Ce soir, nous n’étions pas avec Robert Plant, chanteur emblématique de Led Zeppelin, l’un des plus grands groupes de rock de tous les temps, mais c’était un peu comme si ! On a pu découvrir sur scène les Greta Van Fleet, un quatuor américain de rock composé d’un trio de frangins, Josh (chant), Sam (basse) et Jake (guitare) Kiszka et d’un batteur, Danny Wagner les ayant rejoint juste après la création du groupe.

Le groupe a sorti son premier album en 2017 et est nommé From The Fires. Alors qu’il fait un buzz complètement fou aux États-Unis, le groupe franchit tout juste les frontières et s’exporte enfin pour sa première date en tant qu’headliner en France !

On arrive devant la salle sur les coups de 19h et une queue monstrueuse se trouve devant les Étoiles, à se demander si tout le monde allait pouvoir entrer dans cette petite salle parisienne.

Crédits photos : Yann Charles

– Greta Van Fleet : 20h45-22h05 –

Voilà une chose à la fois surprenante et évidente vu l’heure qu’il est déjà, le groupe n’aura pas de première partie ce soir ! On attaque direct et on rentre dans le vif du sujet avec l’arrivée sur scène des frères Kiszka. Le groupe aurait du commencer à 20h mais non… 20h30… Toujours pas… Le public commence à s’impatienter gentiment en laissant échapper des « Allez Greta Van Fleet! » avant que les lumières s’éteignent vers 20h40, nous laissant sur My Whole World Ended de David Ruffin dans son intégralité. A la fin du titre, le groupe arrive enfin ! Pas de blablas particuliers, et les festivités s’entament sur leur plus gros titre Highway Tune

Le public bougera gentiment la tête pendant tout le concert, là où le groupe sera un peu plus démonstratif avec un Jake à la guitare qui n’hésitera pas à s’emparer du devant de la scène pendant ses solos et à danser en rythme avec ses solos, au dépend de ses camarades qui seront alors complètement effacés de la scène. C’est d’ailleurs d’autant plus vrai pour Danny à la batterie qui est noyé derrière les trois frères et un jeu de lumières (qui fut le plus grand malheur de notre photographe ce soir là!) très surréaliste et coloré.  Les lumières proposaient tantôt des colonnes de lumières, des motifs fleuris sur les murs, ou bien tout simplement une salle dans le noir avec des étoiles au mur (une spécialité de la salle au vu de son nom!), bref tout un univers lumineux qui présentait de belles choses dans la salle obscure.

Le groupe enchaîne les titres en discutant avec le public entre les morceaux… Ou du moins en essayant, car on avait plus souvent l’impression que les frères parlaient entre eux, très rapidement. Les paroles de Josh étaient si rapides et pratiquement inaudibles que l’interaction avec le public avait beaucoup de mal à se faire lors des dialogues, ce qui est bien dommage ! Pourtant le groupe ne manquait pas de volonté à bien faire. Les petits gars du Michigan sont encore jeunes et ce succès montant va très vite alors il faut s’adapter rapidement ! Ils sont jeunes et ont encore le temps de s’améliorer sur bien des points scéniques.

Ces détails sont vite excusés quand on entend la qualité musicale du groupe et la prestation vocale offerte par Josh. Sa voix était assez incroyable en live, arrivant à attraper les notes les plus aiguës sans la moindre fausse note. C’est d’ailleurs assez amusant de le voir chanter : on observe que d’une seule traite et d’une seule aspiration, il arrive à atteindre différents paliers (et on le voit très bien selon l’ouverture de sa bouche !) avec différentes hauteurs de notes, toutes calibrées et justes sans jamais un seul accroc. Au vu de son âge, la prestation est encore plus stupéfiante, et lui (comme les autres membres du groupe) ont déjà un talent digne des plus grands. Si même Robert Plant, lors d’une interview, nous a dit de suivre avec attention Greta Van Fleet, ce n’est sûrement pas pour rien.

Le groupe va donc jouer à peu près tout leur EP allant d’Edge Of Darkness en passant par le pouvoir des fleurs avec Power Flower, ou bien même Lover Leaver Taker Believer, en ajoutant une petite reprise d’Evil d’Howlin Wolf, comme ça au milieu, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

 

Ce rappel a mis un peu de temps à venir et il aura bien fallu 5 minutes à la foule hésitante pour rappeler le groupe. Certains hurlaient « Greta » pendant que d’autres applaudissaient ou bien regardait simplement leurs collègues de soirée faire le boulot. Le groupe reviendra finalement interpréter deux titres très attendus par les fans ce soir Black Smoke Rising et Safari Song, en faisant même chanter le public avec lui sur cet ultime titre. Il était temps de se soucier un peu plus du public !

Le seul moment de gloire du batteur aura été finalement lors de ce rappel, durant lequel celui-ci s’adonna à un petit solo de batterie devant la foule en admiration !

Le show se finit ainsi, avec un public ravi et une pure ambiance USA, road 66 et tous les clichés possibles du bon vieux rock’n’roll ‘ricain. C’était bon. Jimmy Page et sa bande ont peut-être enfin trouvés la relève.

On a donc hâte de revoir Greta Van Fleet avant les Guns N Roses le lundi 18 juin 2018 au Download Festival France. Il n’y a aucun doute que le groupe va faire un carton plein.

 

Setlist : 

Highway Tune
Edge of Darkness
When the Cold Wind Blows
Talk on the Street
Flower Power
You’re the One
Evil (Howlin’ Wolf cover)
Mountain of the Sun
Watching Over
Lover Leaver Taker Believer

Black Smoke Rising
Safari Song

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