

Après une brève disparition de la scène, le groupe revient pour… quasiment autant de titres que le concert principal ! Le concert qui comportait 8 titres (dont Echoes qui durait bien 20 minutes, certes) proposera à nouveau un rappel de 6 titres environ, et notamment Clandestino, reprise de Manu Chao, sorti quelques jours auparavant.

Au final, si le concert de l’Olympia avait été un peu en déça de celui du Bataclan, le Trianon remonte clairement le level et fait de ce concert. Le meilleur du duo so far ! Jamais 2 sans 3, et c’est réussi. Mon seul regret ? Une setlist et des animations quasi identiques à celles d’avril… 4 mois après, c’est la même tournée, c’était plutôt évident, alors ce n’est pas une si grande déception que ça !

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